Voilà la suite, désolé pour le retard mais j´écris quand j´ai un peu de temps et c´est pas toujours facile ^^!
La maison en elle-même n’avait vraiment rien à envier à celle de la famille Ingalls, l’odeur de bouse en moins peut-être. La baraque qu’ils avaient sous les yeux était des plus rustique. Pas qu’elle soit délabrée ou mal entretenue, mais elle ne semblait qu’être faite de bric et de broc. La ferme type du milieu du 20ème siècle quoi. Marlène plaignit la pauvre famille qui devait y habiter…
- Y’a quelqu’un ? Fit Francis en se penchant sur l’une des deux fenêtres de la bâtisse.
Il faisait trop sombre pour espérer voir quelque chose à l’intérieur. Il se concentra un moment sur le néant qu’il contemplait. En vain.
- Je vois que dalle, murmura-t-il enfin.
- Normal, répondit Marlène en secouant la tête, les rideaux sont tirés abruti !
Francis ignora cette judicieuse remarque et beugla de nouveau :
- Y’A QUELQU’UN ?
Pour toute réponse, ils n’entendirent qu’une plainte sinistre.
Grrrrrrrrr...
Cela ne venait pas de l’intérieur de la maison mais de derrière eux. Il devait certainement y avoir un de ces zombis puant dans le coin.
Marlène promena le faisceau de la lampe sur les buissons aux alentours. Rien. Il n’y avait pas la queue d’un macchabée. Avaient-ils rêvé ? Alors qu’ils finissaient presque par épouser cette théorie, le bruit se fit de nouveau entendre.
Grrrrrrrrr...
Les deux jeunes gens reculèrent d´un pas. Les ténèbres vomirent alors une silhouette indistincte qui se détacha de la pénombre pour avancer vers eux. Par dépit plutôt que par réflexe, Francis se mit en position de combat. Marlène quant à elle se positionna derrière lui, prêt à s´en servir comme bouclier humain au cas ou.
Ce fut l´instant que choisi Nicolas pour surgir de l´obscurité en se tenant le ventre.
- Vous inquiétez pas, marmonna-t-il penaud. Ce n´est que moi !
- Mais et ce bruit bizarre ? S´enquit Marlène.
- Ah ça c´était juste mon estomac, je crève de faim...
Il évita les regards circonspects de ses compagnons, puis enchaîna rapidement :
- Vous allez passer la nuit à juger le gros parce qu´il a la dalle ou alors on essaye d´entrer dans cette baraque ?
Les trois jeunes gens se pressèrent autour de la porte d’entrée de la maison. Francis en tourna nerveusement la poignée, mais celle-ci refusa de s’ouvrir.
- Et merde, c´est fermé !
Il posa un genou au sol pour examiner la serrure avec attention.
- Eclaire-moi, demanda-t-il à Nicolas qui avait récupérer la lampe torche.
Son meilleur ami dirigea le faisceau de celle-ci directement sur la figure de l´agent de sécurité.
- Pas moi du gland, la porte !
- Faudrait savoir... Souffla son ami en éclairant cette fois la poignée.
- Je connais ce genre de serrure c´est une FX117 à clavette dormante...
Francis se tourna alors vers Marlène. Lorsqu´il parla sa voix se fit solennelle :
- Retire ton sous-tif.
- Non mais ça va pas espèce de malade ? S´emporta la jeune femme, qu´est-ce qui te prend de me demander un truc pareil ?
- J´ai besoin d´un fil de fer pour ouvrir cette foutue serrure et il y en a un dans l´armature de ton sous-tif. Il faut que tu retires le haut, t´as pas le choix !
Marlène hésitait.
- Allez, c´est pour la bonne cause, continua l´agent de sécurité, on ne va pas passer le reste de la nuit sur le porche de cette baraque !
Alors que la jeune femme paraissait sur le point d´accepter, son frère s´appuya presque inconsciemment sur la poignée de la porte. A sa grande surprise, elle s´ouvrit sans la moindre difficulté.
- Hé, mais elle est même pas verrouillée cette porte !
Francis poussa un juron entre ses dents puis cracha à mi-voix :
- Bon sang, tu ne pouvais pas la fermer, j´y étais presque !
Marlène s´avança vers lui menaçante. Alors qu´elle s´apprêtait à rétorquer quelque chose, un bruit glauque transperça la nuit froide.
Waaaaaaaaaahhhhh...
La jeune femme se figea, soudain pâle comme un linge.
- Dis-moi que c´était ton estomac frérot...
L´intéressé secoua négativement la tête.
- Désolé, ça ne venait d´aucune partie de mon anatomie.
Haaaaaaahhhh…
Une autre plainte se joignit au premier râle avec un curieux écho.
Nicolas dirigea la lampe torche sur les ténèbres environnants la maison. Trois formes titubantes se profilèrent dans la lumière blafarde de cette dernière. Le zombi le plus proche était particulièrement amoché. Il lui manquait un bras et une partie de sa cage thoracique était en miettes. A croire qu’il était passé sous une tondeuse à gazon…
Par chance, les macchabées étaient à une dizaine de mètres de leur position. A la vitesse où ils se traînaient, ils avaient encore une bonne trentaine de secondes devant eux.
- Tous à l´intérieur ! Hurla Marlène.
Dans une montagne de bras et de jambes entremêlées, les trois amis réussirent tant bien que mal à franchir le seuil de la maison et à claquer la porte au nez et à la barbe de leurs poursuivants.
A suivre ?? ?