Non, je pense pas que ça colle, comme tu l´as dit ça change trop le scénario. Il faudrait simplement un moyen pratique et rapide de transporter un blessé. Je pense que je vais finir par opter pour la solution de facilité : Vladek n´est pas blessé au ventre, mais gravement à la jambe, il ne peut pas marcher, mais ça diminue les risques liés au transport, donc il arrive à tenir sur son cheval, un truc comme ça...
En attendant, voilà la suite. Après ça, il ne reste plus que l´épilogue. Mais j´ai encore le temps de complexifier un peu l´histoire et d´introduire le personnage-clé de toute la saga.
Trois Elfes tournèrent l´angle d´une ruelle.
Une volée d´éclairs les frappa en pleine poitrine et leur ôta la vie sur le coup.
Alexandre les dépassa sans leur accorder un regard.
Le Prince courait vers la porte Ouest de la ville. Il avait conclu qu´il ne pouvait s´échapper que par là. Et malheur à ceux qui se dresseraient sur son chemin ! Il avait déjà perdu le compte des Elfes que les Bracelets d´Arzhan avaient abattu. Les pierres rouges incrustées dans les deux bijoux brillaient de tous leurs feux. Alexandre sentait l´énergie qui l´envahissait, tout comme il sentait l´inaccessible pouvoir de l´oeil de Kashnir, plaqué contre lui sous son armure de cuir. Le poignard que lui avait donné Jakarn brillait dans sa main droite. Il avait accroché dans son dos le sabre argenté orné de runes, conscient qu´une arme aussi mystérieuse ne devait pas être perdue. L´Ecorcheuse volait autour de lui, soulevée par le pouvoir des Bracelets, et fauchait les ennemis avec force. Sans que le Prince le remarque, sa blessure à l´oreille se refermait comme si elle n´avait jamais existé.
De nouveaux Elfes lui firent face. Alexandre libéra la magie.
Des tentacules d´énergie pure s´étendirent depuis les Bracelets et fouettèrent les ennemis sans pitié. Aussitôt ceux qui les avaient esquivés levèrent la main droite et brandirent des disques d´or couverts d´inscriptions. Des boucliers translucides se matérialisèrent devant eux.
Alexandre sourit. Les Elfes s´étaient donc préparés à affronter des magiciens. Aucune importance !
Le Prince ramena ses tentacules à lui et élabora un nouveau sort. Un puissant jet de flammes jaillit de ses mains et s´abattit sur ses adversaires. Les écrans d´énergie résistèrent un instant, puis cédèrent. Les Elfes brûlèrent en moins d´un seconde. Alexandre poursuivit sa course.
Un Troll se dressa devant lui de toute sa monstrueuse taille. Sans s´arrêter, le Prince lui projeta une boule d´énergie rougeoyante au visage. Il y eut une puissante détonation, puis la créature s´écroula, assommée. Alexandre enjamba son corps et continua de courir.
Peu à peu, il réalisa qu´il perdait en puissance. Ses attaques ne tuaient plus à coup sûr, ses sorts se dispersaient de plus en plus vite. Comment était-ce possible ?
Et une évidence s´imposa à lui. Alexandre regretta de ne l´avoir pas comprit plus tôt. Il n´avait pas pu s´en rendre compte avant, quand il n´usait des Bracelets que pour des combats brefs, mais finalement c´était logique : les Bracelets d´Arzhan ne représentaient pas une réserve infinie de pouvoir, mais seulement un moyen de l´accumuler ! De la même manière que n´importe quel mage, les deux bijoux faiblissaient après une trop longue série de sorts !
Alexandre poussa un juron. Jamais il n´aurait imaginé se trouver un jour à court d´énergie. Comme pour l´enfoncer davantage, dix Elfes le repérèrent et se ruèrent sur lui. Ils étaient encore loin. Le Prince chercha un moyen de s´échapper.
- Pas de chance, mon garçon ! s´exclama une voix nasillarde à sa droite. Besoin d´un coup de main ?
Alexandre tourna la tête. Un petit oiseau brun orné d´un crête rouge voletait à côté de lui.
- Frid ? demanda le Prince.
- Evidemment que c´est moi ! Qui croyais-tu trouver ?
Alexandre n´y comprenait plus rien. Frid, le messager personnel de Namâric, le Paladin Noir, lui était venu en aide pendant l´hiver, quand les Chevaliers Blancs l´avaient capturé. Mais durant cette mission...
- Tu es mort, non ?
- Question stupide ! s´écria l´oiseau. Je ne suis pas mort, si je suis là ! Bon, c´est vrai, ce faucon a failli m´avoir et il m´a bien grillé les plumes ! J´ai dû rentrer à Dümrist à pattes ! Namâric m´a gardé au chaud en attendant que ça repousse !
- Et que fais-tu ici ?
- Dario m´a envoyé voir ce qui se passait. Et il semblerait qu´il ait eu raison !
Les Elfes s´arrêtèrent à vingt mètres d´Alexandre et bandèrent leurs arcs.
- Et c´est toi qui va m´aider ? s´étonna le Prince en dressant devant lui une barrière d´énergie.
- Moi, non. Mais quelqu´un que j´ai rencontré en route pourrait t´être utile...
Les ennemis décochèrent leurs traits. Il n´avaient pas franchi la moitié de la distance qui les séparait d´Alexandre quand une forme immense s´abattit sur leur chemin.
Les flèches se plantèrent avec un bruit feutré dans ce qui semblait être un aile aussi large qu´une voile de bateau. Quand elle s´écarta, ce fut pour révéler une créature aussi noble qu´effrayante.
Un ange.
Ce nom s´imposa à Alexandre en souvenir de la fontaine de la nuit précédente : l´être ressemblait en tous points aux statues de l´édifice. Un épais plumage recouvrait son corps de presque trois mètres de haut. Ses bras possédaient des mains à quatre doigts, mais ses jambes se terminaient par les serres tranchantes. Un paire d´ailes saillait de son dos et encadrait sa tête d´aigle au regard perçant.
Les Elfes ne comprirent pas ce qui se passait. L´ange passa à l´action.
Comme attirée par une force irrésistible, l´Ecorcheuse vint se placer au creux de ses mains. D´une prodigieuse détente il bondit sur ses adversaires et abattit sa lame.
Les Elfes tombèrent tous, tranchés en deux à hauteur de la taille. L´ange se tourna vers Alexandre et parla d´une voix grave :
- Je suis venu t´aider.
- Qui êtes-vous ? interrogea le Prince.
- Mon nom est Barn. Quand à ma race, que les hommes croient disparues, nous l´appelons les Dylrans. Les hommes-oiseaux.
- Et pourquoi m´aider ?
- Mon maître me l´a demandé.
- Et qui est-ce ?
La créature sembla agacée, mais n´avait apparemment rien à cacher :
- Il se nomme Molloch.
- C´est un dieu ?
- Je ne pense pas. A mon avis, il est beaucoup plus.
- En tout cas, je n´en ai jamais entendu parler.
- Tu as eu affaire à lui, intervint Frid. D´après Barn, il aurait ordonné à un marchand de te fournir tout ce que tu voudrais.
Alexandre rangea l´information dans un coin de son esprit. Voilà qui expliquait pourquoi Fang-Li s´était montré si serviable.
- Bien, dit le Dylran. Je te demande maintenant de venir avec moi. Je te conduirai à ceux que tu désirais rencontrer après cette journée.
- Comment savez vous que...
- Rien n´échappe à Molloch. Sache une chose cependant. Si je te tire d´ici, ru lui devras une vie. Et quand il t´en réclamera une autre, tu ne pourras pas refuser. Réfléchis bien. C´est peut-être la décision la plus importante que tu prendras de toute ton existence.
Le Prince n´hésita pas une seconde :
- Mieux vaut vivre avec une dette que mourir bêtement, déclara-t-il. Je viens.
- Tu es sûr ? Cela pourrait gâcher ta vie.
- Si je refuse, elle se terminera maintenant, alors...
- Très bien. Monte sur mon dos.
Barn se pencha en avant. Alexandre grimpa sans discuter entre ses omoplates. Frid se posa sur son épaule.
- Allons-y.
Le Dylran se propulsa dans les airs et déploya ses ailes. Le vent siffla aux oreilles d´Alexandre tandis qu´il filait vers le ciel. Puis Barn prit la direction de l´Est.
Le Prince put voir les derniers défenseurs de la citadelle tomber sous les coups des Elfes. Privés de chef, ils n´avaient pas tenu longtemps. Par sa faute... Il aperçut également des rescapés qui quittaient la ville incendiée. Il espérait de tout coeur que ses amis en faisaient partie. Dans le cas contraire...
Le remord l´assaillait. Il avait fait courir des risques à des innocents, il avait failli mourir, il avait laissé Kogard se faire tuer, condamnant ainsi la ville. Au final, seul lui restait ce qu´il convoitait au départ, l´oeil de Kashnir, et ce sabre runique. Tout ça pour une simple pierre et un bout de métal...
Les questions sans réponses hantaient désormais son esprit. Qu´était cette « marque » qu´il portait ? Que savait Tanaril de Ganor ? Qui étaient ces hommes tatoués qu´il avait envoyé pour tuer Jakarn ? Que voulait le mage en engageant un mercenaire pour l´assassiner ? Qu´était vraiment l´oeil de Kashnir ? D´où venaient ce sabre et ce bouclier qui conduisaient jusqu´à la crypte ? Qu´allait faire Thenetos ? Et, plus important que tout, pourquoi ce mystérieux Molloch lui avait-il envoyé de l´aide ? Alexandre sentait que tout était lié, mais il ne voyait pas de quelle manière. L´avenir s´annonçait sombre et mouvementé...
Barn se laissa porter par le vent et s´éloigna vers l´Est. Il laissait derrière lui une ville détruite, des milliers de morts et des rêves brisés.
![]()
Ehhh beh...
Eeeeh
C´est bien ^__^
Et ça se complique encore avec les réponses ^^ Y a juste la vie qu´Alex doit qui laisse présager de quelque chose d´assez gros, mais c´est tout
L´épilogue ![]()
"et d´introduire le personnage-clé de toute la saga"
C´est pas Alexandre?!
Sinon que dire...l´arrivée du Dylran m´a fait un peu bizarre, chais pas pourquoi, m´enfin ça c´est un rebondissement.
Rien à signaler, pas vu de fautes cette fois non plus, non juste que j´ai envie d´avoir la suite. ![]()
Az´
Alexandre est le héros d´une série de quatre fics. Molloch est un personnage autour duquel tourne l´ensemble de la Guerre du Tigre, ce n´est pas le héros, mais c´est l´un des personnages les plus importants.
Barn quant à lui a également un rôle essentiel à jouer, il me fallait donc le placer là.
L´épilogue en fin d´après-midi.
"J´ai dû rentrer à Dümrist à pattes !"
ben sinon, voilà, j´aime bien, pour tn problème avec vladek, ben, alice voit un chariot moitié cramé (en cendres et pas en flammes)mais encore utilisable, elle y attelle le cheval de vladek, met ce dernier dans le cariot et fuit. ![]()
voilà, et donc vivemnt cette fin d´après midi ![]()
hipop
La première phrase de ton post doit-elle me faire comprendre que cette expression est inadaptée dans un tel contexte ou qu´au contraire elle représente une note d´humour fort appréciable?
Etant donné le smiley, je pense laaaaaaaargement pour la seconde option.
P.S. C´est pour quand le début de la guerre du Tigre? On y reverra tous les personnages -ou au moins une partie- du cycle Alexandre ou pas? M´est avis que oui pour un : Namâric. ![]()
Le début de la Guerre du Tigre c´est pour dans très longtemps.
Après que j´aie fini les deux fics restantes sur Alexandre.
Après que j´aie fini une fic sur un autre personnage important (cette histoire de novice chez les Paladins Noirs)
Après que j´aie revu le scénario de la Guerre du Tigre pour en faire quelque chose de potable (car pour l´instant c´est assez mauvais, non pas dans l´histoire elle-même mais dans le parcours des héros, assez linéaire et sans grande originalité)
Après que j´aie fini mes études, aussi, peut-être...
Bref, dans des années.
Oh non...j´aurai peut-être pris ma pillule de cyanure d´ici là. snif: ^^
Bon, ben en attendant...au boulot pour la 3e fic d´Alexandre! ![]()
Comme tu dis. Sauf que vous n´aurez pas cette nouvelle fic avant quelque temps. Je dois prendre de l´avance étant donné que les incohérences risquent d´être nombreuses si j´écris au fur et à mesure.
Je pense que je vais travailler quelques semaines seul avant de poster le début du siège de Dümrist.
En attendant, voici l´épilogue :
Trois jours plus tard...
Andorion, agenouillé sur le dallage de marbre, attendait la sentence.
Il se trouvait dans un des laboratoires de maître Thenetos, une grande pièce sans fenêtres, éclairées par des dizaines de chandelles et quelques sphères de lumière. Les étagères s´alignaient sur les murs, surchargés de bocaux et de fioles, tandis que des structures d´acier flottaient dans les airs en sifflant et en ronronnant, à côté de tables où s´étalaient des objets mystérieux de métal ou de pierre. Un pentacle ornait le centre de la salle. Thenetos se tenait dessus, les yeux fermés, l´air pensif.
Andorion n´aimait pas ce laboratoire. L´atmosphère y était pesante, oppressante. Pourtant il avait tenu à rencontrer le maître dès son arrivée, sachant que Thenetos n´aurait pas toléré qu´on diffère un rapport aussi important. Désormais, le mage savait tout et réfléchissait calmement.
Après quelques minutes qui semblèrent une éternité, il ouvrit enfin les yeux et planta son regard dans celui d´Andorion.
- Bien. Du point de vue strictement matériel, on peut considérer cette mission comme un échec complet. Tu n´as ramené ni le Prince Alexandre, ni cette Alice, ni cet oeil de Kashnir que tu sembles considérer comme si important. En outre, tu as perdu l´ensemble de tes troupes.
L´Elfe se raidit. L´affaire s´engageait mal.
- Cependant, poursuivit Thenetos, tu me ramènes des informations très intéressantes. A commencer par ce qui concerne cet Ork, Hustouk. Mais j´y reviendrai. Le plus important dans cette histoire réside dans la découverte de l´oeil de Kashnir et de ces hommes en blancs que tu as tués, aux tatouages si étranges.
- Y aurait-il un rapport ? hasarda Andorion.
- Plus qu´un rapport. Je crains que nous ne soyons aventurés dans une affaire qui nous dépasse. Vois-tu, le nom de Kashnir ne m´est pas inconnu. Et celui d´Arkos, encore moins.
- Qu´est-ce que...
- C´est très inquiétant, en fait, déclara le mage sans tenir compte de l´interruption. Comme s´ils sortaient de l´ombre après tous ces millénaires...
- Maître, pourrais-je savoir ce que...
- Et Onorius de Finglä... Que sait-il vraiment ?
- Que...
- Les temps à venir risquent fort de nous mettre tous à l´épreuve. Nous devons intervenir au plus tôt.
- Mais...
Thenetos leva la main. La gorge d´Andorion se serra très légèrement. L´Elfe comprit le message et se tut.
- Je ne peux encore rien affirmer, dit le mage, mais je vais devoir prendre cette affaire très au sérieux. En attendant...
Il avança de quelques pas vers son serviteur.
- Tu sais que je ne tolère aucun échec, Andorion.
- Je le sais.
- Tu sais quel devrait être ton châtiment.
- Je le sais aussi.
L´Elfe ne s´inquiétait pas outre mesure. Il sentait au ton de sa voix que Thenetos ne comptait pas vraiment le faire exécuter.
- Cependant, tu es un élève prometteur. Je m´en voudrais de te perdre.
Andorion poussa un léger soupir de soulagement.
- D´un autre côté, continua le mage, tu m´as déçu et je ne peux te pardonner dans l´immédiat. Tu mérites autant une punition qu´une seconde chance.
- Où voulez-vous en venir, maître ?
Thenetos saisit une boîte de plomb ornée d´inscription étranges.
- Je t´ai dit que je reviendrais à la question d´Hustouk, murmura-t-il. Son cas m´intéresse dans la mesure où il n´aurait pas dû survivre aussi longtemps. A ma connaissance, une seule personne peut être à l´origine de son état. Une personne dont les travaux me sont nécessaires. La même personne qui a conçu le coffret que je tiens entre les mains, et qui malheureusement n´est guère abouti.
- Vous voulez que je retrouve Hustouk ? Vous pensez qu´il pourrait vous en apprendre beaucoup ?
- Cet Ork représente un cas de symbiose parfaite. Je dois le ramener ici. Mais en ce qui te concerne, je veux que tu te concentres sur le Prince Alexandre ou sur cette jeune fille, Alice, en admettant qu´ils aient survécu.
- Comme vous voudrez, maître.
- Cependant, je dois m´assurer que cette fois tu ne commettras pas d´erreur. D´où l´utilité de cette boîte. Considère ceci comme un grand honneur.
Andorion s´affola :
- Maître, non ! Vous ne pouvez pas !
Thenetos ouvrit le coffret métallique et s´exclama :
- Denlaÿ, takel heos côrolpa !
- Noooon !
Une ombre noire jaillit de la boîte et fondit sur Andorion. L´Elfe tenta de lui échapper. Trop lentement. Elle s´engouffra dans sa bouche et s´insinua en lui. Andorion s´effondra, évanoui. Puis ses paupières s´écartèrent, révélant des pupilles inhumaines.
Enormes.
D´un rouge flamboyant.
- Je suis à tes ordres, Thenetos de Vordal, grinça une voix aiguë qui semblait sortir tout droit de l´enfer.
Ou d´un endroit plus maléfique encore.
Dario poussa la porte de la chambre du roi et pénétra dans la pièce. Alexandre VII se tenait devant les fenêtres Ouest, dans la lueur de l´aube, parfaitement immobile. Parfois une rafale de vent s´engouffrait dans la salle et soulevait les riches tentures qui décoraient les murs, puis le silence retombait.
- Sire... commença le maître Chanteur.
Le roi se retourna.
- Dario ! Tu m´apportes des nouvelles ?
Son visage s´assombrit devant l´expression consternée du mage.
- Et bien ? le pressa-t-il. Qu´est-il arrivé ?
- Sire, Kridath est tombée.
Alexandre VII pâlit d´un coup.
- Mais... balbutia-t-il. Comment est-ce possible ? La ville aurait dû tenir plus longtemps.
- Nous n´en savons rien. Apparemment, les Elfes ont attaqué en masse et sont entrés sans mal. La bataille n´a duré que quelques heures.
- Comment ça, nous n´en savons rien ? Aucun officier n´est capable de faire un rapport ? Et Kogard, alors ? Il doit bien savoir ce qui s´est passé.
Dario baissa la tête, silencieux.
- Non, fit le roi, ne me dis pas que...
- Il y a à peine une centaine de survivants. Dont aucun soldat. Kogard est probablement mort lui aussi. C´a été un carnage.
- Et Alexandre ?
- Aucun signe de lui. Ca fait déjà trois jours. S´il l´avait pu, il serait déjà rentré.
De pâle, le roi devint livide.
- Alors...
- Je ne crois pas qu´il soit mort, déclara Dario. Il existe des liens très forts entre un mage et ses élèves. S´il avait péri, je l´aurais senti.
- Ah...
Alexandre VII parut soulagé, puis s´assombrit à nouveau.
- Même si lui s´en est sorti, ça n´efface pas les milliers d´autres morts. Cette guerre tourne de plus en plus mal pour nous. Je pense que ce royaume ne se relèvera pas d´un autre désastre de ce genre.
Dario s´approcha de la fenêtre et fixa le Nord-Est.
- Quoi qu´il arrive, nous nous battrons jusqu´au bout, Sire. Quoi qu´il arrive.
- De toute façon, nous n´avons pas d´autre choix.
- Possible...
Ils gardèrent le silence un instant, puis le maître Chanteur reprit la parole.
- Votre fils m´inquiète. De toute évidence, il s´est mêlé à quelque chose qui le dépasse, et croit tout maîtriser. Jusqu´à refuser de me révéler ses plans.
- Tu m´en as déjà parlé, Dario. Ca ne m´étonne pas de sa part.
- Sire, un doute me ronge depuis quelque temps...
- Quoi donc ?
Le mage regarda Alexandre VII droit dans les yeux.
- Vous ne voulez pas qu votre fils monte sur le trône à votre mort, n´est-ce pas ?
Le roi sembla surpris. Il s´apprêta à répondre, puis se ravisa, se tourna vers l´Est, contempla le lever du Soleil. Et enfin...
- Non.
FIN
![]()
Bon, voilà, c´est fini. Comme cet épilogue ne vous aura pas appris grand-chose, je vais me concentrer sur ce qui est vraiment essentiel.
J´aimerais beaucoup, et quand je dis ça c´est que j´adorerais, qu´après ces preque 30 pages passées ensembles, vous fassiez un petit (voire long) commentaire sur ce que vous avez pensé de l´ensemble de la fic, du style, des thèmes abordés (ah bon, y en a?), et surtout des défauts que vous auriez pu voir.
De mon côté, je prépare un petit commentaire sur l´ensemble de mes fics terminées jusque-là. Une sorte de making of, quoi.
En espérant que cette histoire vous a plu (n´est-ce pas un peu hypocrite de ma part?) et que vous lirez la (les) suite(s).
OUIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNN!!!!!!!!! Plusieurs semaines à attendre!! bhouhouhouuuuu!!!
M´enfin bref, reprenons nos esprits.
Alors, un petit commentaire...bon.
MEEEEEEERRRDEEEEEEEEE!!!!!!!!! J´avais la souris sur "poster le message" et j´ai appuyé sans faire exprès...M-D-R. Je reprends.
L´ensemble de la fic : E-X-C-E-L-L-E-N-T, voilà le résumé du commentaire.
Maintenant un peu plus de détais :
Le style
il est fluide, très agréable à lire. En ce qui concerne les combats, il n´y a pas à dire tu es un maître en la matière : je n´ai jamais vu des combats aussi dynamiques et ma foi, bien que ce soit difficile, variés.
Le scénario
Ben encore un bon point. En effet, il est très accrocheur, on est dedans dès le début. (c´est également en partie du à la qualité du texte) La preuve, quand j´ai commencé les Bracelets d´Arzhan j´ai passé toute mon après-midi à lire sans voir le temps passer...de plus, les nombreux rebondissements dans le récit (au hasard, l´arrivée du Dylran, la révélation des pouvoirs d´Adrien, la transformation d´Hustouk) sont de plus généralement (toujours?) bien amenés et relativement inattendus.
Les thèmes abordés
de la bonne vieille HF, quoique tu sois original avec les Elfes du côté des "méchants" (j´mets entre guillemets car je sens que ce ne sont pas les vrais ennemis de la saga).
Les défauts
les 15 fautes de tout le texte (^^), le fait qu´on va devoir attendre plusieurs semaines pour avoir le siège de Dümrist et des mois pour en voir la fin.
Bref, un des meilleurs bouquins qu´j´aie lu durant ces quinze années, peut-être même le meilleur en fait...
pour ton commentaire, ça fait vraiment plaisir.
D´un autre côté, "un des meilleurs bouquins qu´j´aie lu durant ces quinze années, peut-être même le meilleur en fait...", franchement t´es sûr? Oublierais-tu la Quête d´Ewilan? Ou le Seigneur des Anneuaux Ou plein d´autres histoires? (tu m´avais pas parlé de Rigante?) C´est quand même beaucoup mieux que ce que j´écris. Il existe des milliers de bouquins meilleurs que mes fics.
A moins que tu ne parles que des textes qu´on peut trouver sur ce forum, ce qui me paraîtrait plus logique (encore qu´un peu immérité)
Alors...non, si j´ai dis "bouquin", c´est bien pour préciser que je parle de livres sortis.
La Quête d´Ewilan n´est pas comparable à tes textes...ce sont les tiens les meilleurs, dans Ewilan dès qu´Edwin apparait on sait qu´il va gagner (abusé de vaincre 4 T´sliches alors qu´un seul est réputé invincible ou presque, j´l´ai d´ja dit j´supporte pas les super-héros), les psychologies sont pas réellement travaillés, bref : t´as fait mieux.
Le Seigneur des Anneaux, c´est assez soporifique et bien trop manichéen je trouve : les zentils peuples contre le gros missant qui veut tuer tout le monde, et comme par hasard dans le camp des zentils y´a des beaux n´elfes et dans celui des missants des Orks tout vilains pas beaux.
Rigante c´est bon, très bon, mais ton truc est plus intéressant. Des trois que tu cites, c´est le seul avec lequel je pourrais hésiter.
Bref, nonnon t´es vraiment un prodige mais ta modestie (il semble que ce soit quasiment inhérent au fait d´écrire) t´empêche de le voir.
(d´un autre côté si t´avais la grosse tête ça m´énerverait
)
comment ça c´est la fin???????????????? ![]()
NNNOOOOOOOOOOONNNNNNNN!!!!!!!!!!
en fait on a rien appris de plus... ![]()
c´est abusé ![]()
alors tu la fait quand la suite de cette fic?????
![]()
Ehhhhhhhhhhh mouaaah tu m´enlèves les mots de la bouche, KaiM XD Je sais pu parler après avoir lu ça ! Pour reprendre Az, c´était excellent !
Et même si ce n´est pas le meilleur bouquin que j´ai lu, ça n´en est sérieusement pas si loin... Je dirais que la seule chose qu´il n´y avait pas, mais qui au fond ne manquait pas tellement, c´était de l´émotion. Tu travailles assez finement la psychologie de tes personnages (encore qu´ils pourraient plus évoluer, bien que ce soit déjà le cas), mais pas tellement leurs émotions.
La preuve toutefois que ce n´est pas trop gênant, c´est que je viens seulement de m´en rendre compte, en me demandant pourquoi, par exemple, j´ai préféré A la croisée des mondes à cela, et je pense que seules les émotions sont à mettre en cause.
Ou bien... Non, autre chose (mince, je me mets à descendre ta fic XD Non mais t´inquiète :D J´ai adoré ^^) : ptête pas assez de diversité entre les personnages. Je repense encore à la trilogie de Pullman, et je vois que ses personnages sont incroyablement divers, il y a réellement de tout ! Toi, ce ne sont presque que des combattants, des mages, et le groupe d´enfants de la famille d´Alice (résistants d´ailleurs, quand j´y pense, les gosses ^^).
Tu réussis heureusement à oblitérer ces menus détails dans la richesse de ton style, tes descriptions justicieuses, ton aventure palpitante... pouah, j´ai l´impression d´écrire la quatrième de couverture XD
C´était vraiment très bien
Tu as vraiment su maîtriser ton intrigue avec brio, tu nous as mené la plupart du temps par le bout du nez, bref, un travail de maître. Tu as très largement le niveau de la publication, à mon avis, quoi que je ne m´y connaisse pas vraiment. Tu peux tenter une bonne maison. Je vois d´ici le rayon à ton nom avec tous les tomes de tes chroniques !
Bravo ![]()
bon alors, à mon tour, pour le commentaire (grhyll, lis au moins la fin du mess, j´ai un truc a te demander à propos de pullman)
alors, revenons aux débuts, avec les bracelets d´arzhan (et puis m**** si y a une faute au nom)
déjà, cette première fic, je l´ai beaucoup aimé, mais, malgré mes commentaires anhtousiastes, et en y repensant, il manque un tout petit quelque chose. Le style était très bon, quoicque moins bien (un chuillat) que celui de la cathédrale de machin-chose (comme ca vous me reprendrez pas sur l´orthographe
). Ce qui manquait, c´était le SCENARIO. il était bn, je ne peuxle nier, et pourtant...en revanche, dans la cathédrale de Kridath, tu as su nous tenir en haleine jusqu´a la fin, et même au delà. le scnario est profond, complexe, et on veut toujours en savoir plus. Ta fic, malgré que ce soit de l´HF (ce style est souvent monstrueusement stéréotypé, comme la fait remarqué az´ avec SDA), est originale, en montrnt les elfes comme des créatures non parfaites. Les combats, aussi. je dois dire que je suis bouche bée. Fluide, parfaitement décrits, mais pourtant sans ennuyer le lecteur. que demander de plus? et une minuscule touche d´humour, aussi, qui est toujours très bien placé. Je t´assure que ta fic a le rang de la publication. Ce que je te demande, en revanche, c´est de nous prévenir si c´est publié, et aussi de tenter ta chance autre part que chez manuscrit.com. voilà qui en est pour les qualités.
passons aux défauts:
premièrement, certains comportements et actions des personnages. Je n´irait pas juqu´à dire qu´ils sont completement incohérents, mais parfois (malgré q´ils soit possible, tu peux donc laisser ta fic tel quel), ca fait bizarre. Premièrement, le coportement de alice vis à vis de vladek, comme la si justement souligné grhyll a ce moment là. et puis parfois, ché pas, j´ai pas ´autres exemples en tête, et je ne sais pas si c´est un défaut. enfin, chépas comment m´expliquer. ne tiens donc pas compte de ce défaut (?). Ensuite, la psychologie des personnages est assez poussé, c´est pas mal. Par contre et je vais reprendre l´avis de grhyll (qui jusqu´a ce jour m´a toujours semblé juste), une chose vraiment dommage: les émotions. On ne ressent rien. On ne sait jamais quand le héros a peur, comment il vit son aventure. c´estr a peine si on s´apercois de son armertume quand il découvre que l´oeil de kashir (stop avec l´orthographe des noms propres!) est inutilisable. De ce coté ci, y a du boulot. Et comme le dit grhyll, Phillip Pulman est le meilleur pour ça (surtout avec le miroir d´ambre, d´abord pantalaimon et lyra, ensuite lyra et will), je te conseille donc de le lire, si tu ne l´a pas déjà fais, sers toi en comme exemple. et aussi, comme dit grhyll (j´espère ne pas la froisser en reprenant ses défauts), la diversit des personnages. Mis a part la famille d´alice, ce sont tous des gens d´armes, ou des magiciens et là aussi Philipp Pulman est très fort.
donc, un résumé de tout le texte si dessus:
LES QUALITES:
le scénario
le réalisme
le style
l´originalité
les combats
la psychologie des personnages
les espèces que tu inventes (superbes)
l´humour bien placé
LES DEFAUTS:
les émotions des personnages
la diversité des personnages
voilà, et aussi quand l´oiseau rentre à pattes, je trouve ca très bon.
si tu étais publié, je te classerai en...5eme ou 4eme place de mes livres préférés je pense.
az´ ce qui a fait le succès de tolkien, c´est qu´il ai inventé un monde, son histoire, tout (contes et légendes inachvées). ;- )
grhyll, pour Pullman, connaît tu d´autres bouquins de lui, mis à part à la croisée des mondes? c´est marrant tu en parles, alors que je suis en rtain de le lire pour la, heu...3eme fois j´crois. c´est de loin mes livres préférés, je trouve ca hyper bien écrit, très original, il est PARFAIT ce livre! bon, j´ai pu le droit aux smilies, mais imaginez que j´met un bonhomme qui sourit ;- )