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Liste des sujets

Insania

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
24 septembre 2005 à 14:47:30

Un ptit encas, en attendant les choses sérieuses ?

Une croyance populaire veut que lorsque l’on est entre la vie et la mort, ou même en train de mourir, on ait l’impression de se trouver dans un long tunnel sombre, à l’extrémité duquel jaillit une lumière vive.
Moi qui ai bien côtoyé la Mort et dialogué avec ses pensionnaires, je démens cette rumeur. Quand on est dans cet état, la lumière n’est pas devant, mais derrière. Le tunnel ne monte pas vers l’éclaircie, mais plonge dans les ténèbres. Et une fois là-bas, plus question d’espoir. Si par hasard quelqu’un vient à vous ressusciter, c’est pire encore.

Melanos, Mémoires et impressions.
Textes inachevés découverts dans les affaires personnelles de l’ancien empereur.

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
24 septembre 2005 à 14:52:01

:cool: :ok:

pas de chance, c´est clair... mais bon, tape allez, tape vite! :lol: non, sinon à part ça comment ça va?

miss_allsunday
miss_allsunday
Niveau 7
24 septembre 2005 à 15:05:21

:up:

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
24 septembre 2005 à 15:57:13

Bon, allez, vous avez assez attendu, place au texte :

CHAPITRE XXVII : Dernier affrontement ;

Presque toutes les forces armées de lé Résistance sont dans la plaine. Les derniers rayons des soleils filtrent derrière la montagne. Dans la ville d’Insania, on s’affaire. L’empereur a donné l’ordre de dresser des barricades. Il se fait vieux et paranoïaque. Alors qu’il détient la force de les écraser dans la plaine, il préfère les attendre sur ses positions. Son adversaire l’a vite compris en l’observant.
Les trois amis discutent autour d’un feu. L’heure n’est pas à la joie, les mines sont graves.
- Combien sont ils, en face ? demande Ulto.
- Deux, trois fois plus que nous. Et je ne parle que des humains, les autres créatures, je n’en ai aucune idée. Mais leurs hommes ne sont pas soldats de carrière, il ne servent que depuis quelques années, la rigueur n’est pas leur point fort.
- Le problème est donc leurs saloperies…
- Oui. Vous n’avez pas eu assez de temps pour leur inculquer vos techniques, n’est-ce pas, Leiji ? Leiji ?
L’Etranger regarde les particules incandescentes qui s’élèvent au dessus du feu, se noyant dans la mer d’ébène. Il ne répond pas tout de suite, comme s’il méditait.
- Je pensais juste à ce qui allait se passer. En fait, je crois que vous le savez.
- Savoir quoi ?
Le général examine son interlocuteur gravement.
- Vous savez que nous n’en reviendrons pas. Pour survivre à demain, il nous faudrait un miracle, ou bien fuir. Je ne pense pas que prier nous aide, et se dérober est bien sûr hors de question. Nous allons partir à la bataille. Nos rangs progresseront jusqu’aux premières maisons. Là, les flèches commenceront à pleuvoir. Des tireurs embusqués derrière les fenêtres, sur les toits. Lorsque nous les atteindront, ils cèderont la place aux autres combattants, arrivants par centaines des rues avoisinantes. Là, tout se stabilisera sur un mince front. Puis viendront leurs damnés monstres. J’ai donné l’espoir et la confiance aux hommes en leur enseignant quelques mouvements, mais ils ne sont pas de taille à défier ces créatures. Une heure. C’est le temps que nous tiendrons avant de battre en retraite. Ils nous pourchasseront…
- Si tu continues comme ça, l’Etranger, j’te balance dans le feu tout de suite !
La voix d’Ulto n’est qu’à moitié sérieuse. Il semble en fait inquiet.
- Chez moi, on appelle ça du défaitisme, reprend-t-il, et mon capitaine de garnison tombait à bras raccourcis sur tous ceux qui faisaient mine d’en montrer.
- Et chez moi, on appelle ça ouvrir les yeux ! Ici, cela revient au même. Nous y passerons tous, sauf ceux qui seront assez sensés pour fuir dès ce soir !
Sa phrase se termine presque en criant. Il se lève et part, se dirigeant vers l’extérieur du camp. Son pas est décidé. Un instant, le général craint qu’il ne revienne pas pour se battre, mais ses doutes ne durent pas. Il a confiance.

L’aube se lève.
Enfin.
Déjà.
Des rangs compacts sont vites formés, boucliers levés face à la montagne. Tous ou presque sont fantassins. Les chevaux sont réservés aux hauts dirigeants.
Les tambours retentissent. Les capitaines encouragent, haranguent les hommes pour qui le courage est devenu une denrée rare.
Un cor retentit, haut et clair.
Le maréchal donne enfin le signal, l’infanterie progresse, les archers suivent, une flèche posée sur la corde de leurs arcs.
Tout se déroule alors comme l’avait prédit Leiji. Les flèches pleuvent, et les archers ne peuvent leur répondre, incapables de situer leurs cibles dissimulées sur les toits. Les pertes commencent à se faire sentir. Mais au moment du choc direct avec les soldats ennemis, en plein milieu des rues, une surprise attend les assaillants. Il se trouve que les monstres disséminés parmi les rangs adverses sont presque incapables de combattre et se déplacent comme s’ils étaient perclus de rhumatismes.
Cette découverte met un baume au cœur des Résistants qui redoublent d’efforts.
Ulto et Mont combattent côte à côte. Leiji est un peu plus loin. Seul. Son étrange sabre légèrement recourbé et presque dépourvu de garde virevolte. Les haches d’Ulto tranchent chair et acier. Le général se débrouille comme il peut avec sa longue dague et son bras unique.
- Sacrée bataille que celle-ci ! Bien content de vous avoir suivit, Mont.
- Vous avez l’air de bien vous amuser, chevalier.
Ils doivent hurler pour couvrir le bruit ambiant.
- Et comment ! Vous par contre…
- Je ne serai heureux que lorsque tout ceci aura prit fin.
- Ca deviendra trop calme pour moi.
Il balaye un groupe d’ennemis.
- Et que ferez vous par la suite, mon général ?
Mont n’a pas le temps de répondre. Une longue flèche vient se planter dans son œil droit, le traversant de part en part jusqu’à venir tinter contre l’arrière du casque.
Il tombe, tué sur le coup.
Ulto hurle, frappant à tort et à travers. Leiji le regarde et comprend. Le compte à rebours a commencé.
De son côté, le chevalier se déchaîne. Au bout de la large avenue, juché sur un cheval pie, entouré d’une garde conséquente, il reconnaît le nouvel empereur.
Il court, il piétine, il taillade. Enorme masse de muscles et de métal combiné, rien ne semble en mesure de l’arrêter.
La garde l’a vu, et dresse ses longues lances crénelées en une barrière aiguisée. Il l’écarte comme la crue éventre le barrage. L’empereur pique son cheval et détalle. D’une de ses haches de jet, Ulto lui tranche une jambe. La monture s’écroule en hennissant de douleur.
Son cavalier boule à terre et se redresse souplement, en ancien soldat qu’il est. Il a à présent compris qu’il ne se débarrassera pas du géant par la fuite. Il lui faut l’affronter.
Les flèches commencent à tomber sur Ulto, venues d’un prompt renfort, et peu l’atteignent, mais il en souffre tout de même. L’empereur pare difficilement les coups.
Alors, sous la grêle de projectiles qu’il encaisse, le chevalier entraperçoit sa fin. Dans un ultime geste, il se jette sur son adversaire, le serrant dans ses bras en un en un mortel enlacement. Il a mal, un peu partout. La douleur est confuse. Il ne sent même pas le sabre qui lui passe par les côtes, il serre, il serre. Encore et encore.
Il sent, il entend les vertèbres craquer. Mais sa vision se fait moins sûre. Il se voit tomber à terre, écrasant sous sa masse son ennemi agonisant. Il se sent partir, lentement.
Leiji le voit de sa position, et pour la seconde fois son cœur se pince.
Le compte à rebours.
Trois.
Deux.
Un. Et un, c’est lui.
Ira-t-on jusque au zéro fatidique ?
Non loin de lui, un soldat hurle qu’il faut prévenir le maréchal.
Il répond précipitamment qu’il s’en charge, et bat progressivement en retraite.
La victoire semble tout proche.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
24 septembre 2005 à 16:02:41

Rhooo...que vas-tu nous réserver? Que fait Mélanos durant ce temps? Les Résistants von-ils remporter la victoire malgré tout? (ça, j´y crois pas). L´empereur est-il effectivement mort? Bref, que de questions. :) A part la phote de la première ligne, tout va bien, ça se lit bien, bref viv´ment la suite :)

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
24 septembre 2005 à 16:17:41

Ohoo suspense! Bravo bravo! :ok: encore une fois, je veux la suite!

Vont-ils tous mourir ou bien y aura-t-il des survivants? (je penche plus pour la première proposition, non?) et en effet, que fait Mélanos?

miss_allsunday
miss_allsunday
Niveau 7
24 septembre 2005 à 17:13:41

la suiiiiiiiiite!!!!! :fou:

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
24 septembre 2005 à 17:17:50

Encore une petite archive pour vous, parce que vous le valez bien ^^

De toutes mes batailles, celle que je vais livrer ici sera sans doute la plus impressionnante. Nul homme ne peut, ne pourra, se vanter d´avoir combatu sous un statut équivalent au mien.
J´ignore qui gagnera. J´ignore qui sortira vainqueur. Trop de paramètres m´échappent. Quoi qu´il arrive, j´y mourrais, pour autant que je le puisse encore, plutôt que de survivre à cet affrontement.

Melanos, Notes avant la bataille.

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
24 septembre 2005 à 17:31:05

:ok:

KaiM
KaiM
Niveau 11
24 septembre 2005 à 19:24:56

OK, lu. Bon ben je suis bien content que cette réistance soit enfin balayée (quoi qu´on n´est pas encore sûrs, mais bon...) On va enfin savoir ce que Melanos va faire pour le compte de la mort, j´espère qu´il va s´en sortir.
A part ça, j´aime toujours autant, et je ne regrette pas que la fin arrive : j´attends la conclusion plus que je ne déplore que ça se termine.

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
25 septembre 2005 à 05:44:17

Merci KaiM. Bon, je termine de taper l´avant dernier et je me fais le dernier, d´ici à ce qu´il y ait quelqu´un ici, c´est jouable.

En tout cas :merci: pour vos coms, j´ai peine à imaginer ce que deviendra se topic par la suite... :snif:

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
25 septembre 2005 à 06:13:17

Tiens, voilà du chapitre...

CHAPITRE : La Citadelle des Dieux ;

Sur la vaste plaine qui entoure l’inexpugnable roc de la Citadelle des Dieux, une tache miroitante s’étend, au fur et à mesure que les morts s’y matérialisent. Leurs couleurs changeantes se mêlent, comme ces produits venus d’orient qui, mélangés à l’eau, y flottent en un arc en ciel irisé.
Ils sont innombrables, mais si fragiles, mais si fragiles…
La citadelle en elle-même est impressionnante. Derrière les hauts remparts criblés de tours, un bâtiment, comme un seul et unique bloc de pierre, un cube surmonté d’une demi sphère. Une porte fermée sur chacune de ses faces.
Que vais-je y trouver ?
Que vas-tu y trouver ?
La réponse aux questions. La mort, pour autant qu’elle ait encore un sens.
Il ordonne l’assaut, avançant lui-même, une nouvelle arme à la main.
Il s’agit d’une épée ensorcelée, nommée Larme gelée. Elle a appartenu à un grand mage de l’ancien temps, qui avait mal tourné. Chassé d’un peu partout, il était mort en exile, loin de chez lui, maudissant le genre humain. A présent, sa lame et ses enchantements servaient une cause inservable puisque inconcevable, l’attaque des Dieux.
Melanos a pour ordre de placer un repère pour que la Mort puisse se rematérialiser au bon endroit, et détruire toutes les divinités.
La résistance sur les remparts est faible, composée de tout ce que le monde compte comme créatures magiques. Les murs sont ensorcelés de manière à ce que les spectres ne puissent les traverser.
Melanos fait voler en éclat un pan entier d’une simple impulsion de son esprit.
Il progresse ainsi jusqu’au bâtiment principal. Les gardes de la porte, deux énormes centaures bardés de plaques d’armure, lui barrent la route de leur hallebarde. Il s’en débarrasse rapidement. Larme gelée laisse de longues balafres blafardes.
La porte tombe. Sur les murailles, d’autres renforts arrivent pour tenir tête aux morts. Le combat se stabilise, les forces en présence sont à peu près égales.
Melanos avance. Il se trouve dans une salle gigantesque. Le plafond illuminé est à plus de cinquante mètres du sol. Les murs sont peints de longues fresques aux couleurs vives.
Cet endroit tout entier est occupé par des sièges, de différentes factures, disposés en spirale concentrique. En son centre, les quatre plus beaux, presque de trônes royaux, se trouvent face à faces, en carré.
Sur chacun des sièges, une créature. Bien plus qu’une créature, tous sont en fait les dieux, mineurs ou majeurs. Certains sont humanoïdes, d’autres totalement inimaginables.
Tous dorment.
Après être resté un instant sans voix devant ce spectacle, Melanos reprend ses esprits. Il place le repère et appelle sa maîtresse la Mort. Elle apparaît, immense, et le regarde. Elle semble satisfaite.
- Bon travail. Tu ne m’as pas déçu.
Elle examine soigneusement la salle.
- Vois-tu, il y a bien longtemps, ces Dieux ce sont rendu compte qu’interagir avec leurs créatures, les mortels, était soit trop arbitraire, soit trop facile. De plus, il existait quelques tensions entre eux. Alors ils ont décidé de les laisser se débrouiller seuls. Seule ma fonction restait nécessaire, moi, déesse moyenne sinon mineure. Ils se sont donc plongés eux-mêmes dans ce pseudo sommeil. Ils ont chargés leurs plus proches serviteurs, ceux qui sont à présent en train de mourir dehors, de les réveiller par une incantation s’il y avait un problème grave. Mais les créatures auxquelles ils ont confié la formule, si elles vivent plusieurs centaines d’années, sont tout de même mortelles. De génération en génération, le secret s’est perdu. A présent, plus personne ne connaît les paroles à formuler pour les réanimer, pas même moi. Tant mieux. A présent, il me faut les détruire.
Elle se détourne de Melanos pour se placer face au dernier Dieu de la rangée, une sorte de petit guerrier en armure. Quelques gestes, quelques paroles, et il se désintègre en une vague lueur. Elle continue, dans l’ordre. Il y en a plus de deux cent.
L’esprit de Melanos se perd un peu. Une tristesse incommensurable l’emplit soudain, comme une nostalgie de ces divinités avant même qu’elles ne soient disparues. Il entend une voix en lui. Pas celle qu’il connaît, non, rien à voir avec ses affrontements intérieurs. Le dialecte de la courte phrase qui se répète encore et encore en lui, il l’ignore totalement. Alors il l’écoute plus attentivement.
Et il comprend.
Il s’agit de l’incantation perdue. Alors il ouvre grand la bouche et la crie, déversant en sa voix toute sa folie, tout ce qui reste de son âme.
La Mort se fige, puis se tourne vers lui, visiblement horrifiée. Tout autour d’elle, les Dieux se réveillent en un étrange chant grave, profond. Dans un rugissement de bête traquée, elle dirige vers Melanos une Idée tranchante. Il se la prend de plein fouet, elle lui entame la chair de la clavicule au diaphragme. Il est projeté contre un mur dans une gerbe de sang.
Mais de toutes part, c’est à présent vers la déesse félonne que l’on vise, et les Dieux restants l’envoient vers le néant par la conjonction de leurs forces.
Melanos voit un vieillard se pencher sur lui et babiller un incompréhensible langage. Il reconnaît en lui un des quatre qui siégeaient au centre de la spirale.
Ses yeux s’embuent, s’opacifient. Il les ferme. Il sent de l’agitation, des chants autour de lui. Mais son esprit s’égard à nouveau. Un dernier spasme de folie. La bête qui rampe en lui et qui le ronge agonise.
Pourquoi avoir fait ça ? N’étais-tu pas du côté de la Mort ?
Qui saurait prédire les actes d’un fou ? Doit-on se dire ici au revoir ?
Non. Adieu est plus approprié.
Adieu donc.

Melanos, Empereur d’un jour, assassin manipulé et psychotique notoire, s’en va finalement.

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
25 septembre 2005 à 09:35:32

Bon ben... réveillez moi lorsque vous le serez :bye:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
25 septembre 2005 à 12:29:36

Tiens, il est pas numéroté ce chapitre^^. Hum, ça surprend, m´enfin d´un autre côté, comme tu le dis si bien "qui peut prévoir les actes d´un fou?". Il en reste un, non? *a peur que ça se finisse comme ça*. Et puis, j´aimerais savoir si Mélanos survivra ou pas, en plus. :) Quant à ce qu´il adviendra de ton topic, ben pitêt qu´il s´ra supprimé si tu t´fais publier. (mais oui c´est possible, en plus c´est pas du déjà-vu :) )

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
25 septembre 2005 à 13:10:50

Melanos est mort, Az´... J´ai pas été clair ?

Et pour le dernier chapitre, je sais pas. On verra.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
25 septembre 2005 à 13:45:55

Ah ben oui, j´avais pas vu la dernière phrase, désolé^^.

"Et pour le dernier chapitre, je sais pas. On verra."

Il est pas encore fini? Rhoooooooooooo :-p

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
25 septembre 2005 à 13:55:36

Il est clair que le brusque changement de côté de Mélanos surprend mais il est fou... enfin bon, très bon texte, je me demande ce que tu nous réserve pour le dernier chapitre!

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
25 septembre 2005 à 13:58:35

Bon, le dernier chapitre est plus court que les autres. Le voici.

CHAPITRE XXIX : Insania ;

Leiji a seulement atteint la limite des dernières habitations, il se trouve face à la plaine.
Le sol tremble. Un gigantesque craquement prolongé se fait sentir. Les combats cessent un peu partout. Tous lèvent les yeux vers la montagne. Elle s’écroule.
L’immense masse leur tombe dessus, s’effritant en sa chute. Trop tard pour fuir.
Leiji voit les pierres rouler vers lui, et il se couche sur le sol, patient et résigné. Il sait qu’il ne peut plus rien faire. Une ronce lui égratigne la jambe. Le tremblement continue.
Soudain, à sa grande surprise, la petite plante épineuse se met à croître, dépassant vite la taille d’un bras, et s’enroule en un cocon végétal autour de l’Etranger. Tous deux sont vite recouverts de terre et de poussière, mais les dégâts sont négligeables. Lui tousse. L’air commence à lui manquer.
Alors la ronce se détend d’un coup, expulsant en une gerbe leur gangue. Leiji se redresse. Autour de lui, un immense tas de gravats, de ruines. Rien n’y bouge. Le seul mouvement est la cavalcade des généraux restés dans la plaine et qui s’approchent à nouveau. Une poignée de survivants.
Le haut nuage de poussière généré par l’éboulement redescend.
Hagard, à moitié assommé par le choc et l’émotion, leiji se dirige vers les cavaliers. La marche lui est encore rendue plus difficile par l’instabilité des pierres sur lesquelles il pose se pieds.
Quand il arrive enfin dans la plaine, il est près de tourner de l’œil. Il tombe plutôt qu’il ne s’asseoit. Le maréchal en chef se dirige vers lui, suivi de son état-major.
Il bredouille :
- Sieur Leiji, savez vous ce que… ce qui…
- Non.
Son regard se porte là où ce matin encore se dressait la montagne.
Il reprend :
- Quelque chose a dû se produire, quelque chose qui dépasse notre compréhension.
Le militaire acquiesce.
- Venez. Ne restons pas là.
- Où voulez vous aller ?
- Nous allons passer au campement prendre des vivres, puis nous dirigerons nos pas vers la ville la plus proche. Venez.
- Non. On m’attend autre part.
- Puis-je savoir où ?
- Dans une forêt.
- Dans une forêt ?
- C’est cela. Pourriez-vous me fournir une monture ?
- Bien sûr…
Leiji s’en va, seul, sous les regards «étonnés des militaires.

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
25 septembre 2005 à 14:03:39

Voilà, j’ai voulu écrire et partager un rêve. J’espère que vous l’avez suivit, et que vous avez prit autant, sinon plus, de plaisir à le lire que je n’en ai eu à l’inventer et le mettre en forme.
Ne pleurez pas le monde d’Insania, je n’ai pas fini de l’exploiter. Il reviendra, renaîtra de ses cendres, plus profond, plus dense, plus merveilleux mais aussi plus sombre dans mes prochaines fics.
Si vous avez encore des commentaires, des questions ou des congratulations, n’hésitez pas. Si c’est possible, j’aimerai bien que ce topic quasi vénérable reste en première page.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
25 septembre 2005 à 14:12:52

Effectivement, c´est plus un épilogue qu´un chapitre de par sa longueur. :) Que dire our clore cette fic? Que ça m´étonne que t´aie fait survire Leiji?^^. Bon, j´ai repéré 2-3 fautes dans c´passage, rien d´bien grave quoi. Bon, viv´ment la prochaine fic, vu qu´apparamment elle s´pass´ra dans l´même monde, et qu´j´aime bien c´monde. :)

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