merci bcp redsissi, c gentil ![]()
je sais bien que tu peut pas les forcer, mais je ne veut forcer personne non plus
enfin, si tu veut lire jusqu´au bout, ca risque d´etre long
( en fait j´en sais trop rien, mais ca sera pas tout petit non plus
)
je mettrait la suite ce soir, ou demain, je verrai ![]()
mais elle est stylé ton histoire, moi je passe tous les jour pour voir si il y a une suite,
allé moi je dois y allé tchao tou le monde
et bonne continuation
merci sand,
![]()
L’homme a l’avant de la colonne cria quelque chose et les cinq chariots s’arrêtèrent. les hommes descendirent et dételèrent les chevaux. On alluma rapidement un feu et celui qui faisait office de cuisinier entreprit de faire cuire leur maigre repas. Gilan et Myst attachèrent à un piquet les deux chevaux qui tiraient le chariot à l’arrière duquel ils voyageaient puis allèrent s’asseoir près du feu avec les autres. En plus des deux garçons il y avait seize autres hommes : celui que tous appelaient « chef » et un conducteur et deux gardes pour chaque chariot. Tous avaient l’air sévère, ce que Gilan trouvait normal pour ce qu’il supposait être des mercenaires, mais il n’était pas sûr d’apprécier leur compagnie.
Le chef avait accepté de les prendre tout les deux comme garde mais avait refusé de leur donner plus qu’une part de la nourriture pendant le voyage. Depuis leur départ six jours auparavant ils voyageaient assis à l’arrière de l’un des chariots. Les autres gardes ne leur parlaient pas et ils n’essayèrent pas d’engager la conversation.
On leur tendit chacun un bol qu’ils prirent avec un « merci » que l’homme ne sembla même pas entendre. Ils mangèrent en silence puis s’éloignèrent un peu pour pouvoir parler tranquillement.
-De drôle de gars quand même, dit Myst. Je serais pas fâché de les laisser lorsque nous serons arrivés.
-On pourrait s’en aller maintenant qu’ils ne le remarqueraient même pas. Enfin, dans deux jours on devrait y être.
Le bruit de sabots frappant la pierre se fit entendre. Plusieurs des hommes se levèrent et tirèrent l´épée. Le cavalier ralenti en approchant, mit pied a terre et s’approcha du feu.
-Ha, c’est toi Dick, dit le chef.
Les hommes rangèrent leurs armes et se rassirent.
Gilan et Myst tendirent l’oreille lorsque le chef demanda ce qu’il se passait.
-Marick a changé le lieu du rendez-vous, il pense que les hommes du…
Le chef leva la main pour l’interrompre et fit un signe de tête en direction des garçons. Le dénommé Dick les vit et hocha la tête pour dire qu’il avait compris. Lui et le chef s’éloignèrent afin de pouvoir parler sans que les deux jeunes hommes ne puissent entendre. Ils revinrent quelques minutes plus tard et le chef annonça qu’ils allaient quitter la route impériale et rejoindre la capitale par un autre chemin pour éviter les bandits. Les autres acquiescèrent et s’allongèrent pour dormir. Myst et Gilan allaient les imiter lorsqu’on les interpella.
-Hé les gamins ! C’est votre tour de monter la garde. Je vais rester avec vous pour être sûr que vous ne vous endormez pas.
Ils grognèrent mais ne discutèrent pas et allèrent s’asseoir près du feu avec l’autre homme. Il était moins musclé que les autres gardes mais ils avaient pu constater qu’il compensait cette faiblesse par d’excellents réflexes et une plus grande rapidité. Il était mal rasé, son nez avait déjà dû être cassé et ses petits yeux noirs lançaient des regards sournois.
-Au fait les gamins, qu’est-ce que vous allez faire à Ulanar ?
Myst s’irritait de cette manière qu’il avait de les appeler « gamins » mais il garda sa remarque pour lui.
-On va au palais, demander justice à l’empereur à propos d’un certain baron, répondit Gilan.
L’homme les regarda un instant pour voir s’ils plaisantaient puis éclata de rire.
-Si vous croyez que l’empereur n’a rien de mieux à faire que d’écouter deux gosses qui viennent se plaindre d’un problème quelconque, vous êtes vraiment idiots.
-Le baron a fait massacré tout un village pour quelques pierres précieuses ! s’énerva Myst.
-Et alors, qu’est-ce que ça peut lui faire ? dit l’homme en redevenant sérieux. Ecoutez les gamins, je vais vous expliquer un ou deux truc. Dans ce monde, si tu n’appartiens pas aux grandes familles de nobles, ta vie n’as pas plus d’intérêt qu’une bouteille vide n’en a pour un ivrogne. Un village de plus ou de moins ça ne fait aucune différence pour l’empereur ; du moment que l’empire tourne comme il faut, le reste n’a pas d’importance. C’est pareil pour les barons : tuer quelques fermiers ne lui fera ni chaud ni froid s’il peut y trouver un quelconque intérêt, et je crois que des pierres précieuses ont plus de valeur pour lui que des paysans produisant quelques sacs de céréale.
-Mais un empereur doit quand même se soucier de ses sujets ! s’exclama Myst qui n’en croyait pas ses oreilles.
-Ça c’est ce que vous croyez, répondit l’homme. Ne soyez pas naïfs, c’est pas comme ça que ça marche. Tant que ça ne menace pas l’empire, vous pouvez toujours aller frapper à la porte du palais, personne ne vous ouvrira, et on enverra les gardes vous balancer au cachot parce que vous dérangez l’empereur pendant sa sieste. Un conseil : laissez tomber, trouvez vous un travail et oubliez tout ça. Vous n’êtes pas nobles, et vous ne le serez jamais, donc jamais on ne vous écoutera.
Ils se turent et n’échangèrent plus aucune parole avant que trois autres hommes viennent les relever. Gilan et Myst s’allongèrent pour dormir. Les paroles de l’homme venaient de briser leurs espoirs, mais ils ne voulaient pas renoncer. Gilan passa un long moment à se demander ce qu’ils feraient si on refusait de les entendre. Puis il fini par s’endormir, et plongea dans ses cauchemars.
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arf c´est mal barré pour nos deux héros...
hâte de voir la suite...
J e pense pareil
Le rythme des épisode risque de ralentir beaucoup car j´écrit rarement ( 1 a 2 fois par semaine tout au plus), je vous demanderai donc de m´excuser si la suite est longue a venir ![]()
Ils avançaient à travers une forêt sur un chemin juste assez large pour les chariots. Gilan avait toujours aimé les forêts, où les feuilles des arbres couleur or et cuivre, parfois argent, donnaient l’impression d’être dans un lieu féerique. Malgré tout, à l’ombre de ces arbres-ci, il y avait quelque chose d’inquiétant. Depuis l’aube, Gilan se sentait mal à l’aise, bien qu’il ne puisse déterminer pourquoi.
Depuis que Dick était arrivé il y a deux nuits, les hommes étaient devenus encore plus vigilant. Le lendemain, ils avaient quitté la route impérial pour prendre cette voie détournée, plus longue, mais d’après Dick cela leur permettrai d’éviter les bandits qui ne manqueraient pas de les attendre. Gilan se demanda une fois de plus ce que pouvaient transporter les chariots car tout était dissimulé sous des toiles huilées. Le chef ne leur avait rien dit à se propos et ils avaient estimé prudent de ne pas être trop curieux.
Au bout d’un moment, les chariots s’arrêtèrent. En cet endroit, la forêt était dense, et le chemin devenait tortueux, zigzagant entre des monticules de terre et de pierre et des creux. Les deux garçons remarquèrent que les monticules de pierre étaient d’anciennes ruines écroulées, mais il y avait encore parfois des pans de mur où des colonnes usées et brisées, témoignage d’une ancienne ville, appartenant à un ancien peuple, peut-être les ancêtres de ceux qui fondèrent plus tard l’actuel empire.
Gilan et Myst descendirent de leur chariot et s’approchèrent du chariot de tête. Ils entendirent le chef ordonner à Dick de partir devant en éclaireur, car à cause des buissons, des monticules et de la sinuosité du chemin, c’était l’endroit le plus propice à une embuscade. Dick talonna son cheval et disparu quelques mètres plus loin. Ils mirent pied à terre et attendirent tous en silence, seul le bruit des oiseaux était perceptible, bien que rare. Après un moment, le chef, impatient, appela :
-Dick !
L’air siffla et une flèche, venue de la droite, se planta juste devant ses pieds. Les épées jaillirent et deux des hommes se saisirent de leurs arcs. Avant qu’ils ne puissent encocher une flèche, deux autres traits les abattirent.
-Là ! cria l’un des gardes, repérant un mouvement dans les buissons.
Il se précipita en levant son bouclier pour se protéger, et cinq autres le suivirent. Des silhouettes enveloppées dans des manteaux bruns jaillirent alors, l’épée au clair, et le combat s’engagea. Les autres gardes ne bougèrent pas et s’apprêtèrent à recevoir les bandits qui venaient d’apparaître de l’autre coté du chemin et qui fonçaient vers eux. Gilan et Myst, qui n’avaient pas l’habitude des combats, restèrent un moment immobiles, sans savoir quoi faire. Puis, quand les gardes restant se retrouvèrent aux prises avec leurs agresseurs, ils s’élancèrent pour défendre les chariots. Deux des bandits les virent et les attaquèrent. Les deux garçons se défendirent maladroitement, n’ayant jamais manié l’épée auparavant. Gilan s’en sortait toutefois mieux que son ami car, même s’il lui manquait beaucoup d’entraînement au maniement des lames, il était plus fort et ses coups étaient donc plus dangereux. Pendant qu’il se battaient, Gilan remarqua que sous son manteau, son adversaire portait un tabard noir frappé d’un tigre d’argent. Gilan hésita un instant, n’ayant jamais entendu parlé de bandit portant un tabard. Ce bref moment d’inattention suffit à l’homme qui le désarma, saisi avec sa main libre une matraque et le frappa. Gilan flotta un instant puis sentit la terre contra sa joue. Sa vue se brouilla et le noir se fit.
arf ce ne sont pas des bandits de grand chemin mais bien des gardes du seigneur des lieux je crois... il doit savoir ce que transporte cette caravane et il le veut... toujours aussi mal barré pour nos héros qui savent pas trop bien se défendre encore...
Vivement la suite... mais bon... on va pas te pousser non plus... tu écris à ton rythme... ![]()
pareil! ![]()
arf, merci, désolé si je vous fait attendre ![]()
Gilan s’éveilla, mais un horrible mal de tête l’empêcha d’ouvrir les yeux. Il attendit de retrouver ses esprits. Il sentait de la pierre froide et humide contre sa joue. Rien n’était audible, hormis ce qui ressemblais à un lointain bruit de pas.
Il essaya d’ouvrir les yeux, mais les referma aussitôt en poussant un grognement de douleur. Quelqu’un près de lui le remarqua et il y eût un mouvement.
-Gilan ? Ça va ?
Il reconnu sans peine la voix de son ami. Il essaya de nouveau d’ouvrir les yeux et y parvint, au prix d’une nouvelle douleur au crane. Il attendit un instant que l’image se clarifie et se mit lentement assis.
-Tu te sens bien ? demanda Myst.
-Ça ira, à condition d’attendre un peu. Et toi ?
-Moi ça va, ils se sont contentés de me désarmer et de m’attacher, mais le type donnait quand même des sacrés coups, répondit-il en faisant jouer sa mâchoire.
Gilan regarda autour de lui. Ils étaient dans une sorte de cachot humide, fermé par une grille, où seule une petite fenêtre près du plafond laissait entrer la lumière du soleil.
-On est où ?
-En prison, répondit Myst. Les hommes qui nous ont attaqués sont des soldats de l’empire, et ceux avec qui nous étions étaient des contrebandiers. Après avoir maîtrisé tout les gardes, les soldats ont regardé le contenu des chariots. J’ai vu qu’il y avait plusieurs rouleau de soie, et des tapis. Il devait y en avoir pour une fortune. Et comme on était avec eux, hé bien on se retrouve en cellule aussi, du moins jusqu’au procès, s’il y en a un.
Gilan hocha la tête et soupira. Il se rendit alors compte qu’il était affamé.
-Désolé, mais il va falloir attendre, dit Myst. Il doit être deux heures après midi, et il ne nous donnerons certainement rien avant ce soir.
Gilan soupira à nouveau et essaya de se mettre debout. Il vacilla un instant mais il réussi à se tenir sur ses jambes. Il fit quelques pas et se rassis car sa tête tournai encore.
Environ deux heures plus tard, le son de bottes frappant la pierre résonna dans le couloir. Deux gardes s’approchèrent et s’arrêtèrent devant leur cellule. L’un d’eux tenait un trousseau de clé, il en choisi une et ouvrir la grille.
-Sortez, ordonna l’autre.
Gilan et Myst obéirent et ils les suivirent le long du couloir. Gilan n’avait presque plus mal à la tête et il arrivait à marcher à peu près normalement. Ils montèrent un escalier et arrivèrent dans un poste de garde. Les deux soldats les amenèrent jusqu´à la porte. Celui qui marchait devant eux l’ouvrit et leur fit signe de sortir en disant :
-Partez, et faites attention à ne pas travailler avec les mauvaises personnes la prochaine fois.
Sans trop comprendre ce qui se passait, les deux garçons sortirent et se retrouvèrent dans la rue, en plein milieu d’une foule grouillante. La rue était large mais bondée et de hautes maisons à deux ou trois étages la bordaient. Ils restèrent immobiles un instant, clignant des yeux sous la lumière du soleil.
-Alors les garçons, vous allez bien ? Comment va ta tête Gilan ?
Ils sursautèrent et virent une silhouette familière à droite de la porte, qui semblais les attendre.
-Faggin ?
-Oui, c’est bien moi, répondit le vieillard souriant.
-Qu’est-ce que vous faites ici ? demanda Myst.
-On parla de tout ça chez moi, répondit-il. Venez, c’est pas très loin.
-Chez vous ?
Faggin ne répondit pas et se fraya un chemin à travers les passants. Gilan et Myst le suivirent et ils entrèrent bientôt dans une maison à un étage. Faggin les fit s’assoire autour d’une table et pris lui aussi une chaise. Ils jetèrent un coup d’œil à la pièce. Elle était richement meublée, certes pas autant que l’aurait été la maison d’un riche marchand, mais bien plus que celle dans laquelle ils avaient vécu depuis leur naissance.
-Vous êtes plein de surprises Faggin, dit Myst. Vous allez maintenant nous annoncer que vous êtes un riche propriétaire ?
Le vieil homme sourit, amusé.
-Non, je ne possède rien d’autre. J’avait seulement quelques économies. Mais on parlera après, vous avez peut être faim, ou soif.
-Les deux, répondit Gilan.
Le vieil homme se leva et revint quelques instants plus tard avec une miche de pain, du beurre et une cruche remplie d’eau. Il posa le tout sur la table et attendit patiemment qu’ils soient rassasiés. Lorsqu’il se sentit mieux, Gilan dit à Faggin :
-Vous saviez qu’on allait se retrouver là, n’est-ce pas ?
Le vieil homme sourit.
-Oui je le savais.
-Et vous ne nous avez rien dit car vous n’en aviez pas le droit c’est ça ?
-En effet. Si je vous avait prévenu, les choses auraient été différentes, et cela aurait pu avoir des conséquences désastreuses. Pour toute autre personne, cela n’aurait peut être pas eût une grande incidence, mais dans ton cas, on ne peut se permettre de déranger le cour des choses. Ce qui compte, c’est que tu sois ici en cet instant, et pas ailleurs, ni à un autre moment.
Gilan ne dit rien, car il n’était toujours pas sûr de comprendre.
-Ecoute, reprit Faggin, j’ai vu, et je voit encore des choses que tu ne vois pas. Je connais des choses que tu ne connais pas, du moins pas encore. Peut être que tu ne comprend pas pourquoi il est si important que tout ça passe d’une certaine manière et pas autrement, mais fais moi confiance quand je te dit que ça a de l’importance.
-Vous voyez l’avenir c’est bien ça ? demanda Gilan. Vous savez ce qu’il va m’arriver. Depuis le début vous savez ce qui va se passer.
-Oui et non. Jusque là en effet, je le savait plus ou moins, même si certaines choses sont un peu différentes.
Il jeta un rapide coup d’œil vers Myst.
-Mais mon rôle dans cette histoire s’achève, reprit-il. Le sergent qui vous détenait est un vieil ami, c’est comme ça que j’ai pu vous faire sortir. Jusque là, je savais ce qui allait se produire car j’avais un rôle à y jouer, mais c’est terminé, ma tâche s’arrête ici. Je ne suis plus désormais qu’un simple spectateur, et non plus un personnage secondaire.
Ils restèrent un moment dans le silence.
-Vous devez être fatigués, dit Faggin en se relevant. Il y deux chambres en haut qui vous attendent avec une bassine d’eau pour vous décrasser un peu.
Ils se sentirent effectivement sales et fatigués après avoir été sur la route pendant plus d’une semaine. Ils le remercièrent et montèrent les escaliers. En posant le pied sur la première marche, Gilan se retourna et demanda :
-Faggin, pour toute histoire, il y a un conteur. Jusqu’ici je pensais que c’était vous, mais si vous en êtes qu’un personnage, alors qui est-ce ?
Le vieil homme fit un sourire étrange.
-Tu le connaîtra le moment venu.
Sachant qu’il n’en dirait pas plus, Gilan se résigna et monta l’escalier, la tête lourde de pensées et de fatigue.
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excelent, rien a dir, toujours la même magie envoutante du début, j´aten la suite ![]()
merci bien ![]()
je mettrait la suite demain je pense ![]()
au moins Faggin était encore là pour les tirer d´affaire! mais maintenant que se passera-t-il?
on a pas revu le mystérieux homme vêtu de noir... mais je suis sûre qu´il va revenir dans l´histoire...
au fait je suis redsissi...
oui, l´homme en noir reviendra ne t´inquiete pas
ok ok sissi ![]()
Au réveil, ils ne trouvèrent nulle trace de Faggin. Ils attendirent jusqu´à midi, mais l’homme ne revint pas, et ils se dirent qu’il ne reviendrait jamais.
-Ça me plait de moins en moins cette manière qu’il a de disparaître, grogna Myst. Enfin, maintenant qu’on est à Ulanar, autant faire ce pourquoi on est venu.
Gilan opina et ils partirent en direction du palais.
Les grandes portes de l’arche permettant d’entrer dans la cour du château étaient ouvertes car de nombreuses personnes y venaient quotidiennement pour y régler des problèmes administratifs. Sur leur droite, une porte, ouverte également, donnait accès à un bureau. Un homme était assis et écoutait les demandes d’un fermier. Il lui donna un papier qu’il signa rapidement et le fermier partit sans avoir l’air satisfait.
-Qu’est-ce que vous voulez ? demanda sans formalité l’homme derrière le bureau.
-Nous voudrions nous adresser à quelqu’un pouvant transmettre un message à l’empereur, c’est au sujet d’un des barons.
-Vous vous croyez drôles ? Les nobles ne font pas porter leurs messages par des gosses. Allez fichez moi le camp.
-Vous n’avez pas compris, insista Myst. Le baron a ordonné à ses soldats de raser notre village et de tuer les habitants, nous sommes venus réclamer justice.
Les rides de l’homme se crispèrent et il hésita un instant.
-Suivez moi, dit-il sèchement en se levant.
Il les mena à une autre porte au bout de la pièce. Il frappa deux fois et entra.
-Monsieur le maire, ces deux garçons sont venu se plaindre d’une injustice causée par l’un des barons de l’empire.
Gilan et Myst entendirent quelqu’un gronder puis leur donner l’ordre d’entrer. Ils passèrent la porte et l’homme ressorti, les laissant avec le maire. Ce dernier était un homme petit et rond, avec une ample bedaine qui gonflait sa chemise mauve d’une coupe impeccable. Il avait le front dégarni et d’épais sourcils sous lesquels apparaissaient deux petits yeux noirs.
-Que se passe-t-il les gamins ? demanda le maire sans faire l’effort de paraître plus poli que son adjoint.
Gilan voyais que Myst commençait à s’énerver de leurs manières mais qu’il faisait tout pour le dissimuler.
-Nous sommes venu demander justice, répondit Myst. Notre baron a détruit notre village sans aucune raison.
-Et que voulez vous que j’y fasse ? Je n’ai pas le pouvoir de punir un noble.
-L’empereur le peut, vous pourriez lui transmettre le message.
-Et puis quoi encore ? L’empereur a mieux à faire que d’écouter deux gosses venus se plaindre. Votre baron avait certainement de bonnes raisons mais vous n’êtes pas capables de les saisir.
Les deux garçon prirent cette réponse comme un coup de poing.
-Très bien, alors nous irons nous adresser au Conseil de la ville, et nous verrons bien si les gens acceptent qu’on les traite ainsi !
Le Conseil était une assemblée populaire qui se tenait tout les deux mois. On y discutait des affaires de la région et un délégué portait ensuite les demandes du peuple auprès du seigneur. Ces demandes étaient rarement écoutées mais il était déjà arrivé que des nobles cèdent devant la détermination du peuple. Le lieu était également devenu un tribunal où l’ont réglait généralement les désaccords avec les nobles ou les grands propriétaires.
En entendant cela, une expression étrange se peignit sur le visage du maire. Il répondit en essayant de cacher son exaspération.
-Très bien, je vais vous arranger un entretient avec l’un des conseillers de Son Altesse. Revenez demain matin, deux heures avant midi. Maintenant partez.
Ils remercièrent sans sincérité et sortirent.
-J’aime pas trop la manière dont il nous a arrangé cet entretient, dit Myst entre deux gorgées de bière.
Gilan se contenta d’acquiescer, ne sachant quoi répondre. Ils étaient assis à une table de l’une des auberges de la ville et venaient de finir leur repas. La salle était remplie et les chants des ménestrels avaient du mal à percer le brouhaha. Ils restèrent le temps de vider leur bock et sortirent dans les rues sombres. Ils déambulèrent pendant un moment, ne sachant quoi faire. Les maisons se firent plus rares et ils se rendirent compte qu’ils avaient suivi le chemin menant au port. Au loin devant eux, la lune pourpre était visible juste au dessus de la mer. Ils regardèrent au bas de la colline mais ils ne distinguaient que de vagues silhouettes sombres qui devaient être celles des navires ancrés. Ils hésitèrent un instant puis descendirent en suivant le chemin car ils n’avaient encore jamais vu la mer. Il y avait le Grand Lac à deux jours au sud de leur village. C’était une immense étendue d’eau, si grande qu’on ne pouvait en apercevoir l’autre rive. Ils y étaient allés plusieurs fois lorsqu’ils étaient enfants, et ils se dirent que la mer ça devait être la même chose, mais en plus grand.
Ils approchèrent des quais et ils furent déçu et surpris de voir qu’ils étaient tout petits et qu’il n’y avait qu’un seul navire d’ancré.
-Ça alors, je me serait attendu à voir des dizaines de bateaux, dit Myst. Même le port que l’on a vu une fois au Grand Lac faisait au moins quatre fois la taille de celui ci.
-Tu trouve pas que l’eau à l’air bizarre ? Je ne vois pas le reflet de la lune, fit Gilan.
Ils se rendirent compte également que tout était parfaitement silencieux, ils n’entendaient même pas le clapotis des vagues. Ils s’avancèrent sur le quai et ce qu’ils virent les laissa bouche bée. Il n’y avait pas d’eau, seulement une brume épaisse et immobile.
-Ça alors ! s’exclama Gilan. C’est donc ça la mer ?
-Oui gamin, voici la mer de brume.
Ils sursautèrent. Un homme grand enroulé dans un manteau noir et portant une lanterne s’avançait vers eux. Plongés dans leur étonnement, ils ne l’avaient pas entendu venir. La lumière de la lanterne dévoilait un visage amical en partie caché par une courte barbe et entouré de cheveux blonds coupés aux épaules.
-C’est surprenant la première fois hein ? poursuivit-il en venant se placer au bord du quai. Et c’est plus déroutant encore de savoir que cette mer en rejoint d’autres semblables partout dans notre monde et qu’au final on ne sais même pas jusqu’où ça va.
-Comment un bateau peut-il flotter sur de la brume ? demanda Gilan, de plus en plus intrigué.
-Ce n’est pas une brume ordinaire, elle est beaucoup plus consistante qu’un simple brouillard. En faisant des bateau avec un fond assez plat, on arrive à les faire flotter. Mais ne vous avisez pas à essayer de vous baigner, vous êtes trop lourd et vous finiriez au fond, s’il y en a un.
-Vous êtes marin ? demanda Myst.
-Non pas du tout. Ho, pardon, je ne me suis pas présenté.
L’homme siffla et une demi douzaine de silhouettes jaillirent de derrière les nombreuses caisses entreposées sur les quais.
-Je m’appelle Ivan, reprit l’homme, et je suis venu vous tuer.
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simpa le mec...en tout cas sa deviens mouvementé et j´aime bien cette idée
lol
je dirait rien mais bon, ca sera pas si mouvementé ke ca ![]()
Gilan et Myst portèrent la main à leurs épées avant de se rappeler qu’ils les avaient laissées dans la maison de Faggin, pensant être en sécurité en ville. Les six hommes les empêchaient de s’enfuir mais ils ne semblaient pas vouloir approcher pour les tuer, ils se contentaient de leur barrer la route. Les deux garçon se tournèrent vers Ivan qui avait les bras croisés sur sa poitrine, l’air parfaitement détendu.
-L’empereur apprécie peu que deux gosses se plaignent des actes d’un noble, dit-il. Comprenez ceci : mieux vaut pour lui ne pas s’occuper de votre histoire plutôt que de punir un baron et s’attirer sa colère. Si les nobles se retournent contre l’empereur, cela pourrait causer bien des problèmes, si vous voyez ce que je veux dire. Bien entendu, tout ça c’est des mensonges, la vérité est que l’empereur en a rien à faire de son peuple et des agissement des nobles, pourvu que l’empire tienne debout. Cependant, le résultat est le même : pour éviter que vous fassiez un scandale auprès du conseil et que tout cela finisse très mal, on m’a ordonné de vous faire taire. Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas les premier, loin de là, et je sais faire mon travail vite et bien.
Sur ces mots, il tira une dague de sa ceinture. Deux des hommes attrapèrent Gilan et Myst et les retinrent fermement. Ivan s’approcha de Gilan et posa la pointe de la lame sur son cou. Le garçon ferma les yeux et retint son souffle, mais rien ne se passa. Il rouvrir les yeux et vit qu’Ivan le regardait fixement avec un petit sourire qu’il n’était pas sûr d’apprécier.
-Cependant, vous avez de la chance, moi non plus je n’aime pas les manières de l’empereur. D’ailleurs, si vous voulez tout savoir, je n’ai jamais été son fervent sujet. Mes hommes et moi venons du royaume d’Orionn, de l’autre coté de la mer.
-L’ennemi de l’empire, fit Myst.
-En effet, même si nous ne l’avons jamais attaqué ouvertement, reprit Ivan. Mais ces derniers temps, il se passe de drôles de choses à la cour. Je ne saurait dire ce que c’est, mais le fait est que les force de l’empire diminuent peu à peu. Mais je m’égard. Ce qui est important pour vous, c’est que le nombre de personnes venant se plaindre des agissements de leur seigneur est de plus en plus important. Comme pour vous, j’ai à chaque fois ordre de tuer ces personnes, pour éviter les scandales. Mais à chaque fois, je propose une alternative : si vous le souhaitez, je peux vous faire sortir de l’empire pour vous amener au royaume. Là bas, vous rejoindrez notre nouvelle armée que nous entraînons secrètement. Tous dans cette armée sont des hommes de l’empire que j’aurait dû assassiner. Dans quelques années, nos forces pourront rivaliser avec celles en déclin de l’empire.
-En somme, vous nous proposez de nous battre contre l’empire pour le compte du royaume, dit Myst.
-C’est tout à fait ça. Si vous refusez, je devrais vous tuer. Si je ne le fait pas, les agents de l’empereur finiraient par l’apprendre et c’est moi qui serait égorgé. Je ne pourrait alors plus engager de nouvelles « recrues » ni espionner.
Gilan et Myst se regardèrent un instant, puis, n’ayant d’autre choix, ils acceptèrent la proposition d’Ivan.
-Très bien, maintenant vous devrez faire exactement ce que je vous dit. Vous allez devoir vous cachez le temps que je puisse vous faire sortir, mais n’essayez pas de vous enfuir ou vous serez abattus sur le champs.
Ils acquiescèrent et les deux hommes qui les retenaient jusque là relâchèrent leur prise.
-Venez, dit Ivan, dépêchez vous.
Ils remontèrent vers la ville et s’enfoncèrent dans les petites rues étroites et sinueuses jusqu’au quartier pauvre de les ville. Ici, les maisons étaient les plus vieilles et les plus délabrées et l’endroit était plongé dans le noir en l’absence de lampadaire. Ils s’arrêtèrent devant l’une des maisons, Ivan ouvrir la porte et les fit entrer. Il prit une lanterne et l’alluma, puis ouvrit une trappe dans le sol, révélant un escalier. Ils le descendirent et suivirent un long tunnel. Au bout, il y avait un autre escalier. Ivan monta les marches et poussa la trappe au plafond. Ils débouchèrent dans une maison bien tenue et assez bien meublée, un peu moins que celle de Faggin.
-Nous sommes sortit du quartier pauvre. C’est ici que vous allez restez le temps que vous puissez traverser la mer, ça ne devrait pas être long. Bien entendu, interdiction de pointez votre nez dehors.
Un homme petit et âgé entra dans la pièce.
-Salut Ivan.
-Salut Jacob. Voici deux nouvelles recrues, si tu veut bien les garder chez toi quelques jours.
-Tu sais bien que je n’y voit jamais d’objection.
-Oui, je le sais. Maintenant excuse moi, mais si je ne me dépêche pas de rentrer, je vais avoir des problèmes.
Ils se saluèrent et Ivan et ses hommes repartirent par le tunnel, laissant les deux garçons seuls avec le vieil homme.
-Venez, je vais vous montrer vos chambres, dit-il.
Ils le suivirent en se demandant dans quoi ils venaient de s’embarquer.
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belle alternative, j´aime bien l´idée j´atend la suite avec impatience pren ton temp kan meme ; )