Chose promise, chose due ! 
Tenez :
Le froid est ici poignant. Les rares plantes qui survivent se terrent au sol comme pour laisser moins de surface à l’air glacé soufflant en trombe. Pas de neige, juste une mince pellicule de gel et quelques plaques de verglas.
Il a les doigts abîmés, gercés, depuis trois jours qu’il chemine. Sa mince tunique de coton renforcé d’une écharpe dérisoire ne l’aident pas vraiment à se réchauffer. A sa ceinture, un long sabre dans un fourreau d’ébène sculpté, sabre qu’il sait plus affûté que tous les autres dans un rayon de cent miles.
Il chemine encore et toujours.
Pourquoi est-il ici, lui qui vivait encore il y a moins d’une semaine dans un chaud village au pied de la montagne ?
A cause d’une femme, ou plutôt du fait qu’il ait couché avec elle. La femme du Seigneur des terres avoisinantes. Comment ce dernier avait-il su ? Un espion. Peut-être la femme elle-même ? Peu importe, à présent.
Il les sait sur son dos, les assassins du mari jaloux, il les sait proches. Il lui faut atteindre l’autre côté de la chaîne de pics escarpés, sillonnés de minces et dangereux sentiers.
Et la marche dure…
Finalement, il fait halte pour la nuit. Le froid s’alourdit à nouveau, et contre tout bon sens, il alluma un faible feu. Dans l’état ou il se trouvait, il mourrait de froid, a défaut d’être pris par les sbires. Après un maigre repas constitué de ce qui restait de viande séchée passablement durcie par le voyage, il s’endormit d’un sommeil agité.
Il était une heure avant l’aube lorsque les hurlements retentirent tout proches. Des loup bleus des montagnes, des bêtes de deux bon mètres de long et dépassant les cent kilo qui chassaient habituellement plus à l’est, en petites meutes. Cela l’éveilla en sursaut. En un instant il fut sur pied, adossé à la montagne, le sabre au clair. Une sueur froide le recouvrait. Il savait qu’il avait très peu, sinon aucune chance de s’en sortir vivant. Les monstres approchaient en grognant, à une dizaine de mètre de lui, de manière à l’encercler. le premier bondit, mais se retira au dernier moment. Ces animaux étaient intelligents, ils savaient tester l’adversaire. ils restèrent là, assis, pendant près d’une demi-heure, attendant que la proie faiblisse.
Ce qui finit bien sur par advenir. Il relâcha un tant soit peu sa garde, et l’instant d’après il était assaillit par une bête immense, une femelle au regard aussi froid que les contrées dans lesquelles elles chassaient. Il esquiva avec peine, frappant son adversaire au défaut de l’épaule droite. Elle se retira en gémissant. Tous les autres, et il pouvait à présent en compter douze, se redressèrent pour bondir.
Un ordre claqua derrière les loups, et une volée de flèches les atteignirent. Neuf d’entre eux tombèrent pour ne pas se relever, le reste de la bande déguerpit.
Il n’osait pas y croire : un corps de fantassins en uniformes du fief voisin se dirigeaient vers lui.
- Je ne pensais pas vous rencontrer ici, lança-t-il.
- Nous avions des renseignements à votre sujet, lui répondit le sergent.
- J’ai fui mon village…
- Je sais.
- A cause du seigneur…
- Je sais.
- De sa femme. Vous ne pouvez pas imaginer comme je suis heureux de vous voir !
- Vous non plus. Allez les gars, dit-il en se tournant vers ses soldats, mission terminée.
- Vous étiez en mission pour me retrouver ? Attendez, vous n’êtes pas les assassins de…
- Si, répondit le sergent en lui plantant un poignard dans le ventre.
Bon, l´ortho est pas au top, mé c´est du vite-fait
Bon lecture 