(rah Softy, c´était fourbe de supprimer le message de Ptit_hobbit trois heures après celui d´Evidance >< )
Bref^^
Voilà, bonne lecture.
___
Tandis que la petite télévision, au-dessus du comptoir, exposait fièrement le décollage d’un avion de combat sous le titre « America at War », Christopher remplit à nouveau son verre. Il n’osait se l’avouer, mais il appréciait beaucoup le Talia’s Bar. L’atmosphère confinée, un peu hostile, lui évoquait la ville de Boston en elle-même. Bien sûr, il y avait la fumée qui s’éternisait, mais cela ne l’indisposait plus et, en outre, ne dépareillait pas de son appartement. Il avait coutume de s’y rendre plusieurs fois par mois, espérant qu’un soir ou l’autre, la serveuse finirait par remarquer son existence. Toujours pas cette fois, soit dit en passant. Mais il ne l’en blâmait pas.
Quand on s’arrêtait sur son physique, l’adjectif qui correspondait le mieux au journaliste était « transparent ». Sa carrure moyenne s’adaptait à sa taille moyenne. Ses traits sans finesse superflue ne pouvaient cependant pas être qualifiés de grossiers. Il ne portait pas de lunettes, aucune coupe de cheveux extravagante ne venait le marginaliser. La trentaine dépassée, aucun cheveu gris ne permettait pour le moment de le taxer de vieillesse. John Smith, ascendant Jane Doe. La jeune fille en croisait six mille par jour, pour les abandonner aussitôt dans le puits des souvenirs inutiles.
L’autre raison qui le faisait fréquenter cette enseigne était qu’on y servait une vraie bière. Christopher adorait se targuer de connaissance. Il possédait une référence de qualité pour à peu près toutes les catégories imaginables, notamment les films, les différents styles de musique, ou même les auteurs de manga, et il fallait pour l’intéresser qu’une création quelconque batte sa référence, gagnant ainsi sa place dans le panthéon. Cela ne se produisant que rarement, la bière de Talia lui assurait sa fréquentation, tout comme sa serveuse – qui se prénommait de fait Betty, puisqu’il faut bien parfois briser quelques mythes.
Une jeune femme s’assit sur le tabouret voisin au sien, sans qu’il n’y prête la moindre attention. Elle commanda rapidement, puis se tourna vers lui.
- Vous venez souvent ici ?
Il mit quelques minutes à comprendre que l’on s’adressait à lui.
- Plutôt, oui, répondit-il, l’air méfiant.
- Vous êtes Christopher Wallington ? enchaîna l’inconnue, aussi sûrement qu’elle aurait identifié Michael Jackson, ou George Bush.
- En personne, confirma-t-il, flatté que quelqu’un ait entendu parler de lui.
Il la détailla plus consciencieusement. Elle était vêtue d’un débardeur rouge, qui laissait deviner son nombril et, juste à côté, la cicatrice bien nette que lui avait légué une appendicite. Si la pâleur affolante de sa peau le frappa, il n’en laissa rien paraître, pas plus que de l’attirance qu’elle lui inspira presque instantanément. Paré d’yeux profonds, envoûtants, et encadré d’une longue chevelure sombre qui cascadait derrière ses épaules, son visage crayeux resplendissait, assez paradoxalement.
- Je m’appelle Mandy Wright, se présenta la jeune femme. J’ai cru comprendre que vous étiez avocat de profession ?
- Il y a méprise, s’excusa presque Christopher. Je suis reporter indépendant, mais il m’arrive souvent de chroniquer des procès, d’où, sans doute, votre confusion.
En parlant, il s’aperçut du ridicule que lui conférait son langage châtié, et toussota négligemment, gêné.
- Oh, répliqua Mandy, déçue. Excusez-moi de vous avoir dérangé.
Elle fit mine de se lever. Sur une impulsion, il saisit son avant-bras pour l’obliger à se retourner vers lui. Ce faisant, il espéra que sa main ne transpirait pas, avant de se tancer pour de si collégiennes pensées.
- Attendez… tempéra-t-il. Comment êtes-vous tombé sur moi ?
- Je me suis procuré la liste des visiteurs d’un prisonnier, commença la jeune femme.
- De quelle façon ?
- Presque légalement, éluda-t-elle.
D’après le développement de son bronzage, le soleil n’assaillait Mandy que fort rarement. Il en déduisit, certes un peu hâtivement, qu’il avait affaire à une hacker expérimenté.
- Bref, poursuivit-elle, j’ai constaté que vous étiez allé le voir, et j’ai supposé que vous le représentiez. Je suis venu chez vous, et je vous ai suivi jusqu’ici.
Le journaliste but une gorgée pour masquer son sourire. Elle mentait, et plutôt naïvement.
- Je vis dans un immeuble, mademoiselle, lui rappela-t-il. Vous saviez à quoi je ressemble. De plus, en consultant les archives d’un journal juridique, vous n’auriez pu manquer de tomber sur le nom de cet avocat.
Théâtralement, il se leva, s’apprêtant à partir. Ce fut au tour de Mandy de le retenir par le bras.
- C’est vrai, admit-elle. Je savais qui je cherchais, et j’ai joué le rôle pour vous intriguer. L’avocat a refusé de me recevoir. Il n’a pas l’air de se préoccuper outre mesure de son client. J’ai spéculé que son sort importerait plus à la presse, et comme vous l’avez rencontré…
- De quelle affaire s’agit-il ? demanda Chris, curieux.
- Le cas Nathan Linnerson.
___
Bonne soirée. J´espère que ça ressemble à quelque chose ![]()
Yeeeeeeeeeeeeesssssssssssssssssss
Tout de suite j´ai la flemme, mais je vais essayer de faire ce soir la même chose avec cette partie qu´avec la précédente ![]()
AAAARRRGGGHHHHHH !! ! déjà fini de lire ?
Et bien comme d´hab´, j´ai adoré (le mot est faible...) Toujours ce voc´, ces derscriptions... Bref, rien à reprocher...
Tiens, si ! Le mec met plusieurs MINUTES à s´apercevoir que la fille s´adresse à lui ? Je veux bien qu´il soit lent, mais bon... d´autant plus que la fille ne va pas attendre trois plombes qu´il bouge sans rien faire...
La suite j´attends
C´est très bien écrit et maîtrisé... j´adore, et j´attends la suite.... (le commentaire pas constructif par excellence)
J´ai trouvé qu´une faute sur les deux textes, preuve que c´est quand même pas parfait^^.
"tombé"==>tombée.
Heu sinon j´ai rien à dire hein, t´écris ´achement bien et ton texte est entrainant, je ne suis pas contre le fait d´avoir la suite ce soir quoi. ![]()
Toujours très bien, sauf peut-être cette phrase, que j´ai trouvée un peu... je connais pas vraiment de mots pour ça lol, mais disons que je trouve que tu aurais pu faire plus simple, et que ça aurait mieux sonné. ![]()
"D’après le développement de son bronzage, le soleil n’assaillait Mandy que fort rarement."
![]()
Tous les changements pris en compte.
minutes -> secondes
tombé -> tombée (*part se pendre*)
"D’après le développement de son bronzage, Mandy ne sortait que rarement au soleil."
Encore merci de prendre le temps. Et si ça vous intéresse toujours, suite demain, en toute logique.
Voila j´ai lu, et que dire a part que je trouve toujours ca aussi bien...
"La trentaine dépassée"
c´est juste le dépassé qui me gêne un peu, mais c´est peut être que moi qui dit des conneries, ce serait pas la premiere fois.
et puis c´est tout, y´avait bien le "quelques minutes" qui m´avait paru assez exagéré, mais déjà signalé à ton attention. Don voila, toujours aussi bon, presque pas de fautes, super bien écrit, tu m´énerves. ![]()
Voilà donc la 3ème partie, et c´est là qu´entre pleinement en vigueur mon rappel du fait que c´est un douzième de partie.
L´introduction est bientôt finie, pour ceux que ça inquiéterait
.
En attendant, comme d´habitude, j´espère que c´est toujours intéressant, et que la forme tient le coup. Je vous en laisse juge, et vous remercie de votre travail jusque là.
Bonne lecture (genre !)
___
Du bout du pied, le journaliste repoussa la porte d’entrée de son appartement. Il soutenait une pile conséquente de feuillets, rangés dans un dossier grisâtre : tout ce que la police avait consigné à propos de Linnerson. Le procès remontant à trois mois, sa source dans les forces de l’ordre n’avait pas rechigné à lui procurer les éléments d’une affaire que tous tenaient pour classée.
L’inspecteur en charge du dossier, William Thompson, se fendait en premier lieu d’un récapitulatif fort opportun : aux alentours de 17h, le 23 octobre 2002, une femme terrifiée avait composé le 911, débitant un récit incohérent dans lequel il était question de folie et de mort. Deux agents présents dans le périmètre, Young et Kanter, firent par précaution un saut à l’adresse indiquée par l’hystérique, pour y découvrir le drame.
Une nouvelle couche brunâtre, à demi coagulée, tapissait le parquet du salon de la petite propriété. Terence et Jessica Linnerson, âgés respectivement de treize et neuf ans, gisaient dans la baignoire, manifestement morts. Aussitôt, les deux officiers bouclèrent le périmètre et demandèrent des renforts, faisant entrer William en scène.
Selon l’examen du légiste, les malheureux avaient été lardés d’une dizaine de coups de couteau chacun. La première victime avait péri dans son lit, peut-être même dans son sommeil, mais la seconde avait cherché à fuir ; le tueur n’avait pu faire son œuvre qu’en la pourchassant à travers la maison, jusqu’au salon fatal. Ensuite seulement, il avait pour une raison connue de lui seul emmené les deux corps dans la salle de bains. Il finissait par indiquer que, chaque coup s’accompagnant d’une violence inouïe, le meurtrier se trouvait dans une rage indescriptible au moment de ses actes.
La maison appartenait à la famille Linnerson, mais les parents manquaient à l’appel. Le père, Nathan, arriva vers huit heures du soir, en état d’ébriété assez avancé. Après quelques heures de sommeil, il confia au détective – au cours d’une entrevue entrecoupée par les larmes –, avoir passé l’après-midi dans un bar du quartier ouest. Deborah Linnerson, quant à elle, avait disparu. Elle ne refit surface que le surlendemain.
Son témoignage, encore sous le choc, apporta un nouvel éclairage. C’est elle qui avait initialement alerté la police.
Après quelques emplettes, elle avait regagné son domicile peu après 16 heures, pour surprendre un homme chez elle. Elle en fit la description : grand, de race noire, lui rappelant son mari – la pénombre qui recouvrait le vestibule et la durée limitée de l’action expliquait son imprécision. L’individu lui sauta dessus, apparemment fou et dangereux, mais elle l’esquiva et s’enfuit à travers la maison. Ce faisant, elle découvrit ses deux enfants, sans vie. Ayant à cette vision perdu le contrôle de son corps, elle affirma n’avoir que de vagues souvenirs – prévenir la police depuis la cabine de la rue – jusqu’au matin du 26, quand elle s’était réveillée à moitié sonnée, dans une ruelle sordide, à plusieurs pâtés de maisons de là.
L’enquête suivit son cours pendant quelques semaines. La principale énigme se trouvait bien sûr dans le mobile : pourquoi occire ainsi deux jeunes mineurs ?
Finalement, faute de mieux, les soupçons se portèrent sur le père.
Bien entendu, l’affaire gardait maintes zones d’ombre, et un doute raisonnable semblait l’issue la plus probable. L’avocat des Linnerson, un certain Samuel Palmer, misa tout sur l’accès de folie temporaire. Une défense juridiquement valable, bien que privant l’accusé de la sympathie du jury, mais bancale, puisque le basketteur continuait nonobstant à proclamer son innocence. Et le château de cartes se renversa lorsque, lors du témoignage de l’accusé, Samuel ne parvint pas à le déstabiliser : il arguait que l’esprit de Nathan utilisait un mécanisme classique de défense, occultant tout ce qui le troublerait, préférant se voir ivre dans ce bar, qu’infanticide chez lui. Mais ce dernier s’en tint à sa version, sans concessions.
Le procureur (Chris eut un sourire compatissant en lisant qu’il s’agissait d’Helen Rane) avait habilement affaibli les deux versions : personne n’avait aperçu Nathan au bar, alors qu’il n’avait pas précisément un physique anodin. L’on prétendait qu’il fallait l’excuser pour cause de folie, alors qu’il continuait à nier son implication, « malgré l’évidence ». Elle le dépeignit comme un tueur froid, parfaitement maître de ses actes, qui se croyait suffisamment malicieux pour tromper la société.
Et elle fut convaincante. Reconnu coupable de meurtre au second degré, Nathan écopa de la perpétuité.
___
A demain^^
Bon...
L’inspecteur en charge du dossier, William Thompson, se fendait en premier lieu d’un récapitulatif fort opportun
c´est surement de mon côté que ça merdoye, mais je n´ai pas bien compris...
"larder" au sens ou tu l´entend est classé fam. par le Larousse, mais bon...
le tueur n’avait pu FAIRE son œuvre
j´aime pas trop cette tournure...
Dernier défaut... j´ai déjà fini !! ! Mais bon, si la suite vient demain... ![]()
Bon, j´ai fait la seconde partie
Il faut savoir que je n´ai pas lu les commentaires des autres, donc je répète un peu parfois... Et la troisième est déjà là ^^ Je la fais dès que possible
"L’atmosphère confinée, un peu hostile, lui évoquait la ville de Boston en
elle-même."
Je trouve le "en elle-même" pas parfaitement adapté. On comprend ce que tu veux
dire, mais y a sûrement mieux à mettre.
"Bien sûr, il y avait la fumée qui s’éternisait"
Ouh c´est moche ! Manque de fluidité, je verrais ptête quelque chose comme "Bien
sûr, de la fumée s´y éternisait", quoi qu´encore je trouve l´expression
moyennement choisie. "Bien sûr, de la fumée y stagnait perpetuellement", mais là
on perd la volonté que tu avais à priori de faire vivre la fumée. A toi de voir
donc.
"mais cela ne l’indisposait plus et, en outre, ne dépareillait pas de son
appartement."
Mh je pense qu´il y a un problème de virgule... "mais cela ne l´indisposait
plus, et, en ouvtre, ne dépareillait pas..." srait ptête plus à mon goût, ou
alors pas de virgule après le "et", mais tel que c´est formulé par toi, ça me
pose problème.
"espérant qu’un soir ou l’autre, la serveuse finirait par remarquer son
existence. Toujours pas cette fois, soit dit en passant. Mais il ne l’en blâmait
pas."
Deux remarques sur ce paragraphe : l´emploi de "un soir ou l´autre" et de "cette
fois" font bizarre par rapport au temps du récit (à savoir le passé). Ce n´est
pas incorrect, juste bizarre. Deuxième remarque : la dernière phrase fait un peu
seul, à la base je l´aurais bien vu raccrochée à celle d´avant par une virgule,
mais du coup ça ne veut plus dire la même chose... Alors, je ne sais pas.
"aucune coupe de cheveux extravagante ne venait le marginaliser. La trentaine
dépassée, aucun cheveu gris ne permettait pour le moment de le taxer de
vieillesse."
Répétition de cheveux, et terme "taxer" un peu étrange ici.
"Christopher adorait se targuer de connaissance."
Mh la formulation me paraît douteuse.
"Il possédait une référence de qualité"
Je trouve que le terme "possédait" est mal employé, ça me gêne pas rapport au reste de la phrase. Je ne vois que le verbe avoir pour aller à la place, mais tu devrais pouvoir trouver mieux.
"tout comme sa serveuse – qui se prénommait de fait Betty, puisqu’il faut bien parfois briser quelques mythes."
Mh ? Le mythe de la serveuse qui s´appelle Betty ? Ou ? Eh ?
"Elle commanda rapidement, puis se tourna vers lui."
Même si, en soit, ça n´a aucune importance, la rapidité avec laquelle tu passes sur sa commande me gêne. Manque de détails, je trouve.
"- Vous venez souvent ici ?
Il mit quelques minutes à comprendre que l’on s’adressait à lui.
- Plutôt, oui, répondit-il, l’air méfiant."
Tu aurais pu mettre une transition plus approfondie entre le fait qu´il comprenne qu´on parle de lui et sa réponse. Là on sait juste qu´il est méfiant, mais pas comment il a réagi.
"Elle était vêtue d’un débardeur rouge, qui laissait deviner son nombril"
EN principe, le débardeur ne laisse pas deviner le nombril, mais le montre carrément, nan ?
"Si la pâleur affolante de sa peau le frappa, il n’en laissa rien paraître, pas plus que de l’attirance qu’elle lui inspira presque instantanément."
"pas plus que l´attirance...", nan ? Enfin, c´est pas top non plus, mais dans ta phrase, je ne sais pas ce que le "de" vient faire là.
"Paré d’yeux profonds, envoûtants, et encadré d’une longue chevelure sombre qui cascadait derrière ses épaules, son visage crayeux resplendissait, assez paradoxalement."
Je trouve cette phrase, le début en particulier, un peu lourd.
"avocat de profession ?"
Pourquoi cette précision, "de profession" ?
"et toussota négligemment, gêné."
Il y a contradiction. Il peut tousser d´un air qu´il veut négligent en étant gêné, mais pas être à la fois négligent et gêné, d´après moi.
"- Attendez… tempéra-t-il."
C´est joli comme verbe, mais est-ce que c´est vraiment le bon endroit ?
"D’après le développement de son bronzage, le soleil n’assaillait Mandy que fort
rarement."
"A en juger par" serait sans doute mieux venu que "D´après".
"certes un peu hâtivement"
J´aurais plutôt vu une inversion entre certes et le reste.
"une hacker expérimenté."
Si le terme hacker permet le féminin (ce que je ne sais pas), tu as oublié un e à expérimenté. Si ça ne le permet pas, tu en as rajouté un à... "un".
"Théâtralement, il se leva, s’apprêtant à partir."
Il a payé avant de consommer ?
"- C’est vrai, admit-elle. Je savais qui je cherchais, et j’ai joué le rôle pour
vous intriguer."
Je trouve cet avoeu peu réaliste.
"J’ai spéculé que son sort importerait plus à la presse, et comme vous l’avez rencontré…"
Mmh "spéculé" moyennement employé.
"- De quelle affaire s’agit-il ? demanda Chris, curieux.
- Le cas Nathan Linnerson. "
Il en a tellement en cours qu´il ne s´en doutait pas ?
Pis ben sinon c´est toujours bien, c´est intriguant ![]()
Wow^^
Je vais pas reindiquer ce que je corrige de la partie 2, sachant que cela créerait un pavé dans ce post et que ça s´est déjà discuté sur msn, mais ce que j´ai pris en compte figurera bien sûr dans le document final que je fournirai.
En dehors de ça, j´ai également changé "faire son oeuvre" par "accomplir son forfait".
Il semblerait aussi que j´aie largué pas mal de monde là^^ Juste flemme, trop de délai entre les parties, ou bien y a une baisse de niveau ?
J´accroche toujours, et finalement j´ai pas grand chose à reprocher. En tout cas, rien qui ne l´ai déja été (well done Grhyll, un jour j´en ferai un comme ça). Et du coup, je me retrouve avec un bête "continue" à balancer. Oui, j´ai honte.
Baisse de niveau : surtout pas. Pour ma part c´est juste que j´avais un peu la flemme. Bon, je vais pas faire de gros commentaires, mais en gros, c´estoujours bon, l´histoire évolue petit à petit. Peut-etre que tu pourrais un peu plus creuser ton personnage principal paske la on sait pas grand chose de lui
Je suis toujours là, j´ai lu, et j´attends la suite. ![]()
"Du bout du pied, le journaliste repoussa la porte d’entrée de son appartement."
Je trouve l´expression "de la pointe du pied" plus explicite, enfin ça dépend de la
scène que tu vois.
"Il soutenait une pile conséquente de feuillets, rangés dans un dossier grisâtre"
Mmh ptête que j´ai simplement un problème de définition, mais je vois un "dossier"
comme une feuille A3 pliée en deux autour d´autres feuilles, donc une capacité
maximale qui n´est pas si énorme que tu le sous-entends visiblement... D´ailleurs,
tant de feuillets pour une seule affaire, même importante ? Enfin ça, c´est juste
une remarque en l´air, je verrai bien par la suite si elle est justifiée ou non.
"L’inspecteur en charge du dossier, William Thompson, se fendait en premier lieu
d’un récapitulatif fort opportun"
Mmh (j´adore commencer comme ça) formule bizarrement adaptée, "se fendre d´un
récapitulatif", je trouve.
"aux alentours de 17h, le 23 octobre 2002, une femme terrifiée avait composé le
911, débitant un récit incohérent dans lequel il était question de folie et de
mort. Deux agents présents dans le périmètre, Young et Kanter, firent par
précaution..."
Holà, ta concordance des temps !
"à l’adresse indiquée par l’hystérique"
L´hystérique, c´est un peu fort comme terme...
"Une nouvelle couche brunâtre"
Nouvelle parce qu´il y avait déjà le plancher ? Ca me paraît peu clair.
"Une nouvelle couche brunâtre, à demi coagulée, tapissait..."
Les virgules sont vraiment utiles ?
"âgés respectivement de treize et neuf ans"
Je pars dans le pur délire, là, mais j´aurais plutôt vu la plus jeune citée en
premier, indépendament des sexes. Après, faut voir l´usage.
"gisaient dans la baignoire"
Je trouve que tu introduis la baignoire un peu brutalement, tu passes du salon à
elle comme ça...
"Aussitôt, les deux officiers bouclèrent le périmètre et demandèrent des renforts"
Encore la concordance des temps.
"La première victime avait péri dans son lit, peut-être même dans son sommeil"
Les deux "dans" invitent à penser qu´il va s´agir de la même catégorie de chose,
mais pas du tout, tu places, en quelques sortes, "lit" et "sommeil" sur le même
plan, c´est bizarre.
"jusqu’au salon fatal."
Ca fait très titre de film américain ^^´
"Il finissait par indiquer que, chaque coup s’accompagnant d’une violence inouïe,
le meurtrier se trouvait dans une rage indescriptible au moment de ses actes."
Phrase pas très bien coupée, je trouve; mauvais rythme.
"Le père, Nathan, arriva vers huit heures du soir, en état d’ébriété assez avancé.
Après quelques heures de sommeil, il confia au détective – au cours d’une entrevue
entrecoupée par les larmes –, avoir passé l’après-midi dans un bar du quartier
ouest. Deborah Linnerson, quant à elle, avait disparu. Elle ne refit surface que le
surlendemain."
Bon, gageons que ton unique verbe au plus-que-parfait, qui pourtant me semblait
adapté, était une erreur, et que ceux au passé simple sont les bons.
"il confia au détective – au cours d’une entrevue entrecoupée par les larmes –"
Pourquoi les tirets ?. ..
"Son témoignage, encore sous le choc,"
Bon, ça dérange pas vraiment parce qu´on comprends, mais techniquement, ce n´est
pas le témoignage qui est sous le choc.
"Après quelques emplettes, elle avait regagné son domicile peu après 16 heures"
Répétition de après.
"pour surprendre un homme chez elle."
Très mélo, comme formulation.
"la durée limitée de l’action"
Terme moyennement choisi puisque tu n´en parles qu´après.
"apparemment fou et dangereux"
Hâtif, je trouve.
"mais elle l’esquiva"
Kung-FU Woman ? Nan sérieux, esquiver quelqu´un qui nous saute dessus...
"s’enfuit à travers la maison."
Là j´ai du mal. Elle s´enfuit ou elle rentre chez elle ?
"elle affirma n’avoir que de vagues souvenirs – prévenir la police depuis la cabine
de la rue –"
J´aurais pas mis "prévenir" à l´infinitif, même si là tout de suite je ne vois rien
de mieux.
"Finalement, faute de mieux, les soupçons se portèrent sur le père."
Mh, un peu brutale comme conclusion.
"un doute raisonnable semblait l’issue la plus probable."
Kowa ?
"L’avocat des Linnerson, un certain Samuel Palmer,"
Le "un certain" est d´après moi de trop.
"Une défense juridiquement valable, bien que privant l’accusé de la sympathie du
jury, mais bancale, puisque le basketteur continuait nonobstant à proclamer son
innocence. Et le château de cartes se renversa lorsque, lors du témoignage de
l’accusé, Samuel ne parvint pas à le déstabiliser : il arguait que l’esprit de
Nathan utilisait un mécanisme classique de défense, occultant tout ce qui le
troublerait, préférant se voir ivre dans ce bar, qu’infanticide chez lui. Mais ce
dernier s’en tint à sa version, sans concessions."
Mmh à retravailler je crois.
Déjà la première phrase, y a trop de "bien que" "mais" "puisque" (sans compter le
magnifique "nonobstant" employé tout seul en plein milieu) qui se suivent à mon
goût. Après, la métaphore sur le château de carte n´est pas très bien placée,
puisque nous on a pas eu le temps de faire le château de carte dans notre tête. On
essaie encore de comprendre pourquoi l´avocat dit que le père a tout fait alors que
celui-ci dit qu´il n´a rien fait.
Et puis finalement, alors qu´on s´attend à un démenti spéctaculaire du père, à
cause de ta métaphore flamboyante peu avant, ben en fait non, il continue
simplement à nier. Chaipas, jtrouve ça louche tout ça, ils auraient pu se mettre
d´accord avant, ça aurait évité bien des emmerdes !
"Le procureur (Chris eut un sourire compatissant en lisant qu’il s’agissait d’Helen
Rane) avait habilement affaibli les deux versions : personne n’avait aperçu Nathan
au bar, alors qu’il n’avait pas précisément un physique anodin. L’on prétendait
qu’il fallait l’excuser pour cause de folie, alors qu’il continuait à nier son
implication, « malgré l’évidence ». Elle le dépeignit comme un tueur froid,
parfaitement maître de ses actes, qui se croyait suffisamment malicieux pour
tromper la société.
Et elle fut convaincante."
Pour ma part en tous cas, je ne le suis qu´à demi. Enfin bon, tu vas pas non plus réécrire la plaidoierie, donc je peux pas t´en vouloir.
"Reconnu coupable de meurtre au second degré"
Quelle inculture que la mienne dans le domaine judiciaire <D Ca veut dire deux meurtres ?
Bon, au final, cette partie commençait bien, et je n´aime pas trop tout ce qui est sur le procès, je ne suis pas convaincue, moi.
Désolée, blocnotes powa...
"Du bout du pied, le journaliste repoussa la porte d’entrée de son appartement."
Je trouve l´expression "de la pointe du pied" plus explicite, enfin ça dépend de la scène que tu vois.
"Il soutenait une pile conséquente de feuillets, rangés dans un dossier grisâtre"
Mmh ptête que j´ai simplement un problème de définition, mais je vois un "dossier" comme une feuille A3 pliée en deux autour d´autres feuilles, donc une capacité maximale qui n´est pas si énorme que tu le sous-entends visiblement... D´ailleurs, tant de feuillets pour une seule affaire, même importante ? Enfin ça, c´est juste une remarque en l´air, je verrai bien par la suite si elle est justifiée ou non.
"L’inspecteur en charge du dossier, William Thompson, se fendait en premier lieu d’un récapitulatif fort opportun"
Mmh (j´adore commencer comme ça) formule bizarrement adaptée, "se fendre d´un récapitulatif", je trouve.
"aux alentours de 17h, le 23 octobre 2002, une femme terrifiée avait composé le 911, débitant un récit incohérent dans lequel il était question de folie et de mort. Deux agents présents dans le périmètre, Young et Kanter, firent par précaution..."
Holà, ta concordance des temps !
"à l’adresse indiquée par l’hystérique"
L´hystérique, c´est un peu fort comme terme...
"Une nouvelle couche brunâtre"
Nouvelle parce qu´il y avait déjà le plancher ? Ca me paraît peu clair.
"Une nouvelle couche brunâtre, à demi coagulée, tapissait..."
Les virgules sont vraiment utiles ?
"âgés respectivement de treize et neuf ans"
Je pars dans le pur délire, là, mais j´aurais plutôt vu la plus jeune citée en premier, indépendament des sexes. Après, faut voir l´usage.
"gisaient dans la baignoire"
Je trouve que tu introduis la baignoire un peu brutalement, tu passes du salon à elle comme ça...
"Aussitôt, les deux officiers bouclèrent le périmètre et demandèrent des renforts"
Encore la concordance des temps.
"La première victime avait péri dans son lit, peut-être même dans son sommeil"
Les deux "dans" invitent à penser qu´il va s´agir de la même catégorie de chose, mais pas du tout, tu places, en quelques sortes, "lit" et "sommeil" sur le même plan, c´est bizarre.
"jusqu’au salon fatal."
Ca fait très titre de film américain ^^´
"Il finissait par indiquer que, chaque coup s’accompagnant d’une violence inouïe, le meurtrier se trouvait dans une rage indescriptible au moment de ses actes."
Phrase pas très bien coupée, je trouve; mauvais rythme.
"Le père, Nathan, arriva vers huit heures du soir, en état d’ébriété assez avancé. Après quelques heures de sommeil, il confia au détective – au cours d’une entrevue entrecoupée par les larmes –, avoir passé l’après-midi dans un bar du quartier ouest. Deborah Linnerson, quant à elle, avait disparu. Elle ne refit surface que le surlendemain."
Bon, gageons que ton unique verbe au plus-que-parfait, qui pourtant me semblait adapté, était une erreur, et que ceux au passé simple sont les bons.
"il confia au détective – au cours d’une entrevue entrecoupée par les larmes –"
Pourquoi les tirets ?. ..
"Son témoignage, encore sous le choc,"
Bon, ça dérange pas vraiment parce qu´on comprends, mais techniquement, ce n´est pas le témoignage qui est sous le choc.
"Après quelques emplettes, elle avait regagné son domicile peu après 16 heures"
Répétition de après.
"pour surprendre un homme chez elle."
Très mélo, comme formulation.
"la durée limitée de l’action"
Terme moyennement choisi puisque tu n´en parles qu´après.
"apparemment fou et dangereux"
Hâtif, je trouve.
"mais elle l’esquiva"
Kung-FU Woman ? Nan sérieux, esquiver quelqu´un qui nous saute dessus...
"s’enfuit à travers la maison."
Là j´ai du mal. Elle s´enfuit ou elle rentre chez elle ?
"elle affirma n’avoir que de vagues souvenirs – prévenir la police depuis la cabine de la rue –"
J´aurais pas mis "prévenir" à l´infinitif, même si là tout de suite je ne vois rien de mieux.
"Finalement, faute de mieux, les soupçons se portèrent sur le père."
Mh, un peu brutale comme conclusion.
"un doute raisonnable semblait l’issue la plus probable."
Kowa ?
"L’avocat des Linnerson, un certain Samuel Palmer,"
Le "un certain" est d´après moi de trop.
"Une défense juridiquement valable, bien que privant l’accusé de la sympathie du jury, mais bancale, puisque le basketteur continuait nonobstant à proclamer son innocence. Et le château de cartes se renversa lorsque, lors du témoignage de l’accusé, Samuel ne parvint pas à le déstabiliser : il arguait que l’esprit de Nathan utilisait un mécanisme classique de défense, occultant tout ce qui le troublerait, préférant se voir ivre dans ce bar, qu’infanticide chez lui. Mais ce dernier s’en tint à sa version, sans concessions."
Mmh à retravailler je crois.
Déjà la première phrase, y a trop de "bien que" "mais" "puisque" (sans compter le magnifique "nonobstant" employé tout seul en plein milieu) qui se suivent à mon goût. Après, la métaphore sur le château de carte n´est pas très bien placée, puisque nous on a pas eu le temps de faire le château de carte dans notre tête. On essaie encore de comprendre pourquoi l´avocat dit que le père a tout fait alors que celui-ci dit qu´il n´a rien fait.
Et puis finalement, alors qu´on s´attend à un démenti spéctaculaire du père, à cause de ta métaphore flamboyante peu avant, ben en fait non, il continue simplement à nier. Chaipas, jtrouve ça louche tout ça, ils auraient pu se mettre d´accord avant, ça aurait évité bien des emmerdes !
"Le procureur (Chris eut un sourire compatissant en lisant qu’il s’agissait d’Helen Rane) avait habilement affaibli les deux versions : personne n’avait aperçu Nathan au bar, alors qu’il n’avait pas précisément un physique anodin. L’on prétendait qu’il fallait l’excuser pour cause de folie, alors qu’il continuait à nier son implication, « malgré l’évidence ». Elle le dépeignit comme un tueur froid, parfaitement maître de ses actes, qui se croyait suffisamment malicieux pour tromper la société.
Et elle fut convaincante."
Pour ma part en tous cas, je ne le suis qu´à demi. Enfin bon, tu vas pas non plus réécrire la plaidoierie, donc je peux pas t´en vouloir.
"Reconnu coupable de meurtre au second degré"
Quelle inculture que la mienne dans le domaine judiciaire <D Ca veut dire deux meurtres ?
Bon, au final, cette partie commençait bien, et je n´aime pas trop tout ce qui est sur le procès, je ne suis pas convaincue, moi.
Aaaaargh ! J´ai cru que c´était la suite... Faut dire que question longueur et détail de correction, j´ai vu plus court^^
Petites précisions amenées par le post de Grhyll, vu qu´il n´y a (malheureusement xD) pas que des fans de The Practice par ici :
- le Doute raisonnable, c´est l´expression qu´on emploie quand un jury ne peut pas s´accorder pour trouver l´accusé coupable. En Amérique, ce n´est pas à la défense de prouver l´innocence du coupable, mais bien à l´accusation de prouver sa culpabilité. Si, selon les 13 membres, elle n´est pas parvenue à le faire d´une manière suffisamment probante, il y a "doute raisonnable", on ne peut être sûr qu´il l´a fait, et il est acquitté.
- Meurtre au second degré, c´est meurtre sans préméditation. Par opposition à meurtre au premier degré (donc prémédité), qui débouche sur la chaise dans tous les états qui autorisent la peine de mort, le second degré ne va pas plus loin que la perpétuité (ce qui fait mal quand même, ceci dit).
Valà, ça c´est fait. Pour le reste, comme j´ai quasiment tout pris en compte, je vais de nouveau pas m´attarder, ça figurera sur la version finale. Merci
.
Voilà la suite^^