Chapitre 5
Metallid
Le monstre de métal était au moins dix fois plus grand que Vaniel. C’était une sorte de golem de métal imposant. Tragon et Vaniel foncèrent sur le golem, épées levées, mais leurs coups ne firent même pas frémir le métal recouvrant le golem. Soudain, Metallid ouvrit sa bouche et un puissant et énorme rayon fut envoyé. Nos deux héros évitèrent le rayon et celui-ci fit un énorme trou dans la forteresse.
_ Il est extrêmement puissant, je n’ai jamais vu ça ! » s’exclama Tragon, accablé et impressionné « Si on pouvait entrer dans son corps avant qu’il ne fasse son rayon, on pourrait le détruire. »
Vaniel eu, en un éclair, l’idée qu’avait énoncé son ami.
_ Tragon, t’es un génie, on peut le battre, t’as donné la solution. » dit Vaniel, avec un sourire.
Il tendit son bracelet avec les quatre pierres élémentaires devant lui, frotta légèrement la pierre de l’eau et celle-ci s’illumina.
_ Apprêtes-toi à courir, Tragon ! » dit Maric.
Une aura blanche entoura l’élu et Tragon fonça sur Metallid. Le monstre de métal ouvrit sa bouche pour envoyer son rayon mais Vaniel, rapide comme une étincelle, envoya de plein fouet un rayon qui n’était pas de mana blanche, mais qui était un rayon d’eau. Metallid, surpris par cette attaque, était extrêmement affaibli. Une couche de rouille apparut instantanément sur tout le visage du golem de métal. Vaniel avait provoqué la rouille du métal avec le pouvoir de la pierre de l’eau et de la mana blanche. Metallid ne pouvant plus envoyer de rayon, il était vulnérable, mais il pouvait encore bouger. Vaniel, avec instinct, tendit ses bras et des lianes de matière noire s’agrippèrent aux bras du golem.
_ Dépêches-toi de rentrer dans le corps de Metallid, la rouille va bientôt disparaître ! » s’exclama Vaniel à Tragon.
Celui-ci s’exécuta, monta sur les jambes, après les bras et enfin les épaules. Il entra dans la bouche du golem, grande ouverte à cause de la rouille.
_ Excellent, maintenant, comme Tragon est dans le corps du golem, je vais libérer Amina. » se dit Vaniel.
Il détacha ses lianes et partit libérer la reine Amina, attaché par des cordes.
_ Putain, c’est un vrai bordel dans le corps de ce golem ! » s’exclama Tragon.
Il était au niveau des énormes poumons artificiels, rempli de fils électriques, de Metallid.
_ C’est bizarre, j’entends quelque chose, comme quelqu’un qui tombe…Qu’est ce qui…AAHHHH !! ! »
Une sorte de matière informe et noire se colla sur le poumon de gauche de Metallid, devant Tragon. Cette matière noire se divisa en dix et les dix matières noires se transformèrent. Dix êtres noirs aux corps squelettiques, Une tête en forme de gueule de dragon, avec des ailes et des doigts crochus se formèrent.
_ Et merde, des démons ! » s’écria Tragon de rage « Bon, je vais m’occuper d’eux, je n’ai pas beaucoup de chance car les démons sont très puissant, voire trop puissant. »
Il sortit sa flamberge, prêt au combat. Les démons foncèrent sur lui, leurs griffes tranchantes levées. Tragon, d’un coup de flamberge trancha l’un des démons en deux dans le sens de la largeur. Mais d’un coup, l’armure que portait Tragon commençait à fondre sur certains endroits. Il comprit pourquoi. Le liquide qui animait les démons n’était pas du sang, mais de l’acide.
_ Si je veux les vaincre, je dois les abattre à distance. »
Il prit son arc et tira sur les démons les plus proches. Mais ils ne semblaient pas arrêter leur course. C’est comme si les flèches ne leur faisaient rien. Tragon ne comprit pas pourquoi.
_ Le métal des pointes des flèches est identique à celui de la lame de l’épée. A moins que… »
L’idée qui lui était passé dans la tête était improbable, voire surréaliste. Et pourtant…
Tragon posa ses armes et leva les bras, en signe d’abandon.
_ C’est bon, vous avez gagné, je me rends ! » déclara-t-il aux démons « Si vous voulez me tuer, je suis d’accord, mais à une seule condition : Je veux que vous me tuez avec mon épée. »
Les démons, qui comprenaient le langage humain, étaient moqueurs. Ils ne pouvaient pas croire qu’ils pouvaient gagner aussi facilement.
_ Si ça rate, je suis perdu… » pensa Tragon, la sueur coulant sur son front.
Voyant qu’ils étaient en avantage, l’un des démons exécuta l’ordre de Tragon et ramassa la flamberge. D’un seul coup, comme un éclair, les démons tombèrent face contre terre. Ils étaient morts. Tragon ne pouvait pas le croire, c’était impossible. Mais sa pensée revenait à détruire Metallid, pour sauver Amina, l’amour de Vaniel…son frère.
_ Merde, je n’arrive pas à détacher tes liens, Amina ! » s’exclama Vaniel.
Il n’avait plus de force. En esquivant les coups de Metallid, Il s’était fatigué tout seul. Soudain, il entendit le coup du golem de métal allant vers lui. Il esquiva le coup et vit, en se retournant, que Metallid n’avait plus de rouille sur sa tête.
Vaniel esquiva un deuxième coup de poing de Metallid en partant vers la gauche mais le golem riposta en envoyant un autre coup de poing que Vaniel, encore en pleine esquive, se prit de plein fouet. Celui-ci fut assommé et s’écrasa par terre. L’élu essaya de se relevait mais cracha du sang sur le sol.
_ Je n’en plus, mais je dois battre Metallid, sinon la planète est condamnée. » murmura Vaniel.
Soudain, Maric vit que son ennemi préparait un rayon, mais pas en sa direction…mais en direction de Amina ! Le rayon fut envoyé…Elle était perdue...
Soudain, Vaniel, courant comme si des ailes lui étaient poussés dans le dos, se mit devant Amina.
_ TU PEUX PRENDRE MON AME, MAIS TU NE PRENDRAS PAS LA SIENNE !! ! » cria Vaniel.
Il se prit le rayon de plein fouet. Son armure éclata tellement la puissance condensée dans ce rayon était grande. Personne ne pouvait résister à une telle puissance. Le rayon se dissipa. Il se tenait là, sans armure, avec seulement son pantalon de soie et la pierre des quatre sources attachée à une chaîne. Il était en sang, les bras écartés comme le Christ. Un cœur noir apparut sur son torse, des ailes de démons sortirent de son dos.
_ Qu’est ce qui t’arrives ? » murmura Amina, bouleversée et en larmes.
Vaniel ne répondit pas.
Une aura noire l’entoura.
_ Tu es condamné, Metallid ! » s’exclama Vaniel « Tu pourras t’expliquer avec ton maître en enfer ! »
Il envoya un rayon de mana noire, tellement puissant qu’il pourrait pulvériser une planète, vers la tête du golem. Celui-ci essaya de riposter, mais sa tête éclata en mille morceaux. Des files électriques et des mécanismes incompréhensibles étaient détruit.
_ T’as failli me tuer Vaniel, t’es malade ! » s’exclama Tragon en sortant du corps de Metallid « Heureusement que j’ai ét… »
Il s’interrompit et vit Vaniel, ses ailes de démons rentrant dans son corps, visiblement affaibli. L’élu s’évanoui, trop faible pour bouger. Tragon aida Maric à se relever et celui-ci reprit ses esprits.
_ Va…Délivrer…Amina… » murmura l’élu à Tragon.
Tragon exécuta l’ordre et détacha la reine Amina de ses liens, aussi affaiblie que Vaniel. Le guerrier à la flamberge allongea par terre Amina, et Vaniel, qui avait encore besoin de repos, s’allongea également.
Environ deux heures plus tard, ils se relevèrent, encore affaiblis, mais en état de combattre.
_ Vaniel, je dois te parler seul à seul. » dit Tragon, amenant l’élu à l’écart.
_ Qu’est ce qu’il y a ? » demanda Vaniel, étant assez à l’écart de la reine.
_ Et bien…Quand j’étais dans le corps de Metallid, des démons m’ont attaqué, et j’ai découvert que quiconque d’autre que moi touchait ma flamberge mourrait instantanément. Et je sais que seuls les épées contenant une partie de l’épée du fils de Miséria tuaient quiconque qui n’avait pas son sang dans les veines. Donc je suis l’un des descendant du fils de Miséria... Donc ton frère. »
Vaniel fut secoué en à peine quelques secondes.
_ C’est impossible, je n’ai jamais eu de frère… »
_ Si, et on est des faux jumeaux, car j’ai également dix-huit ans. »
_...Mes parents sont morts alors que je n’avait que… »
_ Trois ans. » répondit enfin Tragon « Après la mort de nos parents, on n’a été séparés. Je suis allé chez mon oncle et ma tante, et toi chez le roi. Et comme mon oncle et ma tante ne s’entendaient pas avec nos parents, ils m’ont torturés. Le roi a sûrement demandé à mon oncle et ma tante de changer mon nom et de me donner celui de ma tante. Le puzzle se reconstitue peu à peu. »
Soudain, un portail dimensionnel s’ouvrit.
_ On n’a pas de temps à perdre, Tragon…Mon frère. » dit Vaniel avec un sourire.
Tragon renvoya le sourire et lui, l’élu et la reine Amina entrèrent dans le portail dimensionnel. Instantanément, ils se retrouvèrent sur une passerelle de métal large de dix mètres, au sommet d’un volcan en fusion. Ils étaient au sommet du Titanos, l’immense volcan du continent Flamas qui abritait la source du feu.
_ Le destin va se jouer ici. » dit une voix d’outre-tombe.
C’était Vatron. Il était armé d’une épée longue d’une lame de un mètre, avec une poignée et une garde recouvertes de chair humaine et de sang.
_ Ma chair recouvrant mon épée va me porter chance. » dit Vatron comme si il avait lu dans les pensées de Vaniel.
_ Que le destin décide de nos sorts.» dit Vaniel en sortant ses épées.
Tragon, avec sa flamberge se trancha légèrement le bras et du sang coula. Vatron était en extase en voyant tout ce sang coulait.
_ Retiens bien cette scène car tu ne la verras plus jamais. » dit Tragon, flamberge prête au combat.
Chapitre 6
Vatron
Une haine trop grande émanée entre eux.
_ Bon, on va s’organiser pour le combattre, je passe dev... » dit Tragon.
_ Non je le détruirais tout seul ! » s’exclama Vaniel en interrompant son frère.
Il fonça sur Vatron, l’homme qui avait corrompu son âme...
L’élu fit un coup vertical avec ses deux lames que son ennemi bloqua. Un autre coup de Vaniel, horizontal et avec une lame cette fois, fut esquivé. D’un seul coup du plat de la main, Vatron fit lâcher les armes de Vaniel et l’attrapa par le cou. Vaniel était immobilisé. Il avait de plus en plus de mal à respirer.
_ Pauvre insecte, et dire que tu es l’élu qui devait sauver cette espèce de vermine qui sert de population dans cette planète. » dit Vatron d’un ton menaçant en serrant son étreinte.
Vaniel était à un mètre du sol.
_ Lâche-le ! » dit Tragon en avançant vers Vatron, sa flamberge à la main.
_ Pourquoi je le lâcherais, espèce d’insecte ? » dit Vatron d’une voix doucereuse.
_ Tu te trompes d’élu, c’est moi l’élu. » dit Tragon, un sourire narquois apparaissant sur son visage.
_ Je ne te crois pas. » dit Vatron.
_ Si, on est deux élus. » dit Vaniel dans un souffle « Nous sommes jumeaux, Tragon et moi ! »
Vatron fut bouleversé. Il balança Vaniel et celui-ci atterrit, environ dix mètres plus loin.
_ Il m’a trahi... » balbutia Vatron.
_ Reposes-toi, je m’occupe de Vatron. » murmura Tragon à Vaniel.
Tragon était armé, flamberge parallèle au corps.
_ Ce n’est pas grave, que vous soyez un ou deux, je vous tuerai ! » rugit Vatron.
Il fonça sur Tragon et attaqua. Tragon bloqua le coup de sa flamberge et repoussa Vatron un peu plus loin. Le frère de l’élu s’avança d’un pas décidé et fit un coup vertical que Vatron bloqua. C’était une sorte de ballet quand ses deux hommes combattaient. Les coups partaient dans tout les sens et des reflets d’acier apparaissaient et disparaissaient en à peine un dixième de seconde. Encore une fois, Tragon repoussa Vatron.
_ Si on ne meurs pas par la lame, on mourra par la mana ! » s’exclama Vatron.
Une aura noire l’entoura et des ailes de démons lui poussèrent dans le dos. Il envoya un rayon de mana noire surpuissant sur son ennemi. Le rayon atteignit sa cible. Tragon était perdu... Une énorme nappe de poussière fut produite.
_ NON TRAGON !! !! » cria Vaniel.
Mais quelque chose d’étrange se produit.
Sous la nappe de poussière, on distinguait une lumière. La nappe se dissipa. On voyait Vatron, encore en train de produire son rayon avec toute la mana qu’il possédait, et Tragon, debout, une aura blanche l’entourant, en train d’envoyer un rayon de mana blanche ultra puissant.
_ C’EST IMPOSSIBLE UNE TELLE PUISSANCE ! » hurla Vatron, les yeux injectés de sang et à bout de forces.
Soudain, Des ailes d’anges de trois mètres d’envergure sortirent du dos de Tragon dans un geste magistrale. Son rayon fut dix fois plus puissant.
_ La mort t’accueille à bras ouverts, Vatron. » dit Tragon d’un ton doucereux.
Le rayon de Vatron fut absorbé par le rayon de Tragon et le créateur d’Oméga, le maître de Calomnis, fut détruit. Tragon revint à son état normal, prêt à combattre même après avoir utilisé la mana blanche mais assez fatigué.
Soudain, un énorme monstre d’acier et d’inox apparut, couvert d’une immense armure de métal noir qui le couvrait de la tête au pied. Mais quelque chose n’était pas normal en lui. Il avait, posé sur le torse, quatre énormes pierres lisses posés sur des stèles. C’était les quatre sources.
_ C’est Oméga ! » s’exclama Maric.
Mais soudain, Oméga explosa dans une gerbe de métaux et d’étincelles, et les quatre sources tombèrent et se posèrent sur le sol, leurs stèles face contre terre. Les sources étaient formés en un large carré. Une cinquième pierre entièrement noire de forme semblable aux sources apparut au centre des sources. C’était la source de l’ombre. Un homme apparut sous un tourbillon de ténèbres. C’était Calomnis. D’un seul cran, la haine et la rage que contenait Vaniel s’amplifièrent.
_ Comme on se retrouve, Vaniel. » dit Calomnis de son ton doucereux habituel « Bonjour, Tragon. »
Tragon fut terrifié. Comment Calomnis savait que son prénom était Tragon ?
Le guerrier à la flamberge garda son calme et resta impassible.
_ Je vois que vous avez détruit Vatron et Oméga...Je n’imaginais pas que vous pourriez aller aussi loin...Mais maintenant, la fête est terminée ! »
Il sortit sa longue et fine épée et se mit en position pour combattre.
_ Tu vas payer pour toutes les années de torture que j’ai subi, Calomnis ! » rugit Vaniel.
Il sortit ses épées et fit un doigt d’honneur à l’adresse de son ennemi.
_ Nos parents sont mort à cause de toi, leur colère sera apaisé après ta mort ! » aboya Tragon, sa colère augmentant à mesure que les secondes défilèrent.
Le combat final était proche...et la vérité également.
Chapitre 7
Calomnis,
La vérité
Les deux élus foncèrent sur leur ennemi commun, et exécutèrent chacun un coup vertical que Calomnis bloqua avec son épée dans une facilité presque étrange. Vaniel exécuta un autre coup vertical et Tragon un coup horizontal que leur ennemi para en un seul mouvement. Calomnis, en un seul coup, trancha légèrement le cou de Tragon et, par une force invisible, le fit voler jusqu’au pied de la reine Amina. Il avait de plus en plus de mal à respirer. Amina sortit un mouchoir de soie et le posa sur la blessure.
_ Tu ne pourras compter que sur toi à présent Vaniel ! » s’exclama Amina.
Maintenant, Vaniel et Calomnis était seul à seul. Mais d’un seul coup, Calomnis jeta son épée dans la lave.
_ Vas-y, essaye de me tuer, et tu ne connaîtras jamais la vérité. » dit Calomnis de son ton doucereux habituel.
_ Quelle vérité ? » demanda Vaniel.
_ Tu te demandes pourquoi je sais tout sur toi, Vaniel, n’est ce pas ? »
_ Exact...Et alors ? »
_ Je suis ton futur... » dit Calomnis dans un air de triomphe.
_ C’est impossible. » balbutia Maric.
_ Rien n’est impossible dans ce monde, Vaniel. La source de l’ombre permet de franchir les barrières dressés par la nature. Si tu veux savoir la vérité, pose tes épées et donne les à Amina. »
Vaniel hésita et finalement, donna les épées à Amina.
_ Je t’écoute Calomnis. »
_ Quand j’avais encore quatorze ans, j’étais encore Vaniel Canoïm, l’élu qui devait combattre Vatron, le seigneur du mal qui, en désactivant les quatre sources mais en activant en secret la source de l’ombre, a crée le monstre ultime, Oméga. Je réussis à faire prisonnier Vatron et à enfermer Oméga dans la dimension parallèle, dans la forteresse où tu as vécu pendant quatre ans. Mais onze ans plus tard, Oméga réussit à s’échapper et tua la reine Amina. Vatron avait également réussi à s’échapper. Je voulais plus de pouvoir, le rang d’élu ne me donnait pas assez de pouvoirs. J’en voulais plus, bien plus ! Je suis parti, en rage, tuer Vatron. Mais il m’a fait une offre. Il m’avait promis en échange de mon âme que j’aurais l’âme du plus puissant guerrier démoniaque qui n’a jamais existé. Il s’appelait Calomnis. Il m’a promis que Calomnis était tellement puissant qu’il pouvait vaincre la mort et ramener la vie à quiconque l’a perdu. J’ai accepté. En étant Vaniel Canoïm et en ayant l’âme de Calomnis, j’étais invincible. J’ai suivi les ordres de Vatron, pour qu’il m’apprenne comment vaincre la mort. Il m’a dit de désactiver les quatre sources et je suis revenu vingt-cinq ans en arrière, lors du règne de Vatron et j’ai crée la peste noire pour semer le chaos dans ce monde. »
_ Pourquoi avoir désactivé les quatre sources alors que seule la source de l’ombre permettait de remonter le temps ? » demanda Vaniel, interloqué.
_ Pour garder le secret de la source de l’ombre intact. En désactivant les quatre sources, j’ai fait croire à tout le monde que les quatre sources avaient le pouvoir de la source de l’ombre. Car juste après avoir désactivé les quatre sources, j’ai activé, dans la dimension parallèle, la source de l’ombre. Et je vais toujours garder ce secret intact ! »
Soudain, Une aura l’entoura et il lança un rayon de mana noire extrêmement puissant, pas sur Vaniel...Mais sur Amina. Elle se prit le rayon au niveau du ventre. Du sang gicla par terre.
_ PAS ELLE !! ! » hurla Vaniel.
Elle tomba par terre, les yeux dans le vide, dans son sang. Vaniel partit la secourir...mais il était trop tard. Elle était presque morte.
_ Non...pas toi... » dit Vaniel, les yeux remplis de larmes « Je suis désolé...Je suis désolé de ne pas t’avoir donner assez d’amour. »
Les yeux de la reine se remplirent également de larmes...mais de larmes de sang.
_ Ne...soit pas...désolé... » dit Amina, ses larmes coulant sur la passerelle « Embrasse-moi...Embrasse-moi pour prouver ton amour. »
Vaniel embrassa Amina longuement. Quand il enleva sa bouche de celle de sa bien-aimée, elle dit :
_ Le...passé...meurt...le futur...meurt..»
Elle mourra. Vaniel pleura sur le corps de sa bien-aimée...Qu’il ne verra plus jamais... Plus jamais il n’entendra sa respiration calme... Plus jamais il ne pourra l’embrasser... Plus jamais il ne verra son beau visage en vie... Plus jamais il ne pourra faire toute ces choses avec elle...
_ Comme c’est touchant, tu as failli me faire pleurer. » dit Calomnis, d’un ton doucereux et ironique.
Vaniel se releva, le sang de Amina sur son visage. Son regard de tristesse et de désespoir était remplacé par un regard de haine et de fureur. Il se fit une promesse à ce moment là...Même si sa vie en valait la peine, Il donnerait l’âme de Calomnis à Satan et aux flammes noires de l’enfer...
Il hurla son désespoir et sa haine. Une aura noire apparut autour de lui. Des ailes de démons sortirent de son dos. Le cœur noir apparut sur son torse.
_ Je vais t’aider. » dit Tragon, avec une haine aussi grande que celle de son frère.
Une aura blanche l’entoura et des ailes d’ange sortirent de son dos. Calomnis, un sourire se dessinant sur son visage, était entouré par l’aura noire et des ailes de démons sortirent de son dos. Mais d’un seul coup, sans prévenir, Il lança son rayon de mana noire sur ses ennemis. Vaniel et Tragon contrèrent le rayon de Calomnis avec leur propre rayon. Quelque chose d’étrange se produit. Les rayons de Vaniel et Tragon ne formèrent qu’un seul rayon qui n’était ni noir ni blanc...mais rouge. Rouge comme le sang. Rouge comme la haine. Rouge comme la colère et la vengeance.
_ La mana rouge...Seul deux élus liés par le sang peuvent produire un rayon d’une telle puissance... » pensa Calomnis, impuissant contre cette puissance.
Il arrêta son rayon et se prit le rayon ennemi de plein fouet. Il s’écrasa par terre, en sang. Le rayon s’arrêta. Mais Calomnis se releva, encore en état de combattre.
_ Vous ne pourrez pas me tuer, espèce d’idiots ! » s’exclama t’il, un grain de folie dans la voix.
Vaniel et Tragon revinrent à leur état normal.
_ Il a raison, personne ne peut résister à une telle puissance. Il a l’âme d’un guerrier démoniaque en lui. » dit Tragon.
_ TU TE TROMPES CALOMNIS !! ! » s’exclama Vaniel « TU ES DEJA CONDAMNE !! »
_ C’est du bluff ! » aboya son ennemi, prit d’une peur soudaine.
_ Adieu Tragon... » dit Vaniel en un souffle en jetant par terre le bracelet avec les quatre pierres élémentaires.
Il se tourna vers son ennemi et dit :
_ Le passé meurt, le futur meurt. »
Vaniel se jeta dans le volcan. Son corps brûla sous la lave, un cri de douleur s’ensuivit. Calomnis, sur la passerelle, était en train de brûlé également. Quelque minute plus tard, un cadavre brûlé et marron était à la place de Calomnis.
_ Adieu...mon frère. » murmura Tragon.
Il détruit la source de l’ombre avec sa flamberge et réactiva les quatre sources.
Il ramassa les épées de Vaniel et les attacha à sa ceinture. Il ramassa le bracelet avec les quatre pierres et le mit à son poignet. Il prit le corps de Amina, baignant dans son sang, et descendit du volcan.
Epilogue
Quelques jours plus tard, il commémora, à Atlantis, dans le sous-sol du château avec quelques membres royaux, la mort de Amina. Sa tombe était à gauche de celle de son père. Le lendemain, un conseil des membres royal eut lieu pour désigner le nouveau roi ou la nouvelle reine de Atlantis. Tragon faisait parti du conseil. Et à l’unanimité, Tragon fut élu roi de Atlantis. Il fit construire une église sur les catacombes du temple d’Elanis, en hommage à son frère. Tragon commença à écrire Les chroniques de l’élu, texte racontant le parcours de Vaniel Canoïm, du début de sa quête jusqu´à sa mort en gardant secret les liens entre l’élu et Calomnis. Environ un an après, il finit ses chroniques et se maria avec l’une de ses servantes, du nom de Aline Delasis. Il entreposa les épées dans l’église construite et mit aux yeux de tous, les chroniques de l’élu pour que toutes les générations puissent lire les histoires de l’élu. Environ deux ans plus tard, il eut deux garçons jumeaux. L’un ressemblait fort à Vaniel, et l’autre avait les cheveux blonds de Aline, et les yeux bleus de Tragon. Tragon raconta, chaque soir, à ses enfants, les histoires de Vaniel Canoïm. Tragon mourra environ deux siècles plus tard, à l’âge de 218 ans. Aline, tant qu’a elle, mourra bien plus tôt, à l’âge de 84 ans, ne possédant pas le sang de l’élu. Les générations des Canoïm se perpétuèrent, racontant chaque soir, une partie des histoires de l’élu. Chaque Canoïm devenait un grand guerrier, presque aussi puissant que leur ancêtre, Vaniel Canoïm. Personne n’oublia qui était l’élu, celui qui, il y a des siècles plus tôt, avait ramené la paix sur la planète. Mais seul la famille des Canoïm avait gardé secret les liens que possédait Vaniel Canoïm avec son pire ennemi et en même temps son futur, Calomnis. Mais cette famille savait que Vaniel avec, dans ses bras, la belle Amina, surveillait la planète entière.
Voilà, ma fiction est finie, je sais qu´on s´en fout, mais c´est pas grave. ![]()