Le changement de personne est volontaire, vous verrez relativement rapidement pourquoi
Pour ce qui est du scénar... il s´installe lentement ! Merci pour le com ^^
Mmh que faut-il faire pour faire en sorte que plusieurs personnes lisent ce qu´on écrit ? ![]()
lol bi moi non plus j´ai pas tout suivi mais ça a l´air original ![]()
L´originalité est une sorte d´obsession chez moi ^^" Je me focalise parfois même trop dessus...
Bon ben, même si y a pas beaucoup de lecteurs (je remercie ceux-là ^^"), je poste la suite, d´autant que c´est une des parties les plus courtes :
Je reste là, immobile, stupide. Mes pieds me retournent, je vois à nouveau la vieille. C’est vrai que ses lunettes sont marrantes. J’esquisse un sourire, qui retombe rapidement, trop rapidement. Pauvre aveugle.
C´est "ça" la suite?!
![]()
Ehh oui c´était ça ^^" Comme je l´ai dit, certaines parties sont très très courtes. Vàlà la suivante ^^"
« ‘Soir.
-Bonsoir mon chéri.
-Salut fiston. »
Ma tête ne s’est même pas tournée vers eux. Mais je crois que les leurs en ont fait autant, donc personne n’a à être gêné, finalement. Tant mieux ; s’ils avaient fait quelque chose que je n’avais pas fait, j’aurais sûrement eu droit à des regards réprobateurs toute la soirée, et ça me l’aurait gâchée. Comme si elle pouvait être réussie, de toutes façons. Mes pieds me font dépasser l’ouverture découpée dans le mur donnant sur le salon, sans porte, et m’entraînent directement vers une porte devant moi. Elle est vert pâle, comme délavée. La poignée est dorée, parsemée de tâches noires, là où la couleur s’est effritée. Je m’en rapproche inexorablement. Je me vois reflété dans la poignée. Un minuscule moi complètement déformé enfermé dans ce bout de fer. Un minuscule moi que ma main cache à mes yeux en le saisissant. La main s’abaisse, la poignée avec, puisqu’elle est dedans, et, miracle multi-quotidiennement renouvelé, la porte s’ouvre. Mon cerveau embrumé s’extasie un moment sur le fait, et mes pieds prennent le relais en me faisant franchir le fruit du travail inventif de générations laborieuses. Ma main, dans sa sagesse, referme le monument une fois leurs collègues du bas passés de l’autre côté. L’étape est passée.
Mes pieds poursuivent donc, comme si de rien n’était, comme si je venais de passer par une ouverture quelconque, et arrivent bientôt au niveau des escaliers. Ca aussi, c’est rudement malin. Le gauche se pose sur la première marche. La jalousie saisit bien entendu le droit, et c’est sans doute l’effet recherché, puisqu’il se soulève et ne retombe que sur la deuxième marche. Tels des gamins en train de se bagarrer, mes pieds m’emmènent donc au sommet de la construction.
Là, j’englobe le pallier d’un regard. Pas très grand, légèrement allongé, donnant sur cinq portes uniformément blanches. Chose qui peut paraître étrange, je n’ai jamais franchi le cadre de deux d’entres elles. Mes pieds ne l’ont jamais permis. Je ne connais pas la chambre de mon frère, ni celles de mes parents. Deux lieux totalement inconnus, ou entraperçus par un entrebâillement involontaire. Mes pieds ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Secondés par ma main droite, ils m’amènent droit dans ma chambre. Là, mes bras, lesquels obéissent scrupuleusement à mes mains, me débarrassent de mon sac rempli de classeurs, de cahiers et de livres qui pesait sur mon dos.
Un étrange flot de mélancolie m’habite. Je me rappelle le tremblement de terre que j’ai demandé le matin même, devant le lycée. Il a débarqué dans mon crâne, sans la moindre raison, et il bouscule sans ménagement mes pauvres neurones. C’est étrange de ressentir une telle émotion… pour moi, le passé est comme l’avenir, je n’ai pas à avoir de regret ou d’espoir, j’ai simplement à me laisser faire. « Pieds, mains, bouche. » Alors pourquoi cet étrange sentiment ?. ..
Ah, au moins c´est plus consistant^^. La "partie" d´avant, tu aurais pu la mettre en simple paragraphe au début de celle-ci^^. Bon, passons. Pour l´instant il ne se passe pas grand-chose, je me demande si tu vas pas nous raconter sa vie sans rien d´autre...auquel cas ça risque de sembler long, enfin pour moi. Il va arriver qqch, hein?
Mmh ça dépend de ce que tu entends par "se passer quelque chose" ^^" Parce que oui, il va se passer quelque chose, et c´est même déjà commencé, mais c´est un processus très lent... En clair, c´est effectivement sa vie que je raconte, l´évolution de sa vie qui commence par là.
(Mince je vais perdre mon principal lecteur XD)
Ben, on n´y comprend rien, on attend qu´il se passe quelque chose. Intriguant, c´est tout... J´attends de voir la suite.
J´ai dit "on n´y comprend rien", je me trompais. En lisant la deuxième page, j´ai changé de perception du texte. Ce n´est plus intriguant, je n´attends plus qu´il se passe quelque chose, j´ai compris le genre. Et j´attends la suite.
Ah et, au fait, ne te plains pas de n´avoir pas beaucoup de lecteurs : je n´en ai qu´un seul : Azerty
Et moi de temps en temps, KaiM, même si t´écris trop vite lol ![]()
Bon OK je vais ralentir...
NON, ne ralentis SURTOUT PAS!
Ca va, Az´, t´énerves pas... respire...
Chuis désolé de pas te lire KaiM :/ Si j´étais arrivé au début j´aurais vraiment suivi, mais là je n´ai pas encore eu le courage de tout reprendre... promis je vais m´y mettre
Jposterai la partie suivante de Moux tout à l´heure, vers 20h30 je pense ^^ Merci à vous pour les commentaires :D
Bon eh bien voilà la partie suivante
La porte de la chambre s’ouvre. Jack lève les yeux, allongé sur son lit, la tête appuyée sur ses mains qui se sont obligeamment placées sur l’oreiller, et contemple d’un air stupide la personne qui se tient dans l’encadrement du passage. Sa bouche décide de s’entrouvrir légèrement pour augmenter son potentiel de ridicule et son sourcil droit fait un écart de trois millimètres vers le bas par rapport à sa position habituelle.
L’autre adolescent, lui, sourit, nonchalamment appuyé au chambranle, les bras croisés, l’air d’attendre une réaction plus évoluée. Un ange passe, se fait déchiqueter par les molécules de dioxyde de carbone qui bataillent dans la pièce, et son cadavre s’écrase à terre pour devenir un tas d’atomes inertes. Pas une des deux paires d’yeux n’a rompu le contact entre elles pour s’attarder sur ce misérable spectacle, aussi l’ange aurait mieux fait de passer ailleurs, puisque son apparition a été complètement vaine.
La bouche de Jack décide finalement qu’il est temps de prendre une décision sérieuse. Elle déglutit un bon coup, s’humidifie les lèvres, et parle.
« Qu’est-ce que tu fais ici ?. .. »
Le sourire de l’autre s’agrandit encore, et, d’un coup d’épaule, il se remet d’aplomb sur ses jambes.
« J’me suis dit que ça ne te ferait ptête pas de mal de sortir un peu.
-Tu m’invites à sortir avec toi ?. .. reprend la bouche, après avoir remédié à l’affaissement momentané du menton. »
Un air consterné flotte un instant sur le visage de l’autre.
« Disons que je t’invite à venir un peu t’éclater et à profiter de la vie. »
Il se passe à cet instant quelque chose de très, très étrange. Jack ressent ce bouleversement comme une tempête ; ses pieds et ses mains se liguent contre la bouche. Celle-ci a prononcé un « Non, merci. » sans appel, mais les quatre autres n’en ont pas décidé ainsi, et profitant du fait qu’ils sont plus important que l’appareil locuteur, ont fait se lever Jack. L’autre croit un instant qu’il va se voir fermée la porte au nez, mais pas du tout, Jack s’arrête devant lui. Une brève lutte a lieu dans son corps, de laquelle la bouche ressort, piteuse, prête à obéir.
« On y va ? »
Un masque de perplexité recouvre le visage de l’intrus, rapidement remplacé par l’éternel sourire.
« Ok ! »
Jack n’avait jamais descendu les escaliers aussi vites. Pourtant, il les descend normalement, sur les talons de l’autre. Mais ce rythme normal est de loin supérieur à tout ce qu’il a expérimenté jusqu’ici. Jack est plus fataliste que tous les autres élèves de son lycée. Il est persuadé d’être le plus lucide, d’être le seul à voir le monde comme il est, et d’être le seul à avoir la seule attitude raisonnable face à la seule réalité. C’est peut-être pour ça que ses pieds vont si lentement. Sa mollesse mentale, générée par cette impression que rien ne sert à rien, se propage dans son corps, jusqu’à gagner son moyen personnel de transport, qui en déduit que marcher vite ne sert à rien. Il en va de même pour monter et descendre les escaliers.
Lorsque les deux adolescents passent par l’ouverture qui donne sur le salon, la bouche de Jack sent qu’elle ne doit pas totalement se laisser aller. La tête se tourne vers les deux adultes qui, hébétés, regardent leur fils sortir de la maison, le soir, accompagné d’un… ami. La bouche s’anime.
« Je sors. »
Ses parents ont besoin d’un instant pour réagir à cette incroyable situation.
« Très bien… très bien, oui… Ne rentre pas trop tard. »
C’est l’autre qui répond :
« Ne vous inquiétez pas ! »
Que va-t-il se passer? Le mystère reste entier! S´il y a des fautes, je ne les ai pas relevées, et une fois passé la surprise du genre du texte, il n´y a rien à redire.