Un stage en entreprise, une anecdote et voilà une nouvelle qui naît dans mon esprit.
Je vous souhaite une bonne lecture et vous invite à émettre vos critiques qu´elles soient positives ou négatives. Rendez-vous de l´autre côté...
Il est 9h00 du matin et déjà le soleil chaud du mois de Mai illumine la chambre par les interstices d’un volet roulant mal fermé. Un rayon de soleil vient caresser le visage d’une jeune femme allongée sur un lit, de la manière la plus douce qui soit. Toujours endormie, elle esquisse un léger sourire de contentement et se recroqueville sur elle, serrant sa taie d’oreiller contre sa poitrine à demi découverte. Puis un deuxième rayon de lumière vient se poser sur son œil gauche, moins agréable cette fois-ci. Elle pousse un râle étouffé par l’oreiller et ouvre alors avec peine ses paupières.
« J’ai encore mal fermé ce maudit volet », se dit-elle alors sans bouger pour autant.
Puis elle se tourne dans l’autre sens, remontant par la même occasion la couette polaire descendue jusqu’au niveau de ses pieds pendant la nuit. La chaleur apaisante de cette couverture lui fait pousser un deuxième râle, de plaisir cependant.
« Ca ne vaut pas un homme mais bon c’est déjà ça », ironise-t-elle sur son sort.
Elle se rendort alors un moment, se disant qu’elle n’a de toute façon rien de mieux à faire en ce Vendredi matin…
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Comme tous les jours depuis quelques temps déjà, il arrive en retard à son stage en entreprise. Il jette un coup d’œil à son téléphone portable qui lui sert également de montre pour s’apercevoir qu’il est déjà 9h15.
« Hum, quinze minutes de retard, j’ai déjà fait pire », ricane-t-il intérieurement.
Pressant le pas pour atteindre une allure de petites foulées, il passe sous un porche indiquant l’entrée de la clinique où il se rend. Il stoppe net en arrivant devant un porte coulissante automatique en verre. Celle-ci met quelques secondes avant de réagir. Il se rappelle alors de la première fois ou il était venu, à une allure plus modérée mais ce qui ne l’avait pas empêché d’être surpris par la lenteur du système. Sortant de ses souvenirs, il s’arrête devant une deuxième porte coulissante, plus imposante que la première. Il la franchit et lance son sourire charmeur ( selon les dires des filles) à la standardiste et qui lui rétorque un sourire tout aussi sincère. Après son petit « bonus du matin » comme il se plait à penser, il monte prestement au deuxième étage où se situe son bureau, saluant au passage ses « collègues ». Il s’arrête à la petite fontaine d’eau fraîche située dans le service Administration , prend un verre d’eau fraîche et continue sa route. Il franchit tout le service avant d’atteindre son objectif. Il frappe alors à la porte du bureau qu’il partage avec une assistante comptable.
« Entrez », fait une voix fluette provenant du bureau.
Il entre alors et salue la dame assise au bureau se présentant devant lui. Elle fait de même et se remet de suite au travail. Il allume son poste de travail et commence lui aussi à travailler. Le PC qu’il utilise est très ancien et donc rame un peu, cela le fait toujours rire.
« Comment peut-on encore utiliser une telle antiquité ? », se demande-t-il toujours.
Puis la matinée se passe tranquillement, sans aucune originalité. Il faut dire aussi que la comptabilité est un univers très aseptisé : des principes, des principes et encore des principes…Cela ne laisse pas beaucoup de place à la fantaisie. Quand il lui arrive de ne rien avoir à faire, il réussit cependant toujours à tromper son ennui en faisant marcher son imagination, mais pour combien de temps cela va-t-il suffire ? Ca il l’ignore…
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Un deuxième éclat de soleil a raison du peu de sommeil qui lui reste. Elle se met allongée sur le dos, face au plafond blanc de se chambre. Elle se demande si elle devrait rester à se prélasser encore quelques minutes ( ou heures ? ! ) mais finit par rejeter vigoureusement sa couette vers le bas de son lit.
« Fini de paresser », s’ordonne-t-elle tout en se levant.
Elle remet en place la bretelle de son débardeur blanc qu’elle utilise pour dormir, tire sur l’espèce de caleçon fripé qui lui couvre à peine les cuisses et se dirige vers sa salle de bains. Elle y arrive vite au vu de la petitesse de son appartement. Habitat réduit dans une grande ville, le destin de tout étudiant qui se respecte.
Elle se poste alors devant un miroir subtilement accroché au mur et s’examine longuement le visage. Elle soupire, passe ses fines mains dans ses cheveux longs et se dirige vers la cuisine. En ouvrant le petit réfrigérateur situé sur sa gauche, elle se rappelle en se mordant les lèvres qu’elle n’a pas fait ses courses hebdomadaires.
« Quelle greluche je fais moi… »
Elle tire quand même une brique de lait quasiment vide et une brique de jus d’orange dans le même état avant de le refermer en claquant. Le petit déjeuner sera frugal se dit-elle en frottant son ventre qui cri famine. Elle regarde l’heure et se dit que de toute façon le déjeuner n’est pas loin ( il est 10h30). Après s’est repue, enfin façon de dire, elle retourne dans sa chambre prendre des sous-vêtements et ouvrir ses volets et se dirige ensuite vers la salle de bains, se déshabille et se jette sous la douche. Elle tourne le robinet d’eau chaude au maximum et modère la température de l’eau avec le robinet d’eau froide. La chaleur de l’eau ruisselante sur sa peau en épousant ses formes l’apaise, elle pourrait rester des heures ainsi, à réfléchir de tout et de rien. La menace de la facture d’électricité la pousse cependant à se contraindre.
Après s’être lavée, elle sort de sa douche et retourne devant son miroir. Elle essuie la buée qui s’est formée à cause de la vapeur d’eau pour apercevoir de nouveau son visage dans le miroir. Elle a meilleure mine. Elle fait sa toilette habituelle puis s’occupe de ses cheveux, la partie la plus longue de sa préparation.
Elle tire son sèche-cheveux d’un placard et le branche. Elle s’essuie d’abord avec une serviette de bain avant de les sécher, toujours. La chaleur du sèche-cheveux agresse son cuir chevelu alors elle décide d’abandonner, elle les laissera sécher à l’air. Elle prend alors une brosse posée sur un meuble en bois et commence à se brosser les cheveux, délicatement, afin d’en défaire les nœuds. Ceci fait, elle enfile son soutien-gorge et sa petite culotte. Elle sort se salle de bains qu’elle avait au préalable fermée à clef par habitude et va vers sa penderie. Commence alors une longue séance d’essayage pour savoir ce qu’elle mettra aujourd’hui…
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Comme il l’avait prévu depuis la veille, il a vite achevé le travail que son tuteur de stage lui avait assigné pour la matinée. Il pose alors le regard sur deux énormes bouquins traitant de la comptabilité analytique dans le milieu hospitalier qui traînent sur son bureau. La taille impressionnante des deux ouvrages à de quoi repousser n’importe quel être humain, même si au fond le sujet traité n’est pas insurmontable. Il soupire intérieurement et saisit le premier de la liste.
« C’est toi qui a choisi ce stage, pas de place pour les regrets », se dit-il en s’intimant l’ordre de tourner la première de couverture.
Ca y est, la lecture du guide méthodologique a débuté, de longues phrases ponctuées d’expressions très ciblées sur le domaine de la comptabilité comblent ses pages épaisses. Etonnement cela ne lui semble pas difficile à comprendre. Malgré toute l’appréhension dont il faisait montre à l’arrivée de son stage, son impression de ne pas être prêt après tout ce qu’on lui avait enseigné durant son cursus scolaire, il comprend. Après seulement trente minutes de lecture, une cinquantaine de pages ont déjà été englouties. Il regarde alors l’horloge de son poste de travail : 11h15. Encore une heure et quinze minutes avant d’aller manger, son estomac commence à crier famine. Pour oublier sa faim, il regarde autour de lui pensant trouver quelque chose qui le distraira. Il se dit qu’il vaut mieux ne pas engager de conversation avec sa collègue de bureau et regarde donc par la fenêtre pour s’évader.
Cette fenêtre est assez grande, mesurant deux mètres de haut pour un mètre vingt de largeur. Le soleil s’engouffre dans la pièce et l’éclaire avec vigueur, permettant presque d’en ressentir la chaleur. Elle donne sur le cour intérieure de la clinique mais également sur un immeuble d’appartements de l’autre côté de la rue. La plupart des fenêtres de cet immeuble sont protégées de la vue par des volets encore fermés. Il remarque cependant que les volets du premier étage sont tous ouverts, sans exception. Etant curieux de nature, il se laisse aller à observer pour apercevoir éventuellement quelqu’un. C’est alors qu’il remarque effectivement une chevelure bouclée…
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Comme elle redoutait, ses cheveux ont commencé à friser malgré tout ses efforts. Après un long soupir d’agacement, elle se lève de son lit pour aller devant un miroir et contempler son échec cuisant. Elle se passe les mains dans les cheveux dans l’hypothétique but de les lisser mais ses efforts restent vains. Condamnée à arborer cette chevelure, elle retourne s’asseoir sur son lit puis regarde par la fenêtre. Elle ne connaît que trop bien la façade de l’immeuble en face. Un immeuble d’aspect ancien, datant probablement du début du siècle dernier mais qui possède son charme. Les immenses fenêtres tripartites sont la marque caractéristique de l’époque. En se focalisant sur les fenêtres, elle réussit à entrevoir ce qui se passe à l’intérieur du bâtiment. Elle sait ainsi que le deuxième étage est composé de bureaux. A l’intérieur de ceux-ci, elle voit des gens s’affairer devant leurs ordinateurs. Balayant du regard les bureaux, elle croit tout à coup qu’une des personnes regarde dans sa direction. Les reflets du soleil du matin l’empêchent de bien distinguer mais elle rougit légèrement et détourne le regard, se replongeant dans la lecture de son bouquin. Elle reste cependant près de la fenêtre, l’air de rien.
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Bien malgré lui, il se doute que la fille qu’il regardait l’a aperçu également. Il se replonge alors dans la lecture du guide. Il n’arrive cependant plus à se concentrer, il lit les phrases mais celles-ci ne trouvent plus écho dans son esprit, il est ailleurs. Il regarde machinalement l’horloge de l’ordinateur.
« A 11h32, je jette un œil pour voir ».
Amusé par son infantilité, il tue le temps en fouillant l’ordinateur à la recherche de documents intéressants. Les deux minutes qu’il doit encore patienter lui semblent une éternité….Ca y est ! !
11h32 s’affiche à son écran. Il relève discrètement la tête pour jeter un regard par dessus son ordinateur. La fille est toujours là, près de la fenêtre, la tête plongée dans sa lecture. Déçu de ne pas pouvoir voir son visage, il s’apprête à retourner à la banale lecture de son bouquin mais l’épiée relève soudain la tête. En une seconde la photo de son visage s’imprime dans sa mémoire. Il baisse la tête de peur d’être repéré, fermant les yeux afin de mieux se rappeler à quoi elle ressemble.
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Un brusque son de pneus qui crissent l’a sortie de sa lecture, elle colle longuement son visage contre la fenêtre pour espérer voir d’où cela provient.
« Tant pis, ce n’est rien », se dit-elle avant de reprendre où elle en était arrivée.
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« Elle m’a vu ? ! Mais qu’est-ce qui me prend moi ? ».
Il se rend maintenant compte de ce qu’il fait.
« Je deviens voyeur moi ou quoi ? ! ».
La réponse est claire mais l’idée de la revoir est omniprésente. Il contemple désormais l’autre côté de la rue sans ne plus faire attention à ce qui l’entoure. Elle a le visage tourné vers lui, semblant la fixer comme il le fait. Il espère au fond de lui qu’elle sourira…
Arrive 12h30. C’est l’heure de sa pause, il doit retrouver une amie dans le centre-ville pour déjeuner avec elle. Tel un zombie, il quitte son bureau puis la clinique. Il n’a plus qu’une chose en tête, la fille de l’autre côté.
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Elle arrive à la fin de son bouquin. La satisfaction d’avoir vaincu ce livre de 600 pages se lit sur son visage. Elle se dit qu’il est maintenant temps de manger. Malheureusement seul un croque-monsieur hante son réfrigérateur. Elle se dit que cela fera l’affaire, qu’elle fera un repas plus complet le soir. Dix minutes à la poêle et le festin est prêt à être dégusté. Elle se pose ensuite dans son salon afin de regarder les informations à la télévision…
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Sa pause d’une heure et demi est vite passée, il a mangé un sandwich « Parisien classique » et a ensuite discuté avec son amie le reste du temps dans un square isolé. Enfin discuter, c’est plutôt celle-ci qui faisait la conversation. Il n’a jamais été très bavard sauf sous alcool de toute façon alors cela ne l’a pas choquée outre mesure. Toujours perdu dans ses pensées, ils se sont quittés et lui a repris le chemin inverse pour retourner travailler.
Au fur et à mesure qu’il se rapproche de la clinique, l’excitation monte. Arrivé à presque cinq cent mètres, il aperçoit l’immeuble en face, lieu où repose l’objet de ses pensées.
De l’autre côté, si j’osais…
De l’autre côté, si jamais…
Il ressent des bouffées de chaleur rien qu’en observant la fenêtre d’où il l’entrevoit. Ses pas se font de plus hésitants, l’envie de traverser la rue très fréquentée se fait irrésistible. Mais une voix dans sa tête le ramène soudain à la raison. Cette voix il la connaît, c’est celle de sa conscience.
« Tu ne vas pas faire cela, si ça se trouve elle ne t’a même pas remarqué. Que dira-t-elle en te voyant, elle te prendra pour un fou ».
« Mais il fait bien essayer , « Qui ne tente n’a rien », comme le célèbre adage dit ».
« Tu dois retourner travailler, tu ne sais même pas qui elle est et puis tu t’es vu ».
La raison l’emporte finalement sur son envie, il passe de nouveau sous le porche de la clinique. Il monte les escaliers d’un pas alerte, marche à vive allure pour rejoindre son bureau. Arrivé, il s’assied à son bureau et jette directement un regard par la fenêtre. Il tente désespérément d’entrevoir quelque chose au travers des vitres mais les reflets du soleil l’en empêchent.
« Cela devait être le cas pour elle ce matin, elle ne m’a pas vu alors ? ! ».
Ce questionnement se répercute dans son esprit tout l’après-midi jusqu’à ce que le soleil soit masqué par un bloc de nuages. L’atmosphère dans le bureau s’assombrit. Il comprend ce qui se passe et tente tout de suite de la revoir.
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Voyant le ciel se recouvrir de nuages, elle se dit qu’elle a choisi le bon moment pour aller faire ses courses pour le week-end, ses ultimes courses. Le supermarché n’est qu’à quelques centaines de mètres de son appartement mais elle espère qu’il ne pleuvra pas sur le chemin du retour…
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Elle n’est plus là.
Ce constat s’impose à lui comme un jugement implacable. Résigné il se replonge dans son travail, gardant tout de même un espoir de la revoir. Ceux-ci se révèlent vains car l’horloge de son ordinateur indique 17h30 et sa journée de travail est terminée. Il est en week-end et, alors que tous dans son cas seraient soulagés, il n’est pas heureux. Il quitte la clinique baissant la tête, rejoint la gare routière puis rentre chez lui en bus. Son week-end est sans saveur, la banalité de ses activités le lassant. Il ne souhaite qu’une chose : être le Lundi suivant et la revoir, l’admirer tel un voyeur…
Le Lundi arrive et l’habitude reprend le dessus. Il arrive à la clinique et regarde l’immeuble de l’autre côté mais les volets restent fermés. Tous les jours il effectue le même rituel, tous les jours le résultat est le même…
Idée très intéressante et bien developpée... j´adore!!! juste un truc que j´ai remarqué à la lecture... tu dis ceci dans le second paragraphe
" Puis un deuxième rayon de lumière vient se poser sur son œil gauche, moins agréable cette fois-ci."
et ceci un peu plus loin...(premier paragraphe de la seconde section)
" Un deuxième éclat de soleil a raison du peu de sommeil qui lui reste. Elle se met allongée sur le dos, face au plafond blanc de se(sa) chambre."
>> On en serait pas pas au troisième plutôt?
Quelques fautes mais ça ne nuit en rien au déroulement de l´histoire car l´intérêt pour le texte est soutenu... bien mené... j´espère la suite rapidement! ![]()
Etant une nouvelle, je pensais m´arrêter là.
Peut-être puis-je continuer en effet, je vais voir.
C´est cool, bien écrit, pas beaucoup de fautes, heureusement que je n´ai pas regardé la longueur, car ça peut parfois décourager. Mais bon, au moins on a tout eu, même si une suite aurait ptet été bien, en effet...continue!
Je vais me plier aux exigences de mes lecteurs ( peu nombreux malheureusement) dans ce cas.
Et encore merci pour vos compliments.
bin je t´ai fait un coup de pub dans le topic de pub alors on verra bien ce que ça donne...
Bin oui! faudrait au moins qu´il essaie de la rencontrer...
Souvenir_perdu et moi on a décidé de continuer cette nouvelle en commun. On verra ce que ça donnera...
Voici donc la suite... Move on!
Elle était partie quelques jours en vacances dans sa famille et elle était de retour à son appart. Maintenant elle s’ennuyait… Que faire pour tuer le temps? Elle avait pas envie de lire, ni de cuisiner, elle avait bien un peu de lavage à faire, mais ça ne lui disait rien de le faire…
« Allons voir ce qui se passe dehors… » pense-t-elle.
Elle ouvre ses volets tout grand, et à la fenêtre, elle matte un peu ce qui se passe dans la rue. Tout a l’air sans intérêt. Alors elle laisse filer son regard dans l’immeuble à bureaux de l’autre côté.
« Ils ont l’air de bien s’activer aujourd’hui… Je me demande bien pourquoi… »
Tout à coup, elle remarque un mec qui a l’air concentré sur son ordinateur au second étage… Il est mignon. Elle commence à le détailler sans trop s’en rendre compte. C’est moche qu’il soit loin, elle aurait aimé l’épier de plus près. Mais dans l’ensemble il semble être justement son type d’homme. Elle se met à rêver éveillée… Elle aimerait bien qu’il traverse de l’autre côté un de ces jours…
Non mais! Quelle idiote elle fait!!! Elle ne le connaît même pas et vient à peine de le remarquer! N’empêche, il est adorable! Et voilà que déjà elle fantasme sur des sorties avec lui!!! Quelle audace quand même! Comment peut-elle s’imaginer qu’elle puisse l’intéresser? Y a tout un immeuble d’appartements ici! Comment pourrait-il avoir envie de la connaître, elle, petit être insignifiant, même pas encore sur le marché du travail… Nan! Si ça se trouve il la remarquera jamais…comme d’habitude…
Il est trop agréable à regarder quand même, ses traits qui semblent tellement fins et doux, ça doit être sublime quand il vous caresse… Bon, la voilà encore repartie dans ses délires romantiques! Elle ne se lasse pas de le regarder, elle aimerait accrocher son regard, voir son visage de plus près.
Mais soudain… il relève la tête!!! Oh mon Dieu!!! S’est-il senti épier? Vite trouver un truc à faire… Ah je sais! je vais mettre de la musique…
Je suis désole redsissi de ne pas avoir rédigé plus tôt ma modeste partie mais les évènements se sont un peu emballés ce week end sans que je ne les maîtrise vraiment.
J´espère que tu apprécieras, comme les autres lecteurs éventuels...
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Il est brusquement sorti de ses pensées par sa collègue de bureau.
« Pourriez-vous m’aider s’il vous plaît », demande-t-elle de sa voix fluette.
Il frotte ses yeux cernés pour effacer la fatigue de son visage, il a mal dormi la nuit précédente. La voix de sa collègue se rapprochant plus de celle d’un enfant que de celle d’une femme de cinquante ans résonne dans sa tête de manière désagréable.
« Que me veut-elle encore ? », se demande-t-il avec un sourire de complaisance affiché en relevant la tête.
« Voilà, j’ai un problème avec mon ordinateur », poursuit-elle sentant qu’il a accroché à la conversation.
« Quel est-il donc ? », feint-il de s’intéresser.
« Je suis dans Word et je n’arrive pas à rajouter une ligne au tableau que je suis en train de réaliser ».
« Attendez je vais vous montrer comment faire », dit-il en se relevant lentement.
Il repousse sa chaise en arrière et ne peut s’empêcher de s’étirer comme on le ferait en se levant. Rester assis toute la journée dans un bureau devant un ordinateur n’est vraiment pas pour lui. Il s’approche lentement en tentant de lui expliquer à distance la marche à suivre. Efforts vains puisqu’elle n’y connaît décidemment rien en informatique. Il regarde alors par la fenêtre, sans trop savoir pourquoi. Il entend de la musique provenant de l’immeuble en face mais une voix le rappelle à l’ordre :
« Je n’y arrive vraiment pas, vous pouvez me montrer comment faire ? », demande-t-elle.
« Mais bien entendu madame », répond-il en tournant la tête.
Il ne pensait plus à la fille en face depuis qu’il ne l’avait plus revue. Cependant, son souvenir remonte à la surface avec une pointe de nostalgie et de mélancolie. Il se ressaisit alors :
« Pourquoi est-ce que j’y pense encore, je suis vraiment ridicule ».
Puis il effectue la manipulation nécessaire sur l’ordinateur de sa collègue avec une simplicité enfantine. Elle le remercie mais il est déjà retourné vers la fenêtre pour observer ce qui se passe de l’autre côté. Il entend toujours la musique. Instinctivement il pose le regard sur les fenêtres tant admirées auparavant et découvre avec stupéfaction qu’elles sont de nouveau ouvertes. Une chaleur envahit son corps, il ressent des frissons et ses joues rougissent légèrement. Il se retourne d’un geste et se dirige vers son bureau pour s’y asseoir promptement.
« Elle est revenue, elle est revenue », se répète-t-il sans oser lever le regard de son écran.
Puis soudain il ose. Le spectacle qui se présente à ses yeux est assez inhabituel ; la fille d’en face semble danser dans son appartement au rythme entraînant de la musique qu’elle écoute. Elle envahit son esprit. Il ferme les yeux et se voit danser avec elle, frottant son corps contre le sien, la chaleur de leurs corps se mélangeant, sentant l’odeur sensuelle de son parfum naturel, goûtant ses lèvres sucrées...
Elle danse dans son appart au rythme de la salsa endiablée, glissant ses pieds sur le plancher, se déplaçant avec une grâce toute féline. Elle ferme les yeux en pensant au mec qu´elle a vu dans le bureau d´à côté, elle s´imagine danser avec lui lascivement, le contact de leurs deux corps si proches provoquant des réactions enivrantes en elle, la font se sentir encore plus sensuelle, excitée, sa tête tourbillonne, son esprit s´emballe, ses mains vagabondent sur son corps, sa langue se glissant furtivement dans sa nuque pour lui lécher l´oreille... hummmmmm comme ce serait agréable...
" Mais revient sur terre ma rêveuse!!! T´es encore en train de te faire des idées!! Tu sais même pas où il vit en plus!" se dit-elle.
Faut qu´elle s´arrange pour découvrir des trucs sur lui, savoir où il va manger le midi, ce qu´il aime comme activités, comment il passe ses temps libres et essayer de le rencontrer, il lui plaît tellement...
Elle continue de danser, s´entourant de ses propres bras comme s´il s´agissait de ses bras à lui. Elle est toujours rêveuse, elle se sent bien, incroyablement bien, comme si elle était au creux de ses bras, bien au chaud auprès de lui, savourant son odeur mâle et la promiscuité de leurs corps se désirant...
" Nan nan nan!!! ça va plus là... tu délires encore ma pauvre!!! un peu plus et tu l´imagines déjà dans ton lit!!!" soupire-t-elle.
Hummmmmmm moui... comme elle serait bien dans son lit le matin à se prélasser à ses côtés. Là, c´est sûr qu´elle serait incapable de se sortir du lit!
" T´as l´imagination trop fertile ma grande! Tu vois un mec pour la première fois et tout de suite ton coeur s´emballe et tu veux le mettre dans ton lit nan mais!!! Calme-toi un peu!!
Elle a chaud tout à coup d´avoir tant dansé... ou alors, ce sont des chaleurs dues à ses pensées érotiques concernant ce jeune homme qui lui plaît énormément et qui est toujours devant son ordinateur à ne pas bouger du tout. Elle décide qu´elle a soif et se rend à la cuisine boire un bon grand verre d´eau fraîche, ça lui changera un peu les idées. Elle espère aussi que ça refroidira ses ardeurs...
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Il rouvre les yeux pour s’apercevoir qu’elle n’est plus là. La musique résonne toujours dans la rue mais plus aucune trace d’elle dans l’appartement. Il commence alors à douter :
« Est-ce que j’ai rêvé ? Je manque de sommeil et j’ai des hallucinations. Si ça se trouve, elle est juste assise quelque part en train d’écouter sa musique et moi tout de suite je fantasme », se fustige-t-il.
Quand bien même, il se réjouit car les volets ouverts et la musique signifient pour lui qu’elle est revenue. Il se sent tout de suite plus motivé, plus décontracté et prêt à accomplir son travail de la matinée avec ferveur. Le temps passe ainsi beaucoup plus vite qu’à l’accoutumée et arrive déjà l’heure du déjeuner. Ayant retrouvé sa vigueur habituelle, il se relève brusquement, souhaite un bon appétit à sa collègue et sort de la clinique en arborant un sourire béat.
Arrivant dans la cour, il jette son regard sur l’appartement au premier étage de l’immeuble d’en face, manquant de heurter un mur par manque d’attention. Il ne peut détourner son regard de l’antre de l’ange. A nouveau, un sentiment de bien-être s’empare de lui, c’est incroyable comme si peu de choses peuvent le rendre heureux.
Il marche ainsi, goûtant son bonheur, vers le centre ville situé à une dizaine de minutes de marche de la clinique. Rendu sur place il achète un sandwich dans une pâtisserie puis repart vers la clinique. Il aime s’asseoir dans un square afin de lire un roman.
Il se pose alors sur un banc et ouvre sa lecture du moment, un roman d’amour conseillé par sa sœur. Les sentiments mielleux couchés sur papier qui lui paraîtraient mièvres en temps normal trouvent un écho favorable dans son esprit, il se dit que c’est une question d’état d’esprit en réalité. Un vent léger souffle et enveloppe son corps d’une présence qu’il aimerait bien physique, ses pensées vagabondent sans plus se préoccuper de sa lecture...
Elle avait faim, alors elle s´est fait un sandwich à la va-vite et l´a ingurgité en moins de deux avec un jus de fruits et un yaourt. Maintenant elle remarque qu´il fait un temps splendide dehors, et a une soudaine envie d´aller se balader à l´extérieur prendre l´air un peu.
Elle dévale les marches d´escalier les cheveux dans le vent. Elle a pris une pomme avant de partir qu´elle croque à belles dents en continuant de marcher vers le centre-ville en furetant ici et là dans les boutiques sur son chemin.
" Tiens! une pâtisserie... si je me prenais un éclair au café..."
Elle entre dans la pâtisserie et en ressort avec son trésor culinaire, qu´elle savoure avidement en continuant à penser à son beau jeune homme de l´édifice d´en face...
" Arf! pourquoi je l´ai encore dans la tête celui-là?" songe-t-elle.
Elle réalise soudain que depuis qu´elle l´a vu, il occupe toutes ses pensées, qu´elle se sent heureuse quand elle pense à lui, qu´elle aimerait bien faire connaissance avec lui, mais elle ne sait trop comment s´y prendre pour y arriver. Son coeur est léger, elle flotte littéralement aujourd´hui, a le sourire facile, semble oublier tous ses soucis quand elle pense à lui...
Ouep, c´est plutot bien comme histoire. ![]()
Bien écrit, scénario simple mais accrocheur, ca ne sera pas la 8eme merveille du monde, mais c´est sympatique ^_^
Sur les deux derniers paragraphes, je trouve que vous commencez à tourner en rond. Ca risque d´etre dur de continuer longtemps à partir de cette anecdote... enfin, c´est mon avis, et ca n´engage que moi ![]()
Laissons le temps à cette histoire de suivre son cours.
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Sans vraiment savoir pourquoi, il décide d’abandonner sa lecture et d’aller marcher pour se libérer l’esprit. Il essaie de penser à autre chose mais rien n’y fait, il est complètement obnubilé par elle, tellement obnubilé qu’il ne regarde pas devant lui. Tel un signe du destin, il percute soudain quelqu’un qui marchait en sens inverse, sans faire attention où il allait, enfin où elle allait.
Le moment du choc semble pour lui une éternité, un doux parfum envahit ses narines, des cheveux longs et soyeux caressent son visage comme une légère brise de Printemps, il ne ressent même pas la douleur qui traverse son front puis son corps entier. Soudain, une autre odeur remonte, celle du café.
En effet la jeune fille qu’il a percutée a littéralement écrasé son éclair au café sur sa veste noire et sa chemise blanche. Il relève le regard et aperçoit celui confus de la jeune fille qui lui fait face, frottant son front rougissant. Il la reconnaît instantanément.
« C’est elle », se dit-il.
Il rougit alors et ne peut sortir un mot, il sourit seulement.
" Rrhhhhhaaaaaaaaaa merd*!!! votre beau veston et votre chemise sont tachés à cause de moi..." ( rougissante, déçue et super gênée de sa bêtise, elle se dépêche d´enlever le plus gros pour limiter les dégâts, mais aussi fort contente quand elle réalise enfin que c´est lui... elle rigole un peu, mais se sent mal de lui avoir gâché son beau costume... sa présence la trouble...)
" Venez... on va demander de quoi vous nettoyer dans ce café" et elle lui prend la main pour le traîner avec elle.
Le contact de sa peau est doux, elle se voit déjà dans ses bras en train de l´embrasser tellement il lui fait envie... " arrête de rêvasser idiote!!" se dit-elle, car là y a plus urgent! Faut nettoyer ces saloperies de taches au plus vite, avant qu´elles ne s´incrustent...
Elle a fait de son mieux pour tout effacer mais la chemise reste avec quelques séquelles de l´accident de parcours. Un peu embarrassée tu lui propose un marché.
" J´ai pas réussi à faire partir la marque de ma gaffe, alors je vous propose de vous acheter une autre chemise pour me faire pardonner mon erreur, toutefois il me faudra vos mensurations afin qu´elle fasse bien".
« Mes mensurations ? ! »
Il rougit de plus belle, devenant maintenant écarlate.
« D’abord elle m’attrape par la main pour m’emmener je ne sais où et maintenant elle veut mes mensurations, vérifies que ce n’est pas un rêve », se dit-il en s’intimant l’ordre de se pincer discrètement.
« Euh...je, c’est-à-dire, je ne sais pas », balbutie-t-il tant bien que mal.
« Ressaisies-toi, sois ferme », s’ordonne-t-il.
« Ca doit être marqué sur le col de ma chemise, je vais l’enlever maintenant qu’elle a une tache de toute façon », dit-il sur un ton plus confiant.
Et le voilà qui se déshabille en pleine rue devant une fille.
« Je ne peux pas vous laisser en acheter une neuve juste pour ça, il y a un pressing non loin de là et j’ai encore un peu de temps devant moi. Je propose que l’on y aille, c’est sur votre chemin de toute façon », lance-t-il avant de comprendre sa bêtise.
« Oups la gaffe, elle va te demander comment tu as su ça maintenant, t’es vraiment trop bête ! ! ».
« Euh, je veux dire que... »
" hummmmm quel beau torse en plus!!!" se dit-elle... elle n´est pas insensible à son charme fou... grrrrrrrrrr!
" Ouais... c´est vrai que c´est sur mon chemin... mais comment vous le savez?" lui demande-t-elle amusée et ravie à la fois... Elle lui sort son plus beau sourire tout en rougissant un peu et vérifie la taille de sa chemise, mais elle aimerait bien balader ses mains sur ce torse... et se jeter dans ses bras...
La voilà encore partie à rêver comme une passionnée!!! Mais c´est qu´il me fait envie ce mec!!! Beaucoup trop en plus... c´est pas humain d´aimer à ce point... surtout qu´elle le connaît même pas encore!!!
Elle lui remet maintenant sa chemise en l´effleurant au passage... elle se laisse aller à se rapprocher de lui et se rapproche de plus en plus... et l´embrasse!! Quelle audace!!! mais elle ne se reconnaît plus!! C´est pas son genre d´embrasser ainsi les mecs la première fois qu´elle les croise... Ce baiser est doux et tendre et elle y prend un plaisir... partagé on dirait!!! ouuuuuuuuuuuuaaaaaaiiiiiiiisssssssss! Elle est troublée par lui, elle ne veut pas que ce moment prenne fin...
Le contact de ses lèvres humides et sucrées lui rappelle des sensations qu’il avait oubliées, malheureusement enfouies trop enfouies dans sa mémoire.
Surpris au départ, il se laisse maintenant aller, s’abandonne tout comme elle. Pendant une seconde il lui semble que le temps s’arrête, que cet instant restera gravé à jamais dans l’éternité.
Il reste ainsi plusieurs secondes, goûtant au plaisir de la passion naissante.
L’air vient à lui manquer mais il s’en fiche, il est pris d’euphorie et se demande si c’est bien à cause du manque d’air ou alors de ce qui lui arrive.
Quand ses lèvres s’écartent de siennes, il ouvre les yeux et observe les siens, cela ne fait plus de doute pour lui, il est amoureux. Il rougit alors légèrement et la contemple en silence.
Elle le regarde et a une folle envie de recommencer, mais elle doit se contrôler, elle lutte contre les sentiments qu´elle ressent à l´intérieur, elle sait qu´elle a déjà craqué pour lui, le goût de son baiser lui a laissé un goût d´y retourner et de le prolonger encore et encore jusqu´à plus soif de lui ( ce qui risque d´être très long vu l´effet qu´il lui fait!). Alors elle ferme à nouveau les yeux, incapable de résister et s´approche encore de lui pour joindre ses lèvres aux siennes, mêlant leurs langues, savourant ce moment tendre en s´enlaçant langoureusement. Tu voudrais que ça ne s´arrête jamais! Sa langue si délicieuse glissant sur la tienne, l´enroulant, la goûtant, la savourant... La chaleur monte en toi, tu deviens un volcan embrasé incontrôlable... et le souffle te manque! Le baiser se termine par un effleurement de vos lèvres et tu ressens alors un vertige délicieux...
- " Ça va? vous allez bien mademoiselle" te demande-t-il inquiet tout à coup.
- " Oui oui..." réponds-tu rougissante. " Je vais bien" et tu souris bêtement.
- " Je connais pas votre prénom..."
- " C´est Ann-Sophie". Et tu baisses le regard gênée.
- " Oh! vous aviez pas un rendez-vous quelque part?"
- " Oui je dois retourner travailler... ce sera à regret... j´aurai préféré passé l´après-midi avec vous".
- " Moi aussi! mais on pourrait toujours manger ensemble ce soir... si vous n´avez rien d´autre au planning? Je vous laisse mon numéro".
Sur ce, elle lui inscrit son numéro de téléphone sur un bout de serviette de table et le lui remet en souriant.