je cours corriger, et voici une p´tite suite: enfin, elle est plutôt longue mais bon.
Chapitre 9 :
« Vite ! dépêche toi ! Il faut sortir de la ville avant la nuit ! »
S’était Elohim qui me parlait. Je courais, je courais, le plus rapidement possible, mais je n’arrivais pas à rattraper les deux qui étaient devant moi. La prophétesse courait étonnamment vite pour son âge. Et l’elfe…oui, bon, un elfe, ça a toujours couru vite. Le soleil se rapprochait dangereusement de la ligne d’horizon, et pourtant je ne voyait pas encore la muraille.
Enfin, au bout de quelques minutes de course folle, sa silhouette se dessina. Haute, grise, froide, mais solide, avec nombre d’hommes d’armes sur son chemin de ronde. Les portes fermées, bien entendu. Deux vigiles se trouvait postés de chaque coté, et ils nous regardaient approcher d’un air endormi. Faut se réveiller, les zombis, là ! Elohim s’arrêta de courir, et s’approcha d’un pas lent et décontracté vers les gardes.
« Bonjour, je voudrais passer, avec ces deux.
-Interdiction de sortir, ordre du gouverneur. Di l’un des deux hommes.
-J’ai l’autorisation d’un des membres du Conseil des Sages.
-Faites voir le passe, dans ce cas. »
Elohim fouillait dans ses poches, en sortit une feuille de papier, où je pus apercevoir un tampon et une signature en gros : Elohim.
« Et nous souhaiterions des licornes. C’est également marqué dans ce mot »
Le premier garde se baissa, et ses yeux suivirent la ligne que désignait le doigt de l’elfe. Il grommela, puis se dirigea vers un bâtiment adossé à la muraille, une armurerie et à la fois une écurie, sans doute. Mais Elohim le rappela :
«Vous feriez bien de lire le mot en entier, avant de prendre une licorne…Elohim voudrait aussi que vous nous donniez trois glaives, avec leur fourreau, trois sacs et pleins de vivres… et un arc, des flèches, aussi, et un bouclier !
-Vous me direz tout cela à l’intérieur, venez. Dit l’homme »
L’elfe entra dans le sombre bâtiment, et en ressortit quelques minutes plus tard avec tout ce qu’il avait demandé. Il me donna les deux glaives, et me murmura :
« Tiens, accroches les à ton dos, je sais que tu ne sais pas t’en servir. Et prends ce bouclier, aussi. Mets ce sac sur la croupe de ta licorne et sangle-le. Tu sais faire du cheval ?
-Oui, dis-je, j’ai fais six ans d’équitation.
-Qu’est ce que l’équitation ? me demande t’il ?
-Non rien, je sais monter une licorne. »
Je fis ce qu’il me demandais, et quelques minutes plus tard, j’étais sur le dos de l’animal, le bouclier accroché maladroitement à la selle, cachant ma jambe.
L’elfe s’approcha de moi, sourit, enleva le bouclier, puis le raccrocha.
« Bien, dit il, je crois que l’on est prêts à partir !
Un des gardes nous dit :
-Je vais vous accompagner, vous ne passerez pas par la grande porte, trop risqué. Une petite porte se situe à quelques mètres, cachée par un gros bosquet à l’extérieur. »
La porte grinça en se refermant derrière nous. Une vaste savane s’étendait devant nous, éclairée par les derniers rayons du soleil.
« Le Conseil va bientôt arriver, il se peut qu’ils soit déjà en route, les oiseaux-surveilleurs les auront prévenus. il faut se dépêcher, nous sommes encore à portée de flèches.
La prophétesse acquiesça :
-Arrêtes de m’appeler prophétesse ! hurla t’elle, Senna est plus court ! »
Sur ce, nous partîmes au galop.
Cela faisait toute la nuit que nous avancions, et je commençais sérieusement à fatiguer. L’aube approchait et nous ne nous étions toujours pas arrêtés. Nous avions passé beaucoup de villes, sûrement des ennemis de celle dans laquelle j’avais atterris. J’attendais toujours des explications. Mais rien, l’elfe ne m’avais rien dit. Enfin, nous nous arrêtâmes, et le soleil était déjà haut dans le ciel. Une forêt avait succédé à la savane, et les arbres qui nous entouraient étaient emplis d’oiseaux qui chantaient. Nous trouvâmes une clairière, accrochâmes les licornes aux arbres alentours, puis nous nous installâmes au centre de la prairie.
« Bon, je crois que l’on peut faire une pause. Nous sommes suffisamment loin de la ville. Mais ne mangeons pas, il faut garder des vivres. Dit l’elfe.
-Où compte tu nous amener ? demanda la prophétesse ?
-je voudrais que nous nous arrêtions à une ville qui ne connaisse pas la nôtre, de sorte que nous ne passions pas pour des ennemis. On achètera des vivres et nous dormirons dans une auberge, si tout va bien.
-Bien. Et que faire donc de ce jeune homme ? Nous n’avons plus aucun pouvoir politique. Nous sommes des fugitifs.
-Je vais lui apprendre a manier deux glaives, vite fait. Non pas pour qu’il devienne un champion, mais qu’il puisse se défendre contre des créatures sauvages. Et toi, Senna, enseigne lui un peu de ta magie. Ca peut toujours nous être utile. »
Je détestais ce genre de conversation. Ils faisaient comme si je n’étais pas là, et je n’appréciais vraiment pas. J’intervins :
« Pourriez vous m’expliquer ? ce serait la moindre des choses ! parce que là, je croyais que Elohim était pour le Conseil, et voilà qu’il se retrouve fugitif. C’est quoi ce plan foireux ? Et c’est quoi le plan que tu as exposé, Elohim, pendant le conseil ? L’assassinat du nouveau chef ?
La prophétesse se tourna vers l’elfe, le regard interrogateur. Elohim la regarda, et lui dit :
-Je n’est rien trouvé de mieux…Le nouveau Président était sceptique, mais quoi dire d’autre ?
La prophétesse sembla comprendre :
-Je vois. Et que devons nous dire à Gabriel ?
-Rien pour le moment, il n’a pas besoin de savoir. »
Ca y est. Ca recommençait. J’étais de nouveau absent, et ils parlaient tranquillement, me considérant pour un pauvre limace. Me résignant, je m’allongeai sur le sol, et j’essayai de dormir. J’y parvins sans mal, vu ma fatigue.
Je me réveillai quelques heures plus tard, et je vis Elohim plongé dans un sommeil agité, tandis que la Prophétesse était assise. Je me traînai jusqu’à elle. Elle me vit, et elle me dit :
« Ha ! tu es réveillé ! commençons l’apprentissage de la magie, alors. »
Je la regardais, mon ventre gargouillant, mais je me tus : j’étais tout de même curieux de voir ce qu’elle voulait m’apprendre.
« Bien. Alors, je ne vais pas t’apprendre de théorie. Je ne cherche pas à te faire un grand magicien, je vais donc t’enseigner quelques sorts pratiques qui pourront te servir. Mais d’abords, saches que tu ne réussira à rien sans concentration. Un sort est un mélange d’Eléments. Plusieurs choses entrent dans la construction d’un sort : les Eléments que tu choisis d’invoquer, leur état, leur puissance leur trajectoire, et j’oublie certainement d’autres choses.
Les Eléments sont :
Le feu, l’eau, l’acide, l’électricité, l’air, la pierre, les êtres vivants, le poison, la lumière, la terre, le métal (le fer, l’or, l’argent, le bronze, le nickel, le platine, le cuivre…), le bois, et j’en oublie. Chaque Eléments est composé de plusieurs « sous Eléments » comme je t’en ai donné l’exemple avec le métal.
Je m’exclame :
-le tableau de Mendeleïev !
-Pardon ?
-C’est un inventeur dans mon monde, qui a classé tout les Eléments dans un seul tableau, dit Tableau des Eléments.
-oui, c’est cela, en quelque sorte. Mais passons. Donc, ces Eléments vont te servir pour fabriquer des sorts. Mais Tu ne peux pas invoquer n’importe quel Elément dans n’importe quel endroit. Par exemple ici, dans cette clairière, si tu veux fabriquer un sort, il faudra que tu invoque les Eléments en rapport avec la forêt. Le bois. Si tu veux construire un sort très puissant, invoque deux Eléments qui ne vont pas ensemble. Le Feu et le Bois. Mais prends bien garde, car si le Feu l’emporte sur le Bois, ton sort sera non seulement raté, mais risque de faire de grave dégâts sur l’entourage. Il faut garder un certain équilibre. Pour éviter la catastrophe, tu fera appel à l’élément qui domine l’élément déjà dominant, l’eau dans ce cas. Un sort est un combat entre les différents Eléments. Certains de ces derniers sont assez à part, car ils ne domine pas forcément quelque chose, et ne sont pas dominé, dans ce cas, on fait appelle à eux pour « enjoliver » le sort. L’acide ou le poison par exemple. Plus il y a d’éléments dans ton sort, plus il sera difficile à contrer.
Ensuite, les états des éléments : Il y a certains éléments, les plus faciles à contrôler, mais pas moins puissants, qui peuvent se présenter sous différents états. L’eau est le meilleur exemple : glace, neige, gaz, eau…changer l’état de ton élément reviendrait à changer ta perception par rapport à celui-ci, et il permet de donner un effet différent à ton sortilège. Rien à voir avec la puissance. Si tu lance un sort avec uniquement de l’eau, ce ne sera pas du tout le même effet que si la glace est de la partie. Tu peux invoquer la glace et l’eau. Certains états des éléments sont moins évidents à deviner : La lumière peut devenir ombre, et si tu arrive à trouver le lien, tu peux la transformer en électricité. Mais là n’est pas la question. Le bois se différencie en fonction de l’arbre : chêne, cèdre, bouleau…mais certains éléments ne possèdent aucun état : je cite le feu. Mais nous continuerons la leçon plus tard. Elohim va se réveiller, et je crois que tu as faim. Nous partirons quand le soleil sera entièrement levé.