fais juste attention a ton ortho et aux fautes de frappe ![]()
Juste un détail ... comment tu es tombé sur ma fic ?
eh bien d´apres certains comments, tu etais un bon auteur, donc j´ai recherche ostramus, et je suis tombe sur celle la, entre autres ![]()
3. Une volonté de moitié
– Comment ?! vociféra le chancelier. Une semaine ! Mais jamais nous ne pourrons respecter ces délais !
– En fait cela dépend de notre volonté, répondit le plus calmement possible Ulrick. L´humain nous a dit que les occupants nous avaient étudié et qu´ils avaient déterminés que nous avions les moyens techniques de rassembler tout l´or du monde. Il concède le fait que l´or nous est indispensable dans certains secteurs. Ainsi ils nous laissent les composants de l´informatique et de la recherche. Ils veulent tous les stocks ! Tous sans exception et si il manque un lingot ils donneront la punition.
– Mais il est impossible de déterminer la quantité d´or que nous disposons.
Ulrick sortit prestement une fiche de sa veste et la disposa sur un rétroprojecteur.
– Les Etrangers, eux, le savent en tout cas.
Il marqua une pause pour que les membres de la conférence observent un moment la projection et poursuivit :
– Comment ? Je l´ignore, mais ils le savent, ainsi que bien d´autres choses sur nous que nous n´avons jamais réussi à déterminer.
– Donnez nous des exemples je vous prie.
– Ils peuvent donner le chiffre de la population mondiale en temps réel et à la personne près. Ils peuvent prévoir la météorologie sur plusieurs mois, ils peuvent également prédire les séismes en étudiant la géoactivité de notre planète. Ils savent la quantité d´argent, je parle de capitaux et autres flux ainsi que les comptes bancaires et les espèces, dans le monde. Et j’en passe.
Ulrick s’assit et observa les personnes présentes dans la salle. Il y avait le secrétaire des nations unies, les chefs d’états du G8, une flopée de militaires de tout horizon et des sommités de la communauté scientifiques.
Il savait pertinemment qu’aucune des personnes présentes n’était encline à céder une telle masse de métaux à des entités dont on ignorait tout, jusqu’à leur apparence. Les militaires avaient été bien déçus après le rendez-vous dans le ciel de Berlin car il n’avait aucune information tangible à étudier. Il était évident qu’ils devaient préparer une riposte dans l’éventualité ou la punition allait être un danger pour le monde. Les scientifiques, dont Ulrick, s’intéressaient davantage à leur technologie. En effet, la spatiopérégrination incombait la maîtrise et le contrôle d’énormes quantités d’énergie. Mais dans ce cas, il suffisait aux étrangers de transmuter du plomb par une simple accélération de particules. Ce fait troublant démontrait assurément que les intentions des Etrangers devaient avoir une finalité bien plus secrète qu’ils ne le prétendaient.
– J’en déduis, reprit Ulrick, à en voir la mine que tous ici présent vous faites, que vous allez refuser.
Les membres de l’assistance ne dirent rien. Ce silence eut pour signification un acquiescement collectif qui fut confirmé un instant plus tard par l’intervention du secrétaire des nations unies.
– Notre monde n’est pas préparé à se soustraire de ton son or, dit-il d’une voix solennel. De plus, les explications que vous a fournies cet être dans le cube ne laisse présager aucun danger. Il a était décidé que nous allons voir qu’elle va être cette punition, et nous agirons en conséquence.
Le simple citoyen qu’était Ulrick était ulcéré d’une décision aussi absurde, mais l’éminent scientifique qu’il était ne pouvait qu’admettre que c’était la meilleure solution pour le moment.
– Une batterie de tank sont déjà sur place, compléta le chef d’états major des Etats-Unis, des missiles sol-air sont à l’heure actuels en train d’être mis en place un peu partout dans la capitale et des F-15 se tiendront près le jour de l’échéance. Tous ces dispositifs sont, bien entendu, à titre défensifs.
En somme, les principaux gouvernements de la Terre ne donneraient rien, et si besoin est, ils étaient prêts à exterminer les Etrangers en cas d’une punition trop sévère, ce qui se traduisait en langage militaire par une attaque.
Les personnes présentes se levèrent, bafouant tous les protocoles, pour se retirer dans des salons privées ou d’autres conférences. Le sort du monde allait continuait de se jouait en coulisses, parmi les plus improbable spéculation.
« Qui sont les étranges ? Qui sont ces êtres venus de nulle part ? Quelles sont leurs véritables intentions ? Moi, je vous le dis : nul ne le sait. Depuis presque une semaine que ce cube lévite dans le ciel de Berlin sans jamais nous livrer un seul de ses secrets.
Ce soir, nous allons essayer d’y voir plus clair, ce soir nous recevons l’éminent professeur Wohllon de l’université Aravenstein de Düsseldorf. Oui chers téléspectateurs, j’ai l’honneur de vous présenter une des seules personnes à être entrer dans le cube et à avoir communiqué avec les Etrangers. »
Le public se mit alors à applaudir telles des otaries jusqu’à l’apoplexie sous l’injonction des panneaux lumineux. Ulrick apparut derrière un décor de plastique pour venir s’asseoir dans un fauteuil au confort précaire pendant qu’une musique rythmait l’entrée de l’individu.
Ulrick était plus mal à l’aise sur le plateau de télévision que devant des politiciens et des militaires à l’air torve. C’était Anna qui l’avait convaincu d’aller à cette émission de télévision populaire mais il le regrettait à présent. En fait, il avait surtout accepté de venir car ces mêmes politiciens et militaires ne désiraient pas s’expliquer en publique, déléguant aux scientifiques cette tâche pour le moins délicate.
– Bienvenue et merci d’avoir accepté notre invitation.
Ulrick se contenta de sourire et l’animateur enchaîna aussitôt.
– Vous êtes allé au péril de votre vie dans le cube afin d’en savoir plus sur les Etrangers, qu’avez-vous à nous dire ?
L’animateur était Frederik Linov, un homme maigre et barbu qui était la coqueluche du grand publique. Il fixait alternativement ses notes et Ulrick, lui donnant presque l’apparence d’un malade mental.
– En fait, répondit Ulrick, il n’y avait pas risque, d’ailleurs …
– Qu’avez-vous appris hormis le fait qu’ils veulent nous voler ?
– Un vol se fait contre la volonté d’un propriétaire, ici il sollicite notre plein gré sans quoi il nous affligerons une punition ; et …
– Venons en à cette punition ! s’exclama Linov consultant ses notes avec une rapidité déconcertante. Il paraît qu’ils vont nous attaquer.
– L’objet de la punition est totalement inconnu, ils ne veulent surtout pas que nous l’apprenions. Ainsi, personne ne le sait, on ne peut pas prétendre qu’ils vont attaquer, vu qu’en plus qu’ils prétendent être pacifiques. D’ailleurs …
– Les chars qui pullulent dans Berlin semblent dire le contraire.
– Les chars de Berlin ne sont pas allés dans le cube, rétorqua sèchement Ulrick qui commençait à être agacé d’être systématiquement coupé. Et si j’affirme que nous ignorons ce que sera la punition, c’est la vérité. Sans quoi, c’est comme si l’on me traitait de menteur et je ne le permettais pas. Les chars ne sont là qu’à titre préventifs, s’ils nous attaquent, ce qui est une possibilité, je pense que vous seriez bien content qu’ils défendent le pays.
Frederik ne parut pas le moins de monde gêné par les dire du professeur et il se mit à rire. Le publique se tordit d’hilarité à son tour aussitôt les panneaux lumineux enclenchés.
– Bien évidement, poursuivit l’animateur. Passons de ce côté militaire et intéressons nous aux Etrangers en eux-même. Combien de tentacules ils ont ? Ils parlent par télépathie ? Sont-ils asexués ?
Ulrick eut un mouvement de recul devant tant de questions et tenta d’y répondre le calmement posé malgré son antipathie grandissante pour l’homme qui lui faisait face.
– Et bien … nous n’avons pas vu les êtres du cube donc je ne peux pas vous dire. Nous ne les avons qu’entendu, mentit-il en sachant qu’Anna et Heinrich avaient tenu le même discours sous décision des autorités.
– Se sont des lâches si je comprends bien ?
– Enfin voyons non ! s’exclama Ulrick. A mon avis, ils ne font que prendre des précautions pour ne pas que leur apparence ne nous effraient, ce qui doit être logique car les films de …
L’animateur le coupa à nouveau en portant une main à son oreille pour dire.
– On me signale que c’est le temps de la publicité. Nous recevrons après le professeur Liothcein qui nous expliquera comment il est possible de voyager dans l’espace et également le célèbre auteur de science fiction : Elnar Von Frulseedorf. A tout à l’heure.
Frederik arbora alors un sourire presque narquois tandis que les régisseurs envoyaient la publicité. Sitôt le voyant lumineux qui indiquait la retransmission s’éteignit que l’animateur se tourna vers Ulrick. Bizarrement son air jovial et sympathique s’était évaporé comme une liasse de billet dans le portefeuille d’une femme.
– Je ne supporte pas que l’on me tienne tête, dit-il froidement. Vous aviez vos réponses et vous auriez dû vous y tenir.
Ulrick se remémora la lettre de la chaîne de la télévision avec le texte préétabli avec assez de blagues et d’ironie pour remplir une piscine olympique. Jamais il n’aurait accepté de se rabaisser à ce genre de pitrerie et il avait tout naturellement jeté le texte sans en apprendre la moindre ligne.
– En ce cas, il ne fallait pas m’inviter, rétorqua sèchement Ulrick.
Il voulut se lever et partir mais Frederik le retint fermement par le bras.
– Les gens ont peur, ils sont terrifiés par ces crétins de l’espace, il faut les ménager sinon plus rien ne va aller. Nous …
– Vous avez si peur de perdre de l’audimat ? s’enquit Ulrick sarcastique.
L’animateur voulut riposter mais la publicité touchait à sa fin et il fallait que les autres invités prennent place sur le plateau.
Ulrick sortit du bâtiment de la télévision avec un goût amer au fond de la bouche. Les choses prenaient une tournure des plus embarrassante. Les politiciens ne voulaient pas entendre parler des exigences des extraterrestres, quant à la population, elle refusait apparemment de voir la vérité en face et d’accepter son sort.
L’angoisse d’Ulrick envers les Etrangers se transforma alors en une formidable curiosité. Il était à présent avide de savoir quelle allait bien être cette étrange punition et comment le monde réagirait.
Et pendant qu’Ulrick passait devant les devantures des magasins dans la rue, une petite voix lui souffla dans la tête.
« Patience. Plus que deux jours »
Toujours aussi bien fait, même si on apprend pas grand chose (
la suite
). J´ai juste trouve la sequence avec l´animateur un peu trop "clichée", je veux bien qu´Ulrick n´ait pas donne les reponses qu´il voulait, mais l´interrompre sans cesse est assez suspect pour les telespectateurs, tout de même. Bien qu´il faille les rassurer, ils doivent quand même avoir envie d´entendre des paroles scientifiques.
Mais j´attends la suite, j´ai toujours une idée de qui sont ces ET et leur punition, mais je sais deja que ce n´est pas la bonne ![]()
Donc la suite. Vite. Merci ![]()
Merci d´avoir lu et commenté.
Disons que j´ai un peu caricaturé les émissions de télévision telle qu´on en a aujourd´hui. Personnellement, je trouve que même dans la réalité les présentateurs coupent souvent la parole à leur invité, il n´y a qu´à voir avec Patrick Sébastien ... enfin bref.
Par simple curiosité : c´est quoi ton idée de qui sont les ET ? Juste pour savoir si tu es proches ou loin de ce qu´ils sont vraiment ... ![]()
Eh bien je pense que ce sont les hommes du futur, ou quelque manipulation dans le genre, mais des hommes venant d´un lointain futur. Primo ce qui me conforte dans cette idée, c´est leur apparence:
"Il était évident que c’était un humain mais un humain peu ordinaire, cela va sans dire. "
On peut logiquement penser que cet ET est ce que represente l´evolution des hommes. Et egalement, leur faculte a pouvoir remonter dans le temps.Voila ce que j´imagine: notre civilisation a evolue, et nous avons un jour su que des extra terrestres etaient venu sur notre planete pour pomper notre or, ce qui eut un reultat benefique ( car je pense bien que la civilisation terrestre va finir par ceder, mais ca n´engage que moi ). Par la suite, dans un lointain futur ou le voyage temporel est devenu possible, nous avons compris que ces lointain ET n´etaient autre que nous mêmes. Pour combler la boucle temporelle, nous retournons dans le passe pour faire la demarche, et le temps suit normalement son cours.
Apres evidemment, on ne saura pas du coup quelle etait la punition prevue ( qui pour moi est l´enlevement de la faculte de pouvoir rire, c´est stupide mais c´est ce a quoi j´ai pense^^), et ca nous laisserait sur notre faim.
Mais evidemment, nous saurons tout dans la suite ![]()
J´ignore si tu as bien lu mais l´humain dans le vaisseau et l´intermédiaire entre les occupants du vaisseaux et les humains.
C´est une représentation de l´humanité en général. En gors, si on prenait l´ADN de tous les humpains sur Terre pour en faire une moyenne, cela donnerait le bonhomme en question.
Mais il est vrai que pas mal de chose vont avoir lieu dans la suite alors patience. ![]()
Ah alors en effet, depuis le temps que j´ai lu, j´ai du confondre certaines choses.
Bon j´arrete les posts inutiles et j´attends. Patiemment.
Lapatience a des limites ![]()
4. L’ultimatum
Tandis que la voiture roulait à vive allure, Ulrick contemplait au loin Berlin. Il avait toujours connu la capitale allemande comme une ville grouillante et active, et voir la métropole endormie de la sorte lui faisait un drôle d´effet. Depuis l´arrivée des Etrangers, toute la ville avait été entièrement évacuée pour être repeuplée de militaires et de scientifiques. A présent, seule la lueur des faisceaux de lumière provenant de projecteurs géants placés au sommet de plusieurs immeubles éclairait l’appareil extraterrestre de manière à surveiller la moindre activité suspecte.
Il était onze heure, le monde entier macérait dans une expectative insoutenable, chacun retenait son souffle et tous s’inquiétaient de ce qui pourrait advenir du monde une fois minuit sonné.
Le chauffeur prit un virage serré et emprunta une grande avenue. Au fond, on distinguait nettement le QG. Une véritable ville miniature avait émergé au milieu de la campagne dans la veille Teltow à plusieurs kilomètres de la capitale. Cette dernière était complètement déserte par simple mesure de précaution. Un observatoire de fortune culminant à plusieurs dizaines de mètres qui se démarquait des autres bâtiments avec son dôme de verre et d´acier qui brillait tel un phare dans les ténèbres. Mais au lieu de s´émerveiller devant ce spectacle, Ulrick angoissait en regardant sa montre : une fois de plus, il était très en retard.
La voiture se gara tout près de l´édifice. Quelques troupes soldats gardaient les lieux. C´était le début du Printemps mais la fraîcheur de l´Hiver persistait encore le soir et Ulrick réajusta son écharpe en s’approchant de grand édifice. Il faisait face à une tour résidentiel transformée pour l’heure en tour de contrôle militaires et en centre d’études scientifiques. En dépit de son retard, il prit quelques minutes pour regarder dans la voûte céleste le petit objet blanc impavide. Ce soir, à minuit tapant, le temps suspendrait son vol.
Il justifia son identité et se précipita dans la salle polyvalente qui avait été convertie en une vaste salle de réunion. Cette dernière touchait d´ailleurs à sa fin et ses principaux protagonistes en sortaient l´air soucieux.
Ulrick tapa du poing contre le mur et s´en voulut de ne jamais pouvoir être à l´heure à un rendez-vous, c´était tout simplement ...
– Enervant, n´est-ce pas.
Ulrick se retourna en sursaut et découvrit Anna Vonkrik appuyée contre une colonne, les bras croisés. Il reconnut aussitôt son visage au trait fin et sa chevelure de jais bouclée. Elle portait un tailleur bleu marin qui la seyait à merveille ainsi que son inséparable calepin noir sur lequel elle notait le moindre détail.
Elle sourit et prit Ulrick par l´épaule.
– Venez, allons discuter.
Anna prit soin d´éviter les politiciens et les militaires ce qui étonna Ulrick qui aurait plutôt imaginé qu´elle veuille les interroger sur des sujets divers. Il parcoururent un long couloir vitré et descendirent un escalier pour déboucher dans une vaste salle rectangulaire.
C´était une cafétéria avec des dizaines de tables soigneusement organisées où siégeaient quelques personnes.
– Je vous invite à dîner ? s´enquit Anna sur un ton malicieux.
Ulrick accepta gracieusement et prit place à une table près d´une large fenêtre. De là, on ne pouvait voir qu´une partie de la ville avec les silhouettes géométriques des immeubles qui découpaient l´obscurité.
– Cela m´étonne que le restaurant soit ouvert à cette heure-ci, lança Ulrick mal à l´aise devant Anna qui se faisait un chignon.
– Cette résidence sert de QG à peu tout donc c´est normal, regardez là bas, dit-elle en désignant de la tête un homme qui rongeait une pomme, c´est le président d´une association de science fiction qui a été embauché à titre de consultant. Comme je vous le disais, ça sert pour tout.
Ulrick regarda attentivement l´homme ainsi que les autres personnes présentes dans la salle. L’ultimatum des Etrangers prendrait fin d’ici une heure mais Ulrick s’étonna de constater que personne ne manifestait une quelconque angoisse ou ne semblait paniqué.
– Vous voulez quoi ?
– J´aimerais bien connaître leurs véritables intentions car tout ...
– Euh Ulrick …
Ce dernier détacha son regard de l´homme à la pomme et constata que la journaliste lui désignait un buffet. Ulrick sourit à son tour et se servit une simple assiette de salade tout comme Anna.
– La réunion était bien ? demanda-t-il.
– Vous n´avez rien raté de passionnant, répondit Anna évasivement. Les Etrangers refusent toute négociation, tout ce que nous avons pu obtenir ce sont quelques heures supplémentaires. Les autorités ont donné deux cents tonnes d´or que les gouvernements du monde ont donné. L’or a été placé sur le parvis devant le Reichstag et sinon on nous à ressasser les précautions et les procédures à suivre en cas d´attaque.
– Leur attitude est complètement ridicule, j´espère que la sanction leur ouvrira les yeux.
Comme s´il eut été mû par une énergie incroyable, le bras droit d’Anna fit apparaître le petit calepin noir d´un geste rapide et invisible. Elle appuya sur l´extrémité d´un stylo pour en faire sortir la pointe qu´elle déposa sur le papier, prêt à écrire.
– Vous savez qu´elle sera la punition ? s´enquit-elle les yeux effervescents.
Ulrick se mit alors à rire aux éclats.
– Moi qui croyais qu´on allait tranquillement dîner, vous ne faites, qu´une fois de plus m´interroger, et qui plus est vous me poser une question dont vous devriez déjà connaître la réponse car vous étiez avec moi dans le cube, à savoir non. Et quand bien même je connaîtrais cette fameuse punition, à quoi cela vous servirait que je vous le révèle seulement une heure avant qu´elle ne tombe ?
Anna posa ses affaires et se mit à rire à son tour.
– Décidément vous ne dérogez pas à votre réputation de brillant homme ... mais si j´étais vous je modérerais votre franc parler.
Ulrick repensa instantanément à l´animateur de télévision qui lui avait préconisé la même chose. Il plissa les yeux sans pour autant se formaliser de la remarque. Le serveur apporta à chacun leurs salades qui furent entamées l’instant d’après.
– J´en déduis que vous pensez que les Etrangers vont nous ... nous punir.
– Tout porte à le croire en effet.
– Pourtant l´or ...
– Voyons ! trancha Ulrick, ce sont des êtres capables de voyager dans l´espace et d´influer sur le temps à volonté. Ils sont bien plus intelligents que nous le pensons, bien plus que l´humanité toute entière même et c´est pourquoi je doute fort qu´ils ne se laissent berner par quelques lingots alors qu´ils ont des exigences très précises.
– Moi, fit Anna en mâchouillant bruyamment une feuille de salade, je pense qu´ils sont réellement pacifique et que s´ils sont aussi intelligents que vous le laissez supposer. Mais contrairement à vous, j’ai bon espoir qu’ils comprendront tout à fait que nous ayons besoin de cet or.
Ulrick sentit alors comme un frisson glacé dans ses entrailles. Ce que venait de dire Anna était en tout point ce qu´espéraient les Etrangers. Depuis le début il soupçonnait ces êtres de quelque chose, à présent il avait une confirmation que leur plan ce passait comme prévu. Les gens pensaient ce qu´il fallait penser.
– Ca ne vas pas ? demanda Anna en voyant Ulrick très inquiet.
– Ils se fichent de l´or, déclara Ulrick avec véhémence, ils préparent quelque chose de plus grand, de plus sournois. Il faut que j´avertisse le chef d´état major.
Il se leva mais il fut retenu par Anna qui le tirait par la manche de sa veste.
– Et que comptez-vous faire ? L´ultimatum prend fin dans environ une demi heure. Même s´ils vous accorde raison ils ne feront rien.
Ulrick se rassit, résigné. Il réalisa alors que les Etrangers avaient tout prévu. Ils connaissaient visiblement mieux l´humanité que l´humanité se connaissait elle même. Seulement, un détail clochait. Si le Etrangers préparait une invasion, ils auraient pu déjà le faire, de même pour une conquête, mais rien. Ils se montraient pacifiques, calmes et patients ; les Etrangers avaient un plan beaucoup plus minutieux et autrement plus complexe qu´un simple pillage d´or. Le problème à présent était de savoir de quoi il s’agissait.
Anna termina sa salade et la conversation se poursuivit sur un ton plus cordial.
– Dites moi, fit-elle, c’est de la simple curiosité personnelle mais comment cela se fait que tout le monde vous porte un tel crédit ?
Ulrick poussa sa propre assiette sur le bord de la table et réfléchit quelques secondes, juste le temps de se rappeler l’événement qu’il avait conduit à cette situation – il fallait bien l’avouer – très privilégiée.
– Je ne suis qu’un simple professeur de physique à l’université de Düsseldorf, rétorqua-t-il. Jamais on ne se serait intéressé à moi si je n’avais pas découvert un message extraterrestre il y a quatre ans.
– C’était vous ! s’exclama Anna. Je me rappelle vaguement de l’affaire, on n’avait jamais su qui c’était.
– Et pour cause. Le message était absolument indéchiffrable, à part une combinaison de fréquences. On croyait que c’était un pulsar à cause de régularité mais en réalité il s’agissait d’un compte à rebours et de peur que la population ne s’inquiète les autorités ont progressivement étouffé la nouvelle. Mais vous savez ce qu’il y avait de plus étrange dans ce décompte ?
Anna fit non de la tête.
– Il s’est terminé le jour même de l’arrivée des Etrangers, conclut-il d’une voix fatigué. Je ne sais pas pourquoi je vous ai dis ça, probablement que ça n’a plus d’importance aujourd’hui.
Ulrick se leva pour sortir mais il s’aperçut que la journaliste était complètement ébahie.
– Anna ?
– Et vous êtes sûr que le message est indéchiffrable.
– J’en suis aussi certain que je sais que les Etrangers n’accepteront pas l’or.
Et sans rien rajouter, elle le suivit à l’extérieur de la cafétéria.
Une foule gigantesque se pressait au sommet de la tour. Une vaste salle de commandement avait été aménagée avec une série de moniteurs, d’ordinateurs et d’appareils de télécommunications. Des scientifiques faisaient courir frénétiquement leurs doigts sur des claviers pour analyser le plus vite possible une masse considérable de données et d’informations. Au centre, une table ronde éclairée par un néon rougeâtre représentait la carte de Berlin avec des miniatures pour les blindés et les divisions armées positionnées dans toute la ville. Des hommes et des femmes s’agitaient en tous sens, et il régnait partout une tension presque palpable.
Dehors, sur la terrasse du toit, plusieurs télescopes, paraboles, radars, des caméras et autres engins de surveillance étaient braqués sur la ville et plus particulièrement sur le petit point rectangulaire qui entachait le ciel d’encre. Malgré l’activité bouillonnante qui régnait, un silence glacial pesait.
Il ne restait plus qu’une dizaine de minutes avant l’échéance et tout le monde était à son poste, parfaitement prêt à agir et à parer à toutes éventualités. Les pires scénarios, tels qu’une attaque massive ou la destruction totale de la capitale, avaient été imaginés afin de mettre sur pied des stratégies et des procédures pour y remédier s’ils se produisaient.
Plus que quelques minutes.
Ulrick dénicha une paire de jumelles et, comme la majorité du monde à cet instant, il regarda le cube blanc et attendit.
Anna se tenait loin et se rongeait le bout de ses ongles.
Ulrick débordait de curiosité. Il savait au fond de lui que les Etrangers refuseraient l’or et que la punition allait tomber de manière aussi froide et impartiale que la lame d’une guillotine.
Un cadran à affichage numérique décompta la dernière minute. Les secondes passèrent longuement et enfin, une rangé de zéro s’aligna.
Ulrick ne bougea pas et regarda le cube descendre lentement vers la ville.
Les Etrangers allaient atterrir.
Plus je lis et plus je suis convaincu que ton style est parfait et mériterait d´être édité.
Bon eh bien, suspens, angoisse, attente. J´attends la suite avec une tres grande impatience, en espérant que l´idée finale sera a la hauteur de ton imagination en matière de sf.
Allez un effort pour finir ![]()
Merci d´avoir lu (quelle rapidité !) .
Je sais déjà tout ce qui va se passer dans la fiction et je dix qu´on doit être à un gros quart mais pas plus.
Sinon quand à ce qui est d´être édité ... franchement je trouve pas ma fiction trop bien ni si bien écrite. M´enfin bon, on verra.
La suite arrivera ... ben en fait j´en sais rien et je m´excuse d´avance pour l´attente car j´ai tellement de fictions en route que je mets un temps fou pour les faire suivre.
Vali voilou
D´autres lecteurs peut être ?
Si, moi.
J´ai pas l´habitude de commenter les fics que je lis (Je sais je sais, je suis paresseux), mais là, je crois que ça vaut le coup. Je trouve que tu as un style à la "Dan Brown" et j´adore. Le moment d´angoisse est bien décrit, la réaction des gens est bien réaliste. Continue, finis cette fic. ![]()
5. Une chute providentielle
Lisa se repoudra le nez et refit le chignon de son épaisse chevelure rousse. Le résultat qu’elle observait dans le miroir lui convenait à merveille. Cependant, elle ne peut s’empêcher de défroisser une fois de plus sa blouse dans l’espoir d’être la plus séduisante possible.
Elle referma la porte de son bureau avec une grâce féminine bien à elle pour se diriger sans tarder dans une autre aile de l’université. Le retour du professeur Wohllon retour datait de la veille, pourtant elle était déjà au courant. Trop de temps s’était écoulé depuis. Il lui manquait tellement. Elle traversa les couloirs à une allure presque frénétique en croisant quelques-uns de ces élèves. Lisa avait horreur de se montrer impolie mais les circonstances ne lui permettaient pas de perdre du temps.
Elle arriva enfin devant une double porte blanche avec un petit écriteau indiquant : « Laboratoire d’astrophysique – Ulrick Wohllon ». Ses mains nerveuses saisirent la clenche. Lisa respira un grand coup puis enfonça la porte en arborant la mine la plus joviale de son vocabulaire.
— Bonjour professeur ! s’exclama-t-elle à l’attention de l’homme qu’elle aimait secrètement.
Mais alors qu’elle imaginait le professeur l’accueillir bras ouvert en lui rendant son sourire, et venir peut être même lui faire la bise, elle se retrouva nez à nez avec une femme qu’elle ne connaissait pas. Lisa recula tandis que son visage s’empourprait de honte.
— Je … vous …, bredouilla-t-elle tant la surprise de voir une femme dans le laboratoire d’habitude si désert de monsieur Wohllon.
— Lisa ? s’enquit une voix fatiguée dans son dos.
L’intéressée la reconnut immédiatement et se retourna en tentant d’offrir un sourire du plus bel effet.
— Bonjour professeur, répéta-t-elle, j’espérais …
— Bonjour, oui, coupa Ulrick sans ménagement. Je suis navré, mais nous sommes terriblement occupés et je vous prierais de bien vouloir me laisser seul avec mademoiselle Vonkrick.
Une lame transperçant sa gorge aurait été plus douce que l’impact qu’eurent les paroles de l’homme qu’elle affectionnait tant. Sans dire un mot, elle sortit, à la fois attristée mais aussi gênée d’avoir dérangé le professeur Wohllon. Mais avant de quitter la pièce, elle détailla la femme qui l’avait surprise. Svelte, grande avec un visage doux et malin qui se cachait sous une cascade de boucles d’encre. Lisa comprit en une fraction de seconde que cette inconnue ne pourrait être dorénavant qu’une rivale. Elle percuta les portes sans même prêter attention à l’individu qui entrait à son tour dans le laboratoire.
— Que lui as-tu dit pour qu’elle se mette dans cet état ? demanda l’homme en entrant à son tour dans le laboratoire.
Pas de réponse.
Il jeta un coup d’œil à la grande pièce encombrée d’ordinateurs et de matériels de recherche avant de distinguer la silhouette de son ami qui siégeait face à un écran. Le moniteur projetait une série de graphiques complexes qu’il n’eut aucune difficulté à reconnaître.
— Tu te remets sur ce mystérieux signal ? déclara-t-il d’un ton suffisamment tonitruant et amical pour se faire remarquer cette fois-ci.
Ulrick sursauta en projetant dans les airs des feuillets qui s’éparpillèrent à terre. Il sourit, serra la main son collègue puis annonça avec sérieux :
— Il faut qu’on parle Ludwig, il s’est passé beaucoup de choses à Berlin.
Lisa ne parvenait pas à se concentrer sur la résolution d’une équation pourtant enfantine. Une simple primitive.
Elle mit son état sur le compte de sa frustration vis-à-vis du professeur Wohllon plutôt que sur son incapacité à distinguer les couleurs depuis l’atterrissage des Étrangers et les troubles que cela lui avait occasionnés. Lisa ricana. Quelle idiote suis-je donc ! Le professeur avait forcément eu une modification de ses perceptions, altérées, comme tout le reste de la planète. Et c’est pour cela qu’il se montrait de mauvaises humeurs.
Oui, ça devait être ça.
Elle se souvint des informations, et notamment du fait que ces détériorations différaient selon chaque individu. Des gens étaient devenus sourds, d’autres souffraient d’agueusie. Lisa s’estimait heureuse d’avoir parfaitement conservé tous ses sens à l’exception des couleurs, transformant sa vision du monde en une simple palette noir et blanc, tel un vieux cliché.
Fichu étranger, maugréa-t-elle.
— Aucun changement, répéta Ludwig ébahi. Étrange…
Ludwig était le directeur du département de recherche de l’université de Düsseldorf, un homme franc, mais surtout lucide et fiable. Ulrick entretenait une profonde amitié avec cet homme à qui il venait de confier un secret.
— C’est également mon cas, fit Anna en croisant les bras. Nous n’avons pas été touchés par la punition des Étrangers, et je suppose que ce doit être le cas d’Heinrich Nierolch.
— Pourquoi ? demanda Ludwig.
— Tout simplement parce que c’est la seule autre personne avec moi et Anna à s’être rendu dans le cube, répondit Ulrick.
Il se tut un instant comme pour donner plus de gravité à ses propos avant de poursuivre.
— Tu es le seul au courant. Et j’espère que tu sauras te montrer discret sur la question sinon les gens auraient vite fait de nous lyncher par jalousie.
Ludwig opina de la tête. Il se perdit un instant dans ses pensées, en train d’imaginer une foule avec des torches et des fourches à la recherche des êtres différents. L’idée que les gens pourraient devenir réfractaires et xénophobes face à la normalité lui fit esquisser un sourire qui se noya dans sa moustache et ses rides naissantes.
— Et j’en déduis, au vu des graphiques et de cette révélation que tu espères percer le secret de ce message.
— C’est une nécessité absolue, confirma Ulrick. Le nouvel ultimatum laisse planer le spectre d’une autre punition, certainement plus puissante, et je suis sûr que nous trouverons des informations capitales dans ce message.
Lisa regardait avec d’autres professeurs dans leur salle de repos la télévision. On ne cessait de montrer les différentes variantes que la punition endossait, et les problèmes que cela engendrait.
Comme l’avaient clairement spécifié les Étrangers, l’intégrité physique des gens demeurait intacte et aucune destruction d’aucune sorte ne s’était produite. Lisa revit les images de la semaine dernière, le cube descendant lentement, vaporisant la montagne d’or pour remonter l’instant d’après.
Nouvelles exigences, nouvel ultimatum annonçait le présentateur en précisant les centaines de tonnes de platine que les Étrangers désiraient.
Nouvelle variable, nouvelle rivale dans la tête de Lisa qui calculait les conséquences de sa présence sur la relation, infime, mais bien réelles qu’elle avait construites tout le long de ces derniers mois.
Tandis que ses collègues se joignaient aux politiciens parlant à la télévision qui essayaient vainement de prévoir la nouvelle punition, elle se perdait en conjecture à propos de la manière dont elle pourrait rapidement retirer l’inconnue de l’équation.
Cette femme, pourtant en plus, donnait un résultat négatif.
— Pourquoi pas une modélisation tridimensionnelle ? proposa Anna.
— Nous avons déjà essayé cela, rétorqua doucement Ludwig.
Un ange passa. Les idées fusaient, mais les années de travail consacrées à l’étrange signal les terrassaient sans mal avec une montagne de tests et de vérification.
Ulrick se saisit du rapport dont il tourna les pages frénétiquement à la recherche d’une faille ou d’une possibilité non exploitée. Analyse spectrographique, sonique, ondes radios, neutrinos, décryptologie, et bien d’autres. Néanmoins, on recensait un point commun car dans tous les cas ; on décelait un modèle, un schéma cohérent qui ne relevait en rien du hasard ou d’un quelconque objet céleste.
— Tout ce qu’il faut c’est trouver l’abécédaire.
— Pardon ? s’étonna Anna.
Ulrick se rappela son manque criant de connaissances scientifiques, conjugué à une curiosité avide, presque inquisitrice dû à sa profession de journaliste. D’ailleurs, il se demanda un instant s’il avait été judicieux de l’inviter à venir avec lui. Poussée par la conviction de tenir un scoop ; elle pourrait révéler tout ça au grand jour et provoquer plus de panique que le monde ne supportait déjà.
— Disons simplement qu’il nous faut la clé, répondit Ludwig avec un ton des plus cordiaux. Comme toute serrure, il faut une clé pour l’ouvrir et c’est ce qu’il nous manque présentement.
— En ce cas, c’est impossible d’ouvrir si on ne possède pas cette fameuse clé, l’abécédaire comme vous l’appelez.
Instant de silence à nouveau. Les équations complexes d’Ulrick avaient fini par céder le pas à des gribouillis de formes abstraites : des cubes et des carrés s’entrecroisant. Visiblement, la fatigue l’envahissait.
— C’est une éventualité, admit Ludwig d’un ton plus inquiet, la pire à dire vrai … Cependant, dans la mesure où ce message émane d’une civilisation avancée et donc évoluée ; celle-ci a dû laisser dans le message lui-même la clé pour pouvoir le lire sans quoi le message se révélerait complètement inutile.
Anna sourit en griffonnant son calepin noir.
— On va revoir à zéro, et à manière cette fois-ci, dit-elle les yeux pétillants.
Les idées pétillaient dans la tête de Lisa à l’instar de zéros dans une matrice. Après avoir éliminé les solutions qui ne lui paraissaient pas viables, elle opta pour le café.
Son esprit mathématique dressa aussitôt les probabilités qu’Ulrick apprécierait. Celle qui consistait à lui portait une bonne tasse de café paraissait la meilleure. Elle avait déduit sa fatigue, certes sur le ton sur lequel elle avait été congédiait, mais surtout à partir des dires de certains proches du professeur. Apparemment, il était revenu à Düsseldorf pour s’éloigner de la pression dans la capitale et des tensions politiques.
« Merci Lisa » dirait le professeur Wohllon tout en souriant. Il se lèverait de son bureau étirerait ses membres endoloris par la travail et boirait le café pour retrouver de l’énergie la seconde suivante. « Heureusement que vous êtes là Lisa, Merci encore ». La télévision montrait des images de manifestants protestants contre les Étrangers, les politiciens affirmaient contrôler la situation mais tout le monde comprenait qu’ils ne contrôlaient rien du tout. Nul ne pouvait expliquer comment toute l’humanité pouvait être touchée. Le problème majeur étant celui de l’incapacité des savants à contrer le phénomène.
Lisa ne prêta aucune attention aux colères retransmises par les médias. Elle souriait bêtement en remplissant le filtre de la machine à café, radieuse à l’idée que le professeur puisse lui être reconnaissant.
— Regardez, fit Anna en sortant de l’imprimante un tirage d’une modélisation du message.
Elle pointa son stylo en divers endroits du schéma complexe et entoura certaines zones.
— On retrouve ces formes en plusieurs endroits, et en plusieurs tailles.
— L’étude faite à l’époque a révélé qu’il s’agissait d’un écho dû à l’émission du signal, ajouta Ludwig.
Anna le dévisagea. Il se sentit gêné à ce moment-là d’user de termes que la jeune femme néophyte ne pouvait saisir. Il reformula sa phrase comme un enseignant précisant une définition qu’il venait de donner à des étudiants qui n’avaient rien compris.
— Pour envoyer un message dans l’espace, il est nécessaire qu’il soit d’une très grande puissance afin de traverser tout le néant sidéral, mais surtout pour qu’il demeure compréhensible et que les informations restent intactes. Dans notre cas, l’énergie déployée lors de l’émission de ce signal fut tellement forte qu’il réside des échos dans la structure même du signal car il n’a pas eu le temps de se dissiper avant d’atteindre la Terre.
Ludwig se tut enfin, fort satisfait de sa prestation qu’il estimait claire et concise. Il fut très surpris de voir qu’Anna haussait un sourcil ostensiblement, la neutralité dominait son visage.
— Et ça se prétend astrophysicien, dit-elle alors en ricanant.
Elle arracha une page de lourd rapport pour la jeter vers Ludwig.
— Le signal provient d’une étoile située à plusieurs centaines d’années-lumière de la Terre. Si je m’en réfère à vos dires et à ce rapport ; toute l’énergie du signal aurait dû se perdre et le message même aurait dû en partie s’effacer.
Un ange à nouveau. De quoi peupler un paradis.
— Ce ne sont pas des échos, souffla Ulrick en écarquillant les yeux. Comment a-t-on pu passer à côté d’un truc pareil ?
Les deux hommes se ruèrent sur le schéma sous le regard amusé de la journaliste.
— Il ne reste plus qu’à trouver le modèle qui organise le tout.
Lisa chantonnait faiblement. Elle aurait même sautillé si elle ne tenait pas un plateau avec ses mains. Dessus, plusieurs tasses et une cafetière copieusement remplie qui fumait paresseusement.
« Je ne vous ai pas présenté mon ami Lisa je crois » disait Ulrick dans les rêves de la mathématicienne. « Elle m’est précieuse, une vraie perle ». Et Ulrick se tournerait pour lui donner une bise, devant cette pimbêche brune.
Bien qu’elle voyait tout comme un vieux téléviseur des années soixante, Lisa percevait des couleurs partout. Des nuées de bonheur flottaient dans les airs. Elle s’adossa à la double porte du laboratoire et appuya avec son coude sur la poignée pour ouvrir.
Lisa se reconnecta trop lentement à la réalité et ne s’aperçut que trop tard des larges feuilles qui jonchaient le sol. Elle se prit les pieds dans l’une d’entre elles et s’étala mollement tout du long sur le sol dans un bruit de porcelaine brisée.
Le café avait giclé partout ; formant des tâches et des arabesques sur les pages.
Ulrick n’était pas de nature à exploser, mais la colère fut à deux doigts de l’emporter. Au lieu de ça, il fixait d’un œil torve les schémas au sol, et en particulier les étranges taches brûlantes ; qui semblaient se lier avec les ronds dessinés par Anna.
Les fractales ! hurlait son esprit.
— J’ai trouvé l’abécédaire.
Il se précipita alors vers Lisa pour l’enlacer longuement. Puis, après lui avoir embrassé les deux joues, il prononça ses douces paroles à l’oreille de sa collègue qui jubilait :
— Merci beaucoup Lisa, sans vous nous n’aurions rien pu trouvé.
ce texte est sublime, je vous hais! ![]()
Merci d´avoir lu.
Tu pourrais pas faire un commentaire un peu plus détaillé STP. ![]()
Moi pas le temps de faire un commentaire maintenant car je dois partir, mais j´ai hâte de connaître la suite de cette histoire. ![]()
C´est une fic´ très prenante, dans laquelle le suspense et les évènements s´alternent à merveille ![]()
Malheureusement, je suis très très fatigué, d´où mon incapacité à faire un commentaire viable
Du coup, je me contenterai de ceci :
LA SUITE !! ! ^^
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Anonymous59, tyran à temps partiel ![]()
Merci d´avoir lu. Content que ça vous plaise en tout cas.
La suite arrive très bientôt. ![]()