Tu sais ou ça se trouve de l´acide caustique? ![]()
soude caustique ![]()
http://www.china-geoffering.com/chemicals/soude%20caustique.htm
Rien de mieux que la Chine. ![]()
Prend le modèle en paillettes sinon.
merci lol
Au fait ça pourrait donner des problèmes avec les douanes? Parce qu´avec des potes on a réussi à trouver du magnésium pur mais on s´est fait prendre à la frontière et il y a eu pas mal de problèmes ( amendes, etc.)
paillettes c´est celui qu´ils appellent " flocons"?
Soul, si je t´offre une nouvelle lime à ongles, tu peux continuer là où t´en étais avant de recommencer ? ![]()
" ceci est une brûlure chimique, elle te fera plus mal que les autres brûlures [...]"
Sinon la soude caustique c´est un truc pour déboucher les chiottes, y en a en grandes surfaces ( je m´en servais pour faire l´hydrogène avec le papier alu)
Pour la lime à ongles, non, je prefere le cure-dents désormais, c´est plus facile de prendre l´avion avec.
La suite... un jour...
Alors je dois aller lire dans l´autre topic?
-4-
J’avance paisiblement dans les rues. La chambre funéraire pour laquelle je travaille désormais se trouve à quatorze minutes de marche de chez moi. N’ayant pas de voiture, j’y vais à pied. Grâce à Whitness j’ai eu un nouveau métier. Il a juste fallu dire à Bob, le patron de la chambre funéraire, mon curriculum vitae. Après mon bac, j’ai fait une année de médecine. J’étais un excellent élève, mais j’ai dû arrêter faute d’argent. Mes parents m’avaient coupé les vivres depuis longtemps. J’ai ensuite trouvé un job dans un restaurant miteux. Plongeur. J’ai fait quelques économies et j’ai pris des cours de compta via Internet. Ces cours m’ont permis de travailler dans une entreprise. Vous connaissez la suite ? J’ai été viré à cause d’Interflora.
Bon, j’avançais paisiblement dans la rue, lorsque quelqu’un heurte violemment mon épaule. Avant même que je comprenne ce qui se passe, je sens le métal froid d’un canon de flingue appuyé sur ma tempe. Mon cœur bat plus fort dans ma poitrine. C’est ça la panique ? Voyons si je contrôle encore ma voix.
_ Que voulez-vous ?
Le son de ma voix ne tremble pas d’un iota.
_ J’veux ton fric connard.
Lui a un timbre frisant l’hystérie. Évidemment, je ne possède rien sur moi. Pas d’argent, pas de cheques, pas de cartes bancaires. Je sais même pas si j’ai mes papiers. Pourquoi faut-il que ça tombe sur moi ? Un malade agresse quelqu’un dans la rue, et ce quelqu’un c’est moi, évidemment.
_ Aboule le fric.
Je suis sur le point de lui dire que je n’ai rien lorsqu’un nouveau flingue apparaît. Celui d’un flic. Il se trouve en face de moi et profère des sommations.
_ Arrêtez, j’ai l’autorisation d’ouvrir le feu.
Il a plutôt pas intérêt de tirer, l’autre se servirait de moi comme bouclier humain.
_ Merde, saloperie de keuf.
Et l’autre enlève le canon de ma tempe et se met à courir. Tout en courant, il se retourne et tire au pif dans l’espoir de toucher le policier. Le seul hic c’est que je me trouve devant le flic.
Je me retrouve à terre avec une auréole de sang sur ma chemise blanche fraîchement lavée.
_ Aïe, j’ai mal…
Ce fut la dernière chose que j’ai prononcée. C’est pas que je sois mort, mais là, je m’évanouis, sans doute à cause de la douleur.
Je suis dans le hall de l´hôpital. Là, je me dirige vers une silhouette familière. C´était Max, le flic qui servait d´intermédiaire entre Whitness et l´espèce de mafieux. C´était Max, le flic pour qui je me suis pris une balle. Whitness se demande certainement ce que le policier fait ici, et la réponse le surprend. Il m´imagine lors m´interposant héroïquement comme une star hollywoodienne qui doit paraître beau dans toute situations, même une guerre thermonucléaire. Je suis loin d´être proche d´une vedette de cinéma, cette illustration de la vie est trop aseptisé, trop bidon pour que je puisse la vivre réellement. Je grimpe dans l´ascenseur et je sais déjà que je vais descendre au troisième étage, et dans quelque temps franchir le seuil de la porte 312.
-5-
Je me réveillai sur un lit d’hôpital. Ce qui est assez logique en soi vu que j’ai reçu une balle. J’appris que cette balle m’avait transpercé de part en part, tranchant au passage la veine axillaire, évitant de peu l’artère. Plus de peur que de mal m’avait dit le docteur. Le problème c’est que je n’ai pas eu peur.
Vous pourrez toujours dire que je suis pas normal, je m’en contrefous de votre opinion. Si être normal veut dire paniquer à chaque problème, je préfère être anormal. D’ailleurs, qu’est ce que la normalité? Ne serait ce pas une conformité de masse acquise au cours des siècles? Avoir un comportement normal c’est être poli et sociable, non? Quand est-il des associables? Les êtres normaux, c’est à dire sociable et poli les rejètent, les excluent. Ne serait ce pas une forme de racisme? Sauf que celui-ci ne concerne pas les races, mais le comportement.
_ Bip, bip, bip
Ce bruit constant me fait sortir de mes pensées. Qu’est ce? A ton avis, tu es sur un lit d’hôpital, ça ne peut être que le cardiographe. Il y a effectivement un cardiographe, personne d’autre n’est présent dans la pièce. Le cardiographe, ça me donne une idée.
_ Biiiiiiip
En tirant sur un simple fil je me fais électroniquement mort. Mon cœur est électroniquement arrêté. Le cardiogramme n’est qu’une ligne droite. Je ferme les yeux et respire plus lentement en essayant de ne pas soulever ma poitrine lorsque celle-ci s’emplit de molécule d’oxygène, d’hydrogène et d’azote. J’entends la porte de ma chambre s’ouvrir brutalement et une voix féminine s’éleva.
_ Vite, faîtes lui un massage cardiaque.
Avant que quelqu’un puisse mettre ses pattes sur moi, je soulève mes paupières.
_ Bouh!
Il y avait trois personnes dans la pièce. Tous me regardaient et je ne voyais aucun amusement dans leur regard.
_ Si vous croyez être le premier à faire ça, vous vous trompez.
On dit que je suis austère, mais dès que j’essaye de faire une blague j’inspire, j’incarne la pitié. Je suis si pitoyable que ça? Moi j’ai trouvé ça drôle en tout cas. Mais je dois être le seul apparemment.
On me rebranche le cardiographe et le bip-bip reprend, toujours aussi constant. En me tournant vers la droite, j’aperçois un gros bandage, tellement gros qu’il recouvre l’épaule jusqu’au coude. J’essaye de bouger cette épaule momifiée mais celle-ci refuse de faire quoi que ce soit. Bien serré ce bandage, mais bon, du moment que ça ne gêne pas la circulation du sang, moi ça me convient.
Peu avant le dîner j’ai une visite, enfin. C’est Whitness. Il m’adresse un salut avec un signe de la tête.
_ Tu sais que tu n’avais pas tes papiers sur toi. Ni d’argent d’ailleurs. Quelqu’un a payé pour toi.
Ah? Whitness aurait-il payé mes frais d’hospitalisation?
_ Qui est-ce?
_ Le flic que t’as sauvé.
Sauver est un grand mot, je me suis juste attiré la balle à sa place, je m’en serais passé.
_ Sympa.
A la gueule de Whitness, il y a un truc qui cloche.
_ Pas si sympa que ça justement. Il a parlé d’un éventuel remboursement de ta part.
C’est vrai que là, c’est beaucoup moins bien, mais bon, je dois avoir les moyens de le rembourser. Cependant Whitness semble avoir une autre idée en tête.
_ Mais t’as rien à craindre. Tu ne débourseras pas un sou pour rembourser ce flic. Je te sortirai d’ici avant qu’il ne vienne réclamer son argent.
Qu’est ce qu’il a en tête? Il n’a pas le temps de m’en dire plus car une infirmière vient dans ma chambre et annonce à Whitness que les visites sont terminées.
Il obéit et sort après avoir lancé un salut. Whitness se retrouve alors remplacé par un plateau repas. J’essaye d’avaler le plus de nourriture possible avec ma main gauche. Le problème c’est que je suis droitier et mon invalidité passagère ne me permet pas d’utiliser cette main. A chaque cuillerée la moitié de ce qui se veut être des brocolis tombe sur le plateau. Et aucune personne ne me vient en aide. C’est ainsi que l’on traite ceux qui jouent avec le cardiographe.
Il doit être dans les vingt-deux heures. Les infirmières du jour passent le relais à celles de la nuit. Quelqu’un en profite pour rentrer dans ma chambre. C’est Whitness. Qu’est ce qu’il fout ici? Il se penche sur moi et me chuchote au creux de l’oreille.
_ Prends de l’acide nitrique fumant concentré à quatre-vingt-dix-huit pour cent et ajoute trois fois sa dose d’acide sulfurique. Faut opérer dans un bain de glace. Ensuite tu ajoutes la glycérine goutte à goutte et tu obtiens de la nitroglycérine. Mélange ça à de la sciure ou de la paraffine pour avoir un petit explosif bien sympa.
Ça, il me l’avait déjà dit. Puis il se met à décompter.
_ 5
_ 4
_ 3
_ 2
_ 1...
_Tout est mis dans un petit sac à l´endroit où l´on stocke les médicaments.
J´observe l´homme qui se tient devant moi, c´est un médecin. Encore mieux, c´est même un chirurgien. Je me souviens avoir vu son visage dans un ancien magazine, de mémoire, je peux dire qu´il s´agit d´Antoine de la Blanchardière où un nom royaliste à la con du style. Il est chirurgien plastique et possède une certaine notoriété dans le milieu. J´ai en face de moi une célébrité locale, mais pas de papier pour lui demander un autographe. Il dit ensuite qu´il n´a pas pu faire sortir les médicaments car parmi ceux-ci se trouvent une certaine quantité de morphine, et que les entrées et les sorties de cette substance sont étroitement surveillées. Whitness parle ensuite d´une diversion, c´est là que l´intervention de nitroglycérine mélangée à de la paraffine entre en jeu. Je passe les détails où je constate avec effroi qu´il en place un peu partout dans l´hôpital pour me reconcentrer sur le fameux petit sac. Celui-ci était bien dans le local de stockage. Je rentre sans problème dans ce dernier vêtu d´une blouse blanche, mais à la sortie un garde décide de venir m´enquiquiner. Il me barre la route en tendant son bras droit. Tu fais une erreur mon vieux, en cas d´attaque, on ne doit jamais vraiment tendre complètement son bras, ça facilite son cassage. Mais dans la clémence infinie qui m´anime, qui anime Whitness, je ne le fais que basculer avant de courir comme un dératé dans les couloirs à l´odeur de formol pour rejoindre ma chambre. Pour la suite, je n´ai pas besoin de cette espèce de rêve, je l´ai déjà vu de mes propres yeux.
j´ai pris du retard moi va falloir que je lise ça ![]()
" Le problème c’est que je n’ai pas eu peur" j´adore ce genre de style
Sinon ça se rapproche trop de fight club et de sa shyzophrénie
-6-
La déflagration balaye le couloir et l’onde de choc fait sortir ma porte de ses gonds. Celle-ci s’écrase au sol, juste devant mon lit. Il y a des cris, une alarme de la fumée et des flammes. Les flammes en question dansent devant ma porte, empêchant toutes entrées et toutes sorties. Les volutes de fumée s’accumulent au plafond. Whitness ouvre la fenêtre. Pas pour évacuer la fumée ni pour appeler à l’aide, mais pour nous évacuer nous.
Whitness me prend dans ses bras et me transporte comme si j’étais un fétu de pailles. Tout les fils qui me reliaient à des machines et à l’intraveineuse me sont arrachés.
_ Biiiiiiip.
Me revoilà de nouveau électroniquement mort. Ensuite Whitness me passe par la fenêtre et me tend au dessus du vide. Il va quand même pas me jeter.
_ Tu vas pas…
_ Ne te plains pas, on est qu’au premier étage.
Et il me lâche. Je m’apprête à hurler lorsque mon dos heurte le sol. Je suis déjà arrivé? Ça a été plus rapide que ce que je pensai.
Mon atterrissage m’a donné l’impression d’avoir reçu un coup de batte de base-ball dans le dos. Et dieu sait combien j’en ai reçu. Le rejet des autres se manifestait par ce genre d’acte violent. Je hurle. Pas de panique comme je m’apprétais à le faire, mais de douleur. Je suis sur que cette chute m’a brisé quelques vertèbres dorsales. J’ai mal.
Whitness atterrit à côté de moi avec une grâce féline.
_ Putain, t’es cinglé.
Je lui dit ma phrase tout en essayant de me relever, mais les vertèbres brisées m’en empêche. J’hurle une nouvelle fois. Whitness se penche vers moi.
_ T’as l’air de souffrir vieux.
Sans blague.
_ Je crois que j’ai quelque chose pour toi.
Il fouille dans un sac qui pend à ses côtés. Il l’avait avant l’explosion? Je ne m’en souviens plus. Quoiqu’il en soit, il en sort une seringue. De la morphine.
_ T’as trouvé ça où?
_ A l’hôpital tiens!
_ Mais les sorties de ce produit sont surveillées.
Whitness m’enfonce l’aiguille profondément dans l’aine sans savoir si il y a une artère ou une veine.
_ Pose pas trop de questions, l’important c’est ce que je calme ta douleur, non?
L’injection de morphine me rappelle un ami morphinomane. Son habitude morbide l’a mené à la mort. La rupture d’un anévrisme de l’aorte entraîne la mort. Vous connaissez la suite…
La douleur a beau être un peu dissipée, il m’est incapable de me lever. Whitness me prend une nouvelle dans ses bras, touchant au passage les points de douleur de mon dos. Je gémis et étouffe un cri.
_ Tais toi sinon on va se faire repérer, déjà qu’on a l’air assez suspect comme ça.
Plus facile à dire qu’à faire, c’est pas lui qui souffre.
On longe le mur de l’hôpital et on arrive sur le parking. L’entrée du bâtiment et juste sur notre droite. Il y a deux camions de pompier arrosant l’étage de leur mousse carbonique. A moins que ce ne soit de l’eau. J’ai trop mal pour faire une observation plus intensive. Un groupe de badauds, de patients évacués, de médecins, d’infirmières et de visiteurs était attroupé à l’entrée. Un incendie est une magnifique diversion pour s’enfuir d’un bâtiment, mais aussi pour voler une voiture.
Whitness repéra une voiture abandonnée par son propriétaire. Celui-ci n’avait pas pris la peine de le verrouiller. La clef était même dessus. Le propriétaire de cette voiture devait certainement être paniqué car un de ses proches devait être hospitalisé dans le bâtiment. Whitness ouvrit la portière arrière et me jeta négligemment dans le véhicule. Mon dos heurta la banquette et je souffris de nouveau.
_ Argh…
Ça c’est moi gémissant de douleur.
_ Silence.
Ça c’est Whitness m’intimidant.
_ Clac.
Ça c’est la porte se refermant.
La voiture sort en trombe du parking sans que son propriétaire ne s’en aperçoive.
_ Où est passé ton Audi?
Ma première remarque orale depuis ma chute.
_ Ce n’était pas tout à fait mon Audi.
Whitness savait faire des explosifs, mais il savait également voler des bagnoles. Cela ne me surprend guère.
_ Tu me conduis où?
_ Surprise.
Mystère, encore et toujours. Whitness m’a appris qu’il fallait s’attendre à tout. Au pire comme au meilleur. Surtout au pire quand Whitness se trouve au volant d’une voiture volée dans un parking d’un hôpital auquel il a fait explosé le premier étage. Je crains donc le pire.
_Putain, t’es cinglé.
Ouais, sans doute, mais bon, ma santé mentale n’est pas très importante. Il essaye de se relever, ce qui provoque chez lui une nouvelle douleur. Le pauvre petit, il doit souffrir abominablement. J’éprouve un plaisir sadique à le regarder ainsi, mais également de la pitié.
_T’as l’air de souffrir vieux.
J’opte pour le ton narquois. Puis je me penche sur lui et prend une seringue de morphine qui se trouvait dans la sacoche, Bob ne va pas s’en rendre compte, pas pour une seule seringue.
_T’as trouvé ça où?
_A l’hôpital tiens.
J’allais pas trouver ça dans un supermarché non plus.
_Mais les sorties de ce produit sont très surveillé.
Monsieur grande gueule est de retour. Je ne le laisse pas le temps de me faire d’autres remarques car je lui enfonce brusquement l’aiguille dans l’aine.
Ahhh... Mon p´tit soul =)
( Ca va me manquer, je me demande si je vais pas l´imprimer)