Me revoici après x bides sur ce forum, pour poster ma dernière création, "Alice au Pays de l´Hallucinogène" après recherches, je me rends compte que c´est la première fois qu´un tele projet est entreprit, alors je suis fier de vous présenter cette redite du célèbre conte de Lewis Caroll...
Bon, cet essai n´est pas à prendre au sérieux, bien entendu, c´est plutôt un bad trip de ma part, un essai d´humour un peu grotesque...J´espère que ça va brancher du monde, et alors bonne lecture
Chapitre 1
« -Il fait beau, hein ?
-Bof…
-Meilleur qu’hier, quoi.
-Pas terrible…
-T’as raison.
-Ca sent bon ce que tu fumes.
-Ouais, mais elle est pas terrible…
-Oh regarde, Kévin là-bas !
-Laisse tomber, il est trop con ; il laisse sa braguette ouverte…
-Nan mais arrête, il est trop beau, ce mec, c’est un homme, un vrai, quoi…
-Romain est mieux !
-Pff…avec ses spots plein la gueule…
-Mais déconne pas, c’est lé délégué de la 1°STI !
-Ca compense pas sa petite bi…
-Ah ! T’as fais un mauvais accord là !
-Peut-être… »
Alice et Clémence se tenaient ainsi depuis une demi-heure à l’ombre de l’abri bus qui les protégeait de la chaleur infernale qui écrasait la grande rue au bitume brûlant. Le soleil tapait et illuminait les trottoirs sur lesquels passaient les gens assommés par la chaleur insupportable. Clémence sortait de sa guitare les mélodies et les poésies qui méritaient toutes les oreilles de la rue et l’attention la plus érudite, mais ne récoltait que l’ignorance et l’ennui profond de l’auditrice comme de l’artiste. Alice appuyait son menton tout rond dans le creux de sa petite main, l’autre tenait entre son index et son majeur aux ongles jaunis un mélange de papier, d’herbe et de substances plus ou moins illicites dont elle ignorait tout, sinon les effets relaxants. Elle portait quelques fois son bâton de papier blanc à ses douces lèvres roses et un peu enflées qui lui donnait cet air si gracieux et innocent avec sa soyeuse peau pâle, ses grands yeux bleus aux cils noircis et ses longs et épais cheveux ondulés.
« -Merde, il fait vraiment chaud, maintenant ! S’écria Clémence en ramenant sa mèche brune derrière son oreille d’un geste nerveux de la tête.
-Tiens, c’es la bagnole de la prof d’Espagnol…On va lui crever les pneus ?
-Non, on l’a déjà fait la semaine dernière, on va se faire gruger à la longue… »
Et alors qu’Alice prenait une nouvelle bouffée de sa cigarette, un bus s’arrêta devant elles et une nuée de petites vieilles ou de chouquins en descendit, mais juste avant que les portes ne se referment, une étrange créature descendit les marches de l’autocar à toute vitesse et s’immergea parmi les piétons. L’adolescente écarquilla les yeux puis se les frotta pour essayer de se ramener à la raison, mais comme elle le voyait toujours, elle se tourna vers son amie et lui demanda :
« -Euh…Dis-moi, c’est bien un éléphant rose que je viens de voir descendre de ce bus ?!
-Non, t’as trop fumé, c’est juste un lapin blanc, c’est parce qu’il a une veste rouge… »
Stupéfaite, Alice cligna des yeux pour évacuer les déchets que la fumée de son joint avait déposé dessus et se leva rapidement pour se lancer à la poursuite de ce curieux animal. Elle l’aperçut sous l’enseigne d’un café, tenant dans sa patte un lecteur MP3 de 6Go à clef USB qu’il avait du trouver pour 30€ au Carrefour du coin. Il dut lire l’heure dessus car il s’écria en hérissant ses poils et en relevant ses lunettes qu’il allait être en retard. Mais les gens étaient tellement blasés et si gris, si stoïques dans cette ville que personne n’arrêta son chemin pour prêter attention à cet extravagant personnage qui reprit sa course entre les piétons encore plus rapidement que précédemment.
Alice le suivit, curieuse de savoir où est-ce qu’un si singulier lapin albinos, doué de parole et de vie, contrairement à ses collègues du laboratoire de SVT, pouvait bien se rendre. « En retard ! Je vais être en retard ! » Marmonnait-il entre ses incisives. Bientôt, la grande fille dût hâter le pas pour ne pas le perdre de vue. Puis soudain, le rongeur s’arrêta, rangea son baladeur dans son veston et se baissa pour tirer de toutes ses forces une bouche d’égout qui grinça contre le béton, et après avoir jeté un dernier coup d’œil à son horloge, il plongea dans le trou, toutes pattes en avant.
Ahurie devant cette scène de rue dont la fréquence demeurait relativement faible, Alice se pencha sur le trou noir et essaya d’en distinguer le fond. Comme elle n’y parvenait pas, elle se demanda s’il ne valait mieux pas arrêter le chichon. Mais après maintes réflexion, elle se dit que zut, elle ne risquait pas de recroiser un lapin en retard à un rendez-vous avant son prochain cours de maths et décida de se lancer sur ses traces, et ce, coûte que coûte. Elle plongea à son tour dans la bouche d’égout.