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The Flesh Jail

Psimon
Psimon
Niveau 10
14 septembre 2005 à 18:59:22

Ouah, cool ! :ok:

En attendant, des explications s´imposent:

Adamus est en fait celui qui controle tout. Son ego, qui s´est enfermé dans la dague, veut récupérer le pouvoir qu´Adamus a en lui. C´est le gros méchant, en l´occurence ! :-) Ensuite, quand Adamus a ressenti le mal dans la dague, par mesure de sécurité, il a brisé le monolithe, poutr libérer les lithilliens, même s´ils sont ses ennemis, pour quand même se venger du fait qu´on l´ait poignardé. Eh oui, il est susceptible, Adamus ! :-)

Psimon
Psimon
Niveau 10
14 septembre 2005 à 19:01:35

Et maintenant, voici la suite ! :ok:

C´est parti !

« Mon père est-il là, Wilder ?

— Je suis désolé, madame. Il est au conseil avec les mages les plus puissants du royaume, il ne semble pas en mesure de répondre à vos avances.

— Par pitié, Wilder... Elle soupira. Appelez-moi Larahna. Je déteste. E déteste ces rangs que l’on donne à des personnes soi-disant puissantes.

— Mais vous êtes puissante, madame...

— Larahna.

— Bien... madame... Larahna. J’allais le dire, euh... »

Elle se retourna. Ce cher Wilder portait fièrement la tunique de garde royal et avait retrouvé son air sérieux, sa posture agressive et l’œil attentif.

Larahna traversa le long couloir orné de grands tableaux aux cadres dorés, de tentures et d’armures lustrées, immobiles. Elle marchait rapidement, regagnant, regardant sa chambre en suivant les tapis rouges et or. Elle croisa aussi un garde, qui détourna son regard vers elle. Se sentant observée, elle lança :

« Bonjour, Rudler.

— Bonj... euh... Bonjour, madame... »

Il ne devait pas s’attendre à ce qu’elle lui dit. Pourtant, il avait été discret...

C’est sûr, elle était belle. Cheveux rouge écarlate, normal qu’Adamus ait été attiré par elle. Les yeux verts, un corps avantageux et une intelligence hors pair. Après avoir traversé le long dédale de couloirs identiques, elle arriva devant sa porte. Deux torches brillaient de part et d’autre de l’embrasure. Double porte décorée par des sculptures représentant le dieu de la guerre et de la paix. Elle l’ouvrit lourdement, baissant la tête et relevant les épaules pour avoir plus de force. La porte mesurait quatre mètres de large et cinq mètres de hauteur. Elle releva la tête et se retourna. Elle referma, histoire de ne pas attirer l’attention. Car Adamus gisait sur le lit à baldaquin. Un lit au matelas blanc, avec des rideaux rouges ouverts. La pièce s’organisait de cette manière. Le lit se trouvait à droite, la tête vers le mur est. En face de la porte, il y avait une baie vitrée donnant sur les immenses jardins du château et qui éclaircissait la pièce le jour. La nuit, un lustre magnifique était la principale source de lumière. À l’ouest, une baignoire d’environ neuf mètres carrés. Les murs sont blancs et des colonnes supportent le poids du plafond, aux quatre angles de la chambre.

Elle était richement décorée. Du blanc partout. Seul Adamus troublait la pureté de la pièce avec son habit sombre. Comme il l’avait souhaité, il avait gardé son apparence passée. Le même visage, la même carrure musclée sans être exagérée. Son corps immobile pouvait presque convaincre le premier venu qu’il s’agissait d’un mort. Torse nu avec son pantalon en cuir noir et ses bottes de la même couleur, il attendait le moment propice pour sortir de son sommeil, la patience est une vertu.

Larahna avait tiré les rideaux rouges pour plonger le lieu dans l’obscurité légère. Le ciel adoptait les couleurs du soir. Elle s’assit aux côtés d’Adamus, espérant qu’il ouvrirait les yeux un jour. Il remua lentement la tête de gauche à droite, en fronçant les sourcils. À ce moment là, on frappa à la porte.

« Et merde, c’est pas le moment !

— Ouvrez, madame !

— J’arrive ! »

Cette fille semblait pleine de ressources... Probablement l’habitude qu’elle avait de cacher la vérité à son paternel, sous de faux airs de gentille fillette... Mais tout le monde est ainsi. Elle enleva donc le haut de sa tenue. Absolument tout le haut.

Puis elle entrouvrit la porte, de façon à ce que le garde qui la demandait n’aperçoive que son buste.

« Oui ? Que voulez-vous, Rudler ?

— Euh... Je vois que vous n’êtes pas en mesure de parler... Excusez-moi. »

Il détacha son regard observateur, qui tentait d’apercevoir quelque chose, rapidement, mais avec regret.

« Allez-y, dites-moi le plus important. »

Adamus ouvrit les yeux et dirigea son regard vers Larahna. Un léger sourire de satisfaction se dessina sur son visage, suivi d’un grognement assez affectueux... Sa première vision depuis des milliers d’années n’était pas la plus laide, ni la plus jolie, il n’avait tout simplement rien vu de pareil. Elle toussa pour couvrir le son de sa voix. Est-il réveillé ?

« Excusez-moi. Vous dites que je peux parler à mon père, alors dans ce cas je cours m’entretenir avec lui.

— Bien, madame.

— Mademoiselle, Rudler. Faudra-t-il que je vous le répète jusqu’à la fin de nos jours ?

— Pardon, mademoiselle. Je n’arrive déjà pas à prononcer votre nom... Vous êtes trop importante pour m... pour le... Royaume. Enfin, croyez que je fais tout mon possible pour vous satisfaire, mada... moiselle.

— Très bien. Dans ce cas, veuillez surveiller l’entrée de ce couloir.

— Très bien, mademoiselle Lara... Lana...

— Laissez tomber. »

Il s’éloigna rapidement et elle referma doucement la porte et la verrouilla avec une grosse clé rouillée ornée de symboles anciens. Elle ramassa le haut de sa tenue, l’enfila puis elle se jeta sur le lit, allongée aux côtés d’Adamus, le bras posé sur le matelas, retenant sa tête. Elle le regardait, puis elle sortit :

« Ne recommence jamais ceci dans ce genre de situation. Je risque ma vie à te garder ici, alors fais en sorte de rester discret. »

Elle avait dit ceci sans colère et d’une façon beaucoup plus qu’amicale.

Il y eut un silence. Qui, d’ailleurs, ne se laissa pas troubler.

« Je reviendrai ce soir, dans deux heures, une fois que j’aurai consulté mon père et que j’aurai dîné à sa table, avec les autres seigneurs de cette contrée. Oui, je parle à un mort, et alors ? »

Puis elle quitta sa chambre.

« Ce ne sont pas des paroles en l’air » répondit-il en ricanant.

Il avait environ deux heures devant lui. Au retour de Larahna, il pourrait agir.

Elle frappa à la porte de son père.

« Qui est-ce ?

— Larahna, père.

— Entre, ma fille. »

Elle pénétra donc dans le bureau et embrassa le vieux seigneur.

« Alors, que voulais-tu me dire ?

— Eh bien, je voulais savoir, que comptez-vous faire de moi dans les années à venir ?

— Tu n’as pas à t’inquiéter à ce sujet. Tu es encore jeune. L’avenir te réservera des choix, ce sera à toi de les faire.

— Vous me soutiendrez quel que soit le chemin que je prendrai ? Elle pensa à Adamus.

— Absolument, ma fille. Qu’est-ce qui te trouble au point de demander conseil à ton père ?

— Je devais vous le demander un jour ou l’autre...

— Tu as bien fait. Il posa la main sur l’épaule de Larahna.

Elle tourna les talons :

— Je dois y aller, père.

— Avant que tu ne partes, j’ai moi-même une nouvelle à t’annoncer. Au cours de la réunion du conseil, les mages ont décidé de changer de Roi. Ce dernier se fait vieux, et il a déjà écrit sa lettre de legs. Ils ont décidé que je le remplacerais ! N’est-ce pas merveilleux ?

— Ça l’est, père. »

Elle cachait sa méprise grâce à un air radieux. Les affaires paternelles ne l’intéressaient guère. On frappa à la porte. Le seigneur autorisa le quémandeur à entrer.

« On demande, Sire.

— Je viens dans un instant. Attendez-moi dehors. »

Il reprit la conversation avec sa fille.

« Comme tu le vois, en ce moment, nous sommes débordés. Nous devons préparer la succession du Roi, c’est une affaire sérieuse et qui risque de prendre du temps.

— Bien, père. Je ne vous dérange pas plus. Il est l’heure de dîner, merci pour vos paroles rassurantes. »

Il la salua d’un signe de tête et cette fois-ci, elle le laissa reprendre ses affaires. Puis elle se dirigea vers la grande salle de repas où des dizaines de tables étaient installées devant celle réservée au Roi et à ses principaux convives.

Des dizaines de personnes avaient déjà envahi la pièce et un bourdonnement continu de paroles créait cet aspect festif.

Voilà, bientôt je publierai la suite, comme d´habitude ! :ok:

Deathstone
Deathstone
Niveau 9
14 septembre 2005 à 19:03:55

Comme d´habitude :lol:

Psimon
Psimon
Niveau 10
14 septembre 2005 à 19:36:25

Ya quoi de marrant, Pierre morte ? :quesipon:

Psimon
Psimon
Niveau 10
14 septembre 2005 à 19:37:47

:question:

Psimon
Psimon
Niveau 10
16 septembre 2005 à 18:35:34

:up:

Youhouh ! ça intéresse personne ? :snif:

Erythropoietine
Erythropoietine
Niveau 2
16 septembre 2005 à 21:06:54

:up: :up: :up:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
16 septembre 2005 à 21:10:12

Les pavés, ca attire rarement beaucoup d´monde^^. Que dire...ah oui : on pige franchement que dalle, là ça commence à taper sur l´système...si tu comptes faire toute la fic comme ça, moi j´lirai pas...là on est totalement paumé, ca va bien au prologue et au chapitre un, mais lorsqu´on ne comprend toujours rien du pourquoi du comment on passe d´un persnnage à un autre qu´on connait pas à la fin du chapitre deux, ca commence à saouler...le mystère c´est bien, l´incompréhension beaucoup moins...sinon c´est bien écrit par contre, aucun problème à ce sujet.

Psimon
Psimon
Niveau 10
17 septembre 2005 à 13:02:48

Merci, mais t´inquiète, tout s´arrange par la suite ! :ok:

Si vous avez des problèmes de compréhension, n´hésitez pas à poser des questions ! :-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
17 septembre 2005 à 14:01:34

On va pas poser vingt pages de questions après chaque chapitre...sinon y´a pu aucun plaisir de lire.

Psimon
Psimon
Niveau 10
03 octobre 2005 à 19:44:13

Bon, je remonte ce topic des profondeurs, parce que ça faisait un bail et puis j´ai envie de poster la suite :ok:

Adamus avait réussi à se lever. Il se réhabitua à marcher, puis à exécuter différents gestes.

Soudain, la porte s’ouvrit. Il bondit au plafond et s’accrocha au lustre avec une souplesse et une discrétion remarquables. Il aperçut l’homme. Apparemment, ce dernier était en effraction, vu sa démarche et son attention pour le moindre bruit. Il courut vers les fenêtres, les ouvrit et scruta le parc depuis le balcon. Il fouilla les meubles, sans causer de désordre. Agir, ou ne pas agir ?

Adamus sauta du lustre et atterrit le plus discrètement possible derrière l’intrus vêtu d’un habit rouge à capuche et couvert d’une cape. Il ne semblait pas armé. À l’instant où l’homme fermait la porte, Adamus le saisit par le bras, il le lui cala dans son dos et lui piégea l’autre bras.

« Qui t’a envoyé ? Lui dit-il. Réponds. Réponds ! »

Mais au lieu de sentir un poids vivant, il constata très vite que l’agresseur était bel et bien mort. Il le lâcha et l’homme s’effondra comme une masse. Adamus l’observa et aperçut un liquide coulant de sa bouche, jusqu’au sol. Il en conclut au suicide par le poison qu’il devait conserver avant de l’avaler, en cas d’échec. Mort de peur, ou pas ?

Il devait planquer le corps. Mais où ? Quand Larahna rentrerait, elle finirait par trouver le mort. Il lui restait environ une heure. Il entrouvrit la porte et guetta pour s’assurer que personne ne rôdait dans les parages. L’armure positionnée dans un renfoncement servait comme décoration. Il l’emploierait d’une autre manière. Adamus la décrocha de son support et traîna les différentes parties qui la constituaient dans la chambre où gisait le corps sans vie du malfaiteur. Il déchira l’écusson du costume de l’intrus et le glissa dans la poche intérieure droite de son manteau. Puis il commença à passer l’armure au macchabée, en restant le plus discret possible, malgré le cliquetis des pièces rouillées. Enfin, il traîna à même le sol le « chevalier », le souleva et le fixa à nouveau sur son socle. Il l’observa, la main sur le menton, l’air songeur. Il le repositionna de la même sorte qu’auparavant et il ajouta la touche finale. En effet, c’était beaucoup mieux et beaucoup moins suspect, avec la visière abaissée...

Ce processus long lui avait pris beaucoup de temps. Il retourna dans la chambre à coucher et la remit en ordre. Ce voleur n’avait rien saccagé, mais heureusement, Adamus possédait une mémoire excellente, pour que l’on ne s’aperçoive d’aucun changement. La pièce était rangée ; il reprit sa place sur le lit de Larahna. Elle n’allait pas tarder. Il allait donc la convaincre qu’il dormait. Car en réalité, il n’en avait pas vraiment besoin.

Comme il l’avait prévu, elle fut présente quelques minutes après. Elle prit le temps de verrouiller la porte derrière elle et Adamus prit le temps de fermer ses yeux. Elle avait l’air si fatiguée. Il ne savait pas ce que c’était, la fatigue. Elle s’allongea à ses côtés. Une flamme brûlait en lui. Il la sentait encore plus proche que la première fois qu’ils s’étaient vus. Leurs regards, en presque quarante-sept millénaires, ne s’étaient croisés qu’à peine dix secondes...

Quand pourrait-il ouvrir les yeux ? Tant que son cœur ne lui dirait rien, il resterait comme cela ?

Son esprit se referma alors.

Adamus
Adamus
Niveau 5
28 octobre 2005 à 18:22:22

Je vois que ce topic a coulé, en même temps c´est un peu de ma faute. Voilà la suite:

Ainsi éloigné de la présence humaine, il pourrait réfléchir aux conséquences de ses actes. Pourquoi lui avait-on donc donné cette vie si néfaste, si insignifiante et si inutile, telle était la question qu’il se posait depuis toujours. Sans jamais trouver de réponses logiques. Toujours l’ignorance, la colère, la mort.

Subjugué, il décida d’ouvrir les yeux.

Ils brillaient à nouveau comme jadis.

Il se redressa pour apercevoir devant lui Larahna.

La vapeur de l’eau de son bain lui servait de pudeur. D’unique pudeur.

Adamus fut attiré par cette splendeur. Quelque chose en elle le laissait perplexe.

C’était bien la seule personne pour laquelle il ne ressentait pas de l’indifférence. Une femme à part. Quelque chose de différent que les autres femmes n’ont pas. Mais ce n’était pas physique, car ce dernier était irréprochable. C’était autre chose. Autre que le moral. C’était indescriptible. Mais cela lui plaisait.

Il était déjà sur pied. Prêt à lui parler pour la première fois. Mais il n’avait pas l’habitude d’engager une conversation. Lentement, il s’approcha. Et il s’arrêta à un mètre d’elle.

« ... Lara... »

Elle l’avait entendu. Elle se retourna lentement.

« Adamus. Enfin tu es réveillé. »

Un sentiment d’étonnement se dessina sur son visage.

« Tes yeux !

— Oui, c’est...

— Normal ?

— Euh... Et toi ?

— Ah, ça... Oui, c’est...

— Normal ?

— Non... Enfin... Je croyais que tu étais insensible, que tu ne connaissais aucun sentiment ?

— Tu te trompes.

— Je... ?

— Oui. »

Un sourire profond, mesquin, et il avança vers elle.

« Stop. Déclara-t-elle. Tu ressens vraiment ?

— C’est la première fois que je ressens.

— Normalement, un homme » normal « n’aurait pas réfléchi une seule seconde et se serait jeté sur moi ? Enfin, sans vouloir me vanter... Tu n’es pas comme eux ?

— Il faut croire que si.

— Tu n’es pas comme les autres hommes. Je te préfère.

— Moi aussi. »

Pour la première fois, elle s’était trompée sur lui.

« Je t’apprendrai à devenir une entité. Quelqu’un. Te former à un idéal. Voilà la clé. Il faut bien commencer quelque part... »

C’était le soir. Il se réveilla vêtu de son long manteau en cuir noir. Il se trouvait allongé à côté de Larahna.

« Tu es réveillé, Adamus ?

— Oui.

— Alors voyons ce que tu vaux. »

Adamus
Adamus
Niveau 5
28 octobre 2005 à 20:13:31

ça intéresse plus personne ? :up:

Adamus
Adamus
Niveau 5
29 octobre 2005 à 14:11:41

:up:

[SHADOW]Net
[SHADOW]Net
Niveau 10
25 juillet 2006 à 23:45:17

Moi ça m´interesse et je comprend...vraiment que dalle :)

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
26 juillet 2006 à 06:00:41

´Tain ce truc est antique... Limite je l´avais oublié^^

:fou:

[SHADOW]Net
[SHADOW]Net
Niveau 10
26 juillet 2006 à 16:37:05

J´ai encore relus ce petit topîc et je comprend toujours rien... :o))

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