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Liste des sujets

Desert

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
04 septembre 2005 à 15:47:35

:merci: pour vos commentaires

grhyll :d) en fait c´est qu´il est deja encapuchonné avant :o))

Liquid59
Liquid59
Niveau 10
04 septembre 2005 à 16:01:58

Que veux tu que je te dise?A part que c´est bien et que j´éspère la suite pour bientot :)

Zorahel
Zorahel
Niveau 4
05 septembre 2005 à 11:21:17

:up:

linkalink
linkalink
Niveau 10
05 septembre 2005 à 19:46:30

et bien ça c´est bien notre cher hobbit, fidèle a lui meme avec cette magnifique fic! bravo et merci pour ce chef d´oeuvre que tu nous offre :ok:

Fy3rA
Fy3rA
Niveau 10
06 septembre 2005 à 21:34:44

Une histoire qu´accroche ^^, magnifique =P ! Que dire de plus... A part que j´aimerais que la suite soit rapidement postée ? ^^

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 00:07:29

Chapitre 4 : On the road again

Marcher. Avancer, coûte que coûte. Mettre la plus grande distance entre le dernier oasis et le prochain. Marcher, malgré la terrible pression du soleil. De toute façon, quelle autre alternative offrait le désert ? Mourir ? Il fallait avancer, ni trop vite pour ne pas succomber à la fatigue et à la chaleur, ni trop lentement pour arriver au prochain oasis avant de n’avoir plus une goutte d’eau.
Matthieu et Elodie étaient restés deux jours entiers à l’oasis. Mais malgré la fraîcheur relative de l’endroit et l’abondance en eau, la fièvre d’Elodie avait à peine baissé. Contrairement à leurs provisions. Au soir du second jour, Ils ne leur restait que quelques unes des lanières de viande séchée, dures comme du cuir et tellement salées qu’elles leur irritaient la langue, faisant souffrir chacune de leurs papilles. Ce soir là, Matthieu se dit qu’il valait mieux tenter leur chance dans le désert, en espérant qu’ils toucheraient bientôt au but, quel qu’il fut, et qu’ils trouveraient de quoi soulager la fièvre de la fillette. Ils s’étaient ainsi remis en route, adoptant une allure plus modérée. Cependant, une partie de l’inquiétude de Matthieu s’en était allée ; s’il y avait un oasis le long de la route qu’ils suivaient, il y en aurait sûrement d’autres. Cette voie avait été tracée avec logique, ce qui le rassurait. Enfin, un peu.
Ce qui le tracassait à plus forte raison était la vision de cet homme mystérieux, dont il n’avait pas jugé utile de parler à l’enfant. Avait-il rêvé ? Il en était de plus en plus convaincu… bien qu’une part de lui refusât d’admettre cette éventualité.
-Voiture, dit Elodie de sa voix chevrotante.
Alors qu’il s’apprêtait à lui demander si la fièvre lui faisait perdre la raison et où diable elle espérait voir une voiture, il comprit ce qu’elle attendait et balbutia :
-Euh… bleue… Renault je crois.
-Rouge, renchérit la fillette, et euh… petite, ajouta-t-elle, penaude. Je connais pas les marques.
Il lui sourit, puis enchaîna :
-Animaux domestiques.
Et ils continuèrent ainsi pendant une partie de la journée, se taisant quand plus rien ne leur venait à l’esprit, reprenant quand une idée s’y présentait.
C’était Elodie qui avait eu cette idée, lors de leur premier soir à l’oasis. Le but était simple : chacun à leur tour, ils énonçaient un mot-clé, et l’autre devait répondre en piochant dans ses souvenirs épars. Jusqu’à présent, cela c’était avéré assez peu utile ; s’il savait maintenant aimer le rock, le cinéma et la littérature, il n’était pas plus avancé quant au pourquoi du comment. Et ce n’était sûrement pas la passion d’Elodie pour les figurines d’animaux de la savane qui allait apporter un début de réponse aux questions vaguement métaphysiques qui lui faisaient bouillonner le cerveau. Jamais (du moins croyait-il, comment être certain ?) il ne s’était autant interrogé sur l’existence d’une vie après la mort, de l’âme, et tous ces autres trucs auxquels ils associait machinalement les termes philosophie et théologie. Pourtant, il savait avoir étudié la philosophie, mais pas de manière approfondie. Sûrement lors de ses études.
Il avait aussi essayé de parler de tout cela avec Elodie, le soir, alors qu’ils guettaient le sommeil dans la douce fraîcheur de la nuit, mais, autant se rendre à l’évidence, parler d’une vie après la mort – qu’ils étaient peut-être en train de vivre – avec cette gamine terrorisée n’était pas l’idée du siècle. C’est donc dans le cadre intime et chamboulé de ses pensées qu’il se posait chaque soir les mêmes questions, sans toutefois avoir un commencement de réponse.

Tous les deux jours, un oasis s’offrait à eux, récompense du pénitent qui accomplit son épreuve.

-Un arbre ! s’écria Elodie un matin, tendant un doigt devant elle.
Au sommet d’une dune, sortait du sable un tronc rabougri, hérissé de minces branches sèches et mortes. L’ensemble faisait furieusement penser à une main squelettique émergeant du sol pour goûter à la chaleur du soleil, avant de tenter de retourner s’y terrer, mortellement blessé.
Ils continuèrent à avancer, et, lorsqu’ils furent au niveau de l’arbre, le soleil jouant dans ses branches et projetant sur eux des tâches de lumières, Matthieu faillit pousser un cri de triomphe. Au pied de la colline, à une centaine de mètres, une cabane semblable à celle par laquelle tout avait commencé se dressait dans l’immensité sablonneuse.

-T’avais raison ! exulta Elodie. C’est génial ! Tu crois que dans celle-là aussi il y a de la nourriture et de l’eau ?
-Oui, fit il en souriant, et sans avoir besoin de mentir. J’en suis sûr. Allez, on y va !

Ils se remirent donc en route, et, à peine eurent-ils fait quelques pas que, sans comprendre ce qui arrivait, Matthieu se retrouva un genou au sol, la tête penchée, ses cheveux longs traînant dans le sable. Elodie poussa un cri paniqué. Alors surgit la douleur, remontant du talon au genou droit à une vitesse insensée. Il serra les mâchoires pour ne pas crier.

-Matthieu ! Qu’est ce que t’as ? Matthieu !
Elle pleurait.
Il se traîna en rampant jusqu’à l’arbre où il s’adossa, et, redressant son visage crispé par la douleur, il murmura :

-T’en fais pas, c’est juste une crampe. J’en avais souvent… avant. Ca va passer, je t’assure.
La fillette n’avait pas pour autant l’air rassuré, et elle continuait à fixer le jeune homme haletant de ses yeux humides.
-Tu sais quoi, reprit celui-ci ? Tu vas aller m’attendre à l’ombre dans la cabane. Je voudrais pas que ta fièvre empire à rester là en plein soleil. Je te rejoins dès que ça ira mieux. Fais moi confiance.
-Tu vas m’abandonner ! hurla-t-elle, morte de peur. Puis elle se reprit presque immédiatement. Non… tu m’as promis, hein ?
-Je t’ai promis, et je te le promets encore, articula Matthieu, qui avait de plus en plus de mal à ne pas hurler de douleur. Va maintenant.
Elle le regarda encore un instant, indécise, puis marcha vers la cabane, se mettant à courir à mi chemin. Quand il la vit passer la porte de bois, il s’autorisa un petit cri de douleur.
Il n’avait pas menti à Elodie en lui disant avoir souvent eu des crampes telles que celles-ci. A la différence près qu’elles étaient beaucoup plus atroces que de simples crampes, et incroyablement douloureuses. Aucun des médecins qu’il avait consulté n’avait su lui donner d’explications convaincantes, et encore moins de remède miracle. « Il faut attendre que ça passe », disaient-ils tous. Il avait donc du apprendre à vivre avec la peur de s’effondrer sur n’importe quel trottoir, dans n’importe quel lieu public. Mais un jour où il fut saisi d’un de ces fulgurants éclairs de souffrance, épuisé d’avoir si mal si longtemps, il avait fait quelque chose, alors sur le coup de la colère, qui avait porté ses fruits.
C’était une méthode qui ajoutait de la souffrance à la souffrance.
Mais ça marchait.
Et il allait devoir le faire.
Levant le bras, il attrapa une branche qu’il brisa d’un coup sec. Il en brisa encore une extrémité, qu’il se mit dans la bouche, et sur laquelle il imprima l’empreint de ses dents.
Puis il leva la main gauche à hauteur de son visage, et remua ses doigts.
La douleur était de plus en plus intolérable.
Il replia sa main en poing.
Et l’abattit violemment sur son mollet.
Ses yeux se révulsèrent alors qu’il poussait un hurlement, qui s’échappa de sa bouche un long gémissement, absorbé par le morceau de bois.
Raté.
Il s’accorda un bref moment de répit, haletant, souffrant affreusement, les larmes coulant en cascade sur son visage.
Puis il se frappa de nouveau la jambe, plus fort que la première fois.
Le morceau de bois tomba au moment où il ouvrait la bouche, laissant son hurlement quasi inhumain se répandre dans le désert. Dans la cabane, Elodie l’entendit, et, ramenant ses genoux contre sa poitrine, se blottit dans un coin en pleurant.
A quatre pattes, le souffle court, Matthieu sentit la douleur refluer de sa jambe. Il sentit aussi que quelque chose, nerf ou muscle se remettait en place, tel un engrenage défectueux qui permettrait de refaire fonctionner l’ensemble de la machine. Quelques minutes auparavant dure comme de la pierre, sa jambe reprit sa consistance habituelle. Lentement, avec des gestes d’automates, il se remit sur ses pieds. Une douleur sourde se rappelait encore à lui, mais c’était largement supportable. Il avait appris à vivre avec, et, où qu’il soit désormais, ce problème l’avait suivi.
En boitillant (« ça aussi, ça passera »), il se dirigea vers la cabane.
Il y entra, serra Elodie dans ses bras, lui murmurant des paroles apaisantes, lui demanda de récupérer de la nourriture, s’endormit.

Quelques heures plus tard, la douleur avait totalement déserté sa jambe, et il marchait normalement. Elodie avait trouvé quelques provisions, et ils en partageaient une partie en silence. Soudain, un craquement se fit entendre. Tous deux se figèrent, la bouche à moitié pleine, les sens en alerte.
-Qu’est ce que c’était, demanda Elodie, du moins fut-ce que traduisit Matthieu du « è-euh-è-è » ? qu’elle articula, la bouche à moitié pleine de viande sechée.
-Je sais pas, je…
Le reste de sa phrase fut absorbé par le fracas du toit qui explosa dans un tourbillon d’échardes et de sciure. Le plafond était à présent séparé en deux moitiés distinctes par une large ouverture à travers laquelle ils voyaient le ciel étoilé. Tous deux poussèrent un cri effrayé.
Le silence qui suivit fut presque assourdissant, à peine ponctué par la pluie de sciures qui s’abattait autour d’eux. Assourdissant, mais bref.
Un autre craquement se fit entendre ; sans réfléchir, Matthieu attrapa Elodie par l’aisselle, la forçant à se remettre debout, et courut vers la porte. Il pila net lorsque une planche s’abattit du plafond, telle une guillotine, entre eux et la porte, coupant toute sortie. Le mur à leur gauche s’embrasa soudain, sans qu’il y ait eu le moindre combustible dans la cabane. La fillette poussa un nouveau cri.
Derrière eux, un pan du mur s’arracha bruyamment, et ils le virent disparaître dans la nuit en tournant sur lui-même.
Le feu se propageait au reste de la cabane.
Il serra Elodie contre lui, cherchant désespérément une issue. C’est alors qu’il vit une fenêtre à laquelle il avait à peine prêté attention en entrant.
Le chemin entre elle et eux était libre, mais il vit avant même de s’avancer qu’elle n’avait aucun système d’ouverture. Il fallait trouver quelque chose pour la briser.
Obéissant à une froide impulsion, étonné et satisfait à la fois du froid engourdissement qui était tombé sur ses sens, l’empêchant de s’abandonner à la panique, il dégagea le revolver de son dos. Du pouce, il amena le chien au bandé, puis visa la fenêtre. L’antique pistolet produisit un « KA-BAM » assourdissant, et, dans un éclair de lumière dont l’image resta quelques instants en surimpression sur ses rétines, la vitre vola en éclats sur lesquels se refléta brièvement la lueur orangée des flammes.
Matthieu remit l’arme dans son dos. Il desserra les bras qu’Elodie accrochait compulsivement à sa taille, la prit par la main, et, ensemble, ils sortirent de la cabane.

Cette nuit-là, ils dormirent à côté d’un grand feu de joie. Elodie ne posa aucune question à propos de l’arme.
Le lendemain matin, ils virent les premières lettres depuis leur arrivée dans le désert. Des lettres qui ne formaient qu’un mot, et, bien que Matthieu sut exactement de quoi il s’agissait, il n’en crut pas ses yeux.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
07 septembre 2005 à 02:37:02

Après une lecture approfondi voila ce que je psne de ta fiction.

________________________________________________

:d) Le début est bien. On est directement plongé dans l´action avec un mystère presque palpable. Aucun scénario ne semble se profiler mais le mystère fait que l´on ne peut s´emepcher de lire la suite. Le récit avance progressivement et des nouveaux élèments entre jeu petit à petit : le rysthme est donc calme et pas trop rapide, c´est bien car ça se lit tout seul et à paine à ton fini de lire une ligne que l´on se jette sur l´autre. On sent bien la pression lié à l´eau et aux vivres limites. On est vraiment pris par le récit. Cependant, ça deveit un peu répétitif avec cette traversée du désert. Ca deveitn un peu fantastique avec l´allusion à Stephen King. Le scénraion est inexistant mais on s´en fiche car le récit est génial. Ca ressembple un peu à "La petite fille qui aime Tom Gordon" avec la voix dans le tête et le fait qu´ils soit perdus. L´apparition du personnage dans l´oasis rajoute encore du fantastique et de l´intérroagtion. Le texte est succulent. Et la fin du 4° chapitre RRAAAaaah, on veut en savoir plus.

:d) La psychologie des personnages et bien décrites. Les peurs et les intérrogations sont bien amenées et on s´attache facilement aux personnages. Je trouve néanmoins Matthieu bien trop mature et adulte et la fille ne semble pas tellement éffrayée. On les sent plus éffrayé à mesure qu´il avance dans le désert. On sent bien le problème et la mort qui les épie. c´est assez horible car ilse se voient mourir. c´est très "King" tout ça ... La psychologie est tout le temps détaillé, c´est fou ce que le récit peut être prenant. ca remplace très bien les descriptions, elles n´ont pas trop besoin d´avoi lieu car le désert est tout le temps pareil. On arrive bien à discerner la personnalité des personnages.

:d) Les descriptionssont détaillés et ça nous permet de bien nous immerger dans l´atmosphère. Les lieux et les personnages sont décris avec une certaine minutie qui est vriament bien. Le problème c´est que l´on arrive pas à avoir une bonne mesure du temps. Les jour passent mais on arrive pas à se faie une idée du temps qui passe. Les descriptions sont si bien faites que l´on ressentirait presque la douleur de Mathieu.

:d) La grammaire est fouillé, preuve que le texte a été travaillé. Les phrases sont bien construites et ça donne une certaine fluidité qui rend le texte agrable à lire.

:d) Ca ma fait penser à Dune (Franck Herbert) un peu, pour le décor ... :)

:d) "SOn coeur faire le yoyo", "à la porte de son cerveau" ça casse un peu mais ce n´est qu´un détail. Aussi, une pointe d´humour avec le Mc Donalds. C´est bien mais je trouve que ça ne va pas trop avec l´atmosphère oppréssante et aride.

:d) Il fait TRES froid (facilement endessous de zéro) la nuit dans les désert, apparement c´est un fait que tu ne connaissais pas car tu n´en fais pas memntion dans ton récit. C´est un peu dommage car ça enlève une once de crédibilité.

________________________________________________

CONCLUSION

Un chef d´oeuvre. Un scénario inexisant mais un mystère gigantesque. C´est truffé de descriptions sans que cela alourdisse le texte. C´est vraiement bien écrit, un récit de qualité qui se lit tout seul. Franchement, j´ai adoré et je lirais la suite sans problème. C´est vraiment fabuleux. Sache que désormais je suis fan ! :)

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
07 septembre 2005 à 02:55:52

:ouch:

Un commentaire du genre de la part d´Ostra, ça donne envie de lire... :-)

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 17:32:19

:merci: beaucoup a ostramus pour son commentaire, c´est que ca fait vachement plaisir ce genre de trucs :snif:

Juste un truc :d) pour ce qui est de la température extremement basse la nuit dans le désert, ce n´est pas un fait que j´ignorais, mais j´ai en faire abstraction pour que nos 2 héros passent le 1er chapitre, et aussi pour une autre raison... mais j´en ai deja trop dit :o))

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 17:55:32

Ouep, je trouvais très bien ce récit, mais en lisant le comm´ d´Os´, on s´rend compte que c´est vraiment génial, donc... LA SUITE!!!

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:08:27

merci, le chapitre 5 arrive ce soir, et ce sera l´avant dernier chapitre

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:13:25

Déjà fini? Bu. :( M´enfin, d´un autre côté suis pressé d´voir la fin. :)

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:15:57

Ben oui c´est une chtite histoire assez courte, apres ca traine en longueur et ça a plus trop d´interet. Mais j´ai deux autres histoires de prévues :)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:23:26

Ah, ceci me rassure donc :)

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:24:51

En général je fais des histoires assez courtes, pour les 2 autres de prévues, une fera environ 10 chapitre, et l´autre environ 6. M´enfin je dis ca aujourd´hui ca peut changer, elles sont pas encore écrites :o))

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:28:42

Ouaip, pour l´instant il faut se concentrer sur celle-ci :) Les deux autres seraient du même style ou pas?

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 19:38:24

Pas vraiment non, enfin je préfere pas trop dévoiler pour l´instant, parce que la prochaine que je mettrai sur le forum, j´ai pas encore décidé quelle tournure elle allait prendre. Enfin déja que celle-la est pas dans un style particulier...

Mister_Byde
Mister_Byde
Niveau 6
07 septembre 2005 à 19:38:44

J´imprime, je lis et je commente.

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
07 septembre 2005 à 21:11:14

en attendant :d)

Chapitre 5 : Un repos bien mérité

-Ca veut dire quoi « Il-Ton » ? demanda Elodie d’une voix hésitante, en fixant les grandes lettres noires qui se dressaient devant eux telles les lettres Hollywood sur les collines de Malibu.
-Hilton, répondit distraitement Matthieu en corrigeant la prononciation de la fillette. C’est une grande chaîne d’hôtels mondialement connue…
-Ah, émit simplement Elodie, réfléchissant à ce que cela pouvait signifier.
Matthieu lui aussi réfléchissait, plus vite qu’il ne l’avait jamais fait. La présence d’un Hilton Plaza face à eux ne signifiait-il pas immanquablement qu’ils étaient sur Terre ?
Néanmoins cela n’expliquait toujours pas par quel miracle ils étaient arrivés ici, ni l’apparition d’un homme qui ne laissait pas d’empreintes dans le sable, et encore moins la destruction d’une cabane sans l’intervention d’une quelconque force extérieure.
Mais l’idée qu’ils étaient morts et dans un au-delà mystérieux ne l’avait toujours pas quitté. Elle s’accompagnait désormais d’une certitude inébranlable : tout s’achèverait ici.
-Mais alors on est toujours sur Terre ? hasarda Elodie, se faisant l’écho de ses pensées.
-Possible. Bon allez, ce soir je t’offre un vrai lit !
Ils se dirigèrent vers les grandes lettres « Hilton Plaza », qui surplombaient un grand bâtiment rectangulaire entièrement blanc. Aucune fenêtre ne venait troubler la monochrome monotonie du mur de façade, et Matthieu devina que toutes les chambres étaient à l’arrière de l’hôtel, probablement avec vue sur de quelconques jardins où l’herbe était taillée au millimètre près et les fleurs toutes magnifiques.

Assurément, l’air conditionné était la plus belle invention de tous les temps. Il n’était plus permis d’en douter lorsqu’ils passèrent sans transition d’un désert de 50 degrés, à un hall aseptisé ou la température ne dépassait pas les 25 degrés. Matthieu tourna son visage avec délice vers les grilles d’aération en marche. Plusieurs enceintes étaient dispersées dans le hall, et de celles-ci s’échappaient Kashmir, de Led Zeppelin. Matthieu n’en fut nullement surpris.
-Eh, mais je connais cette chanson ! s’exclama la fillette d’un ton surexcité.
Il n’en fut pas surpris non plus.

Le hall d’entrée du Hilton Plaza était circulaire, tout de marbre blanc. En son centre, légèrement plus bas que le niveau du sol, des canapés, fauteuils et tables basses étaient disposées en cercle. On y accédait par une volée de trois marches.
Derrière ce petit salon, des tables de longueurs différentes, dressées autour de longs comptoirs, témoignaient de la présence du restaurant, caché à la vue des clients par de grandes plantes. A leur gauche s’étendait le comptoir où les clients étaient pris en charge, et à leur droite, des ascenseurs menaient aux autres parties de l’hôtel.
Ils se dirigèrent vers le comptoir. Pris d’une soudaine intuition, et persuadé au plus profond de lui-même que la réponse à toutes leurs questions se tenait à portée de main, Matthieu appuya sur la clochette de bronze. Le « DING » sonore et presque cristallin qu’elle émit se répercuta contre les parois, occultant un bref instant la voix haut perchée de Robert Plant.
Aucun guichetier ne vint à leur rencontre.
Le jeune homme attrapa Elodie par la taille et l’assit sur le comptoir, puis, posant ses mains dessus, sauta de l’autre côté. Une brève douleur dans sa jambe droite sembla l’avertir de ne pas tenter le diable… pas avant de l’avoir rencontré, ironisa la petite voix dans sa tête.
-Bon, fit-il, examinant le panneau de bois contenant les clés des chambres (en l’occurrence des cartes magnétiques). Y’a personne, mais ça empêche pas que je t’ai dit que ce soir, on dormirait dans un lit. Voyons voir…
Il parcourut les rangées de cartes du regard, faisant courir son index le long des étagères. 200, 202, 204, 206, 210, 214…
Pas de 208 ni de 212.
En regardant plus attentivement, il constata que pour chaque étage, il n’y avait pas de carte 08 et 12. Son regard s’éclaira lorsqu’il en comprit la signification. Il le posa sur Elodie.
-Non seulement on va dormir dans un lit, mais en plus on va dormir dans une suite. Royal non ?
Il décrocha les cartes 206 et 210, et en tendit une à la fillette.
-Votre chambre, madame, déclara-t-il d’un ton sérieux au possible, ce qui fit pouffer la gamine.
-Je prendrai un bain moi quand on sera dans nos chambres, dit Elodie.
A en juger par l’odeur qui émanait d’eux, Matthieu fut loin de juger l’idée mauvaise.
-Bon, on devrait y aller.
Mais avant de partir, pris d’une soudaine impulsion, il décrocha une vingtaine d’autres cartes magnétiques qu’il dissimula dans un tiroir du comptoir. Puis il intervertit entre elles les cartes restantes. Juste au cas où.
En se dirigeant vers les ascenseurs, ils passèrent devant plusieurs affiches publicitaires écrites en anglais, arabe, russe et espagnol. Mais pas en français.
-Y’a écrit quoi sur les panneaux ? lui demanda Elodie. Je parle pas anglais.
Matthieu lui traduisit la plupart des annonces. Une disait « Un ami m’a recommandé le Hilton de Vienne ; nous sommes toujours amis », une autre « nous avons demandé si nous pouvions dîner sur la plage ; ils ont répondu ; nous pouvions dîner sur la plage », et d’autre traits d’humour dans le même style, bien qu’aucune ne leur arrachât le moindre sourire. Il s’arrêta devant la dernière, qui, en guise d’illustration, ne proposait qu’une photographie du désert. Sous cette dernière, figurait l’inscription suivante: « Only death awaits you out there, so why don’t you have a rest before dying? »
-Et celle-là, elle dit quoi ?
-Euh… nous espérons que vous passerez un agréable séjour et vous remercions de votre confiance. Allez, on y va.
Tandis que l’ascenseur s’élevait, la phrase de la dernière publicité lui trottait dans la tête, funèbre refrain. « Seule la mort vous attend hors d’ici, alors pourquoi ne pas vous reposer avant de mourir ? »
Il se força à chantonner Led Zeppelin, qui passait aussi dans l’ascenseur, mais cette phrase restait désespérément gravée sur sa rétine.

Les suites de l’hôtel étaient splendides. Grandes, toutes en élégante sobriété, elles offraient tout le confort auquel on peut s’attendre lorsque l’on paye le prix affiché derrière le comptoir de la réception. Dans chacune d’elle, il y avait deux lits deux places, une table et quatre chaise, un mini bar qui n’avait de mini que le nom, une salle de bain aussi étincelante que gigantesque, et une terrasse accessible via une baie vitrée. Tout comme le reste de l’hôtel, elles étaient d’une propreté incroyable.
Surtout étant donné le fait qu’il n’y avait personne pour faire le ménage.
Matthieu s’approcha du mini bar et l’ouvrit, tandis qu’Elodie, débarrassée de ses chaussures, plongea sur un lit et s’y roula en poussant de petits grognements de plaisir qui firent sourire le jeune homme. Il y avait dans le petit frigo diverses boissons, sodas, jus de fruit et alcools. Il prit une canette d’Orangina qu’il jeta sur le lit d’Elodie.
-Tiens, cadeau de la maison.
La fillette n’attendit pas avant de se jeter sur la canette fraîche, qu’elle ouvrit avec de grands gestes avides, et but tout aussi avidement, ne se souciant pas des larmes que la boisson gazeuse lui faisait monter aux yeux.
-J’ai l’impression d’avoir jamais rien bu d’aussi bon !
Matthieu lui envoya une autre cannette (de Sprite cette fois-ci) qu’elle attrapa et à laquelle elle réserva le même sort qu’a la première. Quant à lui, le jeune homme s’autorisa une bière, dont le goût familier lui apprit que ce n’était pas la première fois qu’il en buvait.
Sa cannette à la main, il franchit la baie vitrée, et, debout sur le balcon, laissa son regard vagabonder sur le paysage. Il ne s’était pas trompé en supposant que les chambres donnaient sur des jardins taillés au cordeau. Au milieu de ces derniers serpentait un chemin de pierres, qui, partant de l’hôtel, menait droit à… la mer.
Il cracha sa gorgée de bière et, toussant, se retourna vers Elodie, lui fit signe de s’approcher. Elle se dressa sur la pointe des pieds, les mains en appui sur la rambarde, et poussa un petit cri :
-La mer !
-Ouais, commenta laconiquement Matthieu, la mer. Après ce putain de désert, un putain d’océan. Et on fait comment, on le traverse à la nage ? Bordel !
Une colère qu’il avait jusqu’alors mis beaucoup de soin à contenir sembla affluer en lui. Elodie, effrayée, recula d’un pas.
-Putain de merde ! continua Matthieu, semblant s’adresser à l’océan. On est où ? Et c’est quoi ces conneries ? D’abord un putain de désert brûlant et aride, où j’ai failli crever sans eau, et maintenant des millions de mètres cubes d’eau ! C’est une blague ? Une putain de blague cosmique ou quoi ? Chier !
Il resta un instant silencieux, ses poings serrés tremblant sur la rambarde. Puis, lentement, il fit demi tour et regagna la chambre. Elodie le regardait, les yeux humides.
-Moi aussi, j’ai failli crever sans eau, fit-elle d’une petite voix.
Il resta figé, sans savoir que répondre, se mordillant la lèvre inférieure.
-Ecoute, Elodie, je…
-Moi aussi j’ai failli crever ! répéta-t-elle, criant cette fois.
Puis elle commença à pleurer.
« Non mais quel couillon ! se morigéna le jeune homme. Regarde la ! Elle a toujours fait preuve d’un grand courage, tout ça parce qu’elle te voyait résister à tout ce bordel ! Elle a besoin de toi, alors commence pas à déconner maintenant ! »
Il s’assit auprès d’elle et la prit dans ses bras.
-Excuse moi, Elodie. J’étais un peu énervé, mais ça va aller. Je suis sûr qu’il y a pas de raison de s’inquiéter, ok ? Je suis sûr que tout s’achève ici de toute façon.
-Tu crois ? demanda-t-elle d’une voix pitoyable, entrecoupée de sanglots.
-Sûr ! Bon, avant tout, on devrait aller voir à l’infirmerie si on trouve de quoi soigner ta fièvre, ok ?
-Tu m’abandonnera pas, pas vrai ? Tu resteras toujours avec moi ? Enfin, jusqu’à ce que je rentre chez moi. Tu vas m’aider à rentrer chez moi ?
-Bien sûr. C’est promis.
Elle leva vers lui ses yeux humides éperdus de gratitude.

Les placards de l’infirmerie étaient presque tous vides. Le peu de médicaments qu’ils contenaient n’étaient pas inconnus à Matthieu, et il en reconnut quelques uns susceptibles de faire baisser la fièvre de la fillette. Il y avait également plusieurs boites, sans aucune inscription, contenant des gélules. Il ne s’occupa pas de ces dernières.

Il laissa couler l’eau chaude de la douche le long de son visage, la laissa emporter les millimètres de crasse dont il était couvert, ragaillardir ses membres engourdis et ses muscles ankylosés. Dans la chambre voisine, Elodie faisait de même ; ils avaient prévu, après leur douche, de dormir avant de partir en quête de nourriture.
Il resta une vingtaine de minutes immobile sous l’eau, avant de se savonner, puis, une fois propre, alors qu’il se sentait un homme nouveau, il se dirigea vers le lit, uniquement vêtu de sa serviette éponge, et s’endormit aussitôt.

Lorsqu’il se réveilla, Elodie était endormie dans l’autre lit de sa chambre. Il remonta pudiquement la serviette sur son corps nu, puis se rhabilla en vitesse. Puis il réveilla la fillette – dont la fièvre allait beaucoup mieux – et ils se dirigèrent vers le rez de chaussée.

-Les cuisines doivent être derrière le restaurant, et…
Ils s’arrêtèrent de marcher au moment où il s’interrompit. Ils étaient face au restaurant, et ils fixèrent avec des yeux incrédules les grands comptoirs. Ou plutôt ce qu’il y avait dessus. Chaque plat, chaque marmite, chaque assiette était repli d’un aliment différent. Il y avait un comptoir pour les entrées, un pour les plats et un pour les desserts. Tous regorgeaient de mets différents. Salade, légumes, viandes, pommes de terres, gâteaux, pain, boissons… Une véritable corne d’abondance, un don du ciel après ce qu’ils avaient traversé.
Lentement, leurs yeux quittèrent le buffet pour se poser sur le regard de l’autre. Ils échangèrent un sourire, puis, dans un même élan, partirent à l’assaut du restaurant en courant.
Matthieu s’empara d’une grande assiette qu’il remplit de salade, de crudités et de légumes frais, qu’il arrosa généreusement de sauce. Avisant une grande table ronde, il y posa l’assiette, puis, en reprenant une autre, s’attaqua aux plats. Une assiette pour la viande, une autre pour les légumes. Pas de jaloux. Puis il fit de même pour les desserts, coupants de larges tranches dans les gâteaux, empilant les fruits au-delà du raisonnable. De son côté, Elodie avait fait de même, et leur table était recouverte d’une dizaine d’assiettes. Avisant de petites fontaines dans lesquelles attendaient de l’eau et du jus d’orange, Matthieu s’empara de plusieurs pichets qu’il ramena pleins, tandis qu’Elodie déposait une poignée de couverts qui tombèrent en cliquetant sur la table.
Lorsqu’ils furent assis de part et d’autre des montagnes de nourriture, ils se regardèrent solennellement, comme si l’un d’eux s’apprêtait à faire un discours particulièrement difficile. Au lieu de quoi Matthieu lança un joyeux « bon appétit ! » et ils se lancèrent a l’attaque des plats, se faisant un devoir de vider chaque assiette. Elodie sourit à Matthieu, révélant une impressionnante purée de pommes de terre mélangées avec de la viande, et copieusement arrosée de jus d’orange.
-Tu devrais manger plus de légumes verts, lui dit-il.
Elle le regarda avec sérieux un bref instant, puis ses lèvres s’étirèrent en un mince sourire, avant qu’elle n’éclate franchement de rire, imitée par le jeune homme.

Lorsqu’ils revinrent dans l’après-midi, leurs assiettes ainsi que toute trace de leur passage avait disparues. Seuls restaient les pâtisseries, les fruits et les boissons.
Le soir, les plats et les entrées avait réintégré leurs places.
Le lendemain matin, croissants, pain frais et café les attiraient de leur odeur irrésistible.
Et ce pendant deux jours, où ils attendaient dans une routine quasi insupportable que se passe quelque chose, qu’un indice leur soit donné.
Le troisième jour, Matthieu vit l’homme de l’oasis.

Fy3rA
Fy3rA
Niveau 10
07 septembre 2005 à 21:54:18

:cool: très bien! tout bonnement génial ^^ La suite c´est pour quand ? :-p

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