J´aime bien la psychologie du personnage. Le chapitre 2 m´a vraiment fait reconnaître ton style. Pour la phrase citée par ptit_hob, elle m´a un peu chicoté sur le coup, mais en la relisant, je savais pas trop pourquoi. À la première lecture, ça bloque, étrange. ![]()
Ce que j´aime bien dans ton texte, c´est que c´est super fluide, on est emporté. Sa remporterai pas un concours, mais c´est plaisant à lire. Il y a deux phrases que j´ai adoré :
Il serre mon torse avec ses jambes, me maintenant au sol, et commence à marteler mon visage de coups, ce qui m’insupporte quelque peu.
Et :
"Je me mets alors à le frapper machinalement, de plus en plus violemment, et même quand je me rends compte qu’il s’est évanoui, je ne peux arrêter ma furie et je dois faire un effort surhumain pour parvenir à empêcher mes poings de venir heurter son visage ensanglanté"
J´me suis marré tout seul devant l´écran...
Continue
Lol hobbit
.
Mici Seskoisa. Ouais, le chapitre 2 est plus proche de ce que je faisais ces derniers temps (enfin ya longtemps quoi lool^^).
Bizarre pour la phrase... En fait moi, c´est en la relisant que je me dis qu´en fait elle est ptet pas géniale...lol^^
Va t´il se passer quelque chose d´important dans l´histoire un jour? ![]()
C´est pas qu´elle est pas géniale, je la trouve un peu trop longue et... formelle. Me demande pas d´expliquer, saurais pas ![]()
Enfin pour une phrase, ça va^^
wiza_gab2>Mais il s´est déjà passé quelque chose d´important dans chacun des deux chapitres! C´est assez (voire totalement lol)insignifiant à l´échelle du monde, mais pas à celle du personnage...
Ptit_hobbit>Lol, de toute façon je suis une grosse brêle finie pour décrire une baston... Là, j´ai essyé delimiter les dégâts!
C´est pas vraiment ça que je voulais dire mais bon...(je parle est-ce que notre héros va avoir une quête, une mission genre mise-à-part le fait qu´il veut se prendre en main et à vrai dire ça serait un peu ennuyant^^)
Shalala
Tu disais que c´était évident que ce n´était que ton opinion personnelle, et deux lignes après, tu dis qu´il nous faut convenir que ce n´est pas du tout bon.
Enfin bref, je ne partage pas ton opinion, et je ne vois pas pourquoi un texte sans intrigue particulièrement complexe ne peut pas être bien.
Mais bon, comme je sais que tu vas nécessairement trouver quelque chose à répliquer, je préfère m´arrêter là. ![]()
Seskoisa Posté le 11 décembre 2005 à 18:01:25 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Mais bon, comme je sais que tu vas nécessairement trouver quelque chose à répliquer, je préfère m´arrêter là.
Et puis apres le modéro va effacer le blabla ![]()
wiza_gab2>Lol, il ne se passe généralement pas grand chose dans mes textes...loool
Tu verras bien si dans celle-ci, le héros est appelé à un grand destin lol^^.
ptit_hob
Y´a aussi ça. ^^
Ouais, faites gaffe, parait que c´est un gros connard le mod ici.
Je confirme la rumeur. ![]()
Tu fais bien d´en parler, je peux pas l´encadrer.
A bas le modérateur !! !!
Hop Softy, ça faisait longtemps. On finissait par croire que le modo n´osait plus se jeter dans la fosse aux écrivains
J´ai donc lu.
Comme d´habitude avec toi, l´élément scénique est mis en place, et ce d´une manière fort bien réussie. Tu parles de ce qu´il faut, quand il le faut. ça a l´air assez intéressant sur le fond, mais je me prononce pas encore.
Par contre pour le style, je vais émettre quelques réserves. Il reste une ou deux fautes d´ortho mais ça c´est pas très grave, mais certaines phrases sont quand même bien boiteuses (surtout dans la première partie, ce qui est bizarre, parce que d´habitude on est motivé au départ et on se relâche ensuite^^). Soit elles sont trop longues, soit elles ne sont pas rythmées correctement, et ça nuit pas mal à la fluidité, un peu comme ce petit pavé d´avis que je suis en train d´écrire.
Enfin bref, c´est bon, mais avec un p´tit peu plus de travail, cela pourrait être mieux ![]()
Lol, c´est pas que je n´osais plus, c´est que je ne pouvais plus! Enfin, certains évènements m´y ont redonné goût.^^(pas forcément des trucs super cool lol)
Yep, c´est certain que faut que je retravaille ça. A ma décharge, je venais de suspendre ma lecture quand j´ai écrit ça, et l´auteur que je lis (tjs BEE, "Lunar Park" cette fois, son dernier bouquin) en abuse. Sans vraiment vouloir copier, j´ai été inconsciemment poussé... Yen a moins après jcrois...
Moi ça me fait tripper ton texte ^^ Les phrases longues qui, certes, sur un plan grammatical et tout, font un peu taches, me font en tous cas bien marrer quand je les lis
Bref, pour moi, un bon délire.
Comme c´est écrit, j´envoie la suite.
Le reste, je l´écris dès que j´ai le temps (c´est-à-dire pas ce soir du tout^^).
Chapitre Troisième
Quand j’étais enfant, mon père avait l’habitude, chaque dimanche, de m’emmener au cinéma. Nous allions voir toutes sortes de films : des polars sombres et violents, des comédies romantiques, des films d’horreur de série B, C voire Z, mais jamais de comédies. J’avais pourtant un désir absolu de voir les films dont me parlaient mes amis à l’école, les dernières performances des pointures de l’humour du moment. Quand j’ai demandé à mon père pourquoi nous n’allions jamais voir ce genre de films, il a eu la réponse qui se trouvait à l’exact opposé de celle que j’attendais ou que j’imaginais. Il m’a tout simplement dit qu’il n’y avait jamais pensé. J’ai alors émis le souhait d’en voir un le dimanche suivant cette discussion, et c’est ce que nous avons fait. Et même si j’ai certainement raté de nombreux excellents films avant cela, j’ai tout de même appris de ce manque que si l’on voulait quelque chose, il ne fallait pas attendre qu’elle se présente à nous. On doit aller la chercher.
Sur le trottoir bordant l’immeuble où se trouve le cabinet de mon agent, je lève les yeux vers le sommet du building. Rien ne semble bouger sur le toit, le ciel est d’un bleu éclatant et les quelques nuages qui le parsèment appellent au rêve, mais le soleil m’éblouit si bien que je dois ramener mes yeux vers le plancher des vaches. Je jette des coups d’œil à droite à gauche, je fixe pendant quelques secondes un agent de police en train de dresser une contravention à une voiture mal garée quand j’entends une voix m’interpellant.
« -Hey, Clay ! »
C’est Terry Bale, un gars qui jouait avec moi dans un de mes plus gros succès au box-office l’année précédente. Un gars sympa. Nous avons le même agent. Qui est d’ailleurs sa femme.
« -Terry. Comment va ?
-Plutôt bien, les affaires marchent pas mal en ce moment… Et toi, ça fait longtemps qu’on s’est pas croisé sur un plateau.
-Faut croire que ma trogne ne revient pas aux réalisateurs en vogue en ce moment…
-Ou que tes histoires d’alcool ne donnent pas forcément envie de t’avoir dans un casting. »
Je rectifie : c’est un connard.
« -Ouais. Possible. Tu m’excuses, je dois aller voir ta femme… Enfin mon agent. Enfin tu vois quoi.
-Ouais. » Il rit. Quel gros con. Je me tape sa femme depuis des semaines et il se marre. Heureusement pour lui, ce sera fini dans peu de temps. « Passe-lui le bonjour !
-Je n’y manquerai pas. »
Il s’en va à pied vers sa voiture et quand il découvre la prune (non, je ne savais pas que c’était la sienne et je n’ai pas fait exprès de le retenir pour qu’il se la prenne) sur son pare-brise, il l’arrache de celui-ci et rentre dans l’habitacle l’air plutôt furax. Aucune idée de la raison.
Distrait que j’ai été par cet enfoiré, je me rends compte qu’il est sévèrement temps que j’aille régler mes compte avec mon agent – Dina de son prénom – et je m’engouffre alors dans l’immeuble.
Je passe devant la réceptionniste, une jolie blonde avec qui j’ai l’habitude de flirter avant mes rendez-vous avec Dina mais aujourd’hui je n’ai pas le temps et en guise de bonjour, je lui jette tout de même un sourire lubrique qui la fait tellement rougir que j’ai l’impression que sa tête va exploser.
J’emprunte l’ascenseur qui diffuse comme toujours une musique délirante (sans ironie de ma part, j’ai réellement l’impression de m’être shooté en ressortant de la machine) et une fois au septième étage, je me poste rapidement devant le bureau de Dina. Je m’apprête à frapper quand une main m’effleure l’épaule.
« -Clay… En retard, comme d’habitude…
-Salut Dina. »
Mon ton est froid, monocorde. Habituel quoi. Mais pas avec elle, ce qui fait qu’elle devine elle aussi (remember Trey) rapidement que j’ai quelque chose en tête.
Elle ouvre la porte et m’invite à m’asseoir dans le fauteuil devant son bureau, et après m’avoir proposé un verre que je décline poliment, elle comprend tout de suite que l’entrevue ne sera pas longue.
« -Clay, je voulais te parler de…
-Attends Dina, j’ai moi aussi quelque chose à te dire. »
Ses yeux se plissent et son regard devient plus froid.
« -Vas-y. Je t’écoute.
-C’est fini. Toi. Moi. Je veux dire, pas le boulot. Mais le reste. »
Je me tais. Elle aussi. Nous nous regardons pendant quelques secondes, chacun tentant de déceler dans les yeux de l’autre ce qu’il va dire. C’est elle qui craque la première.
« -Oh ? Et tu crois que ça peut se passer comme ça, juste parce que tu l’as décidé ?
-Ouais. Je crois bien ouais. »
Mon assurance la surprend tellement qu’elle ne sait quoi répondre. Et comme elle est trop accroc à moi pour me vouloir du mal, je sais déjà que j’ai gagné et que l’entrevue n’ira aujourd’hui pas plus loin. Elle avoue même sa défaite en me balançant un piteux « Tu comprendras aisément que je te demandes de sortir et que l’on se reparlera un autre jour. » auquel je réponds par un vague « Ouais, bien sûr. ». Je lui jette un dernier regard compatissant absolument pas crédible qu’elle ne daigne même pas capter et je sors de son bureau en fermant doucement la porte. Je reste quelques secondes derrière celle-ci et en tendant l’oreille, je parviens à entendre ses sanglots étouffés, ainsi que le bruit d’une bouteille que l’on ouvre.
Satisfait, je reprends l’ascenseur, fais un clin d’œil à la réceptionniste et sors de l’immeuble. Le soleil est toujours aussi éclatant et comme l’après- midi ne fait que commencer, je décide d’aller à la plage.
Y´a quelques phrases que j´ai moins aimées dans ce chapitre, et je crois qu´à la relecture, tu devrais voir lesquelles. ![]()
Quand t´auras la suite, hésite pas. ![]()