Cette fan-fiction est agréable de par sa cohérence. L´histoire, même si elle ne casse pas des briques, se tient. Les dialogues fonctionnent et les descriptions des combats ne sont pas trop confuses.
Passée cette première bonne impression superficielle... c´est l´apocalypse !
Le style du texte est indigent jusqu´à l´écoeurement : rien, absolument rien ne sépare ce verbe médiocre des 1001 fan-fictions au parler pauvre et bourrée de fautes de français que l´on trouve sur JEUXVIDEO.com. On se demande ce qui est le plus insupportable là-dedans : l´absence totale de " matière" de la plume ou les apartés infantiles ( "Allez vas-y mec t´as ta chance ! " inséré au milieu d´un dialogue mixte, par exemple) de l´auteur.
La psychologie des personnages est inexistante. Les deux protagonistes les moins fouillés sont Yamcha et Bulma, ce qui est plutôt dommage étant donné que c´est le couple au premier plan. Le premier est le héros parfait, si fort, si puissant, si intelligent, qui apprend tout de l´histoire et avec lequel toutes les filles veulent coucher. La seconde est la partenaire fantasmée, qui ne trouve son bonheur qu´en fournissant du plaisir à Yamcha, qui ne pense qu´à lui faire des totales et à rendre les autres hommes jaloux de leur " union". On finit par rire de ce " couple" pathétique qui ne semble pas avoir d´autres objectifs dans l´existence que l´extase de la copulation.
L´intrigue est inexistante, les rebondissements prévisibles et ennuyeux.
Le titre de la fan-fiction lui-même est mal choisi : " Dragon Ball Z selon Bulma", alors que c´est Yamcha qui est au premier plan. Il est le héros et Bulma, la plupart du temps, l´attend bien sagement au foyer. La narration à la première personne est un artifice mensonger qui éclate durant les nombreux passages pendant lesquels Yamcha est séparé de son aimé et où pourtant, tout nous est relaté...
Un récit dont les grandes qualités sont la concision et l´efficacité, mais qui pèche par une orientation en dessous de la ceinture manquant de subtilité, des aspects littéraires absents, un grand manque d´originalité et une misogynie évidente ( la femme pour le plaisir de l´homme) se cachant sous des dehors de " libération sexuelle".