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Liste des sujets

Nouvelle: Conscience

shyzo
shyzo
Niveau 10
31 mars 2005 à 18:37:26

Première partie

-1-

‘Quelle vision magnifique ! Je n’ai jamais rien connu de plus beau.’

Yoann se tenait debout au sommet d’une colline, et son regard balayait l’immense étendue. A quelques dizaines de mètres derrière lui, sur le versant opposé à la plaine, était dressée la tente de commandement. Les chefs de régiments y entraient et en sortaient, recevant leurs ordres du général et de ses colonels.

Mais la plaine offrait un spectacle bien plus magnifique.
Le soleil se levait et irradiait la scène de rayons obliques qui apparaissaient dans les nuages de poussière levés par les soldats. Des centaines de régiments s’alignaient sur le champ de bataille, évitant avec soin l’ombre des bosquets dans lesquels pouvaient être tendus des pièges ennemis.
Les bannières claquaient au vent, les traits de lumière se réfléchissaient sur les armes et amures. Tout l’espace vibrait au pas cadencé des troupes, accompagné du lent refrain du vent qui faisait ondoyer les cimes des arbres.

‘Allons remuer un peu ces fainéants. La bataille commence bientôt, et pas question d’avoir du retard sur le plan.’

Yoann se dirigea d’un pas décidé vers son unité, un peu en contrebas. Ses hommes l’accueillirent joyeusement, heureux que l’action se rapproche. Son meilleur ami et porte-étendard, Alexandre, s’approcha de lui. Borgne, le visage couvert de cicatrice, c’était un vétéran de plusieurs guerres. Une cascade de cheveux bruns encadrait son visage renfrogné d’éternel pessimiste. Des rides lui barraient le front bien qu’il n’ait que quarante ans. Il demanda :

« Alors, on est parti ?
- Oui. Cette fois ci, on a eu de la chance. Quelques combats, mais aucun gros risque pour nous.
- Juste de quoi se défouler donc. C’est bien ça ! »

Retirant sa pipe du coin de sa bouche, le second cracha par terre et intima l’ordre au tambour de donner la cadence. Yoann se retourna vers ses hommes et lança un cri d’encouragement qui résonna au travers de la plaine, se mêlant avec ceux des chefs des régiments voisins. Leur corps d’armée s’élança sur la plaine, les soldats marchant en suivant les roulements des tambours.

‘Même le soleil est avec nous aujourd’hui. C’est un bon jour pour combattre’ pensa Yoann en constatant que le soleil était à droite du champ de bataille.

Au bout de quelques heures, lorsque le soleil approchait de son zénith, Les deux armées, immenses, se faisaient face. Plus de trente milles hommes, répartis en deux camps, se regardaient à trois cents mètres de distance.

Un coup de vent balaya la plaine, faisant frissonner les hommes du régiment.

‘Et bien, il faudrait qu’ils se décident. On y va ou pas ? ’

Un instant après que Yoann ai eu cette pensée, un son de corne traversa la plaine de part en part. Des cris s’élancèrent de tous côtés pendant que les hommes se ruaient au combat.
Yoann lança sa troupe au pas de course. Ils s’engagèrent dans un passage entre une colline qui délimitait l’extrême limite du flanc droit de l’armée, et un bosquet d’arbres. Devant eux, une troupe de cavalerie leur dégageait le chemin, derrière, les archers criblaient l’ennemi d’innombrables traits.
Alors qu’ils avaient parcouru la moitié de la distance jusqu’à la fin des arbres, des rangers ennemis s’élancèrent sur eux depuis le couvert des bois. Peu nombreux mais très bien entraînés, ces hommes tracèrent de véritables sillons au milieu de leurs ennemis avant que ceux ci ne réagissent. Yoann parvint rapidement en première ligne et commença à affronter l’un d’entre eux.
Le combat se prolongeait lorsqu’un cri retentit à l’arrière du régiment. Un autre régiment ennemi se découpa sur le soleil, au sommet de la colline, et chargea. Le combat devint alors totalement inégal. Pris en tenaille, les hommes de Yoann commençaient à tomber comme des mouches, et les survivants perdaient rapidement courage.
Yoann lui-même se retrouva bientôt obligé de combattre trois adversaires en même temps.

‘C’est fichu. On ne s’en sortira pas. Battons-nous avec le dernier courage. Je ne mourrai pas seul ! ’

Sur cette pensée, il exhorta ses hommes au combat. Hurlant des ordres, les rassemblant autour de lui, il résista encore et encore. Un combat pour la gloire s’engagea contre ces adversaires lâches, qui les dépassaient tant de par le nombre.
Ses compagnons mouraient, un à un. Recouvert de sang, les bras fatigués à force de manier son épée, il faiblissait. Lorsque tout sembla sur le point de s’achever, un son de buccin retentit. L’instrument lié à la cavalerie. N’en croyant pas ses oreilles, le chef de régiment hurla à ses troupes de résister encore un peu, qu’ils étaient sauvés. Son cri ne servit qu’à son ami Alexandre. Il releva l’étendard qu’il avait laissé tomber, et ils se battirent avec la dernière force qu’ils avaient. Ce n’était plus un combat pour la gloire, mais un combat pour la vie.
Et il porta ses fruits. Leurs ennemis commencèrent rapidement à baisser leurs gardes, certains s’enfuirent, d’abord peu nombreux, puis en masse. Les deux survivants se retrouvèrent entourés et acclamés pour leur courage. L’après midi touchait à sa fin, tout comme la bataille.
Les deux amis furent rapidement escortés jusqu’à la tente du général. Celui ci les accueilli avec un immense sourire :

« Voilà nos héros du jour ! Entrez, entrez ; asseyez-vous !
- Merci Général.
- Grâce à vous et à votre résistance, le flanc droit a tenu. Nous attendions beaucoup de vous, mais vous avez surpassé nos espérances, et en plus vous êtes en vie.
- Je ne comprends pas. Qu’attendiez-vous de nous ?
- Cette résistance. Nous savions que l’ennemi voudrait nous contourner, sa supériorité numérique le lui permettait. Nous vous avons donc placé sur le flanc, en espérant que vous tiendriez suffisamment. Et vous avez réussi ! Grâce à vous et votre courage, nous avons pu arracher la victoire des mains adverses.
- Merci Général. Rien n’aurait été cependant possible sans mes hommes. Ils sont tous morts dans cette résistance acharnée. Vous deviez avoir vos raisons pour ne rien me dire, mais je pense que j’aurai pu les sauver si vous l’aviez fait. »

‘Quel enfoiré celui là ! Pourquoi n’a-t-il rien dit ? Il nous a proprement envoyés au massacre.’

« Je ne pensais pas que vous auriez accepté si je vous avais prévenu des risques.
- Bien Général. Autre chose ?
- Non. Ce soir nous fêterons notre triomphe, et je veux vous voir à mes côtés ! Vous pouvez disposer. »

Sur un dernier salut, les ‘’héros du jour’’ repartirent et allèrent se reposer. Une longue nuit les attendait encore.

Matthieu

Premier morceau d´une nouvelle écrite pour un concours, au lycée.

Tama
Tama
Niveau 5
31 mars 2005 à 18:59:11

et tu avais gagné le concours ? ; o)

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
31 mars 2005 à 19:16:45

superbe, j´adooore :-d

c´est prenant, c´est immersif, c´est bien écrit . .. bref, je n´attend plus que la suite :-)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
31 mars 2005 à 21:18:43

naglaglasson m´a oté les mots de la bouche. Bravo !

shyzo
shyzo
Niveau 10
31 mars 2005 à 21:40:50

Merci beaucoup.
La remise des prix a lieu en mai, j´ai rendu cette nouvelle ce matin aux correcteurs, je posterai sur ce topic à l´occasion des corrections pour vous informer du résultats.

shyzo
shyzo
Niveau 10
02 avril 2005 à 19:34:24

-2-

‘Quand même, un toit comme ça, c’est fichtrement plus beau que ce que j’avais avant’

Allongé sur le dos, Yoann regardait onduler la toile orange de sa nouvelle tente au-dessus de lui. L’aube n’était pas encore arrivée, et malgré les journées de marche harassantes, il avait du mal à trouver le sommeil. Cette nuit encore, il s’était réveillé bien avant l’aube. Les accords d’une trompette résonnèrent à l’extérieur, sonnant le réveil des troupes.
Il se leva et sortit dans l’air frais. Le soleil perçait à l’horizon, bientôt il ferait jour. Alexandre le rejoignit bientôt. Son nouveau grade de « porte-étendard personnel du colonel Yoann Arsy » lui convenait très bien ; un costume de meilleure qualité, une magnifique bannière à brandir, et l’occasion de donner un coup de main à ce « petit jeune » qu’il connaissait depuis toujours.

« Bonjour Alex.
- Salut. Bien dormi ?
- Non.
- Moi non plus. Quoi de prévu aujourd’hui ?
- De la marche. Comme tous les jours. De quoi j’ai l’air ?
- D’un colonel mal rasé de vingt-cinq ans, aux cheveux bruns et aux yeux verts, avec…
- Merci, ça ira ! »

Yoann envoya un coup de coude dans l’estomac d’Alexandre en souriant. La bonne humeur de l’autre contrastait toujours avec son pessimisme et sa pipe bourrée de mauvais tabac.

« Tu ne pourrais pas jeter cette pipe un de ces jours ? Ca pue tellement que tu te feras égorger par nos propres hommes un de ces quatre matins.
- Pas de craintes à avoir, ils aiment trop le tabac que je leur laisse quand on tombe sur un village.
- Tu leur laisses une partie du fruit de tes pillages ?
- Ils ne me laissent pas le choix.
- Les pauvres, tu devrais le leur interdire. C’est trop mauvais pour leur santé.
- Ouais, et bien tu préfères peut-être les donzelles, mais moi c’est le tabac. »

Tout en se disputant, ils étaient arrivés au centre du campement, là où se trouvait les marmites et les cuistots. Ils s’emparèrent chacun d’un bol et le remplirent de bouilli de blé mélangée avec du lait. « Petit déjeuner de soldat » comme certains appelaient ça, même si aux yeux de Yoann ça aurait pu aussi bien servir de joints pour construire un mur. Quand le général eut fini de manger, les trompettes appelèrent les soldats au rassemblement. Une demi-heure plus tard, le camp était levé, les soldats attendaient les ordres, leurs sacs sur le dos.
La troupe se mit en route, avant de se séparer en plusieurs files de marche. Yoann avait désormais la responsabilité de l’une d’entre elles.
La guerre avançait. Depuis la première bataille où il avait perdu son régiment, deux mois plus tôt, la province d’Orte dont il était originaire n’avait pas perdu une bataille. Partout, les fronts progressaient, les armées ennemies fuyaient ou étaient écrasées, les villages pillés et réduits en cendres.

Le soir, ils retrouvèrent les autres colonnes de marches dans une petite plaine qui s’étendait entre une montagne et l’immense forêt qu’ils avaient longée. Le campement fut rapidement monté, et le camp résonna d’une joyeuse animation. Les rangers de l’armée n’avait vu aucun signe d’ennemis sur plusieurs kilomètres, cette soirée allait donc être une soirée de fête.
Yoann reçut bientôt un héraut qui venait le convier à la table du général. Revêtant son costume des grandes occasions, il abandonna la responsabilité des hommes à Alexandre et se rendit à ce banquet.
La tente du général était, comme toujours, plantée à l’arrière du campement. Devant elle était dressée de grandes tables, ainsi qu’une estrade de bois. Durant la soirée, différents troubadours s’y succédèrent, mais aucun d’entre eux ne fut particulièrement remarqué. A la fin du repas cependant, le général se leva, demanda le silence et annonça :

« Messieurs, je voudrais vous présenter un troubadour particulièrement doué. Je l’ai découvert à ses débuts et entretenu jusqu’à maintenant, j’espère que ce spectacle vous plaira ! Je vous présente don Antoine, le maître jongleur. »

Un homme s’avança sur l’estrade. Plutôt grand, basané, avec un nez imposant, il avait l’air agréable et rieur. Une fois au milieu de l’estrade, il salua la foule attentive et déposa sa besace derrière lui après en avoir sorti des balles de plusieurs couleurs. Il commença par jongler à trois balles, puis augmenta leurs nombres progressivement. Il parvint ainsi jusqu´à dix, avant de s’arrêter et de changer ses balles pour des poignards. Une fois que ses dix poignards voltigeaient dans les airs, il en envoya un qui rasa la tête d’un convive. Celui ci sursauta avant de se mettre à rire avec la foule. Les poignards suivant ne suscitèrent aucun émoi, seulement d’autres rires. Cependant, quand il ne lui resta plus que trois lames, le troubadour les envoya haut dans les airs, salua, et se redressa. Les couteaux retombèrent dans ses mains, et avec trois mouvements rapides et calculés, il les envoya en direction du cœur du général. Personne ne réagit à temps, et le temps que les convives comprennent ce qui s’était passé, sa course l’avait mené en dehors du camp. Ainsi s’enfuit l’assassin du Général.

Les jours qui suivirent, une grande agitation régna. Les plus hauts gradés se rassemblaient dans la tente de feu le Général, dans l’espoir de lui trouver un remplaçant. Ce fut une chose qui prit du temps. Trop de temps au goût de certains.

La suite, un bout par ci un bout par là.

Matthieu

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
03 avril 2005 à 00:10:55

c´est toujours aussi bien, mais il y a une chose qui aurait pu selon moi être améliorée: l´assassinat du génnéral est trop rapide, et c´est vraiment dommage. On ne sait rien des sentiments d´horreur ou de panique que pourraient provoquer un événement comme celui ci, et ça a ( pour moi) pour effet de diluer le peu d´action présent dans cette suite... C´est dommage . ..

Mais c´est toujours aussi positif, j´attend la suite :-)

redsissi
redsissi
Niveau 10
03 avril 2005 à 06:12:37

J´accroche pas trop aux histoires d´armées mais celle-ci est bien menée, bien racontée, le style est fluide, très peu de fautes, agréable à lire...

Je lirai pt la suite...

redsissi
redsissi
Niveau 10
03 avril 2005 à 06:13:37

et bonne chance pour le concours!!! :-) ( mer**!!)

shyzo
shyzo
Niveau 10
03 avril 2005 à 12:59:42

Merci pour vos commentaires.
Si l´assassinat du général n´est pas développé, c´est simplement car il s´agit d´une nouvelle, qui se doit d´être courte, et que j´ai bien d´autres choses à raconter.

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
03 avril 2005 à 13:26:00

oui, je comprend . .. mais si un jjour ça te dit d´allonger tout ça, on sait jamais :-)

shyzo
shyzo
Niveau 10
03 avril 2005 à 14:07:32

( J´ai oublié de laisser une signature^^)

Matthieu

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
03 avril 2005 à 22:17:05

( j´avais pas vu la suite ^^ )

Hé ben, ça vire limite au porno là :rire2:
c´est toujours accrocheur, mais c´est dommage que la seule action soit une scène de pillage: on se demande un peu le but de l´histoire, où est ce que c´est censé nous mener . ..
Continues :-)

shyzo
shyzo
Niveau 10
04 avril 2005 à 23:11:28

-4-

‘Trois jours qu’ils devraient être là. Je me demande bien ce qu’ils font.’

Yoann se tenait sur un promontoire qui surplombait le camp. Ses soldats recommençaient à s’ennuyer. Ils n’avaient rencontré qu’un village sur leur route, puis avaient marché pendant une semaine sans rien voir d’autre. Ils avaient dépassé les derniers contreforts de la montagne, avaient retrouvé les rangers au rendez-vous, mais il n’y avait aucune trace du général ni de la cavalerie.
Son regard fut soudain attiré vers une petite traînée de poussière, dans la direction d’où devait venir la fin de l’armée.

‘Sans doute un seul homme, montant un cheval lancé au galop. Un éclaireur, enfin ! ’

Yoann bondit sur son propre cheval et galopa à la rencontre de l’homme. Quand il arriva à sa rencontre, il s’aperçut rapidement que quelque chose n’allait pas. Ce n’était pas un éclaireur, mais un des officiers de l’armée. Son uniforme était déchiré, et il avait reçu quelques mauvais coups d’épées dans le flanc droit. Il perdait beaucoup de sang, et il ne devait lui rester que quelques minutes à vivre. Descendant de son cheval, Yoann le souleva de sa selle et le posa au sol. L’homme se réveilla et le regarda. Quand il parla, sa voix était faible et Yoann dut se pencher pour l’entendre.

« Vous êtes Yoann ?
- Oui, c’est moi.
- Dieu merci, je vous ai trouvé. Le général est mort. Tout le monde est mort. Il ne reste plus qu’un petit groupe, qui s’est enfui vers Orte. Je suis venu vous avertir : la province de Tiffis est entrée en guerre au côté de Géome, contre nous. Leur armée nous a pris de côté à la fin de la journée, nous avons été massacrés.
- Mon dieu ! Faut-il que je rentre aider Orte et défendre la capitale ?
- Non, surtout pas. Vous devez contenir Géome. S’ils parviennent à rejoindre les armées de Tiffis, Orte est perdue. Voici vos ordres : Prenez le titre de Général, et contenez Géome ! Ne vous préoccupez pas de Tiffis ni d’Orte, les armées là-bas sont déjà aux prises. »

Sur ces derniers mots, l’homme lui serra le poignet et lui tendit un des médaillons de Général d’Orte. Un filet de sang lui coula aux commissures des lèvres.

« Bonne chance ! » Souffla-t-il dans son dernier soupir.

Yoann resta là à contempler le médaillon luisant de sang qu’il tenait au creux de sa main.

‘Cette fois encore, ils m’ordonnent d’aller me faire tuer pour que ‘’mon pays’’ reste en vie. Mais cette fois au moins je suis prévenu’

Yoann regarda le cadavre étalé à ses pieds et s’adressa à Orte au travers de ces restes :

« J’accepte. Dormez tranquilles. »

Matthieu

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
04 avril 2005 à 23:23:00

ah bah ça commence à devenir interressant, mais pourquoi est ce que le chapitre interressant est le plus court ? lol
Je trépîgne à l´idée de lire une bonne bataille, ça me changera de toutes les fics philosophiques du coin :rire2:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
05 avril 2005 à 09:51:07

Si tu gagnes pas le concours avec une nouvelle comme celle là...
Franchment elle me plaît énormément, les personnages et leur résignation sont bien décrits, je ne trouve rien à redire en fait...
En espérant que cela deviendra une trèèèèèèèès longue fic

shyzo
shyzo
Niveau 10
05 avril 2005 à 16:43:16

Très longue je ne sais pas, une fic je ne suis pas sûr, mais rien n´est dis.
Pour la possibilité d´une victoire, ce n´est pas exclu, mais j´affronte tout de même des premières et terminal(e)s Littéraires, alors que je suis en scientifique, donc... Prudence.

Deuxième partie

-1-

« Ca avance plutôt bien, Yoann. Les fortifications seront terminées demain au plus tard.
- C’est bien Alex. Des nouvelles des rangers ?
- Non, pas encore. Ils doivent être de plus en plus prudents, l’armée ennemie est proche. S’ils se font prendre maintenant, on n’aura plus aucun ranger.
- En effet. »

Après sa nomination au poste de général, Yoann avait fait déplacer le campement plus haut dans la montagne. Il avait aussi fait édifier des remparts autour. Une place forte gardait maintenant l’accès aux deux défilés qui menaient à Orte. Les soldats s’étaient fabriqués des arcs avec ce qu’ils avaient sous la main, et en deux mois de tranquillité, Yoann avait bien préparé les défenses qu’il allait opposer à Géome.
Les rangers avaient posé de nombreux pièges devant et sur les côtés de la place forte, et des chevaux avaient été capturés et dressés pour que l’armée dispose d’une cavalerie minimale. Quelques catapultes avaient été construites et orientées pour un maximum d’efficacité. Tout avait été mis en place pour résister aussi longtemps que possible.

Deux jours plus tard, l’armée de Géome avait planté son campement sous les remparts de cette place forte, surnommée « Dernier Espoir ». Les soldats ennemis avaient traversé la plaine sans se soucier des pertes dues aux pièges et aux tirs ennemis. Maintenant, les soldats de Yoann étaient occupés à fabriquer de nouvelles flèches en prévoyance de l’assaut. Les catapultes étaient démontées et transformées en flèches en raison du manque de pierre et de bois. Les corps de dix mille soldats adverses venaient alimenter des feux sous les palissades, répandant une odeur de mort dans la place. L’armée adverse n’essayait pas d’avancer plus, elle voulait d’abord éradiquer toute résistance sur sa route. Méthodiquement.

« Maudits Géomiens. Ils savent ce que c’est faire la guerre !
- Du calme Alex. On savait bien que ça allait se passer comme ça. Pour le moment, l’important c’est de tenir. On doit sauver Orte.
- Peut-être bien, mais ça veut clairement dire que nous, on va y passer !
- Je sais. Je l’ai accepté en acceptant le poste de général. Que veux-tu, mon seul but dans la vie a été de rentrer dans l’armée, puis de prendre un peu de gallon. Maintenant, je n’ai plus rien à faire. On me demande de sauver la patrie dans laquelle j’ai toujours vécu ? Et bien d’accord, je n’ai plus rien d’autre à faire de mes jours.
- Alors tu nous entraînes tous dans ton sacrifice ?
- Oui. Et je ne pense pas que ça vous posera de problèmes, vous êtes tous les mêmes. Vous êtes tous comme moi. Prêts à mourir. Aucun de nous n’a de but dans la vie. Alors si on nous demande de mourir, nous mourrons. Ai-je tort ?
- Non, je ne crois pas »

Alexandre s’assit en face de Yoann, sous la tente de ce dernier. Il souriait à présent, après la tirade de Yoann, un étrange sourire ; un sourire face à l’éternel ; un sourire face à la mort. Il poursuivit :

« C’est bien vrai qu’on est tous comme ça. On est éduqué, recruté, formé pour être comme ça. Alors on est comme ça ; tous.
- Tu me suivras jusqu’au bout ?
- Bien sûr. Ensemble jusqu’au bout ; et amis jusqu’au bout. »

Ce fut au tour de Yoann de sourire, d’un sourire plus chaleureux. Il se leva et sortit de sa tente, suivi par son compagnon. Ils se dirigèrent vers les remparts enfin terminés et contempla le campement ennemi.

‘Oui, ils savent faire la guerre. Nous n’en sortirons pas ; cette fois, il n’y a personne pour nous sauver’

Matthieu

( PS: Sur word, ceci représente la cinquième page, la nouvelle complète en fait neuf.)

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
05 avril 2005 à 17:54:35

rien à redire, en plus ya de l´action :-) mais tu aurais ptét du décrire un peu plus les entiments des soldats face à la mort, plutôt que de te concentrer uniquement sur le héros . .. mais c´est pas trop important, continues !

shyzo
shyzo
Niveau 10
07 avril 2005 à 23:50:59

Ne t´inquiètes pas, je continuerai de poster, puisque tout est écrit.

-2-

« Courage, pour Orte ! »

Le cri s’éleva au-dessus des clameurs du combat. La nuit était tombée depuis deux heures, et avec elle, les Géomiens avaient attaqué. Les soldats de Yoann, pris par surprise, avaient eu du mal à faire face. Maintenant, le combat s’éternisait. Aucun camp n’arrivait à dominer, la fureur des soldats d’Orte contrebalançant le nombre des soldats de Géome. Après deux autres assauts, les Géomiens se replièrent. Mais les soldats d’Orte ne fermèrent pas l’œil de la nuit ; ils observaient le camp adverse et murmuraient en attendant l’aube.

« Je pense qu’il faudrait tenter une sortie.
- Ah oui ? Et qu’est ce qui te fait penser ça Alex ?
- Ils ne prennent aucune précaution. Si nous faisons sortir la cavalerie maintenant, elle pourra atteindre le cœur du campement avant qu’ils n’aient réagi, et ils pourront peut-être tuer ces maudits stratèges Géomiens. Qu’en penses-tu ?
- Ce que tu dis est censé. J’y avais songé, mais j’ai abandonné cette idée en observant leur camp ce matin.
- Pourquoi donc ?
- Ils sont plus rusés qu’on ne pourrait le penser. Pour compenser le manque de précaution, ils utilisent tous les mêmes tentes. Tous. Et ils changent de tente chaque nuit. On ne peut pas prévoir où seront les chefs ennemis, et donc la possibilité d’en atteindre un ou deux ne vaut pas la perte de notre unique cavalerie. »

Alexandre plongea dans un silence admiratif. Son ami avait évolué depuis ses débuts. Il se comportait maintenant comme un vrai général, astucieux, prévoyant, observateur. Mais il conservait toujours ce côté sombre et cruel qui lui attirait parfois des problèmes.

« Tu as changé.
- Je sais. Toi aussi d’ailleurs, tu fais preuve d’un optimisme étonnant ces derniers jours. »

Alexandre regarda son ami d’un air étonné, puis comprit que celui ci se moquait de lui en voyant son sourire. Il rit et lui envoya la botte qu’il était en train de réparer.

« Bon alors qu’est ce qu’on fait, ‘‘mon général’’ ?
- Rien. On attend, on panse nos blessures, et on attend qu’ils recommencent.
- C’est tout ?
- Oui. Quand ils nous attaqueront, la prochaine fois, nous enverrons la cavalerie. Ca les surprendra, ils ne savent pas qu’on a des cavaliers. Les chevaux les contourneront, et ils auront une chance de tuer les stratèges pendant le combat. Ils restent en arrière à ces moments là, de peur de se prendre un coup. C’est là qu’il faudra frapper. Et on va aussi envoyer des espions parmi eux. Quelques rangers sont déjà en action. Ils vont agir de l’intérieur pour tenter de saper le moral et pour provoquer des révoltes. Ca pourra toujours nous aider.
- Alors tu ne prends même plus conseil auprès de moi maintenant ? Tu fais tout, tout seul ?
- Mais non, ne sois pas bête. C’est toi qui m’avais conseillé les espions il y a deux jours, et j’ai repris ton idée de la cavalerie en la modifiant.
- Ah bon, tu me rassures ! »

Un sourire se dessina à nouveau sur le visage couturé d’Alexandre. Yoann lui rendit son sourire.

« Tu vas voir, on tiendra ! »

Matthieu

naglaglasson
naglaglasson
Niveau 10
08 avril 2005 à 14:01:00

ah ouais, j´aime bien le coté stratège comme ça, ça me donne envie d´aller jouer à age of empire ^^ C´est bien raconté, et les idées sont toujours excellentes, mais au risque de me répéter ça manque cruelement de détails lorsdes batailles, au moins un tit peu . .. mais ça reste vraiment très bon !

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