Copieur! Patrick Sénécal a fait un livre sur le même sujet. Ça s´appelle Aliss
pas mal, pas mal, mais dommage pour moi que je ne m esouviennes plus du vrau alice ![]()
Hipop danseuse ce serait bien que tu lises mon histoire, tu semble t´intérresser à tout! Pourquoi pas à mon histoire ![]()
J´ai commencé le prochain chapitre, je continue de poster ?
"Oh que oui, oh que oui !" C´était mon exclamation de joie infantile de la soirée.
Certes, certes ce chapitre était plus sombre que les autres eutécé... mais...il y avait ce je ne sais quoi qui m´a captivé de bout en bout, comme d´habitude en quelque sorte.
J´ai hâte, que dis je ! Il me presse de lire la suite !
Pour ce qui est d´essayer d´écrire une fic´, c´est désormais chose faite (ou du moins débutée) avec Pandore et tout et tout ("Comme si Pandore jouait, elle aussi...").
Je suis désolé de pas avoir réagi plus tôt, mais je travaillais sur le chapitre suivant et sur une dissertation d´histoire en même temps...Mais je l´ai, aujourd´hui, pardonnez-moi...
Alors à vue de nez, il se peut qu´il soit un peu long à lire, mais vous allez vite comprendre pourquoi à mon avis, par contre, j´espère que c´est drôle...Bonne lecture en tous cas !
Chapitre 5
Alice arriva bientôt en vue d´une grande maison, si grande qu´elle grignota un bout de champignon grandissant pour gagner quelques dizaines de centimètres et se sentir plus à son aise. Elle devina tout de suite que la demeure appartenait au lièvre de mars car la cheminée avait la forme d´une oreille de lapin et les ardoises du toit était recouvertes d´une couche de fourrure. Dans le jardin qui séparait la jeune fille de la maison était dressée une grande table nappée de carreaux blancs et rouges, de nombreux et divers plats y étaient exposés ; des gâteaux très alléchants, très colorés, des cafetières, des boîtes entières de sachets de thé, des dizaines de carafes d´eau bouillantes, des galettes, des pots de confitures, des briques de beurres, des baguettes dont plusieurs étaient entamées, des dizaines de jeux de couverts répartis en deux tas ; les propres et les sales et de ce festin déjà délicieux pour les yeux émanaient les odeurs les plus appétissantes. Réunis et très serrés dans un seul coin de la table, le lièvre de Mars et le chapelier discutaient vivement, tous deux accoudés sur un petit loir profondément endormi. En s´approchant timidement, Alice fut frappée d´horreur et de surprise ; le chapelier réfugié sous ses lunettes que l´on aurait cru découpées dans un cul de bouteille et sous son proéminent chapeau à vendre pour dix livres et six pens, selon l´étiquette qui en pendait, le chapelier, c´était l´un des deux profs de philosophie du lycée !
Lorsque le lièvre vit Alice pour la première fois, sa réaction fut de se jeter sur les chaises qui se trouvaient à sa gauche en criant "Occupé ! C´est occupé !" Alice parut offensée et décida de s´inviter à ce buffet malgré l´interdiction et elle s´assit donc sur un confortable fauteuil rouge en bout de table, aux côtés des deux, ou plutôt trois, personnages étranges.
" -Voulez-vous du vin ? Demanda courtoisement le lièvre.
-Mais…Il n´y pas de vin ! S´exclama Alice. Je ne vois que du thé !
-Oh, magnifique ! Éclata le prof de philo qui ne semblait pas reconnaître l´adolescente. Je ne pourrai pas me faire coincer par l´Alcotest en rentrant chez moi !
-Dans ce cas, prenez donc du thé, et cessez de nous importuner ! Fit le lièvre."
Alice prit donc une tasse de thé et une part de galette.
" -Où en étions-nous ? Demanda soudainement le chapelier.
-Je disais que l´existence telle qu´elle jaillit des récents travaux publics de Poinçon et Wattmann d´un Dieu personnel quaquaquaqua à barbe blanche quaqua hors du temps de l´étendue qui du haut de sa divine apathie sa divine apathie sa divine athambie sa divine aphasie nous aime bien à quelques exceptions près on ne sait pourquoi mais ça viendra et souffre à l´instar de la divine Miranda avec ceux qui sont on ne sait pourquoi mais on a le temps dans le tourment dans les feux dont les feux les flammes pour peu que ça dure encore un peu…
-…et qui peut en douter mettront à la fin le feu aux poutres assavoir porteront l´enfer aux nues si bleues par moments encore aujourd´hui et calmes si calmes d´un calme qui pour être intermittent n´en est pas moins le bienvenu mais n´anticipons pas des recherches inachevées n´anticipons pas des recherches inachevées mais néanmoins couronnées par l´Acacacacacamédie d´Anthropopopométrie de Berne-en-Bresse de Testu et Conard il est établi sanq autre possibilité d´erreur que celle afférente aux calculs humains qu´à la suite des…
-Recherches inachevées inachevées de Testu et Conard ? Demanda soudainement le loir dans sa barbe, comme si il parlait dans son sommeil."
Alice resta abrutie devant cette conversation, mais même en mobilisant toutes ses capacités intellectuelles, elle n´avait réussi à comprendre le moindre mot de l´échange philosophiquo-saispastropquoi entre les trois parleurs. Mais elle réussit cependant à se convaincre que c´était tout bonnement incompréhensible. Alice profita alors du blanc qui s´installa momentanément pour prendre une tasse de thé et déclara :
" -Hm ! Ce thé est délicieux ! Mais au fait, quelle heure est-il ?
-Mais enfin, il est l´heure du thé ! Dit le chapelier avec un geste de la main exprimant tout son dédain.
-Et quel jour sommes-nous ? Fit soudainement le lièvre.
-Bah, on est vendredi, je sortait d´Espagnol, là…
-Cruche ! Je demandais la date, pas le jour !
-Nous sommes en mai, cher ami. Affirma le chapelier en regardant sa montre de poche. En regardant par-dessus son épaule, Alice fut stupéfaite de découvrir une telle montre ; elle n´indiquait pas l´heure, mais bien le moment de l´année et ce, sans donner la date précise !
-Ouah, trop de la balle ta montre ! Pourquoi elle donne pas l´heure ?
-Mais bien parce qu´il est l´heure du thé. Intervint le lièvre en accentuant le "thé". Et lorsqu´il est l´heure du thé, il est nécessairement dix-sept heures !
-Mais comment saurez-vous l´heure qu´il sera dans deux heures dans ce cas ? Interrogea Alice qui comprenait de moins en moins.
-Enfin ! Quelle idiotie ! Dans deux heures, il sera l´heure du thé ! répondit le rongeur furieux. Que vous apprend-on à l´école ?? ?!
-Mais vous n´allez pas prendre le thé pendant tout ce temps !?
-C´est qu´ici, le temps est fortement contrarié ! Intervint le chapelier. Cela fait des semaines qu´il indique l´heure du thé !
-Tu veux dire que le temps s´est arrêté !?
-En quelque sorte, mais ce n´est pas pour me déplaire, j´apprécie l´heure du thé, mais imagine un instant si le temps s´était arrêté durant notre sommeil ; nous serions morts !
-Mais comment se fait-il que le temps se soit arrêté ?! Insista Alice, incrédule.
-C´est par ordre du syndicat des éléments. Souffla le lièvre. Le temps n´était plus très bien rémunéré et en plus il avait du temps devant lui, alors il s´est mis en RTT. Que voulez-vous ? Il n´y a rien de mieux qu´une grève du temps pour ennuyer les gens.
-C´est vrai…Mais ça n´a aucun sens !
-Reprendrez-vous une part de tarte au cannabis ? C´est ma spécialité ! Invita le chapelier qui semblait ennuyé de cette conversation sur le temps.
-Ah bah oui, je vais goûter ! S´exclama l´adolescente en se penchant sur la table pour s´emparer d´une part de gâteau. "
Ils mangèrent avec appétit pendant un long moment, puis le lièvre de mars s´exclama soudain :
" -Quel jour avez-vous dis que nous sommes ?!
-Nous sommes au mois de mai ! Rétorqua le chapelier.
-Ne fait-il pas un peu doux pour un mois de mai ?!
-C´est vrai…maintenant que vous le dites…Marmonna-t-il en regardant sa montre d´un air songeur.
-Elle est bien remontée, au moins ? Conseilla la jeune fille derrière.
-N´était-ce pas toi que j´avais chargé de graisser le mécanisme dernièrement ?! Gronda le chapelier en direction du lièvre.
-Si, effectivement ! Mais je l´avais fais avec le meilleur beurre ! Affirma-t-il en faisant signe de lui passer l´objet.
-Du beurre ! S´exclama Alice.
-Idiot ! Je t´avais dis de la margarine, pas du beurre salé !
-Du beurre salé ! refit-elle pleine de dégoût.
-Mais enfin…Soupira le lièvre en prenant la montre qu´il colla à son oreille.
-Ou alors as-tu utilisé le couteau à pain qui aurait laissé des miettes dans les engrenages ?!
-C´était le meilleur des beurres ! Affirma-t-il en ouvrant l´objet pour en examiner attentivement le mécanisme. Puis il la referma et l´observa pensivement. Enfin, il la prit par la gousse et le trempa dans sa tasse de thé en affirmant toujours plus sûr de lui que c´était le meilleur beurre."
Une fois l´incident de la montre clos, ils continuèrent à manger avec autant d´appétit que lors de la précédente interruption. Le chapelier invita Alice à se servir en tartines de vérazoponeg. "C´est un savant mélange très bénéfique et salvateur pour l´organisme, autrefois utilisé pour récurer les chiotes dans les goulags ! " Expliqua naturellement le chapelier. Mais comme Alice n´avait même pas la moindre idée de ce que pouvait être un goulag, elle se contenta de sourire et de goûter à l´étrange confiture vert kaki où explosaient quelques bulles. Comme elle n´était pas accoutumée à cette marmelade au moins aussi forte que le champignon qu´elle avait fumé le soir où elle avait vu un mort-vivant affirmant être Elvis Presley en train de faire la vaisselle dans sa cuisine, elle demanda du thé au kiwi pour prévenir l´érosion de la paroi de son estomac.
Après avoir pris mutuellement pris de cette confiture, les trois personnages toussotèrent à tour de rôle puis se regardèrent une nouvelle fois, et le lièvre demanda l´heure.
" -Oh ! S´exclama le chapelier comme s´il s´agissait d´une surprise. Il est dix-sept heures prenons donc le thé !
-Mais avec grand plaisir ! Vous joindrez-vous à nous jeune pucelle ? Demanda courtoisement le lièvre.
-Bah, on vient de bouffer, je vois pas pourquoi on reprendrait le thé !
-Mais parce qu´il est dix-sept heures ! S´exclama le chapelier en servant du thé à l´ananas à la jeune fille qui soupirait en se massant les yeux.
-Que disions-nous donc la dernière fois ? Lança le lièvre hâtif de discuter.
-Nous disions donc qu´il est établi tabli tabli ce qui suit qui suit qui suit assavoir mais n´anticipons pas on ne sait pourquoi à la suite des travaux de Poinçon et Wattmann il apparaît aussi clairement si clairement qu´en vue des labeurs de Fartov et Belcher inachevés on ne sait pourquoi de Testu et Conard inachevés inachevés il apparaît que l´homme contrairement à l´opinion contraire que l´homme en Bresse de Tetsu et Conard que l´homme enfin bref que l´homme en bref enfin malgré les progrès de l´alimentation et de l´élimination des déchets est en train de maigrir et en même temps parallèlement on ne sait pourquoi malgré l´essor de la culture physique de la pratique des sports.
-Tels tels tels le tennis le football la course et à pied et à bicyclette la natation l´équitation le tennis le camogie le patinage sur glace et sur asphalte le hockey sur terre sur mer et dans les airs, la pénicilline…
-OH ! Vos gueule ! Ca veut rien dire ce que vous vous efforcez à dire, là !
-Mais enfin. Protesta le chapelier. Nous sommes des êtres doués de la réflexion, pourquoi ne pas en profiter ? Sur ce, le loir sans ouvrir une seule paupière sembla se réveiller, comme sorti d´un cauchemar et se mit à parler à toute vitesse :
-Bref on ne sait pourquoi en seine Seine-et-Oise Seine-et-Marne Marne-et-Oise assavoir en même temps parallèlement on ne sait pourquoi de maigrir rétrécir je reprends Oise Marne bref la perte sèche par tête de pipe depuis la mort de Voltaire étant l´ordre de deux doigts cent grammes par tête de pipe environ en moyenne à peu près chiffres ronds bon poids déshabillé en Normandie on ne sait pourquoi…
-Et bien tais-toi si on ne sait pourquoi…Monsieur le lièvre, servez-moi un peu de thé à la carotte.
-Mais bien sûr, fit le rongeur en explorant des bras le lot de carafes qu´il y avaient là. Il lui en présenta une.
-Ne vous servez pas jeune pucelle ! Déclara le chapelier. N´entendez-vous pas ?
-Quoi ?!
-Le thé. Il a tourné !
-En êtes-vous sûr ?! Demanda le lièvre.
-J´en parierais ma montre !
-Dans ce cas…"
Exaspérée par un tel non-sens, Alice se leva de la table et se résolut à s´en aller et poursuivre son chemin. Elle avait l´espoir de rencontrer le chat du Chester plus loin dans la forêt ou des gens plus accueillant que ce troupeau d´individus vraiment louche dont elle prit congé sans même un adieu. Lorsqu´elle se retourna pour la dernière fois avant de s´engouffrer dans l´épaisse végétation, la dernière chose qu´elle vit fut le chapelier et le lièvre réunissant leurs efforts pour enfoncer le loir, la tête la première dans la tasse de thé à la carotte. "Et ne reviens pas avant de savoir si il a tourné ou non ! "
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" le soir où elle avait vu un mort-vivant affirmant être Elvis Presley en train de faire la vaisselle dans sa cuisine"
Enorme ![]()
Le comique de cette histoire se base sur de grandes répliques comme ça, trop bon ![]()
Moi, c´est le chat que j´aime bien ![]()
sport de tappette... mwahahaha!!!!
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oui, encore beaucoup d´apophtègmes ![]()
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mwarf ! dernier chapitre ! Je me suis bien amusé à écrire toute cette nouvelle ^^ Vilà, c´est fini ! ^^
Chapitre 7
Alice était hallucinée de voir à quoi ressemblait une partie de croquet ; il ne semblait y avoir ni règle ni arbitre et encore moins de sérieux…En fait, ça ressemblait à ses cours d´Espagnol…Elle se souvenait que le but de ce jeu bourgeois était de faire passer des boules sous des arches à l´aide de grands marteaux, mais lorsque les marteaux étaient des clubs de golf aussi rigides que des poissons fraîchement pêchés, que les arches étaient formées par les cartes qui se contorsionnaient dans tous le sens et que les boules étaient les couilles tranchées par le bourreau, il s´avérait plutôt difficile de ne pas sombrer dans un fou rire. Cela n´était peut-être pas si drôle, mais la jeune fille avait un tel coup dans le nez que tous les invités se retournaient vers elle lorsqu´elle pouffait presque par réflexe de rire…
Arès avoir passé une dizaine de minutes à essayer de raidir son club qu´elle pensait plutôt consistant et désagréable à se faire encastrer dans le crâne, elle se rendit compte qu´autour d´elle s´était installé le bordel. En effet, partout sur la pelouse, les cartes suintantes de sueur allaient et venaient à toute vitesse pour former des arches au besoin des joueurs qui n´avaient qu´à siffler pour modifier complètement le parcours, les gens se promenaient, papotaient et faisaient régner un épouvantable brouhaha. De temps en temps, une ou deux couilles passaient en vitesse en rebondissant, ayant échappé à la garde du tonnelier, ou la reine s´aventurait dans cette anarchie, accompagnée du joker, elle hurlait à tue-tête : "Qu´on lui coupe les couilles ! Qu´on lui coupe les couilles !" , particulièrement à ceux qui peinaient à maîtriser leur marteau. Et comme Alice tenait à ses ovaires et ne comptait pas finir vieille fille comme cette horreur de la nature, elle s´efforça d´adopter une posture dominatrice face à son outil.
Ainsi, lorsque la reine passa derrière elle, elle lui glissa quelque mot gentil avant de reprendre sa tournée de castration. L´adolescente profita de ce désordre général pour se fondre dans la masse qui semblait s´emplir toujours plus. C´est comme ça qu´elle entendit non loin d´elle deux voix qui lui étaient familières :
" -Palsambleu ! Que me dites-vous là ?!
-Je disais que la conscience d´exister, que les sentiments ou la pensée risquent de faire éclater, peut s´appuyer sur quelques sensations élémentaires, qui l´immergent dans le grand rythme universel. C´est en s´y fondant que l´homme découvre ce mouvement régulier et profond, qui est le véritable repos.
-Voyons, mon cher, ce que vous dites là est en adéquation avec la pensée du siècle…Fichtre ! Je me demande comment des gens aussi méprisables et démunis que vous peuvent s´accorder le privilège d´être édité !
-Le méprisable et démuni vous emmerde bien bas, mon sieur.
-Oh ! Sont-ce vos bourses qui traînent dans les feuilles mortes ??
-Holà, fit ! S´en est trop !"
Alice les reconnut tout de suite ; c´était Voltaire et Rousseau, les deux plus grands amis de l´histoire de la littérature ! Après s´être traité comme du poisson pourri pendant quelques minutes, ils en vinrent aux poings et c´est la gueule en sang que, sur ordre de sa majesté, ils furent traînés sur l´échafaud.
" -Est-ce sur la voie de Robespierre que nous sommes guidés ?! S´exclama Voltaire visiblement honoré.
-Diantre ! Quel anachronisme ! Puis-je caresser l´espoir de vous rappeler que vous êtes mort une vingtaine d´années avant de voir ce cher Robespierre perdre la tête ?! "
Ce débat était définitivement trop élevé pour la pauvre blonde qui renonça à assister à la telle atrocité de cette scène de castration…
Soudain, Alice se retrouva face au dos de la reine, qui représentait tout de même une impressionnante créature ! Et sur ses épaules apparurent bientôt dans un nuage de vapeur une étrange forme, un sourire plein de grandes dents pointues et une paire d´yeux glaciaux ; c´était le chat du Chester !
" -Oh ! Monsieur le chat ! Comment allez-vous ?
-Ca va, le Ronron était au poisson aujourd´hui.
-Mais pourquoi êtes-vous apparu sur les épaules de la reine ? Ca ne doit pas être très confortable…
-Quoi ?! Hurla la reine qui venait d´entendre son nom en se retournant.
-Oh…Excusez-moi, madame, je ne voudrais pas vous mettre à dos, mais vous avez un chat dans le dos…
-Cessez ça ! Ce n´est pas drôle !
-Mais madame !
-Taisez-vous, jeune cruche et admirez ce swing ! Fit-elle fortement en se mettant en position sur son club de golf, le tout accommodé d´une petite mimique de l´arrière-train qui fit pouffer de rire Alice. Maintenant que la reine lui tournait le dos, elle se retrouvait face au chat du Chester.
-Elle a l´air bien remontée, la grosse cochonne, hein ? Dit-il en clignant de l´œil avant de glisser le long de l´imposant dos. Il vint ensuite ronronner aux pieds de la jeune fille en déployant toujours son grand sourire, puis il revint à pas de loup vers le reine et se dressa sur ses deux pattes arrières pour se faire les griffes sur le cul de la grosse, un horrible déchirement crissa et s´attira tout le silence du terrain, tout le monde regardant le derrière de la reine exagérément relevé où on voyait à présent une colossale paire de fesses avec un…un string…
-Non ! Cria Alice en se portant les mains à la bouche pour s´empêcher de se vendre une nouvelle fois.
-Mon dieu ! Cria quelqu´un dans la foule. La reine porte des strings !
-GGGRRRAAAHHH !! ! Vociféra l´animal déchu en gardant la même posture terriblement ridicule. QU´ON LUI COUPE LES …
-Holala ! Pas de contre sens ! C´est la chat qui campait sur votre dos qui…
-FERMEZ-LA ! ATTRAPEZ-LA ! Hurla-t-elle dans un dernier élan de rage en la pointant son index gros et gras."
Alice ne chercha pas plus longtemps à la raisonner et prit la fuite lorsqu´elle vit que toutes les cartes du royaume ne formaient plus qu´une gigantesque vague de carton rouge et noire à sa poursuite. "Finalement, c´est pas si tapette que ça, le croquet…" Pensa-t-elle en courant. L´adolescente franchit un terrain de collines, un terrain de golf, un de mini-golf, un de grand golf, un de football, de nouveau un de tennis, à moins que ce ne fut un de badminton, un de volley, un de beach-volley sur gazon, avant d´arriver à l´orée d´un bois. Elle se retourna et vit que les cartes guidées par la reine aussi rouge de colère que sa robe la poursuivaient toujours, alors elle s´engouffra dans le bois qui s´avérait plus dense que ce qu´elle avait pensé, si bien que ses jambes furent éraflées en plusieurs endroits, ses vêtements se déchirèrent dans les ronces, mais cette épreuve fut rapidement franchie car elle arriva bientôt en vue de la maison du lièvre de Mars ! Quelle chance !
Là, elle ne prit pas le temps de regarder ce qu´il y avait sur la table ; elle s´invita au goûter et s´assit aux côtés du chapelier, lui-même à côté du lèvre, les deux ayant fait un demi-tour de table depuis la dernière fois.
" -Hey ! C´est toujours l´heure du thé ?!
-Je ne sais pas…Quelle heure est-il ? Demanda le lièvre au chapelier.
-Oh bah ça alors ! Il est dix-sept heure ! Prendrez-vous le thé avec nous, jeune pucelle ? Invita le chapelier les yeux plongés dans la carafe de thé aux carottes. Alors, le thé a-t-il tourné ? Demanda-t-il certainement au loir.
-Attendez, je dessers un dernier joint et je vous réponds ! Il y a des fuites partout ! Répondit une voix à l´intérieur de la carafe.
-Très bien ! Où en étions-nous ? Rappela le lièvre.
-Je disais que le tennis les faits sont là on ne sait pourquoi je reprends au suivant bref enfin hélas au suivant pour les pierres qui peut en douter je reprends mais n´anticipons pas je reprends la tête en même temps parallèlement on ne sait pourquoi malgré le tennis au suivant…
-TA GUEULE ! Interrompit Alice exaspérée. Cannabis ?
-Oui, bien sûr, fit le loir de l´intérieur de la carafe en lui offrant un joint de sa petite main.
-Merci. Répondit-elle simplement en l´allumant immédiatement, alors que la reine et ses troupes commençaient à débouler dans le jardin. "QU´ON LEUR COUPE LES COUILLES ! QU´ON…"
Mais Alice était tellement creveée qu´en se balançant sur sa chaise, elle bascula brutalement en arrière et tomba dans le vide. Comme elle tombait sur le dos, elle pouvait voir au-dessus d´elle les petites têtes du prof de philo hurler : "Mademoiselle Vigouroux ! Votre copie a deux semaines de retard ! " et la reine : "LES OVAIRES ! LES OVAIRES !" Ainsi que du loir, du lièvre, des dizaines de cartes, de Voltaire, de Rousseau, du chat du Chester, du papillon, du pigeon…tous penchés sur le trou qui s´était ouvert sous la chaise de l´adolescente.
Mais ils disparurent bientôt, abandonnant Alice à sa chute interminable où résonnaient les paroles du chapelier : "Votre copie a trois semaines de retard ! ".Et soudain, la chute s´arrêta, la jeune fille était toujours assise sur sa chaise, mais effondrée sur une table, les mains soutenant sa tête lourde endolorie. elle regardait vaguement devant elle, mais tout était flou. Lorsque sa vision devint à peu près nette, elle vit une trentaine de regards tournés vers elle et au milieu celui du chapelier qui lui disait :
" -Votre copie a trois semaines de retard !
-Beuh…Geuh…Répondit-elle, complètement déchirée.
-Excusez-moi monsieur, mais je crois que je vais l´emmener à l´infirmerie…Fit Clémence à côté d´elle en se levant. Puis elle aida la camée à se lever et à traverser la classe vers la sortie, trébuchant à chaque pas et lorsque Alice passa devant le professeur de philosophie, elle fit l´effort d´articuler : "Il est où ton…lièvre ? …? Hu ?"
"Beuh…Elle était puissante ta beuze, mais putain ! Qu´est-ce que j´ai mal à la tête !" Conclut-elle en sortant.
NOTE : Les lecteurs les plus éguéris auront reconnu tout au long de l´oeuvre des extraits de rousseau : "Rêveries du Promeneur Solitaire"
"Les Confessions"
de Voltaire : "Poème sur le Désastre de Lisbonne"
de S.Beckett : "En Attendant Godo"
de L.Carrol : "Alice au Pays des Merveilles"
Les lecteurs les plus "éguéris" ?? ? Que signifie donc ce mot ? Mon humble avis me suggère que tu voulais dire "aguerris", mais après tout je ne connais pas tous les mots (et serais ravi d´en apprendre de nouveaux^^)
Oui, c´était ça, dsl pour l´orthographe...
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sa fait longtemps que je ne suis pas venue voir ta fic mais mieux vaut tard que jamais.Trés drole j´ai bien aimés le votre copie à 3 semaine d retard mais le il est ou le lièvre est trés fort bref bonne fic
P.S.:Deathstone je pense aussi que le mot est agueris ![]()
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