Bon, vous avez été sages, alors vous avez droit à un autre texte.
J´ai bossé toute la nuit pour taper la fin de celui dans la forêt, mais je le ferai pas tous les jours
Texte n°IV : Le dernier voyage du vieil homme
La nuit est douce, presque fraîche sous les arbres. Agréable en tout cas. Le vieux mage la savoure lentement. Quelque chose, peut-être un de ses dons de prémonition lui souffle que ce sera la dernière avant longtemps. Ou seulement la dernière.
Il voit la lune à travers les lourdes branches souvent fleuries de la forêt. Elle en est à son dernier croissant.
(Et lui à sa dernière nuit ?) .
Mais il se refuse à l´admettre. Toujours. Il le nie mais se tient près. Son vieux corps usé par ses pérégrinations passées, par les combats qu´il a mené, ce corps est tendu. Un reste d´instinct lui interdit de se relâcher, de (mourir ?) maintenant, pas après tout ce temps.
Oh, il y a bien longtemps que ce sorcier n´a plus combattu, n´a plus utilisé le côté destructeur de son art. Depuis des années, il s´est installé dans un petit village, perdu au milieu de cette forêt dont il est tombé amoureux. Quelques démonstrations de force avaient suffies à l´époque pour que les habitants l´acceptent parmi eux. Il leur sert à présent de médecin, de sage, de devin, mais la plupart de son travail consiste à prévoir la prochaine pluie.
Le repos.
Pourtant, cela fait quelques jours qu´il ressent cette impression de mort en approche. Au début, il était effrayé. Plus maintenant. En lui coule maintenant un mélange de défi et de joie indéfinissable.
A l´est, en direction du Lac rouge, un batracien croasse, et ses congénères lui répondent en chœur.
Plus au sud, une chouette effraye hulule doucement.
La rivière insinue discrètement son bruit liquide.
Les grillons émettent leur son si caractéristique depuis le sud, la où la forêt est la plus courte. Ils préfèrent les champs aux arbres.
Qui a dit que la nuit est silencieuse ? Elle aussi comporte sa petite vie qui lui est propre.
Le mage s´arrête un instant, s´adossant à un grand hêtre pour mieux apprécier l´extérieur. Il ferme les yeux.
Ça se rapproche.
Juste devant lui.
Il est prêt. Son sort soulève la poussière autour de lui et tranche l´arbre le plus proche. Le déclic se produit dans son esprit.
Il se relâche entièrement. Il se sent las, découragé. A son âge, il s´est laissé avoir comme un débutant.
L´homme en face de lui le fixe. Il est grand, mince à en sembler squelettique. Il est vêtu très simplement d´une tunique sombre, et un bandage du même ton lui masque la face jusqu´au nez. Il porte une longue épée dans le dos. Il pourrait être de pierre tant il est immobile.
Le sorcier demande :
- Est-tu la Mort ? Est-ce que tous les hommes qui meurent te voient ainsi.
- Je ne suis que la représentation que tu t´en fais. Chacun me voit différemment, selon son imagination.
- Ainsi, c´est fini.
- Vision égoïste. Pour l´instant, il n´y a que pour toi que le jeu s´arrête.
- Le jeu ? Etrange définition de la vie. Mais peut-être pas tellement, en fin de compte.
- Te penses tu prêt à partir ?
- J´ai essayé de le faire, mais…non. Je ne crois pas qu´il soit possible de l´être en étant aussi heureux que moi, même après une vie si remplie.
- Bonne réponse. Tu peux maintenant savoir que ton esprit ne disparaîtra pas tout de suite, loin s´en faut.
- Alors, que se passe-t-il ensuite ?
- Tu vas me suivre en un lieu qui n´en est pas un. Je veux dire par là qu´il n´existe pas physiquement. Il ressemble à ce que certaines croyances sur ce monde appellent "paradis", ou du moins c´est ce dont il se rapproche le plus. Tu y retrouveras nombre de tes anciennes connaissances qui ont suivies cette voie avant toi.
- J´ai beaucoup de souvenirs à échanger avec eux, et leur vue me manque.
Sa voix tremble.
- Pouvons nous y aller tout de suite ?
- C´est ce qui est prévu. Après les formalités.
Il attrape sa large lame et en pose le plat sur le ventre du vieil homme. Une douce chaleur s´en dégage, plus qu´agréable. Puis il déchire la tunique à cet endroit. Dessous, la peau est d´un rose inhabituellement vif, et elle semble liquide. Cette impression se confirme lorsque l´apparition y plonge sa main gantée. La chaleur se diffuse à nouveau. Irradiante. Les doigts que le mage sait irréels se referment sur les entrailles, et à leur contact, la vie cesse petit à petit.
Doucement, le corps tombe. Seul reste debout son esprit.
La Mort reprend :
- Si tu es entièrement prêt, alors nous pouvons y aller.
L´esprit acquiesce.
Et ils partent pour le domaine des Morts, lui en toute quiétude.
Allez, bon lecture et bon bahut ![]()
vive mon bon nevin rigolo emouvante ton histoire ![]()
Bon, migija a posté sa conseté, il est content.
Je vous écris depuis le bahut, alors je me dépèche de dire ![]()
Bientôt : Jeu de trains, courte nouvelle de MOI.
A ce soir ![]()
comme promis, la suite de la nouvelle dans les bois (Amnésie). J´ai bossé plein, alors vous appréciez, un point c´est tout !!
Allez :
Amnésie (suite et fin)
Quel mal de crâne ! J’en ai presque envie de vomir.
Et surtout, impossible de me rappeler pourquoi je suis ici…
Visiblement, je me trouve dans ma voiture, en plein milieu d’un bois. Il pleut un peu et la lune éclaire les alentours de sa lumière crue. Pas assez. J’allume mes phares.
Ma voiture n’est pas sur le chemin, lequel, quelques mètres plus loin, n’est d’ailleurs pas carrossable. Il y a du mouvement un peu plus loin, mais les arbres et les intempéries m’empêchent de tout distinguer clairement.
Je descends de mon véhicule maculé de boue. Une sonnerie stridente m’avertit que j’ai laissé les phares allumés, mais je n’en tiens pas compte. Doucement, je m’approche de la scène. Un jeune homme, un adolescent plutôt, est à présent immobile, face à un arbre dont l’épaisseur du tronc ne me permet pas de voir ce qu’il fixe. L’astre de nuit dispense sa luminosité sans retenue. Je tente de changer d’angle pour mieux comprendre.
Puis, tout à coup, il me vient à l’esprit que la présence de ce garçon ici n’est pas normale. Pas d’après mes critères, en tout cas. Je m’approche donc en me signalant clairement à lui. Il me regarde, mi-effrayé, mi-abasourdit, et je suppose que cela vient de ce qu’il voit sur cet arbre. Tout en continuant d’approcher, je lui demande s’il va bien. Pas de réponse. Ils nous regarde tour à tour, l’arbre sur lequel je ne distingue encore rien et moi-même.
Et puis je finis par n’être plus qu’à un souffle de lui. Et en pivotant, je vois très bien ce qui l’a choqué de la sorte. Sur le large chêne qu’il fixe ainsi, une jeune fille, nue, est pendue par ses propres boyaux qui, sortants de son ventre livide, font un détour autour de son cou, puis de la branche. Le vent la balance, et ses yeux révulsés réfléchissent périodiquement la pâle lumière qui nous entoure comme s’ils clignotaient. Mon mal de tête, un instant éclipsé par mon exploration, revient de plein fouet, me pliant en deux. Je vomis longuement.
Le garçon ne dit toujours rien. Il semble vraiment perdu, tant dans sa tête que dans ces bois. Je le regarde sous un jour nouveau. Et si le meurtrier, c’était lui ? Un gosse dérangé qui égorge sa copine, ça s’est déjà vu… Je recule de deux pas.
- Est-ce que c’est toi qui as fait…qui a fait ça ?
Il secoue négativement la tête.
- Tu sais qui c’est ? Et la fille, tu la connais ?
Même réponse.
- Tu devrais venir avec moi, ma voiture est juste là. Tu…nous devrions aller parler de tout ça à la police.
Il acquiesce cette fois, mais toujours en silence. Il m’emboîte le pas, les yeux dans le vague.
Je démarre rapidement. Rien de ce qui se passe ici n’est fait pour me rassurer. Lui s’est assit à l’arrière, mais je ne le quitte pas des yeux à travers le miroir.
La route n’est qu’un simple chemin forestier qui nous chahute brutalement. Après un petit quart d’heure, je retrouve la route, la vraie. Vive le bitume ! Elle est peu utilisée à cette heure. Un panneau m’apprend que la ville la plus proche est Epinal, vingt kilomètres.
L’ambiance est sépulcrale. Pas un mot, mais l’horreur dont nous avons tous deux été témoins est à couper au couteau dans les quelques mètres cubes de ma voiture. L’air qui l’occupe se serai changé en plomb que nous n’aurions probablement pas vu la différence. J’allume la radio pour nous détendre. Nostalgi. A leur habitude, il repassent de vieux tubes de trente ou quarante ans. Je n’arrive pas à écouter la musique, mon esprit est trop obnubilé par les images de ce…de cette…
La pluie tombe drue à nouveau.
Epinal, commissariat.
La police a vite pris notre déposition, et les parents du gosse ont été appelés. Ils arrivent.
Apparemment, ils ne nous croient pas coupables, ni l’un ni l’autre. Peut-être est-ce dû à notre état de choc. Ils disent qu’ils iront voir demain, au grand jour. Ils m’ont proposé un lit de camp que j’ai refusé. Dormir ne ferait que ramener à ma mémoire les fait, mais avec la force que peut avoir un cauchemar. Alors je reste planté sur un siège.
La mère du garçon arrive, au bord des larmes. Dès qu’elle voit son fils sain et sauf, elle éclate en sanglots de joie et de soulagement, et le serre dans ses bras. Il met un peu de temps pour réagir. Elle demande à le ramener, mais les policiers de garde opposent une résistance polie et désolée. Un meurtre comme celui-ci dans leur secteur, ça les rend prudents. Elle crie un peu, puis abandonne. Elle s’assoie aussi, à côté de son fils, juste en face de moi.
Elle me dévisage, non sans soupçons, mais mon air abattu a le même effet sur elle que sur les messieurs de la police et elle se détend. De temps en temps, elle me jette un regard compatissant.
La nuit passe, le jour la remplace.
9H a.m. Nous montons dans une 4X4, direction la forêt. Ils ont prévenus l’enfant qu’il n’était pas obligé de venir, mais il a tenu à le faire. Il est encore comme assommé.
Le corps est toujours là, mais le boyau a lâché, libérant la fille qui gît a présent sur le sol, pantin désarticulé. Les policiers commencent leur enquête. Je suis descendu, mais voir à nouveau ce spectacle m’oblige à m’appuyer contre le tout-terrain.
Et puis, l’évidence me revient à l’esprit : je ne sais pas comment je me suis trouvé là, et je ne me rappelle pas non plus ce que j’ai déclaré à ce sujet dans ma déposition. Tout est de plus en plus flou dans ma tête tandis que mes sens s’exorbitent. Mon ouie perçoit le moindre son.
Même le coup de fil que le conducteur reçoit comme quoi ils ont retrouvé un poignard sanglant dans ma boite à gants…
héhé...ca s´précise. Je suppose que le prochain chapitre est la fin, et je l´attends avec impatience (a moins que ce ne soit celui-la et que tu laisses le suspense, bien fur^^)
lol azerty ^^. Plus haut, j´ai marqué "Amnésie (suite et fin)", ce qui sous-entends que c´EST la fin ^^. Mais bon, éraré oumanoume aiste, alors je me conente de sourir ^^. Content que ça t´ai plus
![]()
Ha ouais, j´avais pas fait gaffe lol. Bon, ben alors yta plus qu´à en déduire que ce type va aller en taule et que l´affair va être réglée^^.
Bon, encore une. J´essaie de pas vous noyer, mais je suis dans une bonne phase, alors. Peut-être devrais-je créer un topic rien que pour mes nouvelles ?
Bon
Jeu de trains
Encore un jeune homme qui vient de se jeter sous les rails. Depuis la fenêtre de mon modeste appartement d’étudiant, j’ai une place de choix pour les compter et les contempler. Ils adorent ce coin, les désespérés, mais aucun n’est revenu plus d’une fois et pour cause ! Le terrain leur est ici particulièrement favorable : un gros bloc de béton de deux fois la taille d’un homme, obstrue la vue des conducteurs de trains, les empêchant de s’arrêter à temps. De nombreuse plaintes ont été déposées à ce sujet, mais le bloc est toujours là, imposant. Manque de fonds, réponds l’administration. Résultat, depuis deux ans que je suis là, dix huit personnes sont venues finir ici. C’en est presque devenu répétitif.
Il y a de tout : homme d’affaires ruinés, clochards désabusés, jeunes femmes enceintes que l’on a abandonné, un bon nombre des désespérés de Lyon, et même des gens sans mobile apparent. Avant que je ne m’y installe, cet appartement changeait de locataire tous les deux mois, a cause de ce spectacle. Personnellement, il ne me dérange pas plus que ça. Après tout, les gens font ce qu’ils veulent de leur vie, et j’ai vu assez de films « gores » pour ne pas être trop dégoûté.
Aujourd’hui, je vais à la fac de médecine, troisième année. Le prof tente de nous expliquer, sans grande conviction, toutes les histoires d’afflus sanguins. Ça me fait penser au Gulf Stream, ces courants et liquides en mouvement.
Mon voisin se penche vers moi :
- Salut, me chuchote-t-il. Alors, encore un suicide dans ton coin ?
- Tu parles, a force, j’y fais même plus attention.
- T’as pas peur de la malédiction ?
On m’avait cent fois rabattu les oreilles avec les malédictions en tous genres, et je m’étais efforcé de ne pas y croire. Aussi, je lui réponds :
- Commence pas avec ça ! C’est n’importe quoi !
- Bah, si t’en est sûr…
Et il retourna à son cours.
Toutes ces histoires de malédiction commencent à me courir sur les nerfs. Pourquoi veulent-ils à tout prix qu’il y en ait une ici ? Ce ne sont que des suicides, après tout. C’est déplorable, mais loin, a cent lieues, d’être paranormal. Je commence à m’apercevoir n’arrêteront de me préoccuper que si je vais voir de mes propres yeux ces endroits. Et j’irais dès la fin des cours. Mais que le temps traîne, aujourd’hui !
La dernière sonnerie. Juste passer par chez moi déposer mes affaires, et je pars briser le mythe.
Dix minutes avant le prochain passage sur ladite voie. je suis face au bloc de béton. Du haut de son imposante taille, il semble régner sur les rails alentours, seigneur immuable. Je ne remarque rien de particulier : ici et sur des kilomètres, l’espace entre les voies est toujours le même, des gravats recouverts d’un peu d’herbe polluée. A la base du bloc, un petit buisson a même réussi à perdurer. Rien ne bouge, rien ne laisse soupçonner une quelconque malédiction par ici. J’entends le train qui arrive, au loin.
Alors, lorsque la locomotive est toute proche, le petit buisson s’anime et s’écarte, dévoilant un large trou, une sorte de terrier dont sort un clochard. Il regarde fixement l’étranger sur son territoire, lequel fait de même. Puis d’une forte poussée l’envoie sur les rails.
Le train passe. Ce qui reste de l’étranger n’est pas beau à voir.
Le clochard esquisse un sourire et maugré :
- Et de 23 !
c´est ....gore ton truc!!!! ![]()
c´est pas mal mais c´est un peu invresemblable...
je parle de la nouvelle d´avant.
mais celle là n´est pas mal non plus...
Ouais, vu qu´il commence a y en avoir un paquet, précicez
![]()
Bon ben j´aime bien tout, l´ambiance est parfaite pour occuper mes soirées. J´espère que tu ne comptes pas t´arrêter en si bon chemin.
Nullement, nullement monseigneur. Bah tien, comme je vous
bien, une autre, mais après il me faudra reconstituer mes stocks
Voili voilou :
Texte n°V : Sont Ils ou pas ?
Dix sept jours. Dix sept longs jours durant lesquels il n´a pas plu une seule goutte. Pire, le soleil a tapé plus dur que jamais durant cette période. Le puit et les sources se sont taris. Les réserves s´épuisent.
A l´intérieur des petites maisons aux toits de paille, tous les villageois cuisent à petit feu. Personne ne prend le risque d´augmenter sa consommation du précieux liquide en bougeant. Ici, la vie est nocturne. On récolte le peu d´eau nécessaire avec la rosée.
Mais ça ne durera pas. Les forces diminuent dans les corps et les esprits.
Seule, une petite fille, une jeune fille, est accroupie devant les différentes statues de ses dieux. Sans relâche, elle prie, et cela depuis plus d´une semaine. Mais les Dieux ne répondent pas. Ils restent dans leur Ciel, peut-être même s´amusent ils de voir les humains souffrir ainsi ?
Toujours est il que rien ne vient. Rien ne se passe.
La chaleur augmente encore, achevant de jaunir l´herbe ou la plante la plus coriace. Tout l´extérieur, celui que l´on aperçoit de son hamac par la fenêtre, est d´un jaune d´or. Les troupeaux ont fui. Les fauves les ont suivi ou sont morts.
Rien ne bouge. Pas de vent pour rafraîchir les peaux moites de sueurs. Pas de vents pour apporter la pluie avec eux. Et pas de nuages…
Un autre jour.
La jeune fille à l´autel commence à douter. Mais elle ne le veut pas. C´est en quelque sorte son dernier espoir. Elle ne peut rien faire, elle est trop jeune, trop faible, trop fatigué. Et surtout, elle est une femme, et dans ce village, cela confine au silence discret.
Mais les hommes ne veulent rien faire. Ils restent dans leurs cases, ne prenant même pas la peine de l´aider de leurs prières. Ils sont amorphes, sans volonté aucune.
Et elle n´arrive plus à le supporter. Alors elle se lève, lentement. Ouvre la porte. Dehors, c´est la fournaise et une vague de chaleur l´oblige à reculer un instant. Elle s´y habitue. Sort. Son pied, nu, se pose sur le sable. Il est si chaud qu´elle peine à progresser.
Petit à petit, elle quitte le village.
Dix mètres;
Vingt mètres;
Cinquante mètres…
La sueur ruisselle sur sa peau d´ébène, la faisant briller.
Au loin, elle entend les autres l´appeler en criant. Sans sortir de leurs maisons.
Cent mètres.
Qu´il est dur d´avancer dans ce sable trop meuble et brûlant ! Un pas en avant, un demi en arrière.
L´espoir semble suivre la même voie que son eau. Il suinte sur sa peau avant de s´évaporer au soleil.
Cent cinquante mètres.
Elle tombe. Elle a juste le temps de fermer les yeux avant que son visage ne s´enfonce dans le sable. Il lui colle aux lèvres, rentre dans ses narines et réussi à s´insinuer par sa bouche. Mais elle ne crache pas. Elle ne peut pas se le permettre.
Elle se relève, ensablée, et reprend sa route. Tente de reprendre sa route. Ses genoux plient sous elle. Elle ne peut plus se relever.
Elle commence à prendre peur. Elle veut rentrer. Alors elle rampe. Mais c´est plus pénible encore que de marcher. Ses bras et ses jambes s´agitent presque vainement. Elle progresse lentement. Son cœur bat de plus en plus vite au fur et à mesure qu´elle comprend qu´elle ne s´en sortira pas.
Bientôt, elle s´immobilise. A bout de force. Les membres en sang. Dans un dernier effort, elle roule sur le dos, et brandit un poing rageur en direction des Cieux.
Les Dieux n´existent pas. Ils ne sont que superstition.
Voila ce qu´elle pense. Elle n´a plus la force de le hurler.
Elle abandonne. Vaincue par la nature.
Un quart d´heure passe. Ses yeux sont secs, vitreux et sa gorge lui apparaît comme du tissu.
Lentement, très lentement, elle sent un léger courant d´air sur sa jambe, qui va croissant. Elle ne voit plus, mais sent à l´est une masse sombre.
Des nuages ? Oui, elle le sait.
Bientôt, le temps s´obscurcit, le vent souffle fort. Elle entend des cris. Son père. Il accoure à son côté. Elle lui prend le bras à tâtons.
Il la soulève doucement. Elle sent des gouttes atterrir sur son corps sec.
Larmes ou…pluie ?
Un voile noir tombe sur elle et elle soupir.
Une dernière fois.
Un petit pau de chaleur pour changer. Bon lecture ![]()
Que faut-il comprendre? Que c´est bête pour elle de mourir juste avant le retour de la pluie? Ou que c´est son sacrifice qui a fait revenir les nuages?
celui est pas mal.par contre pour la fin j´ai deux hypothèses:
-soit c´est son sacrifice qui a permi a l´eau de revenir
-soit elle portait la poisse a son village.
![]()
si sa se trouve j´ai tout faux... ![]()
Je viens de dire à peu près la même chose ![]()
KaiM Posté le 06 septembre 2005 à 21:11:50
Je viens de dire à peu près la même chose
tu as posté ton mess avant que je finisse d´écrire le miens alors j´avais pas vu que t´avais dit ça ![]()
Pensez ce que vous voulez et prenez en l´habitude, ce sera toujours comme ça ^^.
J´ai lu les nouvelles, j´aime bien ce principe d´une fin hypothétique où l´on peut penser ce que l´on veut
Vivement une nouvelle nouvelle!
ELFIndel, ca faisait un moment ^^
Bon, la prochaine nouvelle arrive probablement demain, et la suite d´Insania (un bon morceau) dans la semaine, alors patience.