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Liste des sujets

La chute de Shaztarath

xbq_
xbq_
Niveau 9
04 septembre 2005 à 16:53:19

ça ne fait que commencer^^ Je ne sais pas jusqu´où j´irai vraiment, mais sur l´ancienne version j´avais déjà 12 chapitres, et je compte monter jusqu´à 48, dans mes rêves intuitifs où la flemme n´existe pas.

Merci à vous deux d´avoir lu, sinon^^

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
04 septembre 2005 à 17:02:00

xbp : où la flemme n´existe pas.

Ca existe :doute: :question:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 septembre 2005 à 18:22:35

Comment as-tu pu écorcher son pseudonyme pourtant si simple? bon, je vais t´aider avec un moyen mnémotechnique : pense à : Xtrême Boulet de Qualité.

:-) (c´est de lui-même)

Deathstone
Deathstone
Niveau 9
04 septembre 2005 à 18:24:17

Oh misèèèèèèèère, je ne m´en étais même pas aperçu !! Non, non laissez moi, non. Je veux rester ici !
EXCUSEZ MOIIIIIIiiiiiiiiii.....

Dannyboy1911
Dannyboy1911
Niveau 10
14 septembre 2005 à 22:24:36

" les rebelles connaissent trop bien leur repère"

:lol!

xbq_
xbq_
Niveau 9
14 septembre 2005 à 23:19:17
  • se pend*

Merci. Quoique en public, comme ça... *se repend*

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
15 septembre 2005 à 15:37:23

Bon, à quand la suite? Elle arrivera un jour où si je la veux je dois aller sur IoR?

xbq_
xbq_
Niveau 9
20 septembre 2005 à 19:46:19

Une bonne fois pour toute, IoR est hors sujet^^ Si ça ne tenait qu´à moi, il serait effacé depuis longtemps.

Allez hop, chapitre 6. Désolé s´il reste des fautes, ma conscience professionnelle a pris des vacances - mais je pense pas que ça transparaisse à ce point^^

---

chapitre 6

On raconte traditionnellement que l’assaut de Shaztarath prit fin pendant le 9ème décan. La chute de Titan, la statue de Shazaraad érigée dans la cour du palais, symbolisa celle de tout l’empire. Le colosse de marbre fut attiré vers le sol par un système disparate de chaînes et de cordes, et finit par céder, dispersant sur plusieurs mètres une tenace poussière blanche parsemée de blocs épars. Un silence profond gagna les alentours, comme si les soldats, mus par la puissance déchue de l’édifice, se recueillaient une dernière fois devant son charisme. Mais tout était dit ; le tyran n’existait plus.

Min avait perdu vingt-quatre soldats et deux officiers, mais surtout son supérieur direct, le lieutenant Ozanir, qui avait péri pendant l’assaut des portes nord. De par son haut fait assez imprévu, il changea de grade dès la fin du conflit. Si ceci ne l’étonna pas outre mesure, la venue d’un messager empressé, deux jours plus tard, excita sa curiosité. Pourquoi l’empereur Zulkhin II le faisait-il mander dans les plus brefs délais ?

Il restait encore quelques flaques de sang brunies dans le palais, mais les cadavres avaient été évacués, et la salle où le nouvel empereur le reçut resplendissait littéralement ; c’était vraisemblablement un théâtre ou quelque chose d’approchant, vu l’estrade surélevée qui trônait devant lui. En face d’elle, une construction maladroite évoquant vaguement un gradin renforçait cette impression. Inconfortable et inesthétique, son objectif semblait purement utilitaire : assurer une place assise à un maximum de spectateurs éventuels.

Trois sièges ouvragés avaient été placés sur l’estrade. Sur celui de droite patientait un personnage menu, vêtu d’une ample cape brune. Ce vêtement dissimulait ses traits au visiteur, à l’exception de son regard calculateur et d’une mèche de cheveux châtains, filandreux, qui dépassait de son capuchon. Min continua à le détailler, notant les deux dagues glissées dans des étuis, à sa ceinture et à sa cheville. Manifestement, tout l’attirail d’un voleur, et vu sa prestance, un chef de guilde. Personne n’occupait le siège de gauche.

Le siège central disparaissait presque derrière les parures que portait son occupant. Alternativement, argent, or, bronze, shudakin, pierres précieuses, tissu ouvragé, tissu banal mais de bonne facture, fourrures et ornements divers s’accordaient pour former un tas compact et étoffé, au fond duquel on devinait plus qu’on ne distinguait Zulkhin. Comme pour illustrer l’inutilité de ce surplus, le souverain commença par retirer toute la partie supérieure du vêtement, avant même de remarquer la présence du lieutenant. Manifestement, les couturiers du précédent régime avaient du mal à respecter la limite élémentaire qui séparait l’ostentatoire du ridicule.

Min détesta le souverain, par anticipation. Mais le siège de gauche restait inutilement vide, si bien qu’il se demanda si on ne le lui destinait pas. Puis, surpris de sa propre arrogance, il envoya cette pensée se faire voir ailleurs, ce qu’elle fit sans protester. Il posa un genou à terre.

- Ainsi donc, voici le capitaine, que dis-je, le lieutenant Min, entama Zulkhin d’une voix onctueuse. On me vanta vos exploits en termes fort flatteurs, et les soldats compétents se font monnaie rare quand on veut fonder un nouveau royaume.

Silence. Sans doute Min était-il censé acquiescer, ou quelque chose du genre. Il s’exécuta, par prudence.

- N’est-ce pas, continua le souverain. Aussi n’y irai-je pas par quatre chemins ; il me faut des hommes aptes, que je placerai à des postes importants dans la hiérarchie militaire de l’empire zulkhin (Min admira l’inventivité de son interlocuteur). Bien sûr, je ne vous oblige pas à adhérer à ma cause – quoique, à la réflexion, ce serait fort civilisé de votre part : la somme d’argent que mon offre implique mettrait de mon côté le plus réticent de mes adversaires. Que diriez-vous d’un poste de général ?

Min regarde le fauteuil vide, avec plus d’insistance. Une petite voix lui intimait l’ordre d’accepter. De toute manière, lui donner la possibilité de choisir n’était sans doute qu’une manière polie de lui présenter le nouvel état de fait.

- J’en serais honoré, majesté.

Sur un geste du souverain, le capitaine se leva. Sur un autre, il gagna l’estrade.

***

Zéphyrius n’aurait pas exactement répondu ainsi à la question « comment imaginez-vous votre première mission ? », dans le petit questionnaire de première année d’école d’orateur. Il avait remarqué qu’à chaque fois que l’on s’imaginait comment quelque chose allait se dérouler, l’on pouvait être sûr que rien ne se passerait comme prévu. Un nouvel exemple l’attendait lorsqu’il contempla, du haut d’une colline verdoyante, les vastes collines qui précédaient le gouffre de Tentalie. La forêt des Ombres s’arrêtait là, et, bien qu’ayant remarqué la raréfaction des arbres depuis un moment déjà, il imagina un axe invisible, placé ici lors de la création du monde, qui séparait le monde sylvain du monde champêtre.

Entre temps, le diplomate avait compris quelques rudiments de la langue sen, et pouvait tenir de brèves conversations avec Kathnog. Le barbare lui apprit qu’une journée de marche supplémentaire les conduirait à Kadathal (qui signifiait « ville »), la capitale du peuple Sen. Pressés d’en finir avec ce voyage, les deux compères reprirent leur chemin.

Zéphyrius s’en retourna à son étonnement. Après avoir traversé cette forêt, dense et buissonneuse, il progressait dans cette herbe rase, inexistante par endroit, qui laissait transparaître un sol aride. Après un bref duel sur une distance d’une centaine de mètres, l’un ou l’autre prenait le dessus, suivant le point cardinal vers lequel on se dirigeait. Les barbares qui occupaient ces terres simples semblaient bâtis à leur image : carrés, peu aptes au compromis.

Il y avait moins de gibier en plaine, mais son repérage s’avéra plus aisé ; aussi ne furent-ils pas incommodés pour déjeuner, si l’on oubliait le goût affreux du mammifère. S’il ne sembla pas indisposer le barbare outre mesure, Zéphyrius eut l’estomac révulsé pour le reste de la journée.

Le diplomate atteint Kadathal au soir du troisième jour après la chute de Shaztarath, une chronologie qu’il ignorait. La première pensée à traverser son esprit à la vue de la capitale fut « Ah oui, quand même. ». La seconde fut que, selon les informations dont il disposait présentement, il ne devait pas y avoir énormément de villes en territoire Sen. Du reste, il était dans le vrai.

Au bas mot, vingt-cinq bâtiments, sans compter deux ruines, encerclaient une hutte centrale qui, pour marquer sa supériorité envers les habitations en torchis et en boue, était édifiée en pierre. De grosses pierres, taillées sommairement par les premiers artisans barbares. Kathnog regardait Kadathal, les yeux ronds d’incrédulité, comme s’il voyait une telle merveille pour la première fois. Il s’extasia, et Zéphyrius acquiesça sans enthousiasme superflu. Il espérait que l’aspect architectural ne dérangeait personne tout simplement parce que les Sens ne se préoccupaient que de guerre, puisque sans cela, l’empire était vraiment mal barré.

Mais non, l’empire n’était pas mal barré, puisque l’empire était mort. Mais de telles considérations sont faciles pour un narrateur omniscient tel que moi, et bien moins pour un diplomate en mission tel que notre ami. Aussi descendit-il, en compagnie de son guide au sourire niais, vers la capitale.

***

Le soleil venait de disparaître à l’horizon de Xioshun. La lueur des torches embrasait faiblement les rares quartiers qui pouvaient se permettre une telle dépense. Les autres restaient sombres. Ce qui ne gênait pas, pour rencontrer un informateur.

Trois jours, pas moins. Tenant pour acquis que duper une guilde au point de s’y introduire n’est pas à la portée du premier venu, il est encore moins aisé de sortir renseigner la police une fois à l’intérieur. Pazeb estimait d’ailleurs que trois jours représentaient un délai plus que correct. Ils avaient bien travaillé.

L’homme vint, jetant de furtifs coups d’œil alentours, courant presque, rasant le mur. Encagoulé de la tête aux pieds, pas une parcelle de peau visible, pas le moindre élément identifiable. Fidèle à la règle : il ne fallait prendre aucun risque.

Lui et Aenin se trouvaient dans une allée ombreuse, à l’entrée de laquelle un monceau de détritus était disséminé par le vent. Les restes d’une taverne, que le propriétaire avait entassé là en attendant vainement le passage d’un improbable éboueur.

- Vous êtes là, murmura l’indic.

Les différentes couches de tissu qui recouvraient sa bouche déformaient sa voix. Après un bref silence, il reprit :

- Que désirez-vous savoir ?
- As-tu entendu parler d’un document, contrefait pour ressembler à un ordre émanant du vizir ? attaqua rapidement Pazeb.
- Comment ça ?

Aenin prit la parole.

- Un décret, qui intimerait l’ordre de laisser sans protection la salle d’eau de la rue des Deux Fûts, il y a environ deux semaines.

Le voleur garda le silence, rassemblant ses souvenirs.

- Un tel ordre a bien transité dans la guilde, répondit-il d’une voix hésitante. Je crois que ça venait de Baldrake, un artisan orgueilleux et pédant. Mes confrères l’ont chaleureusement remercié.

Pazeb resta coi.

- Oui, il est mort très vite, précisa le faux voleur.
- Votre ironie est déplacée, se renfrogna Pazeb, blessé de ne pas avoir senti venir la vanne.
- Bien, vous nous affirmez donc que ce document a existé, enchaîna Aenin pour ne pas laisser s’égarer la conversation.
- Je l’ai vu de mes yeux. Nous l’avons remis à un de nos jeunes coursiers, qui s’est fait passer pour un envoyé du palais. Je ferais mieux de ne pas m’attarder ici, ajouta-t-il avec un regard vers la rue principale : la mission pour laquelle je suis sorti n’est pas censée durer plus de cinq minutes.

Sur un ultime hochement de tête, il s’en alla. Son ombre glissa à nouveau le long des murs, et s’arrêta derrière une barrière à demi écroulée. Sur le sol suintait un liquide sale, sans que cela ne l’indispose ; L’habitude de vivre à Xioshun, sans doute. Il attendit que les deux policiers, perplexes, s’éloignent. Il entendit même Aenin, triomphant, s’exclamer « je te l’avais dit » à l’intention de son collègue, qui observait un silence songeur.

Puis il revint au lieu du rendez-vous, et rentra dans une seconde ruelle, distante de trois bâtiments. Il retira tous ses vêtements, et les replaça sur le corps étranglé de l’indicateur de la guilde. Puis, prenant un paquet sur le chambranle d’une porte qui donnait sur la ruelle, il en extirpa ses propres vêtements, les défroissa et, une fois rhabillé, quitta l’endroit en sifflotant, levant le pouce bien haut, signe convenu avec son employeur.

Ce dernier, l’observant depuis un balcon voisin, esquissa un sourire de satisfaction. Il redescendit et quitta les lieux dans la direction opposée, du même pas tranquille. Pourquoi se hâterait-il ? Un vizir, regagnant son domicile après une longue journée de labeur au palais de Jazareb, adopte toujours la démarche mesurée de l’homme riche et respecté qui, contradictoirement, n’a rien à craindre – ni à se reprocher.

xbq_
xbq_
Niveau 9
20 septembre 2005 à 19:48:11

Comme chaque soir, depuis trois jours, Basfeth avait trouvé la gamelle, devant la porte, contenant un mélange de plantes et de baies comestibles. Mais toujours, son bienfaiteur avait gardé l’anonymat.

Au milieu du second jour, il avait commencé à s’inquiéter de la situation ; quel genre d’individu pouvait donc le sauver d’une mort certaine, le nourrir convenablement, le loger, et ce sans même se présenter, ni lui demander une contrepartie ? Bien que leur sens lui passât totalement au-dessus de la tête, des mots comme « Psychopathe » ou « Schizophrénie » lui vinrent à l’esprit, (qui n’avaient en fin de compte rien à faire dans cette situation, comme quoi on peut vraiment penser n’importe quoi quand on se trouve dans une position déstabilisante). Quoiqu’il en soit, des sentiments de méfiance s’éveillèrent en lui, méfiance qui s’amplifia à mesure que les heures s’égrenaient, et au matin il avait pris sa décision ; il allait quitter cet hôte trop attentif. Mais une pensée le retint : et s’il l’observait, tapi dans l’ombre, prêt à intervenir ? De nuit, il aurait au moins l’avantage de rendre sa trace moins exploitable, à moins que la créature ne soit nocturne, et… Il s’embrouillait lui-même. Mais dans son dilemme, un fait s’établissait : il devait fuir d’ici.

La nuit précédente, il avait veillé pour se confronter avec le personnage venu déposer la gamelle, mais sa vigilance s’était avérée infructueuse. Il avait abaissé le regard une dizaine de secondes, puis, se reprenant, n’avait pu que constater l’apparition de la gamelle, comme par magie. Renforcée en fut son inquiétude.

Partir de nuit ou de jour ? Il ne choisit la première alternative que pour une raison matérielle ; il n’avait pratiquement pas depuis vingt-quatre heures, et il aurait besoin de forces s’il devait courir à travers monts. Aussi prit-il parti de dormir toute la journée, d’attendre le bol du soir, et de fuir après coup. Et ainsi opéra-t-il.

Contre toute attente, aucune créature visqueuse ne surgit des rochers pour lui barrer le passage, aucune brume enivrante ne l’entraîna dans des mondes parallèles et démoniaques, aucune voix irritée ne lui cria dessus, rien ne se passa. Il courait plus qu’il ne marchait, regardant plusieurs fois derrière lui. Rien. C’était presque pire, en contradiction avec son soulagement initial ; Son imagination avait échafaudé toutes sortes de scénarios, et dans peu d’entre eux il en ressortait vivant, mais cette incertitude, cette absence d’événements l’affolait encore plus. Le venue de l’aube, quelques décans plus tard, suffit à peine à le rassurer. Il avait marché longtemps, et le panorama ne changeait pas d’un pouce : Montagnes, arêtes, crêtes, montagnes. Basfeth n’avait jamais réalisé que la chaîne Balkirienne s’étendait si loin.

***

La première réunion du nouvel empire eut lieu le lendemain matin. Zulkhin exultait ; il ne parvenait pas à croire que tout se passait sans anicroches. Min gardait une attitude plus réservée : il redoutait que sa fonction ne soit un cadeau empoisonné, puisque l’empereur commandait aux troupes. Ainsi, si Zulkhin commettait une terrible erreur, n’allait-il pas le désigner comme bouc émissaire, en tant que général des armées ?

Il y avait en tout dix personnages dans la salle, réunis autour d’une simple table d’apparat, dans une pièce sobre ; le nouveau gouvernement serait plus porté sur l’efficacité que sur le faste, apparemment. En haut, Zulkhin, vêtu d’une ample robe noire et coiffé de la couronne de Shazaraad. Puis s’étalaient ses ministres, au milieu desquels Min se sentait étranger. Il ne reconnaissait que deux visages, à savoir l’homme aux dagues qui avait siégé sur le trône de gauche lors de sa récente nomination, qu’il identifia comme étant un certain Nephgûl, et un autre qu’il connaissait déjà, Quan, le général qui avait dirigé sa section d’infanterie lors de ses débuts dans l’armée du Kenshab.

Il occupait un rôle similaire au sien, à la différence qu’il gouvernait la police, et non l’armée. Et, d’après ce que Min lisait sur son visage, il ne se faisait pas plus d’illusions que lui.

- Voilà une action rondement menée, mes amis, entama Zulkhin, rayonnant. Jamais je n’entendis parler d’une révolution aussi exempte de bavures.
- Il y en a eu une, de bavure, intervint Nephgûl d’une voix atone. Lors de l’assassinat de Shazaraad.
- Comment cela ? s’étonna l’empereur. Notre homme a superbement travaillé. Bakou, n’est-ce pas ? J’espère que vous l’avez payé en conséquence.
- Bakou n’est pour rien dans la mort du souverain, révéla le voleur. C’est Ada qui s’en est chargée, et, d’après ses dires, sur votre ordre. Ada qui a disparu depuis.

Zulkhin eut l’air réellement ébranlé.

- Ada ? Le plus fidèle soutien de Shazaraad ? J’avais tenté de la ramener sous mon aile, sans jamais obtenir de résultat. Que me contez-vous ?
- Que c’est elle qui a assassiné son maître, voilà tout.
- Je ne la crois pas capable d’une telle trahison, analysa l’empereur.

Son cerveau partait en tous sens, échafaudant hypothèse sur hypothèse.

- Et si tout ceci n’était qu’une mise en scène, reprit-il, si Shazaraad, se sachant perdu, avait organisé sa mort avec la complicité d’Ada ? Qui a identifié le corps du tyran ?

Nephgûl sembla pris de cours. Il n’avait manifestement pas étudié cette possibilité, croyant à une simple fourberie de son employeur.

Un autre ministre, Jenk, prit la parole.

- C’est à Emerkhar, mon prédécesseur aux affaires étrangères, que cette tâche a échoué, majesté.
- Emerkhar… s’effondra l’empereur. Que n’ai-je tenté de le corrompre, lui aussi…

A sa décharge, il encaissa le choc à une vitesse fulgurante.

- Je crains que nous n’ayons été dupé, Messieurs, constata-t-il. Lui aussi faisait partie de la conspiration. Le tyran vit toujours.

Un silence pesant s’installa dans la salle de réunion.

- Et que comptez-vous faire, majesté ? reprit Quan.
- Mais, les traquer, bien entendu. Commencez par me retrouver Emerkhar.

---

Comme d´hab, enjoy si vous le pouvez (genre !) , et merci aux commentateurs pour le temps perdu^^

xbq_
xbq_
Niveau 9
23 septembre 2005 à 15:39:09

Ce que je hais upper mes topics... *soupire*

J´ai lâché tout le monde là ?^ ^

Shinou-ElfeG
Shinou-ElfeG
Niveau 8
23 septembre 2005 à 16:30:23

S...
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...

  • boum*

Ca rate...

Ah.Ah.Ah
La chute de Shaztarath...
Bref cherchez pas a comprendre =)

KaiM
KaiM
Niveau 11
28 septembre 2005 à 19:07:57

Bon, j´ai trouvé le temps de lire.
Quelques fautes, mais le niveau se maintient. J´aime beaucoup, j´attends la suite et pour faire original, euh... je vois pas trop à quoi sert Basfeth.

Ah oui ceci est un :up:

xbq_
xbq_
Niveau 9
30 septembre 2005 à 11:10:21

"KaiM Posté le 28 septembre 2005 à 19:07:57

"Quelques fautes"

  • sort son sécateur* Tu pourrais préciser où ?^ ^

"pour faire original, euh... je vois pas trop à quoi sert Basfeth."

Moi si XD. ça viendra, et si jamais je pensais faire un petit mémo d´explication en fin de tome, pour faire genre j´ai pas écrit ça n´importe comment.
Merci d´avoir lu et uppé, sinon^^

Merci

vierax-fan-ff
vierax-fan-ff
Niveau 10
15 octobre 2005 à 20:00:27

Lecture en cours.
Fin chapitre un.
Donc déjà on peut noter l’étrange manque de fautes incessantes qu’on a se mett... Bon d’accords j’arrête de faire style j’suis un ouf de l’orthographe !
Donc tout d’abords l’histoire, baaah pour l’instant je sais pas ce n’est que le chapitre un. Mais on peut voir que tu t’adresse à nous dans ta fic (cf première phrase deuxième poste) et l’interaction (oui ça existe comme mot) avec nous rend la lecture plus fluide et sympathique.
Un style plutôt fluide mais dur, fluide car il se lit facilement mais dur car certains mot rebute, sont raffiné, intelligent, enfin bref pas pour moi :D !
Question relation physique cantique la meilleur loi est celle d’archimède : « Tout corps plongé dans un liquide en ressort mouillé »
Je reprendrai la suite ultèrieurement.

xbq_
xbq_
Niveau 9
17 octobre 2005 à 10:54:10

Vous vous souvenez de la face nord du mont Kirksgûl ? Vous savez, le mont le plus haut de toute la Balkirie, celui que peu de gens pouvaient escalader en entier.

J’ai l’insigne honneur de vous annoncer par l’intermédiaire de Basfeth que la Balkirie n’a pas été explorée avec une grande conscience professionnelle, ou du moins pas dans son intégralité.

Etant donné que, en utilisant un euphémisme fort à propos, il ne retrouvait pas son chemin, il avait mis à profit sa jugeote pour statuer qu’en prenant un peu de hauteur, une meilleure vue des alentours lui permettrait de trouver un îlot de civilisation, s’il en existait un. La faim commençait à se faire sentir et l’eau de pluie ne suffisait plus à étancher sa soif. Désespéré, il avait commencé à gravir la pente la plus proche, faute de mieux.

Le problème avec la brume, c’est qu’elle gêne la visibilité. Or quand on n’a pas atteint la moitié de la falaise au niveau où l’on croyait toucher le haut, ça perturbe. Surtout quand on a le vertige. Ça aussi c’est embêtant en soi, le vertige. Mais bon. Je vous épargne les peines qu’il eût à monter, les maintes fois qu’une mauvaise prise faillit causer sa chute et autres classiques ? (je précise au passage que le point d’interrogation faisait acte de politesse, ma décision ne souffrant aucune contestation.)

Sans trop savoir comment, il parvint en haut. L’oxygène se raréfiait, mais dans des proportions raisonnables. Et de là, surplombant les nuages, il ne vit rien, du moins dans un premier temps. Puis, il s’arrêta sur quelques points lointains, dans le désert, quelques… Le désert ? Mais alors, les contreforts de la chaîne se dressaient non loin, et les points qu’il avait aperçus ne pouvaient être que la ligne d’éclaireurs qu’employaient les rebelles pour parer une hypothétique attaque de Shazaraad !

N’ayant rien à perdre, il se figura que ces gardes avaient forcément de la nourriture, et ne rechigneraient pas trop à lui en donner. Il estima qu’il arriverait à bon port au cours du lendemain, si rien de contrariant ne se produisait. Mais d’abord, il lui fallait redescendre. Le brouillard allait sûrement se dissiper dans la matinée, aussi prit-il quelques instants de repos.

Grossière erreur.

Le problème avec l’absence de brume, c’est qu’elle ne gêne pas la visibilité. Ce qui se révèle incommode quand on ne veut pas contempler – exemple parmi d’autres – le vide que l’on surplombe. Je sens que je vais vous épargner la descente aussi, vous vous l’imaginerez très bien tout seuls.

***

Il n’existe pas de syndicats pour les assassins.

Personne ne vous prendra en pitié, même dans la plus terrible injustice. Bakou ruminait ce genre de sombres pensées, tout en se préparant à quitter la nouvellement nommée Zultarath. Il avait d’abord pensé à se venger, mais quel intérêt y trouverait-il ? Il avait déjà dû s’exiler de son cher empire Shudakine pour des questions de représailles, et cette fois-là lui avait suffi. Mais tout de même… Cette Ada, quel rôle jouait-elle exactement ?

Bakou secoua la tête. Ce genre de subtilités ne le concernait pas. Il avait failli à son objectif : tuer Shazaraad. La logique commandait que Nephgûl ne le récompensât pas. Raisonnable, certes, mais néanmoins fichtrement frustrant, puisqu’il ne pouvait même pas se blâmer une quelconque erreur.

Quand il eut terminé son paquetage, la matinée s’étirait vers sa fin. Il sortit sous une fine bruine rafraîchissante, les prémices d’un orage venant du nord. Il grogna encore une fois, par principe, mais son expérience lui dictait la voie : il devait aller de l’avant. Sur l’émotion du moment, il jeta son dévolu sur Xioshun, dans laquelle il parviendrant sans peine à faire fructifier la propension aux meurtres de la guilde.

Zulkhin méritait certes une punition, mais il n’avait ni l’envie ni les moyens de jouer au héros. Il ne fallait pas négliger les risques, et le seul bénéfice à en tirer se résumait à sa satisfaction personnelle, autrement dit un synonyme élogieux de « que dalle ».

Un personnage que je décrirai succinctement en employant le terme « commanditaire » traversait la rue en sens inverse. Si Bakou avait lu mon récit (notez que j’omets pieusement de m’arrêter sur son illettrisme), il aurait pu lui trouver une similitude certaine avec le vizir, ce qui aurait été plutôt bien observé puisque le vizir s’avançait effectivement vers lui.

Bakou changea ses projets dès qu’il aperçut l’homme en question. Refuser des occasions de travail n’entrait pas dans ses prérogatives.

Sans même se concerter, ils gagnèrent de conserve une taverne proche, et y commandèrent quelque breuvage.

- Bon, je crois vous avoir reconnu et je…, entama laborieusement le vizir.
- Je propose de fast-forward cette partie, coupa le tueur. De qui voulez-vous vous débarrasser ?
- Zulkhin, fit l’employeur, sur un ton de conspirateur fort peu approprié. J’ai cru comprendre que ça ne vous gênerait pas personnellement.

Bakou se leva.

- Au revoir.
- Attendez…
- Vous croyez vraiment m’engager dans une affaire dont les chances de réussite sont inférieures à 6,022 pour cent ?
- Je ne crois qu’une chose, c’est que vous ne cracheriez pas sur dix millions de Kennirs.

Dix millions. Rien que ça. Bakou en tira deux conclusions. L’une s’avéra correcte, à savoir l’origine Kenshabaise du personnage, au contraire de la seconde, son appartenance à la guilde. A sa décharge, à qui d’autre aurait-il pu penser, puisque les réserves de l’état étaient censées avoir disparu pendant la guerre civile du Kenshab ?

Bakou soupesa les risques et les avantages.

- Un acompte ?

Cinq Mille Kennirs changèrent de mains. L’assassin prit sa décision.

- Quand ? interrogea-t-il, d’une voix ferme.
- Quand l’occasion se présentera.
- Quelle précision terrifiante.
- Je ne suis pas pressé, répondit platement le vizir.

Tranquillement, l’homme se leva, régla l’addition en pièces d’or et quitta la taverne. Bakou porta la chope à ses lèvres et la vida, souriant.

---

Petit pavé de plus. C´est quand même lourd qu´il n´y ait pas de fonction "éditer", s´il faut déranger le modo à chaque fois qu´un écrivain se plante en postant...
Enfin bref, dsl pour le dérangement, et bonne lecture (genre ! )

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Niveau 9
19 décembre 2005 à 23:04:44

Pour tous ceux qui voudraient prendre en route ou qui ne se souviendraient plus de rien depuis la dernière fois, voici, oui, voici les fabuleux PREVIOUSLY ON THE FALL !! Muahah.
La remarque selon laquelle il était difficile de se souvenir des derniers événements au vu du délai entre les posts étant correcte, je me suis permis cela. Et puis ça peut servir d’accroche pour peut-être de nouveaux lecteurs, qui sait, y a des fous partout…

Une carte du monde affreusement moche que je modifierai un de ces siècles vous permettra de mieux situer les territoires et enjeux : http://membres.lycos.fr/lakhlos/Map.JPG
____

Chapitre 1 : The Messenger

- Chapitre d’introduction, et de mouvement. Contexte : le sultanat du Kenshab tente de s’allier avec les rebelles Balkirites, afin de prendre en tenaille l’empire de Shazaraad et de s’emparer de ses richesses, pour pallier la misère qu’a entraîné 20 ans de guerre civile. Pour cela, un messager est envoyé aux rebelles. Pour les commodités du récit, il se fait capturer au poste frontière par les gardes du tyran.

- Ce qui explique assez abruptement pourquoi Nafel et Kob, deux éclaireurs rebelles, ne le voient pas arriver. Un moyen pratique de présenter deux personnages qui me serviront beaucoup plus tard.

- Ce messager capturé finira par avouer ses plans à Ada, la jeune et efficace espionne en chef de Shazaraad. La scène se passe à Shaztarath, capitale de l’empire.

- A Xioshun, à cause de ce contretemps, le sultan Jazareb est forcé de prendre d’autres mesures. Sur les conseils de son Vizir, il accepte un autre plan, consistant à s’appuyer sur un noble en déclin de Shaztarath, un certain Zulkhin. Celui-ci convoite la couronne, et pourrait facilement être éliminé une fois les conflits terminés.

- Pendant ce temps, au pied du mont Kirksgûl, dans la chaîne Balkirite, sans aucun rapport avec notre affaire, le jeune Tanhez remporte un défi d’ascension au détriment de Basfeth, ce qui lui vaut l’admiration de la jeune fille que les deux amis aiment, l’autre plus silencieusement que l’un : Kala.

---

Chapitre 2 : Diplomatic Immunity

- A Shaztarath, le tyran Shazaraad se voit obligé de réagir face à ses adversaires. Ne pouvant ni attaquer le Kenshab, ni annihiler la rébellion dans le délai requis, il confie à son général en chef, Baarg, un plan de dernière minute : envoyer un diplomate dans le nord, vers les guerriers Sen, rendu fidèles par l’or qu’il leur transmet. Ces renforts bienvenus ne satisfont pourtant ni Ada, ni Baarg, qui considèrent cette décision comme désespérée et insuffisante.

- Pendant ce temps, à Xioshun, le Vizir attend. Dans une salle d’eau, qui plus est.

- Ce diplomate est Hustab, assisté du jeune Zéphyrius. Pas de chance pour Hustab, il n’est là que pour faire joli : à peine arrivé dans le Hijaj, il est tué par un capitaine de l’armée du Kenshab (dont on connaîtra plus tard le nom : Min.). En effet, dans l’optique d’un effet de surprise, c’est par le nord que cette armée compte fondre sur Shaztarath, d’où son placement quelque peu inattendu. Ballot, ça. Zéphyrius, quant à lui, parvient à s’enfuir dans les montagnes, poursuivi par toute la patrouille menée par Min.

- Dans la salle d’eau, le personnage qu’attendait le Vizir se montre enfin : il s’agit de Nylan (on ne commente pas mes inspirations pseudotesques.), un espion chargé de jauger l’évolution de la ville ennemie, et de nouer des contacts avec Zulkhin. C’est lui qui suggère au Vizir de ne pas éliminer le noble tout de suite, mais d’attendre au contraire qu’il se débarrasse des Balkirites, pour prendre le contrôle d’un empire. Malheureusement pour lui, il se montre d’une gourmandise exagérée, en réclamant exactement ce qu’on lui avait promis. Le Vizir l’assassine promptement.

- Pendant ce temps-là en Balkirie, Tanhez gagne le cœur de Kala, à la surprise générale de personne. Attristé à cette nouvelle, Basfeth prend la décision irréfléchie de s’enfuir à travers les montagnes, quittant son village natal.

---

Chapitre 3 : Journey To The End

- Ce chapitre introduit les derniers personnages principaux de la chute : Pazeb et Aenin, deux policiers de Xioshun, chargés d’enquêter sur la mort de Nylan. Pazeb est vieux et expérimenté, Aenin jeune et fougueux. L’affaire, comme toute affaire digne de ce nom, commence par piétiner, ce qui me permet opportunément de m’attarder sur les personnages.

- Journey To The End, c’est le voyage (ou plutôt la course) qu’entreprend Zéphyrius à travers le Hijaj et le Penjaj, poursuivi par la patrouille de Min. Il se blesse en cours de parcours, pour ajouter du piquant à la chose. On le retrouvera à la fin du chapitre, que je vais relater à la suite parce que j’ai envie de faire comme ça, et si vous êtes pas content vous pouvez aussi bien aller lire le passage complet. Non mais oh.

- Or donc, assez miraculeusement, Zéphyrius atteint les derniers retranchements des monts Hijaj, entrant de ce fait en territoire sen. Effondré, il est sur le point de se faire rattraper, mais il est sauvé par l’intervention providentielle de Kathnog, un barbare sen, qui tue un de ses poursuivants avant de l’emporter au loin, à travers la Forêt des Ombres.

- Pendant ce temps-là, se trament d’autres projets. Dans les faubourgs de Shaztarath, Zulkhin rencontre le chef de la guilde des voleurs, surnommé Nephgûl. Ayant pris contact avec lui auparavant, cette rencontre solde leur accord : contre rémunération, la guilde aidera le noble dans sa conquête du pouvoir.

- Au palais, Shazaraad expose son véritable plan à son espionne, Ada. Comme je ne suis pas gentil (et aussi parce qu’à l’époque de la première écriture, je ne le connaissais pas encore), je ne vous le narre pas tout de suite. C’est donc une partie qui ne sert à rien. Mais bon.

---

Chapitre 4 : Seeds Of Rebellion

- Après un bref (ahah) descriptif de la ville de Shaztarath, j’entre dans le vif du sujet :

- Nephgûl, au cours d’une réunion, convainc la totalité des voleurs de Shaztarath de se joindre à cette révolte, afin de mettre à bas le pouvoir régnant. Ici se dessine la véritable motivation du chef de guilde : se venger du souverain, qui a longtemps dédaigné l’importance politique de la guilde. Le premier pas de la Révolution consiste en l’assassinat de Shazaraad.

- Afin de déterminer qui était présent dans la salle d’eau à l’heure du crime, Pazeb part en quête de la sentinelle. Mais le subordonné à qui il s’adressera lui montrera qu’un décret signé par le vizir lui recommandait de donner congé au garde. Sentant bien que cette affaire trouve ses sources dans les plus hautes sphères, le policier décide de la laisser tomber pour sauvegarder ses intérêts, et sa vie. Reste à convaincre Aenin.

- Dans la Forêt des Ombres, Kathnog et Zéphyrius sympathisent, puis font route ensemble vers Kadathal, la « capitale » du peuple sen, afin de tenter de convaincre les Anciens de la nécessité de leur intervention. Ils offensent au passage toutes les organisations de défense des animaux en tuant un sanglier nain. Si c’est pas malheureux.

- Au palais de Shaztarath, un p’tit cliffhanger pour bien montrer qu’on atteint le premier quart de l’histoire : le tyran est assassiné, comme prévu, mais par Ada, beaucoup moins comme prévu. Selon ses dires, la jeune espionne travaillerait en réalité pour Zulkhin, ce qui jette encore un peu plus de trouble sur la situation.

___

Le reste viendra demain. Je m’octroie donc le droit de faire un up partiel, parce que ça fait longtemps que ce topic traîne dans les profondeurs.

xbq_
xbq_
Niveau 9
19 décembre 2005 à 23:09:08

L´impact de ce message étant limité en milieu de page, j´invite AshNRuins à discuter avec moi afin d´atteindre la fin de la page, de sorte que ces résumés soient facilement accessibles en début de page 4. Désolé pour la nullité absolue de ce stratagème.

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
19 décembre 2005 à 23:11:26

Et bien bonsoir donc ! T´inquiète, question stratagème foireux, j´ai de l´expérience...

xbq_
xbq_
Niveau 9
19 décembre 2005 à 23:12:08

Merci bien. Sur ce, je vais me coucher.

xbq_
xbq_
Niveau 9
19 décembre 2005 à 23:12:48

Pour tous ceux qui voudraient prendre en route ou qui ne se souviendraient plus de rien depuis la dernière fois, voici, oui, voici les fabuleux PREVIOUSLY ON THE FALL !! Muahah.
La remarque selon laquelle il était difficile de se souvenir des derniers événements au vu du délai entre les posts étant correcte, je me suis permis cela. Et puis ça peut servir d’accroche pour peut-être de nouveaux lecteurs, qui sait, y a des fous partout…

Une carte du monde affreusement moche que je modifierai un de ces siècles vous permettra de mieux situer les territoires et enjeux : http://membres.lycos.fr/lakhlos/Map.JPG
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Chapitre 1 : The Messenger

- Chapitre d’introduction, et de mouvement. Contexte : le sultanat du Kenshab tente de s’allier avec les rebelles Balkirites, afin de prendre en tenaille l’empire de Shazaraad et de s’emparer de ses richesses, pour pallier la misère qu’a entraîné 20 ans de guerre civile. Pour cela, un messager est envoyé aux rebelles. Pour les commodités du récit, il se fait capturer au poste frontière par les gardes du tyran.

- Ce qui explique assez abruptement pourquoi Nafel et Kob, deux éclaireurs rebelles, ne le voient pas arriver. Un moyen pratique de présenter deux personnages qui me serviront beaucoup plus tard.

- Ce messager capturé finira par avouer ses plans à Ada, la jeune et efficace espionne en chef de Shazaraad. La scène se passe à Shaztarath, capitale de l’empire.

- A Xioshun, à cause de ce contretemps, le sultan Jazareb est forcé de prendre d’autres mesures. Sur les conseils de son Vizir, il accepte un autre plan, consistant à s’appuyer sur un noble en déclin de Shaztarath, un certain Zulkhin. Celui-ci convoite la couronne, et pourrait facilement être éliminé une fois les conflits terminés.

- Pendant ce temps, au pied du mont Kirksgûl, dans la chaîne Balkirite, sans aucun rapport avec notre affaire, le jeune Tanhez remporte un défi d’ascension au détriment de Basfeth, ce qui lui vaut l’admiration de la jeune fille que les deux amis aiment, l’autre plus silencieusement que l’un : Kala.

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Chapitre 2 : Diplomatic Immunity

- A Shaztarath, le tyran Shazaraad se voit obligé de réagir face à ses adversaires. Ne pouvant ni attaquer le Kenshab, ni annihiler la rébellion dans le délai requis, il confie à son général en chef, Baarg, un plan de dernière minute : envoyer un diplomate dans le nord, vers les guerriers Sen, rendu fidèles par l’or qu’il leur transmet. Ces renforts bienvenus ne satisfont pourtant ni Ada, ni Baarg, qui considèrent cette décision comme désespérée et insuffisante.

- Pendant ce temps, à Xioshun, le Vizir attend. Dans une salle d’eau, qui plus est.

- Ce diplomate est Hustab, assisté du jeune Zéphyrius. Pas de chance pour Hustab, il n’est là que pour faire joli : à peine arrivé dans le Hijaj, il est tué par un capitaine de l’armée du Kenshab (dont on connaîtra plus tard le nom : Min.). En effet, dans l’optique d’un effet de surprise, c’est par le nord que cette armée compte fondre sur Shaztarath, d’où son placement quelque peu inattendu. Ballot, ça. Zéphyrius, quant à lui, parvient à s’enfuir dans les montagnes, poursuivi par toute la patrouille menée par Min.

- Dans la salle d’eau, le personnage qu’attendait le Vizir se montre enfin : il s’agit de Nylan (on ne commente pas mes inspirations pseudotesques.), un espion chargé de jauger l’évolution de la ville ennemie, et de nouer des contacts avec Zulkhin. C’est lui qui suggère au Vizir de ne pas éliminer le noble tout de suite, mais d’attendre au contraire qu’il se débarrasse des Balkirites, pour prendre le contrôle d’un empire. Malheureusement pour lui, il se montre d’une gourmandise exagérée, en réclamant exactement ce qu’on lui avait promis. Le Vizir l’assassine promptement.

- Pendant ce temps-là en Balkirie, Tanhez gagne le cœur de Kala, à la surprise générale de personne. Attristé à cette nouvelle, Basfeth prend la décision irréfléchie de s’enfuir à travers les montagnes, quittant son village natal.

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Chapitre 3 : Journey To The End

- Ce chapitre introduit les derniers personnages principaux de la chute : Pazeb et Aenin, deux policiers de Xioshun, chargés d’enquêter sur la mort de Nylan. Pazeb est vieux et expérimenté, Aenin jeune et fougueux. L’affaire, comme toute affaire digne de ce nom, commence par piétiner, ce qui me permet opportunément de m’attarder sur les personnages.

- Journey To The End, c’est le voyage (ou plutôt la course) qu’entreprend Zéphyrius à travers le Hijaj et le Penjaj, poursuivi par la patrouille de Min. Il se blesse en cours de parcours, pour ajouter du piquant à la chose. On le retrouvera à la fin du chapitre, que je vais relater à la suite parce que j’ai envie de faire comme ça, et si vous êtes pas content vous pouvez aussi bien aller lire le passage complet. Non mais oh.

- Or donc, assez miraculeusement, Zéphyrius atteint les derniers retranchements des monts Hijaj, entrant de ce fait en territoire sen. Effondré, il est sur le point de se faire rattraper, mais il est sauvé par l’intervention providentielle de Kathnog, un barbare sen, qui tue un de ses poursuivants avant de l’emporter au loin, à travers la Forêt des Ombres.

- Pendant ce temps-là, se trament d’autres projets. Dans les faubourgs de Shaztarath, Zulkhin rencontre le chef de la guilde des voleurs, surnommé Nephgûl. Ayant pris contact avec lui auparavant, cette rencontre solde leur accord : contre rémunération, la guilde aidera le noble dans sa conquête du pouvoir.

- Au palais, Shazaraad expose son véritable plan à son espionne, Ada. Comme je ne suis pas gentil (et aussi parce qu’à l’époque de la première écriture, je ne le connaissais pas encore), je ne vous le narre pas tout de suite. C’est donc une partie qui ne sert à rien. Mais bon.

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Chapitre 4 : Seeds Of Rebellion

- Après un bref (ahah) descriptif de la ville de Shaztarath, j’entre dans le vif du sujet :

- Nephgûl, au cours d’une réunion, convainc la totalité des voleurs de Shaztarath de se joindre à cette révolte, afin de mettre à bas le pouvoir régnant. Ici se dessine la véritable motivation du chef de guilde : se venger du souverain, qui a longtemps dédaigné l’importance politique de la guilde. Le premier pas de la Révolution consiste en l’assassinat de Shazaraad.

- Afin de déterminer qui était présent dans la salle d’eau à l’heure du crime, Pazeb part en quête de la sentinelle. Mais le subordonné à qui il s’adressera lui montrera qu’un décret signé par le vizir lui recommandait de donner congé au garde. Sentant bien que cette affaire trouve ses sources dans les plus hautes sphères, le policier décide de la laisser tomber pour sauvegarder ses intérêts, et sa vie. Reste à convaincre Aenin.

- Dans la Forêt des Ombres, Kathnog et Zéphyrius sympathisent, puis font route ensemble vers Kadathal, la « capitale » du peuple sen, afin de tenter de convaincre les Anciens de la nécessité de leur intervention. Ils offensent au passage toutes les organisations de défense des animaux en tuant un sanglier nain. Si c’est pas malheureux.

- Au palais de Shaztarath, un p’tit cliffhanger pour bien montrer qu’on atteint le premier quart de l’histoire : le tyran est assassiné, comme prévu, mais par Ada, beaucoup moins comme prévu. Selon ses dires, la jeune espionne travaillerait en réalité pour Zulkhin, ce qui jette encore un peu plus de trouble sur la situation.

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Le reste viendra demain. Je m’octroie donc le droit de faire un up partiel, parce que ça fait longtemps que ce topic traîne dans les profondeurs.

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