pas encore... ![]()
to show the pic´
Ca fait au moins une semaine qu´on est censés l´avoir eue c´te suite... ![]()
Oui mais j´ai dit que j´avais pas eu trop le temps, because exams time à la fac. J´ai aussi dit que je m´y (re)mettais à la fin desdits exams, soit fin de la semaine. Vous pourrez me foueter si y´a rien le week end prochain. Et si y´a, vous pourrez toujours me foueter.
je pourrais te bruler la plante des pieds avec un fer rouge? ![]()
Ouf, il se sera finalement pas passé deux mois entre le dernier chapitre et celui-ci. Voilà donc, comme on dit, enjoy (ou pas)
Chapitre 10
« Si ma mère me voit revenir sans mon sac, elle va poser plein de questions. »
Timmy s’immobilisa, imité par le reste du groupe. Eddie n’avait pas tort, et bien qu’il eut envie de l’envoyer promener, il savait que ses parents aussi poseraient des questions s’ils le voyaient revenir sans ses affaires, et une dizaine d’heures plus tôt que prévu.
« La mienne aussi », répondit-il en se tournant vers Eddie.
Devant eux, la cabane se dressait dans l’obscurité, ombre à peine perceptible sur fond de ténèbres agitées par le vent. Son cœur se mit à battre plus vite tandis qu’il la contemplait. Il revoyait le monstre forcer la porte et s’accroupir face à lui, ses babines frémissantes perlant de salive, ses énormes pattes griffant le sol, ses crocs redoutables autant de mortelles promesses de souffrances. Il imagina la traînée de sang qui devait tracer le chemin du monstre à la porte. Il imagina le cerf décapité le fixant de ses yeux morts. Il imagina les cartouches de la carabine éparpillées sur le sol.
La main d’Eddie sur son épaule le fit brusquement sortir de sa rêverie.
« On entre, alors ? » lui demanda le garçon, l’air hésitant.
Timmy se dégagea de son ami, et considéra sa mine déconfite avec un mélange de satisfaction et de tristesse. Il était pleinement conscient d’avoir perdu son meilleur ami, et en même temps, éprouvait une forte jubilation à la pensée que c’était lui, en décidant explicitement que les deux garçons venaient de rompre leurs liens, qui avait mis fin à cette amitié. Même si le détonateur avait été la balle qu’Eddie avait tirée dans le cœur de son meilleur ami, la décision n’appartenait qu’à Timmy. Les décisions lui appartenaient ; cette nuit, il était le chef de la petite bande d’enfants terrifiés, lesquels se plieraient sans doute à sa volonté. Après tout, il avait survécu à un coup de fusil, avait tué le monstre qui les pourchassait. Guère étonnant dès lors qu’il fasse figure de héros pour les trois autres gamins qui ne demandaient qu’à sortir d’ici au plus vite. Si un adolescent courageux se trouvait parmi eux pour décider de la marche à suivre, alors tant mieux.
Même si l’accès d’adrénaline et de courage qui s’était imposé à lui dans la clairière face au monstre avait désormais disparu comme neige au soleil. A présent, il était aussi effrayé que les autres, chose qu’il arrivait à leur dissimuler de façon plutôt satisfaisante, à en juger par leur comportement. Aucun ne semblait voir ses mains tremblantes, qui, enfoncées dans ses poches, faisaient frémir le bas de son blouson. Aucun non plus n’avait remarqué comment sa tête pivotait dès qu’il entendait la moindre branche craquer. La tension qui s’était accumulée en lui depuis le début de la nuit avait atteint son paroxysme face au loup-garou, mais était bien loin d’être retombée une fois celui-ci mort. Il la sentait dans chaque fibre de son corps, retenue par un invisible bouchon, toute prête à exploser en un long soupir de soulagement dès que les derniers arbres seraient loin derrière eux. Autant y arriver vite, alors.
« Ouais, on rentre », répondit-il en s’avançant d’un pas décidé vers la cabane.
Il garda la main posée sur la poignée de la porte un instant, puis, retenant sa respiration, l’ouvrit à la volée, et actionna immédiatement l’interrupteur, sans se souvenir que la lumière ne fonctionnait plus.
L’intérieur était tel qu’il l’imaginait, à quelques détails prêts. La faible lumière de la lune et des étoiles l’éclairait par la fenêtre et par un trou dans le plafond. Le battant de la fenêtre brisée, sitôt la porte ouverte, se mit à rebondir sur le mur, répandant quelques éclats de verre au sol. Le bureau sur lequel le monstre avait pris appui avant de les poursuivre avait pivoté, traçant trois sillons par terre. Sous le coup du vent, une cartouche de fusil roula au sol vers les enfants, qui regardaient le cerf décapité, celui-ci posant en retour son regard vitreux sur eux. Entre lui et le mur étaient adossés les sacs à dos de Timmy, Eddie et Carol. Eddie s’avança vers eux, et tendit aux deux autres enfants leurs sacs respectifs. Ils les prirent en silence, et les passèrent sur leur dos. Lorsqu’ils furent prêts à partir, Timmy constata non sans surprise qu’ils attendaient son feu vert.
« Bon, on y va ou merde ? lâcha-t-il, une pointe d’exaspération dans la voix.
-Et le fusil ? questionna Lenny.
-Eh ben quoi, le fusil ?
-Oh rien, ironisa le garçon, je me demandais juste la tête de ta mère quand elle te verrait entrer avec une carabine dans sa cuisine. Ou de la mienne. Parce qu’on sait même pas où on va aller. Si on rentre chez nous, on va nous poser plein de questions, et personne nous croira dès qu’on parlera de loup-garou, pas vrai ? »
Carol et Eddie hochèrent la tête en marmonnant dans leur barbe.
« Tu suggères quoi, rétorqua Timmy, qu’on le laisse ici ?
-Et pourquoi pas, se défendit Lenny, le loup-garou est mort après tout ! On en a plus besoin !
Timmy haussa la voix.
-Et si y’en a d’autres ? Et si il est pas mort ? Et si-
-Ca va, arrête, intervint Eddie. Vu la gueule qu’il avait, il est mort, y’a pas photo. Et si y’en avait d’autres dans la forêt, ils nous auraient attaqué ensemble, tu crois pas ?
-Putain, mais t’en sais quoi merde ? T’es un expert en loup-garou maintenant ? »
Eddie fit un pas vers Timmy.
« Nan mais mon vieux est un expert en chasse ! Les animaux carnassiers attaquent généralement en groupes, surtout quand les proies sont plus nombreuses, il me l’a dit !
-Parce qu’il en chasse souvent des loups-garous peut-être ? Je décide qu’on garde le fusil. Si vous êtes pas d’accord, vous avez qu’à partir de votre côté les mains vide, moi je pars avec le fusil et des cartouches. On verra qui aura l’air con si quelque chose nous tombe dessus ! »
Eddie dépassa Carol et marcha vers Timmy, mains tendues.
« J’ai pas envie qu’on nous pose de questions », maugréa-t-il.
Timmy leva le fusil, immobilisant le canon à quelques centimètres du front de son ancien ami.
« J’ai pas envie de me faire bouffer », rétorqua-t-il.
Pendant le court silence qui suivit, il s’interrogea sur le nombre de cartouches qui restaient dans l’arme. Un rapide calcul inscrivit le chiffre un dans son esprit. Lorsqu’il vit Eddie baisser les bras, il baissa l’arme à son tour, sans toutefois renoncer à être vigilant. Il savait qu’Eddie était le genre de personne à attaquer dans le dos, au moment où l’on s’y attend le moins.
« Voilà ce qu’on va faire, dit-il. On va repartir chez nous. Avec le fusil. Des qu’on aura retraversé la rivière, on y jettera le fusil. Personne posera de questions. OK ?
-Ca me va, répondit Carol.
-Aussi, renchérit Lenny.
-Mouais, marmonna Eddie. Admettons. Mais on pourra pas retraverser la rivière de nuit, c’est trop dangereux. Va falloir trouver un autre chemin.
-T’en connais un ? interrogea Carol avec froideur.
-Non… mais je pense que le sentier dans la clairière peut nous faire sortir de la forêt.
-Pas question de retourner là-bas ! s’écria la fillette d’une voix aiguë. Pas avec ce monstre à côté !
-Il est mort, intervint Lenny. On va juste passer à côté. »
Carol se tourna vers Timmy et le fixa de ses yeux larmoyants.
« Je t’en supplie, chuchota-t-elle, des trémolos dans la voix. Je préfère tenter la rivière, n’importe quoi, mais pas retourner là bas ! S’il te plaît ! »
Le garçon garda le silence un moment, tiraillé entre ce qu’il pensait être le mieux, ses propres hésitations, et son envie toujours présente de faire plaisir à son amie.
« C’est d’accord, soupira-t-il finalement. On prend la rivière. »
Carol, hésitante, posa une main sur son épaule, et, se hissant sur la pointe des pieds, déposa un rapide baiser sur la joue de Timmy.
« Merci, murmura-t-elle.
-Euh…de rien, bafouilla Timmy. Bon euh… Ramassez les cartouches que vous trouvez, elles se sont éparpillées par terre. »
Il passa le fusil dans son dos, et se mit à genoux, cherchant les petits obus de métal dans l’obscurité. Carol fit de même près du bureau, et Eddie s’activa à proximité de la tête de l’animal. Lenny se mit à examiner le sol près de la porte de la cabane.
« J’en ai une ! triompha-t-il en levant la main.
-Continue, l’encouragea Timmy.
-Je crois qu’elles ont toutes roulé par là, je vois plus grand-chose. »
Dans le ciel, un long nuage effiloché passa devant la lune, rendant l’obscurité de la cabane presque palpable.
« Ah, j’en ai encore une, lança Lenny. Timmy, tu veux qu’on en prenne combien, parce que là je- »
Il y eut un bruit sourd, que Timmy associa à la chute d’un objet sur une surface en bois, et personne n’entendit la fin de la phrase du garçon. Timmy se redressa, les yeux plissés, et darda son regard vers l’entrée de la cabane.
« Lenny ? », appela-t-il, inquiet.
Dehors, dans le rectangle de la porte ouverte, il vit le sentier qu’ils avaient emprunté dans un sens et dans l’autre. Dedans, à côté de la porte, c’était le noir le plus total.
« Lenny ? » appela-t-il plus fort.
Aucune réponse. Aucun cri, aucun chuchotement. Aucun bruit, à vrai dire. Même la vie qui peuplait les ramures et les branchages des arbres semblait suspendre sons souffle, dans l’expectative.
Derrière lui, il sentit Eddie et Carol se rapprocher.
« Lenny, putain, c’est pas marrant ! » cria-t-il, sachant pertinemment que son ami ne faisait pas la moindre plaisanterie.
Il fit deux pas vers l’extérieur, avant que la main d’Eddie ne s’abatte sur son épaule.
« Qu’est-ce que tu fais ?
-Lâche-moi ! » grogna Timmy en se dégageant.
La main d’Eddie glissa alors de l’épaule de Timmy, et agrippa la lanière du fusil. Lorsque le garçon continua d’avancer vers l’extérieur, l’arme tomba de son dos, et resta suspendue à quelques centimètres du sol, au bout de la lanière, toujours tenue par Eddie.
Les yeux de Carol alternèrent entre le fusil et le dos de Timmy. Elle opta pour Timmy, et s’avança à sa suite. Eddie marcha à son tour vers la porte.
Lorsque Timmy, sortant de la cabane, tourna la tête vers la gauche, la première chose qu’il vit fut le visage calme et serein de Lenny. Les yeux clos, celui-ci semblait dormir paisiblement, comme si les quelques heures qui venaient de s’écouler n’avaient été qu’un rêve, ou un film visionné avant d’aller se coucher. Cependant, deux éléments venaient contraster avec ce tableau.
Le premier était le mince filet de sang qui, partant de la commissure des lèvres du garçon, coulait le long de son nez, et se perdait dans ses cheveux.
Le second était que son corps, à plus d’un mètre du sol, était soutenu par deux énormes bras poilus, et qu’une queue tout aussi velue balayait l’air devant son visage.
Le loup-garou qui tenait Lenny marchait rapidement vers leur campement.
Carol poussa un cri de terreur, et le monstre tourna la tête, son regard ambré hypnotique posé sur eux. Se retournant, Timmy constata qu’Eddie, resté en retrait avec Carol sur le seuil de la cabane, tenait le fusil dans les mains.
« Tire ! » Cria-t-il à son intention.
Eddie le regarda, hébété, et baissa lentement les yeux vers la carabine.
« Tire, bon Dieu ! » répéta Timmy, l’urgence perçant dans la voix.
Carol se mit à pleurer doucement, et Timmy, se précipitant vers Eddie, lui arracha l’arme des mains, et la pointa aussitôt vers le chemin.
Le monstre avait disparu.
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To be concluded...
MAIS NON! c´est Eddie qui doti mpurrir! T´as pas interet à tuer lenny
quoi que...
Mouarf, qu´importe, l´adorable petit toutou est de retour pour notre plus grand plaisir ![]()
Juste uen question: c´est toi qui as choisis cette mise en page? c´est assez... bizarre.
traduction:
MAIS NON! c´est Eddie qui doit mourrir! T´as pas interet à tuer lenny
quoi que...
Mouarf, qu´importe, l´adorable petit toutou est de retour pour notre plus grand plaisir ![]()
Juste une question: c´est toi qui as choisis cette mise en page? c´est assez... bizarre.
Euh... qu´est ce qu´elle a la mise en page?
Je sais pas.
linka a du bugguer.
Ahh...on l´aura attendu cette suite, mais on a pas attendu pour rien.
C´est toujours aussi bien, y´a plus rien à dire depuis le temps, juste à resouligner que pour moi ce texte reste le meilleur que tu as écrit. ![]()
Un jour ou l´autre il va bien falloir que je rattrape mon retard moi ...
C´est un fait: j´ai buggé...
Oubli ce que j´ai dit pour la mise en page.
Cher periannath,
Il me semble t´avoir déjà dit que j´avais lu cette fic, voir même t´avoir demandé la suite.
Bien
J´ai menti (
)
Mais je suis sur la bonne voie pour réparer ceci, en l´occurence je viens de me farcir le premier chapitre.
Très bon, magistral comme si c´était du Hobbit (
)
Je t´en dirai plus lorsque j´aurai progressé.
Une question : as-tu choisi le Maine comme ça, par hasard
![]()
Pas grave Linka^^
Merci pour ton commentaire Az, ça fait plaisir, d´autant que ce chapitre a eu un peu plus de mal à venir que les autres^^
Ostra
ca me ferait plaisir^^
Ash, c´est pas beau de mentir
Enfin merci quand même d´avoir commencé à lire^^
Et sinon, tu te doutes bien que le fait que l´histoire se passe dans le Maine n´est pas un pur hasard ![]()
Héhé, j´avois vu juste ma foy
Le coup de la maquette d´avion aussi, ça me rappelle quelque chose, mais non plus du King... right ?
Euh non, ca c´était comme ca^^
Sinon le chapitre final arrive bientôt, j´espere que la fin decevra pas tout le monde^^
C´est sûr que si tu nous sors que tout cela n´était qu´un rêve, t´as intérêt à courir vite... ![]()
Mince, je dois tout retaper maintenant ![]()
J´espère que tu nous fais marcher là, parce que sinon...MWAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
:serpette: (comprendra qui pourra...vaut mieux que toi tu comprennes pas
)
Voilà je viens de finir de lire même si je suis en retard (saloperie de partiels et de programation à 3 sous
) C´est toujours aussi bien, mais mintenant il me tarde de lire la fin quand même, va savoir où tout celà va nous mener
Bon courage pour écrire ton dernier chapitre, qu´il soit glorieux et plein d´éloges pour notre hobbit national ![]()