J'avais commis des choses atroces durant mon existence. Tellement extraordinaires, tellement terribles, que je ne peux les relater sans vous faire frémir d'horreur et provoquer en vous des tremblements insupportables, qui seraient capables de vous tuer.
Ma jeunesse fut une période assez sombre, j'étais instable, indifférent, ou plutôt cynique, dépourvu de sensibilité et de la plus insignifiante gentillesse. j'écrasais les scarabés immobilisés sur le dos, avant que ma chétive et adorable petite soeur ait eut le temps de les remettre à l'endroit avec une brindille, je brûlais les mille-pattes avec des allumettes, répugnant de vice et de désir de propager une souffrance folle et indicible.
Pendant toute mon enfance, je fus observé avec un semblant de crainte et d'incompréhension, mes parents ont moults fois essayés de me rendre gentil, de tempérer ce qu'ils considéraient comme une boule inextricable de problèmes crées par une éducation parsemées d'erreurs. Ils culpabilisaient, essayaient de comprendre pourquoi j'avais toujours été aussi étrangement dénué de sentiments. Ils ont fait appel à plusieurs psys, qui ont déclaré que j'étais psychopathe. Se refusant à cette vérité choquante, blessés, ils m'emmenaient d'un psy à l'autre, ils voulaient qu'ils remettent mon passé en place, me guérissent, tranquillisent mes ardeurs...
Mais ça n'a rien changé. Et aujourd'hui, je suis en face de cet être malingre mais aux muscles d'acier, qui me fixait avec
avec un épouvantable sang-froid, avec une maîtrise effrayante de ses pulsions qui allaient jaillir et me submerger d'un instant à l'autre.
C'était la créature du seigneur, crée par lui dans le but de punir les détraqués irréversibles qui avaient passé leur existence à faire fi de ce qui découlait de la grâce céleste, de ce qui méritait attention, amour, dévouement plus ou moins prononcé.
Il me fixait en passant sa langue fourchue et hérissées de pointes sur ses babines charnues et laides, sales. Il avait une grande fourche dans la main gauche, et se torillait la barbe avec la main droite. Ses yeux lançaient des éclairs terribles. Dans une seconde, j'allais basculer dans une lente torture, où j'expierais tous mes forfaits, où mon âme allait régurgiter tous les plaisirs chèrement acquis, au prix de l'équilibre joyeux et fragile des êtres qui parcouraient innocement les plaines de Dieu...
Le diable pondit ses enfants un à un, ils semblaient déjantés, l'oeil plein de fraîcheur de mauvaise augure, ils me souriaient.
Dans un instant...
. Et aujourd'hui, je suis en face de cet être malingre mais aux muscles d'acier, qui me fixait avec
tu peux pas dire aujourd'hui alors que tout est au passé. Soit après aujourd'hui tu continues au présent soit tu dis que "t'étais en face de cet être malingre etc"
sinon ça n'a pas vraiment de sens pour l'instant, voilà.
Ouais, j'ai un problème avec les temps, je ferais gaffe la prochaine fois, merci.
Salut !
C'est assez court pour l'instant et assez sombre, on sent bien que la suite ne pas être toute rose ! Pour l'instant on ne peut pas avoir vraiment d'avis étant donné le peu de ligne que tu donnes, j'attends de voir la suite !
Merci pour l'avis, je pense l'écrire demain ! ![]()
Sinon le style ça va ou il y a possibilité d'amélioration ?
J’étais complètement affolé, transi de peur, un froid de glace venu du ciel bleu me transperçait. J’entendais, furieux soudain, le rire du seigneur qui se réjouissait, affalé comme un pleutre dans ses coussins, de la torture infâme et monstrueuse que j’allais endurer.
Devant moi, trois diablotins vêtus de châles sombres et brillants montraient leurs dents crasseuses et remuaient leurs queues terminées par une flèche noire.
-Qui êtes vous ? Leur demandais-je ?
-Nous sommes des midinettes, des midinettes voilées. Viens soulever nos apparâts de soie, nous avons un cadeau humide pour toi. »
Mes yeux se révulsèrent, j’étais en face du démon, il s’était matérialisé en femmes qui sous leurs masques sombres semblaient terriblement attrayantes, il y avait une féminité certaine à découvrir sous ces rideaux fins et glacés. Mais le rire du seigneur recommença, plus fort, plus terrible, plus insupportable.
Je ne me laissais pas avoir.
Alors elles se déshabillèrent et je vis l’affligeant spectacle que voilà.
Ce n’était que créatures pourries, des vers ignobles sortaient de leurs chairs décomposées. C’étaient des vampires, des outres pleines de pus, des hideux cauchemars ambulants.
« Non, dis-je !
-Viens avec nous dirent-t-elles d’une voix aussi pourrie que leurs corps, qui m’emplit de nausée. Viens lécher l’humidité de nos croûtes noires, viens manger nos vers, viens embrasser nos bouches dévorées par la faim que nous avons endurée dans des caves, torturées, malmenées, écrasées, dominées jusqu’à l’os. Nous voulons nous venger, et tu va subir nos baisers !
-Noooooooooooon.
C’est alors qu’elle apparut.
Ma petite sœur, que j’avais tant aimé, la seule personne en réalité que mon être déglingué et fougueux ait jamais aimé. Elle m’apparut, vêtue d’un unique short, son unique costume, en or. Ses petits seins fermes pointaient dans ma direction. Mais elle, ne voulait pas me séduire, elle était l’innocence incarnée, et je me rappelais oui, je me rappelais de l’amour incestueux que je lui avais toujours voué…mais elle s’était refusée à moi, elle ne m’avait jamais aimé comme je le voulais, mais moi je l’aimais. Qu’allait-t-elle faire ?
« Samuel, viens »
Elle me prit doucement la main, elle était glacée. Allais-je encore avoir une vision de cauchemar ? Non, elle avait toujours été glacée. Je la regardais, ses petits yeux verts m’inondaient de compassion et d’amour fraternel, elle voulait que je la suive…mais où ?
J’entendis Dieu hurler, il sentait l’alcool jusqu’en bas, dans les tréfonds de l’enfer, quel grossier tas alcoolique. Je lui fis un doigt d’honneur. Ma sœur eut un regard angoissé, elle me jeta un coup d’œil apeuré et désespéré. Sa main se détacha de la mienne. Elle s’envola, loin, je vis son corps frêle embarqué dans une bourrasque rose, elle allait m’échapper, et j’allais me retrouver devant ces monstres.
Je tombais par terre, évanoui.
A mon réveil, je ne vis rien tout d’abord. Puis je vis des lueurs étranges, c’étaient des yeux. Des yeux perdus dans l’obscurité. J’entendais des gémissements, des supplications, des blasphèmes, des injures acerbes, des pleurs…Où étais-je ?
Quand mes yeux se furent habitués à l’obscurité je vis que les yeux appartenaient à des chats noirs, ils semblaient me surveiller. Quelqu’un alluma une clope. Je vis soudain autour de moi. J’étais dans une pièce, un cachot à vrai dire, quand je vis les barreaux des fenêtres et de la porte.
c'est toujours la même chose tes machins en fait ^^
change de thème un peu !
Ca va être difficile. ![]()
le travail d'écriture est un travail difficile ma petite ![]()
pourquoi cet obsession d'une mort et d'une dégringolade vers un enfer putride et sadomasochiste ?
c'est marrant une fois mais de là à écrire dix fois la même nouvelle...
Pourquoi commenter les textes de Mickey ? Encore un secondaire qui va être kick et un topic qui va être supprimé.
Y a quand même plus la même suite incohérente d'actions, moins de trucs dégueulasses, bref, j'ai essayé de me conformer un peu à vos critiques.
Ca va c'est quand même plus soft, faut pas non plus être choqué à chaque fois qu'un texte ne parle pas des champs et des prairies
Sinon j'ai bien aimé, continue !
Cool merci Oppan, j'écrirais la suite demain je pense.
et faut que je pense à lire la suite de ton histoire et à poster un com's, mais là je suis fatiguée.
Ca promet d'être palpitant. ![]()
bon tu veux que je poste un com constructif ou gentil mais comme j'ai la flemme de lire ça sera un com gentil
J'aime bien ton cactus et ta tête me fait penser aux punks de fallout ![]()
J'étais en train de déguster mon cake à la banane fait maison quand je suis arrivé au passage de lécher des croûtes et manger des vers...
C'est mieux que tes écrits précédents! Y'a encore des choses à améliorer, mais ça fait du bien de ne pas lire des... enfin, ce que t'écrivais avant quoi...
J'aimerai que tu me décrives davantage les choses, que tu t'attardes un peu plus sur chaque point, chaque ambiance te atmosphère. Tu vas un peu trop vite. L'enfance, il m'en faut plus. La scène du cachot, on ne sent pas assez l'oppression, le manque d'issue... N'hésites vraiment pas à exploiter toutes les facettes d'une description (visuel, odeurs, sons, textures...) et développer davantage les pensées de ton personnage, vu que tu écris à la première personne.
Le tout premier morceau est trop flou, tu passes de l'enfance au diable d'un coup, on ne comprend pas trop ce qu'il se passe et c'est confus.
Relis toi plusieurs fois, et à plusieurs jours d'intervalles avant de poster, y'a encore des fautes d'inattention et des choses mal tournées.
J'aime bien le délire et la trame sinon. Je t'invite donc à continuer, en faisant plus détaillé (et en gardant le même niveau de "hard", plus de trucs dégueus
).
Je lirai la suite... un jour... sans doute...
Merci, je m'attarderais plus dans les descriptions, la suite ce soir peut-être.
J'essayerais de faire très soigné.
Nous attendions, sereins, en nous jetant parfois quelques coups d’œil à la dérobée. Je ne sais pourquoi, j’avais du mal à la regarder, du fait qu’elle semblait attirée par mon sauveur. J’avais peur de lire en elle le désir de Saturne, l’attente fébrile et incontrôlable qu’il revienne.
Elle me dit soudainement :
« Samuel, je ne sais pas si je dois boire, la dernière fois j’ai vomi sur la porte. » J’éclatais de rire :
« Comment as-tu fait pour vomir sur la porte, et les lois de la gravitation alors, tu as vomi à l’horizontale ?
-Etrange en effet. Mais arrête de te moquer ! Et puis vous bourrez pas trop la gueule quand même.
-T’inquiètes petite sœur, je me contrôle toujours. Tiens, j’ai même réussi à communiquer avec un chien durant mon dernier comas éthylique, ce qui signifie que mes pouvoirs étaient intacts et que j’avais l’esprit toujours clair !
-Samuel, arrête de déconner.
-Je déconne si je veux. Au fait, est-ce que t’es attirée par… »
Mais je n’eus pas le temps de terminer ma phrase. Saturne était revenu. Il fit la moue :
« J’ai dû soudoyer un valet pour qu’il accepte de me donner de l’eau de vie de la réserve personnelle de mon père, ce rat ne veut pas que je boive, il estime que ça me rend trop génial et trop sentimental. »
Il s’asseya d’un bond sur le canapé et commença à ouvrir les bouteilles. Je l’observais. Il avait une mine sombre, ses traits ombrageux dégageaient un charme extrême, qui me fit frémir en quelque sorte, un sentiment que je repoussais aussitôt surgit, je n’étais pas homo.
Quand il eut finit d’ouvrir la bouteille, je tendis le verre de ma sœur :
« Les femmes d’abord » dis-je en riant.
-Mais je veux pas boire !
Allez, dit Saturne en souriant, tu ne va quand même pas nous laisser faire la fête tous seuls et nous abandonner à nos trips de défoncés ?
-Ecoute, c’est pas prudent !
-Je m’en branle, j’encule mon père, tiens. »
Il lui fit un bras d’honneur. Je me mis à frissonner de peur, stupéfait, j’attendais qu’il se passe quelque chose. Mais il ne se passa rien. Mon ami était toujours là, souriant :
« T’inquiètes, dit Saturne, c’est pas moi qui irais croupir dans des geôles avec des pédales soumises. »
Il servit ma sœur. Puis moi, puis lui. Nous trinquâmes et commencâmes à boire.
La nuit passa, tranquille, douce, sans évènements, nous n’étions pas dérangés. Nous profitions de cet instant magnifique où le fils de Dieu en personne nous bénissait de son alcool, anxiolitique suprêmement efficace qui allait nous faire plonger dans les vagues monstrueuses de l’ivresse, où toute la laideur banale deviendrait beauté exceptionnelle, où les personnalités les plus éloignées de la nôtre se rapprocheraient en une fusion liquoreuse divine.
Oui, nous allions être ivres.
Au bout d’un moment, Saturne dit :
« Bon, je crois qu’on est assez bourrés, on fait un tour dehors ? »
Je massais ma tête comme un abruti.
« Ouais Saturne, ouais, j’ai envie de faire un tour dehors, allez allez, viens aussi Axel. »
Axel était un peu ivre elle aussi. Elle s’étira sur le sofa : « C’est d’accord, j’ai envie de voir la ville céleste de plus près !
-Faut quand même faire gaffe-Burp- faut quand même faire gaffe à ce que mon père nous voit pas.
-Il doit être au bordel cet enculé !
-Eh, parle pas comme ça de mon père Sam ! Il est très gentil !
-Ouais, c’est ça c’est ça. Dis-je en riant. T’as raison t’as assez bu.
-Alors on y va ! »
Et ils sortirent.
Pas un petit avis avant que j'écrive la suite ?
C'est bien ou pas ?