Salut à tous,
Je vous propose une sorte de Harry Potter du futur : Nash Valère. Je dis ça parce que c´est un copain qui l´a appelé comme ça. J´ai fait un site, et vous pouvez y lire les épisodes :
www.nashvalere.com
Je vous livre le premier épisode, bonne lecture :
épisode 1 - Bob le Barbant
Ce matin-là, les rues ensoleillées de Ludocity charriaient leur habituelle foule de machines à roulettes et de collégiens fraîchement coiffés. Parmi eux, un garçon aux cheveux en bataille et à la mine renfrognée marchait d’un pas vif devant un vieux robot grossièrement soudé.
Nash était d’une humeur massacrante et le faisait clairement sentir à Bob le Sage, le tas de ferraille soi-disant intelligent qui le suivait dans un affreux grincement de pistons rouillés. Rien dans les rues animées de Ludocity ne parvenait à lui arracher un sourire. Il ne voyait pas les trottoirs qui projetaient des lumières jaunes et bleues sous ses pas. Il n’entendait pas la voix joyeuse des feux rouges qui passaient au vert en lui souhaitant une bonne journée. Il ne prêtait pas attention aux tricycles à lunettes qui parcouraient la ville en diffusant des annonces pour les prochains jeux de l’Atlantique.
De son côté, Bob le Sage agitait sa tête bringuebalante et tirait sa langue de caoutchouc comme un chien accablé par la chaleur. Malgré ses articulations usées, il restait collé aux talons de son protégé et surveillait le moindre de ses gestes. C’est pourquoi Nash préférait l’appeler Bob le Barbant.
Il l’avait toujours dans les baskets. Le matin pour aller au collège, Bob le suivait jusqu’à la grille d’entrée. Le soir il le retrouvait devant la même grille et le ramenait chez lui. A la maison il l’obligeait à faire ses devoirs, puis lui préparait le repas. Parfois il l’autorisait à regarder la télé pendant une heure, mais jamais il ne le quittait d’une semelle.
Ce calvaire durait depuis douze ans. Bob lui avait donné le biberon, Bob lui avait changé ses couches, Bob l’avait initié aux parcs d’attraction, Bob lui avait appris à parler aux ordinateurs, Bob faisait tout, même le ménage. Mais Nash en avait sa claque de Bob.
Il n’en pouvait plus d’entendre le couinement aigu des pattes rouillées de cet affreux tuteur industriel. Il ne supportait plus le bruit saccadé des pistons de ses articulations, ni les cliquetis métalliques de ses doigts de pied palmés. Car non seulement Bob le Sage était le plus barbant des tuteuroïdes, mais par-dessus le marché c’était un modèle complètement dépassé.
Nash rêvait de se débarrasser une fois pour toutes de cette casserole électronique. Il rêvait de vivre selon ses envies, et de ne plus entendre la voix agaçante d’aucun robot. Malheureusement ses rêves n´avaient rien à voir avec la réalité.
- Nash, n’oubliez pas de regarder quand vous traversez ! Vous pourriez vous faire renverser par un tricycle à lunettes trop pressé.
Nash se crispa. Il avait déjà entendu quatre cents fois le même reproche, et avait donné quatre cents fois la même réponse :
- C’est impossible, son ordinateur de bord l’en empêcherait.
- Peut-être, mais on ne peut pas toujours compter sur les ordinateurs. Il suffit d’une panne électronique…
Nash fit volte-face, rouge de colère.
- Et toi ça ne t’arrive jamais de tomber en panne ? Que j’aie la paix au moins pendant quelques heures !
- J’espère que ça ne m’arrivera pas de si tôt ! soupira Bob en levant les bras au ciel. Vos parents ne me pardonneraient jamais si je devais vous laisser sans surveillance.
- Mes parents s´en fichent. Il n’y a que leurs vacances qui comptent pour eux.
- Ne soyez pas ingrat. Ils m’ont payé une fortune pour me charger de votre éducation. N’oubliez pas que je suis le tuteuroïde le plus évolué de ma génération.
- Ta génération, elle est bonne pour les pièces détachées, se moqua Nash. Mon copain Léo, lui, a un ordinateur neuf qui en a vraiment dans les circuits, et qui ne radote pas toute la journée.
- Monsieur Nash, se défendit Bob d’un air pincé, vous devenez impertinent. Sachez que vos gamineries me sont très pénibles.
- Je ne suis plus un gamin !
Nash s’arrêta brusquement, surprenant le robot qui manqua s’étaler sur le trottoir en voulant l’éviter, et se rétablit dans un dérapage mal contrôlé, au son crispant de ses pistons usés.
Il ne se préoccupa pas plus longtemps du vieux robot coincé dans ses rouages. Il venait d’apercevoir une espèce de boîte aux lettres à tête de clown fixée contre le mur d’une sympathique bâtisse aux ornements colorés. Il s’en approcha et appuya fermement sur le gros nez rouge. Aussitôt, un long sucre d’orge rose et vert sortit de la bouche aux lèvres de plastique.
- Bon appétit, susurra d’une voix suave la tête de clown.
Nash s’éloignait déjà en mâchonnant le bonbon, bientôt rattrapé par Bob dans une démarche boitillante. Le piston de son genou gauche s’était coincé dans l’aventure, et il traînait la jambe lamentablement. Le désagrément ne l’empêchait toutefois pas de rester lucide.
- Je vous ai interdit de manger des bonbons après le petit-déjeuner !
Une machine à presser le cerveau, songea Nash. Mon tuteuroïde est une machine à presser le cerveau.
Pour l´instant je ne vois pas le rapport avec Harry Potter mais vu le début la suite risque d´être pas mal du tout.
Ceci est un encouragement à poster de nouveaux chapitres ![]()
Merci pour l´encouragement ! ![]()
Celui qui m´a dit que ça avait un rapport avec HP a lu beaucoup plus de chapitres (dans sa version papier brouillon).
je livre le deuxième épisode, mais si vous voulez en lire plus, il y a en déjà 12 sur le site :
http://www.nashvalere.com
Bonne lecture :
épisode 2 - le gazon masseur
Nash retrouva cependant le sourire. La grille du collège était en effet en vue. Non pas qu’il vouât à l’établissement scolaire une profonde affection, mais au moins lui permettait-il de retrouver son ami Léo et d’échapper à Bob le Barbant le temps d’une journée.
Les collégiens arrivaient en masse, pressés par les horaires stricts imposés par les impitoyables robots pions. Ce jour-là, leur angoisse du retard fut détournée par un nuage inhabituel, qui voila subitement la lumière estivale. C’était une masse blanche scintillante étrangement bruyante qui s’approchait du sol. Elle se transforma bientôt en un flot de prospectus automatiques qui s’éparpillèrent en déclamant leur message à tout vent :
- Vos rêves les plus fous enfin réalisés ! Participez au grand concours du château de Gabor ! Une chance unique ! Les vainqueurs auront l’honneur d’être nommés Atlantes et de participer aux jeux de l’Atlantique !
Une lueur enthousiaste éclaira le visage de Nash à l’évocation des mythiques jeux de l’Atlantique. Mais dans le même temps une mimique de dédain crispa la bouche anguleuse de Bob.
- Encore une publicité racoleuse pour ces divertissements futiles qui détournent la jeunesse du droit chemin !
Nash haussa les épaules et colla son œil contre l’objectif de contrôle de l’entrée du collège. Le système de surveillance reconnut son empreinte oculaire et ordonna l’ouverture de la grille. Nash la franchit sans un regard pour son tuteuroïde resté quelques instants pensif devant la barrière qui se refermait.
- Mais qu’est-ce que j’ai fait pour que cet enfant soit aussi mal éduqué ? soupira-t-il de sa voix graisseuse.
Il s’éloigna d’un air misérable, empêtré dans l’amas de prospectus rebondissant sur le sol. Il tractait péniblement sa jambe défectueuse et épongeait les huiles de sueur qui perlaient sur son front.
Il retourna à son travail, nettoya la maison, lava le linge de Nash, prépara le repas du soir, et s’octroya une petite pause pour réparer son genou. Rien de tel pour se donner du courage que se serrer les boulons et se graisser les rouages, tout en buvant un bol rafraîchissant d’huile mécanique.
Dans la cour du collège, bien loin de souffrir de la chaleur, Nash avait retrouvé le sourire. Il était ravi de rejoindre Léo, qui devait l’attendre comme à son habitude, allongé sur le gazousse.
Le gazousse était un gazon mousse génétiquement modifié. Il se présentait comme un gazon normal, mais lorsqu’on s’y étendait, il formait une espèce de duvet tendre et ferme qui vous soutenait et vous massait en douceur.
Léo en appréciait le confort quand il visionnait ses cinocles, des lunettes d’apparence ordinaire qui dissimulaient un ordinateur dans les montures, et un écran incrusté dans les verres. Grâce à elles, il se cultivait tout en se reposant. Car Léo, du haut de ses douze ans, était un puits de connaissances. Il passait son temps libre à potasser l’histoire du Monde et à compiler les informations les plus récentes en matière d’informatique.
Il était étendu sur le dos, ses cinocles posées sur le nez, absorbé par la projection d’un documentaire. Nash avait arraché un brin de gazousse qui se tortilla sous ses doigts en émettant de petits gémissements de douleur. Il s’approcha sans un bruit et l’enfila discrètement dans le nez de Léo, qui poussa un cri de surprise. La brindille gigotait furieusement dans sa narine. Léo bondit et courut dans tous les sens en se frottant le nez, exaspéré par les chatouillis. L’incident s’acheva par un violent éternuement qui évacua l’intrus encore frétillant.
Nash était tordu de rire.
- Forcément, ça ne pouvait être que toi, grommela Léo en éteignant ses cinocles.
Nash riait encore, mais Léo s’éloignait déjà, la tête dans les épaules.
- Dépêche-toi ! lança-t-il d’un ton vexé. Tu vas encore être en retard.
- Oh la barbe ! grogna Nash.
A contrecœur il lui emboîta le pas.
Il n’y avait qu’une seule salle de classe dans le collège de Nash et Léo, mais elle était plus grande et presque aussi haute qu’un stade d’airball. Il y avait là plus de deux mille tables individuelles alignées au cordeau, et sur chacune d’elles était fixé un ordinateur. Peu avant huit heures, les élèves attendaient debout devant leurs chaises. A huit heures pile, une sonnerie stridente retentissait et les deux portes monumentales se refermaient.
Nash eut juste le temps de se faufiler dans l’ouverture avant que les deux battants ne claquent derrière lui. Léo s’était assis devant son pupitre à la vitesse de l’éclair, l’air coupable de celui qui a failli à la règle.
- A cause de toi on aurait pu se faire coller ! murmura-t-il sèchement à Nash qui s’asseyait le plus tranquillement du monde.
Sa nonchalance contrastait fortement avec la docilité affichée de Léo, mais cette attitude indifférente n’était pas du goût de tout le monde.
- Monsieur Nash Valère, les cours ont commencé !
Bon allez, puisque vous insistez, je vous livre le troisième épisode.
épisode 3 - profs automatiques
C’était un pionoïde qui venait de parler, un robot pion à roulettes qui sillonnait les rangées pour surveiller le travail des élèves. Les pionoïdes étaient particulièrement attentifs à Nash qui ne manquait pas une occasion de couper au travail. Refuser de leur obéir était une affaire dangereuse. Aucun élève ne se permettait de les provoquer, car on racontait parfois à voix basse qu’ils enfermaient et torturaient les impertinents. Nash se plongea donc sans broncher dans la leçon de la journée.
Il enfila son casque sur les oreilles et tenta de s’intéresser aux instructions de son profordi individuel. Manque de chance c’était un cours de maths, et Nash était franchement allergique aux équations et aux problèmes à résoudre, en particulier ceux où il était question de voyage intersidéral. Or ce jour-là son ordinateur lui proposa un fichu problème de vol intersidéral entre la Terre et Alpha du Centaure. Il y avait une histoire d’années-lumière impossible à comprendre, et il fallait connaître la formule d’on ne sait quelle force, semble-t-il nécessaire pour se dégager de l’attraction solaire et s’éloigner dans le vide. Tout ceci était du charabia en bonne et due forme.
Nash avait une vision plus simple des voyages intersidéraux. Selon lui, le problème se résumait à monter dans un vaisseau prêt à partir pour une planète quelconque, puis de laisser agir le pilote. On passait la durée du voyage à dormir dans un sarcophage d’hibernation, et on se réveillait quelques jours seulement avant l’arrivée. C’est du moins ainsi que son père lui avait décrit par courrier vidéo le périple qui l’avait emmené avec sa mère sur Eden, la planète du repos.
Ses parents étaient partis peu après sa naissance et n’étaient jamais revenus. Depuis ce jour, ils étaient en vacances, et au vu des messages qu’ils envoyaient tous les six mois, ils y étaient pour longtemps. De toute façon, même s’ils décidaient de revenir, il leur faudrait cinq ans et demi avant d’atteindre la Terre. Autant dire que Nash n’allait pas revoir son père et sa mère avant longtemps. Si ça se trouve, il recevrait même sa carte d’Adulte à la sortie du collège avant leur retour.
Nash fut gagné par une vague de tristesse en pensant que ses parents s’amusaient toute la journée sur Eden. Il les imaginait se baignant dans des mers chaudes, bronzant sous les deux soleils rouges d’Alpha du Centaure et buvant des cocktails de fruits inconnus.
Devant lui, l’écran de son ordinateur dansait maladroitement. L’image d’un petit vaisseau franchissant des distances astronomiques flottait sous ses yeux, et des points d’interrogation s’affichaient en cascade. Mais il ne voyait rien.
Une sirène stridente retentit soudain dans le casque de Nash, et la voix mièvre du profordi le rappela à l’ordre.
- Monsieur Valère, l’apostropha l’ordinateur. Vous avez déjà vingt minutes de retard sur vos camarades et vous êtes loin d’avoir résolu le problème demandé.
Nash poussa un soupir agacé et se replongea dans les impénétrables graphiques de son écran. La petite fusée filait à Mach 749 dans l’espace intersidéral. La distance du Soleil à Alpha du Centaure étant de 4,3 années-lumières, il fallait considérer la force nécessaire représentée par… La barbe ! Il n’avait pas besoin de ce problème stupide pour savoir qu’il lui fallait cinq ans et demi pour rejoindre ses parents sur Eden.
Nash songea à se renseigner auprès de Léo, qui pouvait résoudre n’importe quel problème en un temps record. D’ailleurs ce dernier avait déjà trouvé la solution. Pour le récompenser, son profordi l’avait même autorisé à jouer une partie de Similar 111. Car non seulement Léo réussissait tout ce qu’on lui demandait, mais en plus il passait la moitié de son temps à provoquer son ordinateur en duel dans la salle de cours. La vie était vraiment mal faite.
Nash lança un morceau de sucre d’orge qui traînait dans une de ses poches, et atteignit Léo à la tête. Celui-ci ne réagit pas. Encore fâché, il ignora les signes désespérés de Nash pour attirer son attention.
Ce ne fut pas le cas du pionoïde qui gardait toujours un œil fixé sur l’énergumène. Il s’approcha dans son dos, lui saisit l’oreille et le souleva de son siège, avant de le laisser retomber comme une savate. Nash grimaça de douleur mais n’émit aucune plainte. Le pionoïde s’éloigna en glissant sur le sol, un rictus de satisfaction sur son visage jaune synthétique.
Nash avait abandonné la partie. Son ordinateur affichait le temps qu’il lui restait pour terminer son devoir : 2 secondes, 1 seconde, plus rien. Dans le casque, la voix mielleuse du profordi enfonça le clou :
- Monsieur Valère, vous n’avez pas engrangé un seul point durant ce premier exercice. Je peux d’ores et déjà vous annoncer que ce soir, vous serez convoqué aux heures supplémentaires.
La journée avait mal commencé, et elle n’était décidément pas prête de s’améliorer.
J´aime bien
c´est sympa à lire
que penses-tu de la mienne?
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-53833-1-0-1-0-0.htm
continue
C´est évidemment bien écrit. Très fluide. L´intérêt ne faiblit pas. Chaque phrase maintient le rythme. On ne s´ennuie pas une seconde.
Deux choses me chiffonnent :
Tu n´étais pas obligé de le dire pour la parodie. Après tout, Nash Valère vit sa vie propre, non ? J´espère que la suite s´orientera plus vers la SF que le fantastique et la sorcellerie.
Le nombre de personnes qui ont contribué à l´écriture. Tu ne te sentais pas cap de la jouer en solo ? Je trouve ça un peu dommage. A moins que tu aies décidé dès le départ que ce serait collectif. ![]()
grr c´est moi qui nomme mes heros Bob le ... Alors hein !! ! bon je vais voir à quoi ressemble ton histoire, si j´ai le temps
commentaires très encourageants,
C´est vrai que je n´étais pas obligé de parler de parodie, c à vous de voir, mais peut-etre que ce n´est pas une parodie...
Je te rassure, c plus de la SF que du fantastique. C´est même que de la SF. Et en fait, je tenais à remercier des gens qui m´ont corrigé mes fautes d´orthographe et m´ont donné leur avis avant que j´ose mettre le texte sur le net. Mais ce n´est pas un travail collectif.
ET pour Bob le... désolé, j´ai dû m´inspirer de toi inconsciemment !: -)
J´ai mis déjà 20 épisodes en ligne sur le site
http://www.nashvalere.com/
profitez-en et passez de bonnes fêtes !
Et voici l´épisode 5 : l’arbre aux quatre saisons
Bonne lecture et laissez-moi vos comments !
Tandis que le flicoïde reprenait tranquillement sa ronde, Léo regardait dédaigneusement disparaître Polycarpe en massant son cou encore douloureux.
- Ce crétin se prend pour un type supérieur parce qu’il descend d’une famille de Fondateurs, mais il a moins de neurones sous le crâne qu’un lavoïde périmé.
- Il ne t’a pas fait mal ? interrogea Nash.
Léo secoua la tête négativement.
- Tu sais moi je m’en fous que tu sois un Bassefosse ou un Fondateur, le plus important c’est qu’on soit des amis.
- Ne t’inquiète pas, ça ne me touche pas. On est tous égaux, pas vrai ?
Léo répondit par un clin d’œil.
- On se fait une bourrée ?
- On se fait une bourrée !
Les deux compères se frappèrent les mains et engagèrent un pas de danse joyeux. Ils sautillèrent l’un autour de l’autre et poussèrent des cris sauvages dans un synchronisme parfait, puis se tapèrent les fesses en éructant tel des primates, avant de bondir et retomber en claquant leurs semelles au sol. Un grand éclat de rire couronna ce rite festif qui scellait depuis toujours leur amitié, et qu’ils appelaient la bourrée sans trop savoir pourquoi.
Leur attention fut alors attirée par un prospectus automatique qui rebondissait dans le quartier depuis le matin. Il exhortait inlassablement les passants, bien que d’une voix éraillée, à s’inscrire au concours organisé par le château de Gabor.
Nash était emballé.
- Tu te rends compte ? Les vainqueurs seront nommés Atlantes ! Avant même de recevoir la carte d’Adulte !
Mais Léo était perplexe.
- Qu’est-ce que j’irai faire aux jeux de l’Atlantique ?
- On ferait partie d’une équipe d’airball ! insista Nash. Peut-être même qu’on jouerait avec les Fous Volants de Ludocity !
- Moi je dis, tu rêves en couleur ! protesta Léo. D’abord nous n’avons aucun entraînement. Ensuite un match d’airball, c’est bien joli, mais surtout quand on est assis dans les tribunes. Et puis il ne faut pas oublier le collège ! Si nous voulons un jour recevoir notre carte d’Adulte, nous devons éviter de nous disperser. Moi je dis, ce concours…
Mais Nash ne l’écoutait plus, il filait au pas de course vers un escalier monumental qui montait vers une gigantesque salle de spectacle. Elle évoquait une espèce de grosse confiserie illuminée par le soleil de fin de journée. Des spectateurs commençaient à s’y amasser, enthousiastes à l’idée d’assister à une reconstitution grandeur nature de la vie des dinosaures.
Poussé par quelque perspective exaltante, Nash avait grimpé les marches quatre à quatre. Parvenu au sommet, il monta sur une balustrade qui dominait le vide et s’y tint debout, tel un équilibriste, au grand dam de Léo qui avait le vertige.
Nash marchait sur la rambarde d’un pas de funambule, s’approchant d’une boule multicolore fixée sur un poteau d’angle. Il ferma un œil pour mieux viser, replia sa jambe sans perdre l’équilibre, et frappa la boule d’un coup de pied sec et précis. Celle-ci bondit vers le ciel en tournoyant comme une toupie et fusa vers Léo, qui tenta une reprise de volée. Mais surpris par sa vitesse, il la frappa trop bas et l’envoya directement dans les branches d’un arbre en plastique, où elle resta coincée.
Nash l’avait rejoint en courant.
- Tu es vraiment une bille au ballon.
- Pas plus que toi aux échecs.
Nash ne releva pas. Il attrapa la première branche de l’arbre, se hissa en tractions et flexions, et se rétablit comme à l’entraînement.
- J’ai une meilleure idée ! s’exclama Léo en claquant des doigts.
Il ouvrit le boîtier électronique fixé dans le tronc artificiel et examina les différents boutons. Alors que Nash atteignait presque le ballon, Léo appuyait sur l’option « vent d’automne ». Aussitôt les branches s’agitèrent et les feuilles se détachèrent, entraînant la balle qui tomba au sol.
- Pour attraper un ballon, il vaut mieux faire fonctionner son cerveau, cria Léo avec allégresse.
Mais Nash était absorbé par un autre problème. Il venait d’apercevoir le flicoïde qui revenait, intrigué par le manège douteux des deux garçons. Il était en effet interdit de détériorer ou de manipuler les animations décoratives de la ville.
- Si ton cerveau fonctionne si bien, cria Nash à Léo en désignant le danger qui s’approchait, explique-moi comment on va se débarrasser de cette grande bringue de tôle ondulée.
Léo poussa un cri et partit sans se poser de question, prenant ses jambes à son cou. Nash sauta au sol et le suivit dans une foulée joyeuse.
A l’angle de la rue suivante, les deux compères avaient semé le flicoïde, qui se contenta de relever l’infraction auprès de l’arbre artificiel. Le cas fut consigné dans les registres de la police urbaine comme une « tentative avortée de détérioration du pôle d’animation urbaine Buzz 433 par deux non-adultes non identifiés », Buzz 433 étant le nom officiel de l’arbre en question.
L’affaire ne fut jamais résolue.
j´aime beaucoup ton texte!!
pour l´instant, je vois pas trop de similitudes entre ta fic et harry potter.
j´aime bien ton style, on s´ennuie pas, et on a envie de savoir la suite!!! ![]()
j´ai tout lu sur le site et je trouve ça super ![]()
tu écrit vraiment super bien, on s´ennuie jamais.
mais en effet il y a des ressemblances avec Harry potter (fractali=rogue)
je n´ai qu´une chose à dire: continue
pour le double post.
c trop cool ! ![]()
J´espère que ça continuera à te plaire.
Il y a quelques ressemblances avec Harry Potter, mais bon c quand même pas beaucoup. Et c´est un peu des clins d´oeil. T´as vu juste avec Fractali=Rogue.
Au plaisir de te croiser sur mon site ou sur ce forum ![]()
Faut savoir, c´est du HP ou c´en est pas?
Parce que bon ça a pas l´air tout court (autrement dit, vais pas aller tout lire pour vérifier^^), mais si c´est un truc qui vaut le coup, ce serait dommage de passer à côté^^. ![]()
bon, c pas du HP, je m´appelle pas Rowling. J´ai juste piqué deux trois idées... Mais ça veut pas dire que c pas bon !
Sinon tu peux toujours envoyer le lien à tout ton carnet d´adresse pour qu´ils te disent si c un truc qui vaut la peine ![]()
Pas mal, sympa, sauf que j´en ai un peu marre des histoire avec des gamins mais ca s´ameliorera p-e.
Sinon Nash Valère, c´est pas le heros d´une bande déssiné et le père d´une fillette qui commande à une race de robot ?
c vrai que y a surtout des gamins dans mon histoire. Mais bon si un jour j´arrive à écrire le troisième volume ou le quatrième des aventures de Nash, ce seront plus des gamins, ils auront grandi ! Mais pour le moment j´ai pas mieux à te proposer.
Nash c bien le héros d´une bd de SF, mais je ne l´ai jamais lue. Si qqn en sait plus... Par contre Nash Valère, j´espère que c´est uniquement le nom de mon héros, sinon je suis mal !
"http://www.nashvalere.com/"
Perdu.
Mais c´est pas grave, de toute façon on se retrouve quasiment toujours avec des noms que d´autres ont trouvé, et c´est pas grave. ![]()
bonne bd d´ailleurs mais ca fait un bail que j´ai lu les premiers tomes, à savoir que c´est une histoire de prophétie avec une élu, qui est par ailleurs la fille du baroudeur Nash et un monstre enfant : Caïn
faudrait vraiment un bouton éditer ....
Tu comptes poster la suite ici ou pas ? Je preferais ici, à intervalle regulier mais plus court quand ce moment (une fois tout les mois,
)