Poème écrit à neuf ans.
Je connaissais pas les rimes à cette époque, et encore moins la versification mais je considèrais quand même ça comme un poème
Mort d´un homme, mort d´un exemple,
Mort d´une enfance facile et heureuse.
Depuis ce jour d´automne, ce mercredi,
Où une mère pleura, une fille cria,
Depuis cet annonce, d´un père mort,
Je me construis par moi même, par ma peine.
Aucune larme, aucun cri, seul le silence,
Occupait cette âme perdue, abandonnée, apeurée.
La porte s´ouvre je sors, les bois me font face,
Je pénètre dans cette maison accueillante,
Quelques appels derrières moi se font entendre,
Appels irréels, qui n´atteignent ma pensée.
Je cours, je cours encore et encore,
Je gravis ce chemin entoure de châtaigniers,
Apres une course éffreinée, le souffle me quitte,
Je m’arrête, je le vois cet arbre, mon sauveur.
Des branches basses me permettent de l´escalader,
Je monte toujours plus haut, mais il y a une fin.
Je m’arrête, je m´assoie, une fleur tombe,
Une larme la suit, un ruisseau d´amour la poursuit.
En haut de cet arbre, il est seul, personne ne le voit,
Demain il deviendra fort, il ne pleurera plus,
Mais aujourd’hui cet enfant de sept ans,
Pleurs un amour perdu, il pleure son père.