c´est ce que je fait, mais ca va ralentir bientot, c´est la fin des vacs...
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Il faisait une chaleur insupportable. Les maisons incendiées brûlaient comme les feux de l’enfer et la lueur des flammes était la seule lumière présente sous le ciel ténébreux. Le sol était couvert de corps, de cadavres, de sang. Tout autour de lui, Gilan entendait des cris et des pleurs, mais cela semblais lointain. Il s’avança au milieu des maisons. De grosses gouttes de sueur coulaient sur son front, les flammes venaient presque lécher sa peau. Il arriva sur la petite place centrale. Au milieu, ses couleurs verte et turquoise se détachant nettement sur le décor rougeoyant, le petit morceau de Jedyte qu’il avait trouvé au fond d’un trou était posé sur le sol. Gilan s’avança, ramassa la pierre et la contempla. Puis il sentit une présence dans son dos. Il se retourna et resta paralysé de terreur. Il n’y avait plus que le sang sur le sol, les cadavres se relevaient et marchaient vers lui d’un pas lent, saccadé, mais déterminé. Les morts l’encerclaient, lui barrant toute possibilité d’évasion. Le cercle se refermait lentement. L’un d’eux tendit une main calcinée vers lui, l’approcha de son visage. Gilan ferma les yeux, attendant son châtiment.
-Gilan. Gilan !
Le garçon se redressa brusquement, sentant que quelqu’un lui secouait l’épaule. Il n’y avait pas d’incendie, juste la petite flamme d’une lanterne. Il secoua la tête pour s’éclaircir les idée et vit le visage de Jacob.
-Dépêche-toi, les hommes d’Ivan viennent vous chercher, dit-il.
Gilan chassa les morts de son esprit, se leva et passa ses habits. Myst quant à lui était déjà prêt. Ils suivirent Jacob jusqu’a l’entrée du tunnel où Ivan et deux autres hommes les attendaient.
-Allez venez, ne traînez pas, dit Ivan.
Ils ne discutèrent pas et descendirent l’escalier à sa suite. Ils traversèrent le tunnel d’un pas rapide et ressortirent dans le quartier pauvre. Ivan entrouvrit la porte, jeta un coup d’œil dans la rue, puis sortit. Ils allèrent jusqu’au port en faisant le moins de bruit possible. Un grand bateau y était amarré.
-Montez, ordonna Ivan.
Lorsqu’ils furent sur le pont, ils se retrouvèrent face à un homme de taille moyenne mais large d’épaule et une barbe bien fournie.
-Par là, dit l’homme.
Ils descendirent vers les cabines et l’homme en désigna une.
-Vous allez rester là en attendant qu’on parte, c’est à dire dans quelques heures. Maintenant c’est moi qui commande, et ce jusqu’a ce que vous ayez posé le pied sur le sol du Royaume, où quelqu’un d’autre s’occupera de vous.
Avant de remonter sur le pont, il ajouta :
-Vous pouvez m’appeler Bary, ou Capitaine comme vous voulez.
-T’a encore fait un cauchemar, dit Myst lorsqu’ils furent de nouveau seuls. T’en fais presque toutes les nuits.
Gilan hocha la tête. Myst ne dit plus rien. Il s’inquiétait pour son ami : Gilan n’avait jamais été très bavard, mais depuis que leur village avait brûlé, il parlait de moins en moins. Myst savait qu’il culpabilisait, mais il ne savait pas quoi dire pour le réconforter.
Le bateau filait sur la brume. A la proue, Gilan et Myst avaient l’impression de voler.
-Ca fait bizarre la première fois qu’on navigue sur cette mer, dit Bary.
Le capitaine se tenait juste derrière eux.
-J’ai eut la même impression, poursuivit-il. Avancer aussi vite presque sans bruit. La brume ne freine pas le bateau comme le ferait l’eau, et il n’y a pas de vagues. Beaucoup de gens ont peur de naviguer sur la brume, et pourtant c’est beaucoup moins dangereux, presque une ballade.
-Mais d’où elle vient toute cette brume ? demanda Myst.
-Ca, personne n’en sait rien. Lorsque les rivières se jettent dans la mer, l’eau devient de la brume, mais on a jamais su pourquoi ni comment.
-C’est grand ?
-Grand ? Immense tu veux dire, si bien qu’on en connaît pas les limites. En fait on sait bien peu de choses sur ces mers. Mais le plus étrange, c’est le Grand noir.
-Qu’est-ce que c’est ?
-On devrait bientôt y arriver.
Myst reporta son attention sur l’horizon et se rendit compte qu’il n’arrivait plus à le discerner. Au-dessus de l’épaisse brume sur laquelle ils naviguaient, une autre, plus légère, s’élevait tout autour d’eux et semblait s’épaissir. Bientôt, les deux brumes se mélangèrent et rien d’autre au dehors du navire n’était visible hormis cette grisaille inquiétante.
-On y est, souffla Bary.
La lumière elle-même semblait ne plus pouvoir percer la brume et en à peine une minute les ténèbres s’abattirent sur eux. Gilan tourna la tête dans tous les sens mais il ne voyait plus rien, pas même son propre corps. Une sueur froide lui coula dans le dos. Il se sentait épié, observé de toutes parts. Il sentait quelque chose d’étrange mais il n’aurait sût dire ce que c’était. Il commençait à paniquer et devait résister à l’envie de s’enfuir loin de cet endroit sans lumière ni son.
Puis tout redevint normal. La lumière revint et le noir céda la place au gris de la brume.
-C’est effrayant hein ! fit le capitaine en rigolant. Même moi qui ai pourtant l’habitude j’arrive encore à avoir des frissons.
Bientôt une partie de la brume se dissipa pour ne laisser que celle sur laquelle ils naviguaient. Au bout de quelques heures, une cité apparu à l’horizon. Elle était bâtie sur plusieurs collines dont deux d’entre elles étaient recouvertes par deux énormes bâtisses : un château et une haute tour.
-On arrive, annonça Bary. Voici Tyrand !
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( o_O)étrange, cette mer de brume...
voui ![]()
vous comprendrez + tard pk ![]()
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Gilan couru, sauta, attrapa la poutre, se hissa et se mit debout avec précaution. Il avança le plus rapidement en équilibre sur l’étroite poutre en bois en essayant d’éviter les balles de cuir que lui lançait les soldats. Il arriva au bout, sauta au sol et fit une roulade pour amortir le choc. Il s’écarta rapidement pour éviter que celui qui le suivait ne lui saute sur le dos. Quelques instants plus tard, Myst arriva en marchant sur la poutre mais une balle de cuir en plein tête lui fit perdre l’équilibre et il tomba lourdement sur le sol. Gilan se précipita et l’aida à se relever.
-Il est dur le sol ici, gémit Myst.
Quand il se retrouva sur pied, le sergent lui faisait face.
-Y’a pas de mal on dirait, fit ce dernier. T’as la tête dure, c’est bien.
-Merci beaucoup sergent, répondit-il.
-Allez les enfants, la soupe est prête, sa suffit pour aujourd’hui, dit-il. Oubliez pas de bien vous lavez les mains, si j’en vois un avec les mains sales, je le fais fouetter à mort, ajouta-t-il avec un air faussement sévère.
Gilan et Myst se dirigèrent vers les bâtiments au centre du camp et s’installèrent à l’une des quatre longues tables, à coté d’un homme qu’ils avaient rencontré la semaine précédente et qui était rapidement devenu un ami.
-T’inquiète pas, ça m’est déjà arrivé aussi de tomber, dit-il à Myst.
-Ouais, mais quelle idée aussi de nous balancer des balles pendant qu’on traverse, grogna-t-il en retour.
Gilan et Josh rirent, car à chaque fois que Myst tombait ou ratait quelque chose, il se forçait à faire la tête.
-C’est bizarre comme endroit ici, dit Gilan, j’ai pas du tout l’impression d’être dans une armée.
-Non c’est vrai, répondit Josh. La bouffe est bonne, on a le droit à une petit pinte de bière tout les soirs, et surtout on a un sergent sympa. Mais il n’empêche qu’on s’entraîne toute la journée de l’aube jusqu’au soir.
Gilan acquiesça.
A leur arrivée à Tyrand, un groupe de soldats les avait conduits jusqu’au camp. Depuis, chaque jour, ils enchaînaient exercices physiques divers et entraînement au maniement des armes, que ça soit l’épée, la dague, la lance ou encore la masse. Parfois, ils se rendaient dans un autre camp, plus grand, où on avait reconstitué un petit château. Là, ils s’entraînaient à se déplacer silencieusement et à entrer furtivement, en assommant les gardes et en se faufilant dans les coins. Ce genre d’exercice se déroulait souvent la nuit, ce qui donnait un plus grand réalisme. Bien entendu, tout n’était que mise en scène, mais tout cela avait un fond très sérieux.
-Au fait Josh, t’es là depuis quand ? demanda Myst.
-A peu près six mois. Je tenais une auberge dans une petite ville pas très loin d’Ulanar avec ma famille, ma femme s’occupait des cuisines et mes deux filles faisaient les serveuses. Un soir un capitaine de la garde est venu boire un coup. Je lui ai servit quelques chopes, c’était peut-être pas digne d’un officier de boire comme ça mais tant qu’il payait, moi j’en avais rien a faire. Après il s’est mis à draguer une de mes filles, mais elle l’a repoussé. Ca lui a pas plus et il a commencé à s’énerver si bien que je l’ai jeté dehors, il tenait presque plus debout. Je suis allé à la capitale quelques jours plus tard pour acheter quelques trucs et quand je suis revenu, j’ai trouvé mon auberge saccagée et ma femme et mes deux filles égorgées. La suite, vous la connaissez : Ivan est venu et j’ai pris le bateau jusqu’ici.
Le silence tomba entre eux.
-Je suis désolé Josh, fini par dire Myst.
-C’est rien, répondit-il. De toutes façons, tout le monde ici à été victime de quelque chose dans le genre. C’est d’ailleurs pour ça qu’on est là, pour se venger de l’ Empire.
Gilan était allongé sous la tente, mais il ne parvenait pas à dormir. Comme chaque nuit, les démons le hantaient, mais cette fois ils l’empêchaient de trouver le sommeil, au lieu de l’assaillir dans ses cauchemars. Il se releva et sortit de la tente. L’air frais du soir lui ferait du bien. Il s’assit sur le sol et regarda les étoiles. Il se demanda où tout cela aboutirait, s’il parviendrait un jour à apaiser son cœur. Il repensa aussi à son voyage sur la mer de brume, au Grand noir et à l’étrange sensation qu’il avait éprouvée alors. Perdu dans ses pensées, il remarqua une chose à laquelle il n’avait jusque là pas fait attention : il y avait deux lunes, une verte et l’autre azure.
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stylé, j´accroche toujours aussi bien
j´atten la suite
Je viens de rattraper les chapitres qu´il me manquer. Texte bien écrit, scénario qui semble bien construit et le tout et agréable.
La suie . .. ![]()
merci tout les deux ![]()
la suite se fera un peu attendre, vu que c´est pu les vacs, j´écrit pu beaucoup ![]()
il me reste le dernier chapitre sur cette page à lire mais toujours aussi captivée... même plus!!!
sissi
lol, t´va devenir accro ![]()
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-Hé Syn !
Syn ne prit pas la peine de se retourner, il savait parfaitement à qui appartenait cette voix. C’était Garett, un autre apprenti qui était arrivé deux semaines après lui. Il tenait rarement en place et c’était la cause de ses nombreux échecs lorsqu’il essayait de faire de la magie. Il voulait tout précipiter et à chaque fois il allait trop vite et faisait échouer l’incantation.
-Dit, c’est vrai ce qu’on raconte ? demanda le garçon en arrivant à sa hauteur. C’est vrai que t’a fait voler l’autre abruti à 30 mètres juste en clignant des yeux ?
-Oui c’est vrai, mais pas à 30 mètres et c’était pas en clignant des yeux, c’était avec le bras. D’ailleurs j’ai pas fait exprès, je voulais juste lui donner un coup.
L’abruti en question était un autre apprenti qui n’avait rien d’un magicien. Il avait une carrure de soldat et préférait utiliser la manière forte. Il avait la mauvaise habitude de chercher les ennuis et il tyrannisait les autres apprentis qui étaient généralement beaucoup moins forts que lui.
-Et c’est vrai qu’après t’as failli l’étouffer en le suspendant dans l’air ?
-Oui c’est vrai, mais je voulais pas l’étouffer.
-Et c’est vrai aussi qu’un maître mage a dit qu’il allait te faire renvoyer à cause de sa ?
-Oui c’est vrai ! répondit sèchement Syn qui commençait à être agacé.
-Mais, mais alors, tu vas...
-Non je ne vais pas partir ! Je ne sais pas pourquoi mais quand le grand maître l’a appris, il a décidé de me garder ici. Il a renvoyé Rolff à la place.
-Quoi ? Mais c’est merveilleux ! cria Garett.
-Oui mais t’es pas obligé de crier.
-Ho, pardon. Tu vas où là ?
-A la bibliothèque.
-Pourquoi faire ?
-Ca te regarde pas.
-Bon bon... ben moi faut que j’y aille, sinon je vais encore me faire passer un savon.
Lorsqu’il fût partit en courant dans le couloir, Syn souffla un bon coup. Il aimait bien le garçon, mais il était des fois un peu énervant.
Syn entra dans l’immense bibliothèque de la tour. Des étagères remplies de volumes divers s’élevaient jusqu’au plafond. Il y avait une table au centre de la pièce pour pouvoir y travailler. Pour l’instant, Syn était seul, « tant mieux » se dit-il, c’était ce qu’il voulait. Il prit un livre à reliure verte qui traitait des bases nécessaires pour pratiquer la magie. Il s’assit et feuilleta le livre distraitement, perdu dans ses pensées. Au cour de l’année qui s’était écoulée, il avait maintes fois lu ce livre dans l’espoir de parvenir enfin à lancer un sort. Car depuis son admission en tant qu’apprenti, Syn en était toujours au même point. Malgré ses efforts et les enseignements des maîtres mages, il n’avait jamais été capable d’utiliser la magie. Au début il se disait que c’était parfaitement normal, il faut un temps pour apprendre. D’autant plus que les premières semaines il changeait constamment de maître car il y avait beaucoup de nouveaux apprentis et l’un des maîtres, maître Gern, était mort mystérieusement. S’il était resté en vie, Syn aurait probablement été son apprenti et cela l’aurait aider car chaque maître a une manière différente d’enseigner et passer de l’un à l’autre ne permet donc pas de progresser efficacement. En même temps, se dit-il, cela n’aurait peut-être pas été une bonne chose d’être son apprenti. En effet, quelques jours plus tard, la rumeur s’est répandue comme quoi des livres traitant de magie noire et de démonologie avaient été trouvé dans les appartements du maître mage. De là, les autres maîtres en ont conclu qu’il était mort en essayant de faire appel à des puissances interdites.
Pendant un an, Syn avait donc été la risée des autres apprentis car il était le seul à ne pas pouvoir lancer le moindre sort. Il avait de nombreuses fois songé à tout laisser tomber, mais à chaque fois la voix de l’homme en robe noire lui rappelais qu’il ne devait pas renoncer. Syn avait donc poursuivit ses études toujours sans résultat, jusqu’a ce matin même. Rolff était venu le trouver après le petit déjeuner pour se moquer de lui, comme à son habitude, mais, exaspéré, Syn lui avait répondu violemment. Rolff l’avait presque assommé d’un coup de poing, mais lorsque Syn voulu riposter, il sentit un étrange picotement dans son bras et sans crier gare, Rolff avait été propulsé contre le mur de l’autre coté de la salle. Syn s’était ensuite approché, la rage au ventre, et avait suspendu le malheureux dans les airs, manquant de l’étouffer. Un maître mage était intervenu et avait menacé Syn de renvoi, mais le grand maître en avait décidé autrement.
Il s’était ensuite rendu compte que, sans qu’il sache comment, l’incident de la matinée avait déclenché une sorte de déclic qui aurait abattu toutes les barrières qui l’empêchaient d’utiliser les arcanes. Syn regarda le livre posé sur la table, agita la main, prononça un mot qu’il avait appris il y a déjà plusieurs mois et le livre se mit à flotter au-dessus de la table. Syn resta ainsi un moment à savourer cette victoire car jamais il n’avait réussi à faire quelque chose de ce genre. Maintenant, cela lui paraissait enfantin. Il savait qu’il avait encore beaucoup à apprendre mais il venait de faire un grand pas dans ses études.
Il saisi le livre qui flottait toujours et alla le replacer sur l’étagère. Lorsqu’il le posa, il y eut un bruit sourd. Syn se pencha pour ramasser le livre qui venait de tomber au sol, se demandant comment c’était arrivé. Le livre s’était ouvert en tombant et Syn lu le titre de la page : « Les pierres divines », ainsi que les premières lignes. Cela ressemblait beaucoup à une ancienne légende, chose que Syn avait toujours aimé. Intrigué, il s’assit et continua sa lecture.
Le texte parlait de la création du monde par les dieux. Syn ne comprenais pas tout mais voici ce qu’il compris : le monde était formé de plusieurs terres différentes que les dieux avaient tiré du néant et avaient assemblées. Pour maintenir cette structure, chaque « morceau » était ancré par un puissant artefact : une pierre divine. Cette pierre renfermait une partie du pouvoir de l’un des sept dieux. Le monde était constitué de six terres différentes et chacune possédaient une pierre portant le nom du dieu qui y avait déversé son pouvoir. La septième pierre était la « pierre maîtresse », celle qui maintenait la cohésion entre les six autres.
Syn reposa le livre. Tout cela semblait invraisemblable, et pourtant il se souvenait qu’un jour, maître Regan avait parlé d’un sanctuaire perdu qui aurait renfermé un artefact magique très puissant. Syn secoua la tête et chassa cette histoire de ses pensées, se disant que de toute façon, légende ou pas, cela ne l’aiderait pas dans ses études. Il referma le livre, le reposa sur l’étagère et partit.
La porte de la bibliothèque était à peine fermée qu’une autre personne entra dans la pièce, par des moyens moins conventionnels. En réalité, il était présent depuis le début, mais dissimulé dans une ombre imperceptible. L’homme fixait la porte par laquelle Syn venait de sortir.
-Tout est en place, dit-il. Il n’y a plus qu’à attendre.
A nouveau les ombres s’épaissirent et l’homme disparu.
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first!!!je voulais etre le premier a laissé un com
bha enfin la suite des aventure du petit syn tout ces évenements, un rapport avec la jédithe?
( o_O) de + en + prenant....j´attens la suite
y´en aura bientot un tkt lol
par contre la suite faudra attendre un peu ![]()
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Va à ton rythme Miceldars...
l´histoire est de plus en plus intriguante...
oui ce livre est pas tombé au hasard je ne crois pas... on voulait que Syn lise sur les pierres car je crois aussi que ça a un rapport avec la jeddite qui a été trouvée mais il doit y avoir d´autres pierres bien dissimulées et notre homme noir doit vouloir le pouvoir de ces pierres...
haha... vous verrez bien ![]()
mais heu, la jedythe c´était juste ce qui a lancé l´histoire, elle n´a pu rien a voir là dedans maintenant ![]()
Gilan, Myst et Josh s’entraînaient avec les autres soldats quand une trompette retentit.
-C’est les gardes à l’entrée, dit Myst. Quelqu’un d’important arrive.
Quelques minutes plus tard, les portes du camp s’ouvrirent et un homme à cheval entra, suivit par son escorte.
-C’est le commandeur, dit Josh. C’est bizarre, sa visite annuelle ne doit pas être avant deux mois.
-Ca veut dire qu’il a des ordres urgents à faire passer, affirma Myst. Quelque chose me dit que ça n’est pas bon pour nous.
-On le saura bien assez tôt, dit Gilan en levant son épée et en se remettant en garde.
-Gilan ! cria le sergent.
L’interpellé se mit au garde à vous.
-Vas chercher Josh et Myst et rendez vous immédiatement dans la grande salle.
Le sergent s’éloigna et il l’entendit donner la même consigne à d’autres soldats. Gilan fit ce qu’on lui avait ordonné sans poser de question, sachant que la réponse allait lui être bientôt donnée.
-Je suis sûr que c’est en rapport avec la visite du commandeur, dit Myst lorsque Gilan leur transmis la consigne.
Le commandeur était repartit à peine une heure plus tôt.
Tous les trois se dirigèrent vers le grand bâtiment et entrèrent dans la grande salle. Une dizaine de soldat attendaient déjà et deux autres arrivèrent juste après eux. Une minute plus tard, le sergent entra à son tour. Immédiatement, les hommes se mirent en rang.
-Garde à vous !
Une porte sur le coté s’ouvrir et le capitaine entra, l’air grave. Ils saluèrent et il répondit.
-Repos.
Ils obtempérèrent et attendirent. Le capitaine passait et repassait devant eux en marchant, comme s’il cherchait ce qu’il allait dire.
-Comme vous le savez, le commandeur vient de passer au camp pour me transmettre des ordres. Mais avant de vous dire de quoi il s’agit, il serait bon que vous sachiez ce qu’il se passe. Pour résumer, il y a trois mois l’empereur à réuni à Ulanar tous les grands seigneurs de l’ Empire. Ils ont tenu conseil pendant plusieurs heures. On ne sait pas ce qu’il y a été dit, mais on sait que tous ont accepté sans discuter la décision de l’empereur, sauf un noble, qui est mort dans des circonstances mystérieuses deux jours plus tard et qui a été remplacé en moins de deux heures par un fidèle partisan de Son Altesse. On ne connaît donc rien du contenu de cette réunion mais ça n’est pas bien dur à deviner. Quelques jours plus tard, des hommes ont été enrôlés de force dans l’armée dans presque tout l’ Empire. Depuis, toute personne faisant un pas de travers est interceptée par les gardes maintenant deux fois plus nombreux et est envoyée dans une caserne. On a appris aussi que toutes les compagnies de mercenaires ont été engagées, pas toujours de leur plein gré, pour servir dans l’armée impériale. De plus, nos espions ont repéré plusieurs convois d’armes destinés aux garnisons.
Le capitaine marqua une pause avant de reprendre.
-Cela ne fait aucun doute, l’empereur se prépare pour une guerre, et il n’y va pas de main morte. Sa manière de procéder a provoqué pas mal de troubles mais les gardes sont partout, si bien que plus personne n’ose élever la voix. Quelque chose a changé chez l’empereur : il a un but qu’il ne peut atteindre que par les armes et il veut l’atteindre vite. Il est prêt à saigner l’ Empire à blanc pour y parvenir. Mais cela pose un problème : on n’avait pas prévu que l’empereur utiliserait des moyens aussi radicaux et s’il continu ainsi, il peut rassembler plusieurs dizaines milliers d’hommes en un voire deux ans. Le Royaume ne pourrait tenir s’il décidait de nous attaquer. Il nous faut plus de temps, et c’est là que vous intervenez. Vous tous qui êtes dans cette salle êtes ici depuis au moins deux ans. Vous n’avez pas l’expérience de la guerre et des combats, mais vous avez été entraîné à l’infiltration justement dans la perspective d’une telle mission. Avec l’aide d’Ivan, qui vous facilitera la tâche de l’intérieur, vous allez entrer dans le palais impérial. Une fois là-bas, il vous faudra atteindre l’empereur et faire en sorte qu’il ne soit plus en mesure de nous nuire. Même si un noble le remplace rapidement, cela devrait plonger l’ Empire dans le chaos pour un temps et avec de la chance le prochain empereur sera moins téméraire.
Le capitaine se tût à nouveau et s’immobilisa. Il scruta chacun des hommes présents avec un regard dur.
-Inutile de précisez que si vous échouez, nous n’aurons plus d’autres essais.
Les hommes se mirent au garde à vous et saluèrent, et le capitaine sortit. Le sergent vint se mettre face à eux.
-Il y aura un dernier entraînement se soir, et nous partirons après demain à l’aube. Rompez.
Ils saluèrent et sortirent.
-Qu’est-ce que je vous avais dit, soupira Myst. Enfin, depuis deux ans on s’entraîne pour se venger, là on a une bonne occasion.
-C’est dangereux comme mission, dit Josh. On aura du mal à traverser le palais sans alerter la garde, alors il faudra tuer l’empereur avant qu’ils ne nous tombent dessus. Le problème, c’est qu’on n’aura peut-être pas le temps de ressortir.
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first
ah ouai la sa prend de l´envergure, ça s´annonce bien prenant cette petite opération
j´attens la suite avec impatience pren ton temp kan meme
Yessssssssss! ça promets de bouger beaucoup dans les prochains chapitres...
La suite!
arf, a chak fois ke vous faites des suppositions sur la suite, j´ai peur de vous décevoir ![]()
j´en dit pas plus, mais y va se passer qqch de pas prévu ( évidemment, ca serait pas normal sinon
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Leur deuxième traversée du Grand noir fut encore plus terrifiante que la première. L’étrange sensation d’être observé que Gilan avait ressentit était encore plus forte et il aurait presque juré que quelqu’un, ou quelque chose, était passé tout près de lui, comme un esprit errant dans les ténèbres.
Dès que Ulanar fut en vue, les quinze soldats reçurent l’ordre de rester enfermés dans leur cabine jusqu’a la tombée de la nuit où ils pourraient sortir sans être vus, car s’ils avaient débarqué tous en plein jour, un aussi grand groupe aurait attiré l’attention.
Gilan, Josh et Myst partageaient la même cabine mais il ne parlèrent presque pas en attendant le crépuscule, préférant se reposer car ils savaient que la nuit risquait d’être longue.
On frappa deux coups à la porte de la cabine et le sergent ouvrit la porte.
-Venez vous trois, c’est l’heure, dit-il en élevant à peine la voix.
Ils se levèrent, passèrent les manteaux noirs qu’on leur avait fournis et montèrent sur le pont. Huit hommes attendaient déjà : trois étaient des soldats qui faisaient parti de leur petite troupe, quatre étaient des soldats de l’ Empire et le dernier n’était autre qu’Ivan. Ce dernier leur fit signe d’avancer et ils descendirent sur le quai.
-Bon, c’est simple, dit Ivan en s’adressant aux six soldats qu’il avait fait sortir de l’Empire quelques années plus tôt. Si on tombe sur une patrouille, vous avez déclenché une bagarre dans une auberge et nous on vous emmène faire un petit tour aux cachots. Une fois au palais, je vous ferais rentrer et vous attendrez dans les cachots que je vienne chercher les autres.
-Comment est-ce que vous allez nous faire rentrer dans le palais ? demanda Myst. Si vous amenez trois groupes de suite, les gardes vont vous regarder bizarrement.
-Je me suis arrangé pour que les gardes en faction à l’entrée et dans la cour fassent parti de mes hommes. Il y en a aussi quelques-uns qui sont tombés subitement malades et je n’ai rien dit à personne à propos de leur absence. Assez perdu de temps, venez.
Ils remontèrent rapidement vers la ville. Gilan remarqua que les quelques lampadaires éclairant le chemin jusqu’aux premières maisons n’étaient pas allumés, ce qui les rendait très difficiles à apercevoir tant qu’ils ne se trouvaient pas dans la rue. Dès qu’il atteignirent les premiers bâtiments, ils se remirent à marcher normalement, les quatre hommes d’Ivan encadrant Gilan et ses cinq compagnons. Par chance, ils ne croisèrent aucune patrouille et atteignirent l’enceinte du château sans encombre. Ils entrèrent dans la cour où il ne se trouvait que trois gardes qui firent un bref signe de tête à Ivan. Celui-ci les mena dans les cachots et les fit entrer dans une cellule.
-Restez ici, et ne faites pas de bruit. Je ferme la porte, des fois qu’un garde passe par ici.
Il sortit, fit tourner la clef dans la serrure et partit chercher le reste de la troupe.
-Je sais pas pour vous mais moi je me sens pas à l’aise dans ce château, murmura Josh.
-C’est vrai que je lui ai trouvé un air sinistre quand on approchait, confirma Myst. Et il n’a pas l’air d’être trop surveillé. D’habitude les souverains ont toujours peur pour leur peau et on peut pas faire deux pas sans croiser un soldat.
-Peut-être qu’ils sont plus nombreux près des appartements de « Sa Majesté », fit un homme dont Gilan ne connaissait pas le nom.
-S’ils sont tous massés autour de l’empereur, ça va être difficile de l’atteindre, repris Josh.
Un claquement de botte venant du couloir les fit taire, mais le bruit s’éloigna rapidement.
-On verra bien quand on y sera de toute façon, souffla Gilan.
Il acquiescèrent et attendirent. Plusieurs longues minutes plus tard, ils entendirent Ivan enfermer un autre groupe dans une cellule voisine, puis il repartit chercher les derniers. Après un autre moment d’attente, la porte de leur cellule s’ouvrit et Ivan leur fit signe de sortir. Il ouvrit la porte à l’autre groupe qu’il avait enfermé et ils remontèrent rejoindre ceux qui venaient d’arriver. Tout bas, Ivan leur dit :
-Je vais vous guider jusqu’au donjon. Le bâtiment est assez peu surveillé, l’empereur à placer presque tous les gardes dans le donjon où il a ses appartements. Une fois là bas je ne pourrait plus vous guider, personne à par l’empereur et ses gardes personnels n’ont accès à cette partie du château. Il faudra se dépêcher car il est probable que l’alarme sera donnée dès que nous serons entrés.
Le sergent ajouta :
-N’oublier pas, si les gardes nous tombent dessus, ceux qui sont à l’avant foncent vers la chambre de l’empereur pendant que les autres retiennent les soldats. Notre objectif est de tuer l’empereur, et cela doit être fait même si on y reste tous. Maintenant allons-y.
Ils tirèrent les dagues qu’ils dissimulaient tous dans leur manteau et avancèrent à pas légers dans les couloirs à la suite d’Ivan.
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