Bien, je ne prétends pas être génialement bonne en écriture, mais voici une petite nouvelle dont j´aimerais que vous jugiez la qualité. Il n´y a pas de contexte véritable, et le seul petit qu´il y ait, vous le découvrirez dans la nouvelle je pense, alors voilà, place au texte
L’homme au visage triste et las fit un bref salut de la tête, puis, d’une voix rauque, il dit à Celui qui Commande aux Dieux :
« -Salut à toi, Seigneur de la Terre et du Ciel ! Souffre que, déjà fatigué par maints efforts inutiles, je ne m’incline pas humblement devant Toi comme le veulent les usages, et que, triste, déprimé et fort affligé par les récents évènements et la perte que j’ai subi, je ne m’éternise pas auprès de Ta Personne.
-Silence ! rugit le Seigneur de Toutes Choses, faisant par sa colère déferler des vents puissants sur tout le Royaume, tes railleries ne M’intéressent pas, non plus que ton ironie. Je t’ai déjà répondu vis-à-vis de cela… et ai justifié Mes actes, bien que je n’eusse pas de raisons particulières de le faire, mais, indifférent à Mes paroles, tu es resté de marbre. Est-ce de Ma faute ? Non, en aucun cas. Et tu n’as pas à remettre en question les choix que j’ai pu faire et que je ferai, lesquels ne regardent que Moi, et occasionnellement Mes Frères et Mes Sœurs, sur qui Je règne en Maître. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas pour avoir à subir tes piques insolentes et tes gémissements que Je t’ai fait venir, et appelé à Moi, privilège réservé à peu d’Hommes, mais parce qu’en ton deuil , tu néglige tes obligations envers ton peuple et ta patrie. »
L’homme affligé eut un rictus de mépris non dissimulé, et avec rancœur, il fit ce que peu d’Hommes ont jamais osé faire : il contredit le Maître des Dieux.
« -Mon peuple ? interrogea-t-il d’un ton triste et méprisant, je n’appartiens plus à aucun peuple, Seigneur, car j’ai réalisé à quel point les Hommes étaient détestables, et je n’ose plus appeler ceux qui m’ont trahi mon peuple, tout comme le pays où il vit n’est plus mon pays. Leurs difficultés, quelles qu’elles soient, ne me concernent pas, ne me concernent plus, et comme j’en ai fait le serment, il en ira ainsi jusqu’à la fin des temps, par delà même la mort, perpétué par mon souvenir, s’il existe encore à ce moment. »
Il dit cela la tête baissée, mais à la fin de ses amères paroles, il releva le chef et, une lueur de rage démente dans l’œil, il fixa le Maître de Tout et soutint son regard de tranquille et divine colère.
« -Tu te méprends dans ta tristesse, Noltharan, ta patrie, oui, ta patrie car quoi que tu en dises, elle reste telle quelle dans ta vie en cette qualité, ta patrie est à feu et à sang et l’abandonner à son sort ne fera pas revenir ton fils… Ton pays n’est pas le responsable de sa mort, sois-en sûr. Ne le sais-Je pas mieux que quiconque, Moi qui ordonne à la Mort ? Les ennemis de cette nation qui est la tienne sont les tiens et eux seuls meurtriers de celui qui t’a été ravi. Porte ton regard au-delà de ta demeure, réalise ton erreur, il n’est pas trop tard. Autrefois, tu fus Mon Héros, l’Instrument de Mes désirs, Ma Main en ce bas monde qu’est le tien, sois-le encore ! Bannis de ton cœur cette vile amertume pour n’y plus laisser que l’honorable tristesse et le deuil. Sois juste, enfin ! Ecoute Mes paroles et applique-les, elle te seront d’un grand secours. La tristesse en ton cœur peut être apaisée et s’apaisera, mais pardonne à ta patrie, pardonne aux Hommes et va en Mon nom. Puisse Mon avertissement t’atteindre et Mon invitation être acceptée par toi, sinon il en résultera une grande perte, pour toi comme pour ta patrie. Réfléchis à présent, et donne-moi ta réponse à cela. Je l’attends. »
Cela entendu, Noltharan se détourna, et Celui qui Commande aux Dieux le laissa s’en aller, car il savait que cet homme anéanti avait besoin de temps pour guérir les blessures de son âme, si elles guérissaient un jour.
« -J’attends ta réponse, Noltharan, évoque-Moi lorsque tu seras prêt à Me la donner, quelle qu’elle soit, rappela le Roi des Dieux d’un ton calme et indifférent, n’oublie pas. »
L’intéressé ne répondit pas, il ne fit que hocher la tête avant de sortir de la vaste salle, l’esprit toujours embrumé, l’air hagard. Il chemina en silence le long des couloirs qui le séparaient de la Porte du Palais des Dieux, la franchit et retourna en son Monde, ne portant guère d’intérêt à ce que lui avait enjoint le Seigneur de Tous les Mondes…
Quelques jours avaient passé, presque une semaine. Noltharan n’avait toujours pas répondu à l’appel du Maître de l’Univers, s’en souciant peu. Les Hommes ne lui inspiraient que du dégoût, et nulle aide ne leur apporterait-il s’il n’y était obligé. Il s’était finalement retiré en sa demeure dans les profondeurs des montagnes, à quelques kilomètres de la première ville de son pays. Enfin son pays, c’était ce que disait Celui Qui Commande aux Dieux, mais Noltharan ne se souciait guère de Son opinion. Retiré chez lui, il refusait son aide à sa nation, la condamnant par là à la destruction et à la mort. Car que lui avait-elle apporté après tout ? Rien d’autre que tristesse et désolation. Non, il n’aiderait pas ces hommes, plus jamais. Alors que le vieil homme, las et affligé, était parti chasser pour subvenir à ses besoins vitaux, il vit soudain une fillette d’un village avoisinant courir vers lui, pleurant toutes les larmes de son corps. Des larmes de peur et de tristesse. L’homme la questionna mais n’en tira rien, et finit par s’écarter pour poursuivre sa chasse, insensible, presque indifférent aux soucis de l’Humanité. Il l’avait choisi et n’allait pas faiblir maintenant. Mais un soldat tout de noir vêtu arriva, et avant que Noltharan n’ait pu faire le moindre geste, tua l’enfant, de manière cruelle et brutale, horrible, puis rit à gorge déployée et s’enfuit dans les bois. Noltharan s’approcha du corps de l’enfant, tomba à genoux et pleura à son tour. Mais qui étaient ces hommes pour commettre de tels crimes ?!
« -Oh, Seigneur de la Terre ! » cria Noltharan.
Le Maître du Monde l’entendit et l’amena jusqu’en Son Palais.
« -Salut à toi, Noltharan, dit le Roi des Dieux, ainsi te revoilà…
-En effet, répondit très vite l’intéressé, j’ai… j’ai réalisé certaines choses. »
Sa voix se brisa.
« -Je vois cela, eh bien, qu’as-tu à répondre ?
-Je ne le sais, ô Puissant Esprit, mon cœur est déchiré en deux. Je souhaite que les Hommes meurent, mais peut-être pas tous. Une enfant vient de mourir sous mes yeux… Elle était totalement innocente, et je souhaiterais la venger, ou... »
Soudain, l’étrange vérité le frappa dans toute son horreur.
« -Mais c’est vous qui l’avez tuée, n’est-ce pas ? Pour me faire réagir… Vous jouez avec nos vies comme si elles ne possédaient aucune valeur, comme si elles n’avaient aucune importance… ! »
Encore une fois, il ne poursuivit pas son exclamation, brisé.
« -Tu ne comprends pas… ou ne veux pas comprendre. Je ne peux tuer et disposer de la vie des gens comme Je le souhaite. J’ai… une sorte de pacte avec la Mort, que je ne peux enfreindre, ou l’équilibre du Monde en serait ébranlé. Tu ne peux comprendre cela, cessons d’en discuter, quelle est ta réponse ?
-Je ne sais plus, Seigneur… Il y a quelques instants, j’étais prêt à faire ce que Vous m’enjoigniez, mais à présent je m’interroge.
-Inutile de discuter, dis-Moi oui ou dis-Moi non, mais repense à cette enfant, Noltharan… Pense que si tu avais réagi plutôt, peut-être serait-elle encore en vie, grâce à toi. Mais ce n’est pas le cas. »
Noltharan bredouilla, triste, et s’effondra au sol. Après un moment de réflexion, il demanda d’une voix rauque et faible :
« -Est-il encore temps, ô Maître du Monde ?
-Il sera toujours temps, Héros des Dieux. Va et accomplis Mes desseins, sois encore une fois Mon Instrument.
-Comme autrefois… .
-Oui, comme autrefois. Mais autrefois ton cœur n’était pas empli de haine à Mon égard, et les Hommes ne te dégoûtaient pas.
-Les choses ont changé. En bien ou mal, je ne saurais le dire, et je n’en ai cure. Je vais faire ce que Vous voulez, ai-je besoin, ai-je l’obligation pour cela de Vous aimer ? Je ne crois pas. Jamais la haine en mon cœur ne se flétrira, jamais ne s’en retournera-t-elle comme elle est venue. Vous savez bien pourquoi et en refusez la responsabilité. Vous savez ce que je pense et l’auriez su de toute façon - ai-je jamais su Vous cacher mes pensées ? – mais aurais-je dû Vous mentir ? Non, et je ne l’ai pas fait. Et je Vous obéis, Seigneur de l’Univers, je Vous obéis. Mais je Vous hais, en effet. Qu’importe ? »
Le Maître des Dieux soupira.
« -Je n’ai pas tué ton fils, Noltharan, dois-Je Me répéter ?
-Mais Vous auriez pu faire en sorte qu’il reste en vie. Je fus comme Vous le dites si bien Votre instrument et Votre Héros, n’auriez-Vous pu faire cela ?
-Non, Je ne peux interférer de telles décisions de la Mort, elle n’est pas un Dieu, Je n’ai pas beaucoup d’autorité sur elle. Elle aussi régit tous les mondes, elle ne M’est pas inférieure.
-Mais Vous auriez pu faire quelque chose… faire de mon fils Votre Instrument !
-Et combien d’Instruments crois-tu que J’aie ? Si Je devais faire cela pour eux tous, que se passerait-il ? L’équilibre du Monde ne pourrait être conservé. Crois-Moi, Ma charge n’est pas simple, et Je ne peux remettre en question l’équilibre de l’Univers pour ton fils, tu M’en vois désolé. Alors, Je réitère encore une fois Ma question : que décides-tu ?
-Je Vous hais et je hais les Hommes, et je hais les Dieux, et je hais la Mort aussi. Je n’aiderai pas ceux qui m’ont fait souffrir ainsi, mais il me faut leur faire autant de mal qu’ils m’en ont fait… »
Noltharan se tut et réfléchit quelque peu, dément.
« - Mais je leur en ai déjà fait… par ma faute, beaucoup sont morts, ma vengeance est assurée, et elle le sera plus encore dans la Mort. Vous commandez à la Mort pour certaines choses, mais pouvez-Vous empêcher la Mort d’emporter une personne qu’il l’a voulu ? Je ne pense pas. Adieu donc, Maître tant haï ! »
Et ceci dit, l’ancien Héros des Dieux, rendu dément par la mort de son fils, dégaina son épée et, un dernier et mystérieux sourire aux lèvres se jeta dessus. Le sang rouge sombre de l’illustre combattant se déversa, formant une flaque sur le sol auparavant pur du Palais des Dieux. Ainsi disparut donc Noltharan, qui fut l’Instrument des Dieux, servant le Monde et la Vie, dans le déshonneur et la démence, mais le Seigneur du Monde veilla à ce que sa mémoire ne fût pas souillée, car même si la démence l’avait emporté, il avait tout de même été un Héros, le Héros des Dieux.
Lisez au moins svp
mais bon, si vous vous en fichez tant pis, laissez couler
![]()
Niarf !
Honte sur moi ! Je n´ai pas vu ton pic´, désolé, je m´attelle à la lecture tout de suite et te dirai mes impressions dans... 10min environ.
Sinon, et bien salut ! Ca faisait un petit moment que je ne t´avais plus vu. Bon, a +^^
Voilà. Et bien c´est tout à fait le genre de nouvelle que j´aime^^. Tu devrais plus souvent ici. Superbe, mais j´ai trouvé de curieuses ressemblances avec... Insania. Surtout à propos des Dieux et de la Mort... Toutefois, que tu ai été infliuencée ou pas, tout cela est très bien.
Une autre, une autre !! ![]()
Pas grave
Oui je viens moins souvent, principalement à cause des cours...
Non, je n´avais pas songé à Insania... à vrai dire j´ai commencé cette nouvelle à l´étude parce que j´avais rien de mieux à faire, et pis pour la Mort j´ai mis que le Maître des dieux pouvait pas lui commander parce que sinon ce n´eut pas été logique...(d´ailleurs au départ je me contredisais, j´ai dû changer)
Mais désolée si tu te sens visé ou vexé de quelque manière que ce soit, je n´avais franchement pas pensé à ces ressemblances
Et
Une autre? arf quand j´aurai une nouvelle heure d´étude!
Non, je ne sais pas quand, je suis partie sur un coup de tête comme ça mais là je bosse sur ma fanfic et sur ma fic ![]()
Ah ! Tu es là. Alors, as-tu d´autres textes ? J´adore vraiment ton style, il n´y a pas à dire...
Et félicitations pour la reconquête de la Moria, ça commence à faire un beau morceau^^
Oui, ça commence en effet
Ou plutôt ça finit... mine de rien, la fin de la première partie approche, ou du moins j´essaie de ne plus trop m´étendre pour le moment, mais j´ai déjà des projets pour une suite ![]()
Désolé pour le décalage, je suis lent (enfin, mon PC) et non je ne suis pas vexé ou troublé ; je n´éprouve plus aucun sentiment humain... sinon la haine de ces derniers^^
Ok, donc si tu es en décalage, tu n´as pas dû voir tous mes messages pour le moment, je me tais alors ![]()
Si, c´est bon, j´ai tout lu. En fait, je me sers de l´excuse du PC, mais je crois qu´en fait c´est tout simplement moi qui est en décalage avec vous autres humains. La connection depuis Insaniapolis passe mal...
Ok ok
Et que se passe-t-il là-bas, à Insaniapolis? Quelles nouvelles en a-t-on?
Et bien... beaucoup de sang
et un peu de désordre... J´ai bien peur d´en être la cause. Sinon, je m´applique une fois encore à la révisions de chroniques dont je vous ai fait part.
Et vous, en votre lointain pays de Belgique, what´s up ?
Boarf, il fait gris et mauvais, comme d´hab´ et les enguelades volent bas en ce moment chez moi... Mon frère fait visiblement des grosses grosses bêtises notamment avec des briquets et des cigarettes... enfin bon, donc l´ambiance n´est pas très joyeuse
Oulala, cronch ! (c´est mon expression pour les situations difficiles^^)
Et bien, bon courage, et si ça peut (ché pas comment mais bon) te rassurer, chez nous aussi il fait sombre. J´aime bien d´ailleurs...
Merci...
Oui, moi ça devient une habitude de toute façon qu´il fasse gris donc... mais je préfère quand même quand il fait beau. Enfin, beau mais pas trop, entre les deux ![]()
[ Si vous pouviez éviter de bla-blater sur les topics...^^ Merki! ]
Youps, sorry Modo, j´implore votre immense miséricorde...
C´est bon, je la ferme...
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