pourquoi tu vas pas bien??? ![]()
pour mes cheveux je les voulait bouclés d´une certaine façon et maintenant j´ai des petites frisettes!!! ![]()
lol faudrait que j´essaie de faire des locks ![]()
Laisse tomber, c´est juste un... vague à l´âme
j´espère passager. Bon, je me suis déjà fait réprimander par SkySoft pour blablatage, alors j´arrête ici aussi.
A +
alors tu vas poster la suite un de ces jours ou pas????
bin apparemment non... ![]()
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Eh bien en fait en ce moment, j´ai eu pas mal de... enfin d´occupations diverses et variées dirons-nous (entre autre la récriture d´Insania qui est loin d´être terminée) alors je n´ai pas eu le temps. J´y bosserai ces vacances, promis...
puisqu´il y a apparement des intéressés...
![]()
En effet ![]()
Mais je n´avais pas remarqué que tu avais fait un topic pour Voyage, sans quoi j´y serais venue poster... j´ai été faire un petit tour sur ton site et voilà que je remarqué qu´il y a plus de deux chapitres, les seuls que tu avais posté ici, sur Insania, alors évidemment je les ai lus et je ne suis pas déçue ![]()
Et bien merci, je vais faire mon possible pour continuer.
Ah, les idées, voilà bien notre problème à tous...!
Et bien, voila le sixth one
Peu d´action, encore une fois, mais j´essayerai de la faire démarrer au plus vite.
Enjoy donc ceux qui le veulent^^
CHAPITRE VI : L’auberge de « l’herbe verte » ;
Recouvert de sa cape poussiéreuse et sale, il passe les portes à genoux, les yeux hagards. Deux soldats l’interceptent.
- Holà manant ! Enev la belle n’a nul besoin d’un nouveau mendiant. Reste donc hors de ses murs.
Il le prennent chacun sous un bras et commencent à le traîner sans ménagement vers l’extérieur. ce faisant, leurs doigts touchent à travers le tissu maculé les brassières de l’armure de Leiji, et en l’examinant de plus près se rendent compte de son appartenance à une classe au moins aisée.
- Monseigneur ! Excusez nous, nous ne pouvions deviner… que ne l’avez vous dit plus tôt ?
- Pas eu… temps.
- Vous m’avez l’air en fort mauvais état. Sont ce des bandits qui vous ont fait cela ? De jours en jours ils sont plus nombreux. Venez, appuyez vous sur nous, je connais un établissement où l’on vous soignera bien.
Leiji prend appui sur les épaules des militaires, mais sa conscience l’abandonne bien avant qu’ils n’arrivent à destination. Cette dernière n’est autre qu’une auberge d’aspect relativement propre, chose qui se fait rare aux dires du soldat. « à l’herbe verte »
- Patron ! Un client pour vous ! Il est mal en point, mais je ne crois pas que ce soit vraiment grave. Mettez ses frais au compte de la ville.
Il laisse Leiji couché sur un banc, et s’en retourne de là d’où il vient. Le tenancier, petit homme courtaud et grisonnant, monte le voyageur dans une chambre avec l’aide de son fils. Il le dévêt et l’allonge sur le lit après s’être assuré qu’il ne comportait pas de fracture. Bien sûr, il ne peut ignorer la nature pour le moins étrange de son hôte.
Un plafond, composé d’une poutre principale sculptée et peinte de couleurs sobres et d’autres plus petites. C’est ce que voit Leiji lorsqu’enfin il émerge. Un certain temps lui est nécessaire pour se rappeler ce qu’il fait ici, sur un confortable matelas de plumes, bordé d’un épaisse couverture de laine.
Peu après, on frappe à sa porte. C’est l’aubergiste.
- Bon retour parmi nous, monseigneur. Comment vous sentez-vous après ce repos ?
- Incroyablement bien, par rapport à hier.
- Je vous ai appliqué un onguent que je tiens de mes ancêtres alors que vous dormiez. Vos muscles vous paraîtrons sans doute un peu raides, mais si vous ne restez pas trop immobiles, cela devrait passer rapidement.
Leiji se tâte à nouveau. Mis à part quelques courbatures, tout va bien. Puis sa main rencontre l’une de ses excroissance et la réalité lui revient tout à coup de plein fouet, comme une gifle. Il lève les yeux vers son interlocuteur et le dévisage gravement. Mais ce dernier sourit.
- Oui, je m’en suis aperçu. Mais je n’en ai parlé à personne. Je crois que je puis affirmer sans trop me tromper que je suis de votre bord.
Il prend un petit tabouret dans un coin et prend place tout à côté du lit.
- D’où venez vous ? D’une lointaine contrée inconnue ? Peut-être même des étoiles ?
- Non. Rien de tout cela. Mais je crains ne pas pouvoir vous révéler où vit mon peuple. Ils n’apprécient guère les humains, et en voir arriver soudainement les dérangerait.
- Oh, il est évidemment hors de question que je divulgue quoi que ce soit de ce que vous m’apprendrez. rien de ce qui sera dit en cette pièce n’en sortira. Il se trouve que j’ai grand intérêt pour les différentes cultures qui prennent place sur ce monde. La votre me semble tout particulièrement passionnante.
- Bien. Je vous fais confiance. Les miens vivent dans une forêt. Vous la nommez « bois aux sylvra ». et nous, nous sommes les sylvra.
- Ils ne sont donc pas une simple légende ? Mais vous même me semblez bien différents des rares gravures que j’ai pu voir.
- Je ne suis pas à proprement parler l’un d’entre eux, ou du moins ne suis-je qu’un hybride. Mon père est humain. Vous le connaissez peut-être, il a beaucoup voyagé lui aussi, et il a participé à une guerre, la dernière véritable en date. Son nom est Leiji, tout comme le mien.
- Leiji, fils de Leiji ?
- De la lignée des Dayamonoo.
- Oui, j’ai vaguement entendu parler de votre père, bien que son rôle dans la chute de l’Empire ait été ma foi bien éclipsée. J’étais encore jeune à l’époque. je revois encore le gradé débarquer en ville, tout essoufflé. L’armistice forcé fut la cause de nombreuses réjouissances. Cette ville était encore agréable à vivre.
Ses yeux se perdent un instant, puis reviennent brusquement à la réalité.
- Mais voilà que je m’étend. J’étais venu prendre de vos nouvelles, ainsi que pour vous annoncer que vous êtes mon invité aussi longtemps que vous le souhaiterez. Je vous demande simplement en échange que vous consentiez à consacrer quelques unes de vos minutes pour me parler de votre peuple. Bien sûr, je comprendrais que vous refusiez…
- Je n’y vois pas d’inconvénients. toutefois, j’espère que vous comprendrez qu’il y a quelques secrets dont je ne pourrais rien révéler.
- Bien entendu. Soyez donc le bienvenu. Vous pensez-vous en état de vous lever ?
Ses jambes flageolent un peu, mais tiennent pour l’instant.
- Venez prendre quelque nourriture, vous en avez grand besoin.
Leiji se trouve vite dans la salle principale, attablé devant une belle pièce de viande et un bol de soupe fumant. Le patron est en face de lui, tout sourire. Son nouveau client lui procure visiblement un joie rare. Une ambiance de discutions menées à mi-voix règne ici, crée par les autres pensionnaires.
- Alors, sieur Leiji, que venez vous faire à Enev ?
- Je voyage pour découvrir votre univers, vos coutumes.
- Honorable intention. Je crains malheureusement que certains des notre ne vous déçoivent.
- Toutefois, en chemin, il m’est arrivé mésaventure. Je ne voyageais pas seul, mais accompagné d’une jeune femme du nom de Ney. Elle est originaire de Worf. Nous admirions la Vallée Ardente lorsqu’une bande de pillards nous a intercepté. Ils ont enlevé mon amie après m’avoir assommé et roué de coups. Ils ont dit vouloir l’amener devant un certain seigneur Skaille pour qu’il la… pour qu’elle agrandisse son harem.
- Le seigneur Skaille est bien connu par ici. Il n’est pas un vrai noble, mais ses faits d’armes et ses manigances lui ont conféré un certain pouvoir. Il a ses terres non loin. On le dit à la fois cruel et généreux. Pour ma part, je ne sais trop que croire. La seule fois où j’ai eu affaire avec lui, il m’a acheté toutes mes réserves de bière. Il paye bien, et rubis sur l’ongle de surcroît.
- Je dois retrouver Ney.
- Sans vouloir vous en décourager, il possède sa propre armée, presque sa propre ville. Il a fait bâtir maints temples pour toutes les divinités majeures. Son harem doit être mieux défendu que cette ville. Si toutefois vous persistez, je crains ne pas pouvoir grand chose pour vous aider, mais je ferai mon possible.
- Vous avez déjà beaucoup donné pour moi. Vous n’avez nul besoin de vous engager plus avant. Je pense pour ma part aller quémander des informations dans la ville.
Le tenancier hoche de la tête, résigné.
Pas beaucoup d´action, mais le plaisir n´en est pas gâché! Bravo, encore une fois j´ai bien aimé
Je ne sais pas, j´aime l´ambiance de Voyage, j´accroche parfaitement, en plus le style d´écriture est très bon, fluide, ça se lit sans faim, ça!
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Et bien... merci. Sur le papier, j´ai encore de quoi faire un voir deux chap, après il me faudra travailler de nouveau...
Je posterai sûrement la suite demain^^
Tant mieux ![]()
Vala, chapitre VII treminé. Le premier réveillé gagnera le droit de le lire
A + donc...
Enjoy...
CHAPITRE VII : Jour de marché ;
Enev est une belle ville. L’architecture, principalement constitué d’une roche rougeâtre abondante, est assez massive, imposante. Les toitures de chaume couvrent le tout, temples mis à part. peu nombreux, ces derniers arborent toutefois un luxe assez exceptionnel. Leurs lauzes peintes de couleurs vives et frappantes se disputent l’honneur d’égaler l’arc-en-ciel. Les métaux précieux et les pierres rares encombrent presque les façades ouvragées. Les prêtres sont richement vêtus de longues robes à la couleur adaptée à leur culte, passant du bleu profond pour les serviteurs des divinités de l’Eau au noir velouté pour les représentants des Noires Déesses. Tous portent de lourds talismans couverts de runes.
Les fidèles apportent leurs offrandes. Ceux à qui la fortune n’a pas daigné sourire offrent ce qu’ils peuvent, volaille, céréales, tandis que d’autres donnent de grandes et belles idoles d’or.
La cité toute entière respire le calme, et les badauds, inexistants dans Worf, sont ici nombreux. D’autres s’affairent à grand bruit. Le marché bat son plein aujourd’hui. Il s’étend sur toute une place publique, et les tentures des étals se livrent en un gigantesque tableau chatoyant. Il n’y a aucun voleur en vue, pas même une bande de gamin. Leiji en comprend vite la raison. Des gardes montés, semblables aux pillards de la veille, patrouillent lentement. À leur passage, la population se retourne en leur jetant un coup d’œil plutôt inquiet avant de retourner à leur marchandage. Aucun doute, le seigneur Skaille a la mainmise sur cette cité, une emprise sous-jacente mais bien réelle. Il contrôle tout sans le montrer ouvertement. Ses gardes, l’air tantôt goguenards tantôt malveillant gardent toujours leur arme à porter de main. Ils semblent tout à fait prêt à s’en servir.
Visiblement, ces soldats sont très strictement régis par une discipline de fer. Aucun ne cherche à s’enivrer dans les tavernes qui pullulent. Ils ne taquinent pas plus la population, ni n’en abuse d’une quelconque manière. Mais ils se montrent impitoyables devant le fauteur de troubles et le châtient eux-mêmes. La milice locale, engoncée dans son superbe uniforme bordeaux, ferme les yeux. Soudoyée ou menacée, elle détourne les yeux. Et puis au fond, cela l’arrange bien que d’autres se chargent des voleurs et autres brigands.
Leiji marche lentement, à la recherche de celui qui pourrait le renseigner au propos de la forteresse. Mais ici, nul mendiant, aucun sans abri. Les gardes leurs fournissent du travail apparemment.
Il s’arrête près de l’étal d’un vendeur d’armes. l’artisanat local en ce domaine n’est pas mauvais et le choix est large. Il hésite un moment, puis désigne au vendeur une lame, visiblement bonne bien que dénuée de tout ornement. Le commerçant lui sourit et lui demande d’une voix un peu mielleuse :
- Il s’agit là d’une arme de troisième rang, monseigneur. Avez-vous l’autorisation adéquate de notre bon seigneur pour en acquérir une ?
- L’autorisation ?
- Oui, le seigneur voisin a offert ses services aux dirigeants de cette cité en matière de sécurité intérieure. Il a donc prohibé la vente d’armes classées du niveau deux à trois, sauf pour ceux qui obtiennent une dérogation.
- Je vois. Mais cela ne vous cause-t-il pas préjudice ? Entendez par là : cela n’entraîne-t-il pas un manque à gagner considérable ?
L’homme prend un air mi-désolé mi-contrit.
- Oh, bien sûr que j’y perd quelques deniers, mais le calme qui règne ici les vaut bien.
Il se tait un instant et baisse les yeux. Il fait signe à son client d’approcher et de tendre l’oreille.
- Pour ne rien vous cacher, je ne suis pas pleinement satisfait par tout cela, mais je ne puis l’afficher trop ouvertement. Ils sont sévères, vous savez.
- Je commence à m’en rendre compte. Vous vous en doutez à présent, je ne possède pas l’autorisation nécessaire. Que pouvez vous vendre à un pauvre acheteur tout juste muni de quelques pièces ?
- Uniquement ce rayon-ci.
Il désigne une partie de son échoppe où sont posées des dagues minuscules, presque de simples couteaux.
- Diantre ! Que voulez-vous faire de correct avec pareil instrument ?
- Désolé, mais la loi est dure. Mais vous même, que comptiez vous faire avec une arme ?
Son expression devient plus méfiante. Ses yeux se plissent derrière leurs épais sourcils. Un instant, Leiji est tenté de lui révéler la vérité, mais bien vite les mises en garde de son père lui reviennent en mémoire. Il invente donc rapidement :
- Je me suis récemment fait agressé lors d’un voyage, et ne possédant pas d’armes, je n’ai rien pu faire. J’ai donc décidé d’y remédier et de m’équiper un peu.
Un bel hématome au front vient en quelque sorte corroborer ses dires.
- Vous vous êtes fait attaquer ici ?
- Non, sur la route entre Worf et cette ville. Je n’avais heureusement pas grand argent ce jour là.
Il réfléchit, faisant distraitement tourner les lames dans ses mains.
- Je pense porter mon choix sur celle-ci. Combien en demandez-vous ?
- Elle est de bonne facture malgré sa taille.
Pour étayer ceci, il la plante profondément dans l’un des piliers de bois de son magasin. Sans effort.
- Je la tiens d’un voyageur qui avait bu jusqu’à sa dernière pièce. Jamais revu. Je vous la cède pour… trois deniers d’or.
- C’est d’accord.
Leiji renverse sa bourse d’où tombent trois disques de soleil. Il les pousse vers le négociant.
- Monseigneur, même si cela ne me regarde pas… c’est visiblement là votre dernier argent. Je ne sais si vous en possédez autre part, mais si tel n’est pas le cas, comment ferez-vous par la suite ?
- Je vous avoue n’en avoir aucune idée. Mais je désire acheter cette arme.
- Alors que ne marchandez vous ?
- Je ne suis pas d’ici, et connais mal vos coutumes. En quoi cela consiste-t-il ?
Après quelques explications, Leiji emporte la dague pour seulement une pièce d’or et deux de bronze.
Il continue à louvoyer entre les étals bruyants, songeant vaguement à ses finances. Soudain, un passant l’attrape par l’épaule, lui appuyant une courte lame contre le dos. Surpris d’y trouver une armure, il se fait rapidement désarmer par Leiji qui l’entraîne par la suite vers une petite ruelle.
- Alors, mon brave, qu’est-ce que cela ? Expliquez vous, et soyez convaincant ou je vous livre à ces soldats.
Le nouveau venu, nullement intimidé, éclate au contraire de rire. Deux autres homme les rejoignent, véritables colosses. Leiji se rend à l’évidence et range son arme. Il sait n’avoir aucune chance contre pareils géants.
Suspense... mais qui sont ces géants?!
Enfin bon, génial, comme toujours
Moi en tous cas je suis à fond dedans ![]()
Bravo bravo et vivement la suite!
Mmmmh... la suite ? Elle est sur papier. Je peux la taper mais... c´est long (en plus il me semble que le papier est assez peu clair, il me le faut retravailler^^) Bon, peut être pour un peu plu tard dans la soirée...
D´accord, je patienterai ![]()
Allez zop ! Deuxième chap´ pour aujourd´hui ! Ce n´est pas raisonnable, je le sais, mais je risque d´avoir quelques difficultés à taper dans la semaine qui vient, alors... enjoy !
A noter : l´accent des habitants d´Enev se rapproche de l´Espagnol par la prononciation des "j" comme de "r" un peu secs.
CHAPITRE VIII : Jamo de Toits ;
- Du calme, sieur Leiji. Mes compagnons et moi même ne vous voulons aucun mal. Nous avons un… ami commun, Onojo, ce bon aubergiste. Sous ses airs de simple tenancier, il est assez influant, ou plutôt assez écouté dans le milieux de tous ceux qui veulent voir ce seigneur partir. Il m’a donc averti de votre présence et de votre volonté. Je me présente, Jamo des Toits, pour vous servir.
Sur ce, il s’incline profondément.
- Nul besoin, je crois, de vous révéler quoi que ce soit, réplique Leiji, notre ami ne vous a certainement rien caché.
- Bien entendu. Mais suivez nous donc, ce n’est pas un lieu pour parler de ce qui nous occupe. Nous risquons d’attirer la garde de cette façon.
Faisant signe aux deux mastodonte qui n’ont pas bronché, il prend sans hésitation une direction qu’il semble bien connaître. Durant tout le trajet sinueux, il ne cesse de se retourner en jetant de rapides coups d’œil en arrière. Mais personne ne les prend en chasse. Ils arrivent finalement dans l’un des quartiers bas de la ville d’Enev. La rébellion des miséreux d’Insania et ses conséquences mémorables ont immédiatement conduit à un revirement des mentalités qui, après la chute de l’Empire, ont poussé les personnes aisées ou puissantes à employer plus de mendiants. Mais comme souvent, les leçons du passé ne profitent guère à plus d’une génération, et les ghettos ont rapidement été reformés.
Ici, les larges pavés de la route sont presque tous déchaussés, arrachés pour servir de brique dans les murs croulants qui bordent la voie. Leiji referme sa cape en devant pour mieux dissimuler son armure, mais ses efforts ne sont guère concluants. Tout le monde le fixe avec attention, certains acclament Jamo. A en juger par le nombre de personnes qui scandent on nom, il jouit d’un beau prestige ici. On jurerais un général parmi son armée après une victoire.
Ils finissent par entrer dans une petit cabane de bois. L’intérieur est presque dénué de meubles, à l’exception d’un large bloc de bois rectangulaire servant visiblement de table, ou en tout cas de surface de travail. Du chêne massif et mal dégrossit. Deux tabourets sont posés à côté. Un simulacre de cheminé, un simple trou dans le toit un peu aménagé, avec des cendres en dessous, fume un peu.
Les deux brutes soulèvent le bloc de bois, découvrant une trappe. En s’ouvrant, cette dernière cède le passage à un souterrain, visiblement court et peu profond. Une grande cave, plutôt. Jamo allume une torche et descend, suivi de Leiji. En bas les attend une petite pièce. Humide. L’odeur de moisissure est plus que forte, presque insoutenable bien que le voleur ne semble pas en souffrir. Il fait frais. Deux sièges sommaires et couverts de mousse qui n’a jamais vu la lumière sont plantés dans les graviers. Des panneaux de bois où poussent quelques champignons livides sont accrochés aux murs.
Jamo fait signe à son invité de prendre place.
- Et bien, sieur Leiji, quelles sont vos réclamations à propos du seigneur Skaille ?
- Il a fait enlever mon compagnon de marche, du nom de Ney. Je veux la retrouver.
- Je crois que je commence à voir… Savez vous pourquoi elle seule à été emmenée ?
- Les soldats ont parlé de « harem ».
- C’est en effet très probable. Le problème consiste donc en ce que ledit harem est l’une des places les mieux défendues de sa citadelle, ce qui n’est pas peu dire. Il faudrait un véritable siège, une armée en bonne et due forme pour le prendre. Et comme vous l’imaginez aisément nous n’en avons pas.
- N’y a-t-il d’autre moyen ? Ne pouvons-nous marchander avec lui ?
- Si, bien sûr. Avez-vous entre deux et trois centaines de pièce d’or ? A ce prix là, je ne pense pas qu’il fasse de difficulté pour vous rendre votre amie…
- Il ne me reste que peu de monnaie.
- Je m’en doutais. Sachez que j’ai pour ma part quelques camarades à sortir des geôles de ce triste sire. Nous tenterons la discrétion. Vous sentez-vous prêt à une action pour le moins désespérée ?
- Je vous suivrai.
- Fort bien. Nous autres gens de cette ville connaissons bien toute la forteresse, mais vous n’y avez jamais mit les pieds. Vous devriez vous y rendre et observer. Sans trop vous faire voir.
- J’y prendrai garde. Peut on accéder à son fief facilement.
- Bien sûr. Ce n’est pas uniquement une place forte, mais toute une petite ville. Les marchands viennent de loi pour y vendre leurs produits. Mêlez vous à cette foule, et dès que vous aurez passé l’huis, retenez bien tout ce que vous voyez. Chaque détail peut avoir son importance.
Il marque une pause, fixant profondément Leiji comme pour l’estimer.
- Il n’est pas tard, vous pouvez encore y aller aujourd’hui. Nous nous retrouverons ce soir, après le coucher des soleils, à « l’herbe verte ». C’est une place relativement sûre que l’auberge de ce bon Onojo. Il a connu cette ville avant la venue de ce suzerain de pacotille. Il souhaite la retrouver.
Jamo se lève. Il fait signe à son invité de gravir les marches vers la lumière.
- Une dernière chose, jeune homme. Ne tentez rien, la feraient ils passer sous votre nez, pour délivrer votre amie. Pas avant que nous soyons tous prêts. Vous vous feriez massacrer, et ce damné tenancier serait bien capable de ne pas me le pardonner.
- Entendu. Sincèrement, croyez vous que j’ai une chance de jamais revoir Ney ?
- Oh, si vous n’êtes pas exécuté sur le champ, ils vous laisserons peut être l’admirer en guise de dernière volonté. Cela mis à part, je n’en sais rien. Seuls les Dieux peuvent le deviner.
Oui, c’est une manière comme une autre d’éviter de répondre directement, songe Leiji.
- Laissez donc mes joyeux compagnons vous ramener de là où vous venez. La foule au dehors n’est pas méchante, mais elle a parfois de mouvements d’humeur un peu… brusques.