Pippin était devenu fort proche du loup pendant la longue course-poursuite de la troupe qui avait enleve son ami d’enfance. Aussi, il etait emu que Grisë l’ait sauvé car il se doutait bien que le loup l’avait fait par amitié envers lui.
Merry caressa Grisë avec prudence et l’inonda de remerciements sans toutefois etre rassuré car, après tout, il ne le connaissait pas encore et c’etait le loup le plus grand et le plus majestueux qu’il ait jamais vu.
Grisë était aux anges sous les caresses jointes des deux Hobbits. Il poussa un soupir de béatitude et se mit sur le dos pour offrir son ventre aux mains. Cette vision ôta toutes les réticences de Merry et ils devinrent de grands amis à l’instant.
- C’est merveilleux fit Merry.
- Oh ce n’est rien ! Je ne t’ai pas encore tout raconter… attend un peu de faire la connaisance d’Aiglefïn, de l’arbre-fey,… Pippin s’interrompit en voyant un spectacle qui le laissa pantois.
Ils virent l’ours se relever avec lenteur. Radagast et Pippin le virent, les yeux ecarquillés, se transformer en homme. Même le magicien brun était retourné. Son amour des animaux l’avait enjoint de soigner cet ours et un homme barbu sauvage avait surgit de sous sa peau…
- Par l’arbre-fey ! Un Beornide je pensais que la race s’était éteinte dit d’un souffle Radagast.
- Un quoi ? fit Pippin.
- Un changeur de forme, un métamorphe lui répondit le magicien.
- La preuve que non ! repondit Thorn. Bourru comme à son habitude. Je le pensais aussi des « magiciens »…
Radagast nota son hesitation devant le mot magicien et se dit que Thorn avait du avoir des démêlées avec l’un d’entre eux. A moins que ca ne soit autre chose….
- … et non plus continua-t-il. Mais nous avons des choses plus importantes à discuter que la survie des Beornides !
Nos quatres amis, bien que seulement deux l’étaient les autres le devinrent bien vite, se racontèrent leurs histoires respectives. Ils fouillèrent aussi le trou putride sous les monts brumeux mais ne trouvèrent aucun indices. Les lieux avaient ete désertés en grande pompe.
- Ainsi vous dites que vous avez ouie de l’activité a Dol Guldur questionna Thorn.
- Mmmm fut la réponse de Radagast. Viendrez vous avec nous voir ce qui s’y trame ?
- Oh oui s’il vous plait supplia Merry. On a besoin de votre force !
- Et puis plus on de fous et plus on rit dit Pippin que rien ne pouvait changer.
- C’est entendu ! Les orcs sont venus s’installer bien près de chez moi et je n’aime pas cela. Ils n’auraient jamais eus le courage de faire ça avant. L’ombre devra en répondre !
Ils dressèrent un campement, mangerent et firent un feu pour la nuit. Les deux Hobbits chantaient leur joie d’être en vie tout en crachant des bouffees de vieux Tobby Ils ne pensaient pas que l’aventure etait loin d’être finie mais cela n’a pas d’importance pour l’heure car ils s’endormirent, et le monde des rêves ne s’encombre pas des tracas du quotidien…. Le métamorphe attendait que Radagast s’éveille. Ce qu’il fit aux petites lueurs de l’aube. Il lui dit alors :
- On dit que la nuit porte conseil or j’ai bien réfléchit commença Thorn. Je peux partir seul ou avec vous c’est selon…. Pourquoi donc voyagez vous déguisée de la sorte Dame magicienne ? Je suis conscient que je vous doit la vie et je vous en suis reconnaissant mais ma nature est sans artifice donc je vous pose la question sans détour.
- Ainsi vous avez percé mon déguisement ? Vous avez une vue on ne peut plus percante dans ce cas. Très bien je vous expliquerai mais attendons que les Hobbits se réveillent, je n’ai pas envie de recommencer mon histoire. Elle est longue…
- A votre guise Dame magicienne ! Je n’ai pas la vue percante mais l’odorat. On peut tromper les yeux mais pas le nez…
Radagast prépara le petit dejeuner avec les mets que lui avait apporte Thorn et ils attendirent avec patience, tout en faisant connaissance a leur facon, que Merry et Pippin se reveillent. Elle fixa Thorn et songea que sous ces airs sauvages se cachait un homme d’une grande droiture : franc et direct. Puis en le voyant jeter un morceau de viande a Grisë, elle se dit : et qui plus est quelqu’un qui aime les animaux. Enfin une personne a pu voir au-dela des apparences voilà qui me réconforte… elle sortit une racine de luciolées qu’elle se mit a mastiquer tout en réfléchissant à l’histoire qu’elle allait bien pouvoir raconter.
de mieux en mieux, à croire que c´est " crit par tolkien lui même
Bon, est ce que je peux comencer et poster le premier chapiitre
![]()
Grand merci, je suis content que ca te plaise
Si tu veux mais je te conseille d´attendre car j´ai remanié un peu ma fic, et elle a gagner en qualité. J´ai pris en compte les différents avis, ici et ceux de mes potes...
Si tu veux je te repostes la fic la semaine prochaine ?
Si elle peut être meilleure encore, moi, ça me dérange pas, j´ai tout mon temps tu sais
La semaine prochaine ça serait super ![]()
No problemo
En fait elle déjà revue et corrigée mais je n´ai pas les fichiers words ici ; )
t´en fais pas, je ( nous ! ) patienterais ![]()
Un chapitre agréable à lire sans énormément de fautes ( d´ailleurs on dit " fauteurs de troubles" pas " fouteurs") L´histoire est interressante et j´attends désormais la suite^^
J´aime beaucoup...ça me remet dans l´ambiance de Tolkien et toute la magie qui l´entoure... ![]()
Merci Coyote pour cette belle histoire...j´attends avec impatience la suite!! ![]()
ta vraiment 7 ans
Merci beaucoup pour vos commentaires
Je vais essayer de ne pas vous decevoir ; )
pkmn: Yep je suis genial hein ? Non je deconne j´ai approximativement un quart de siecle
Nagla: Dsl mon pc m´a lache pendant une semaine mais je vais poster les chap modifies et la suite le week-end prochain ![]()
![]()
Naglaglasson,
Ca y est je poste les premiers chapitres revus et ameliorés... Dsl pour les autres lecteurs, vous n´avez qu´a zaper ce qui va suivre etant donné que vous l´avez déjà lu ![]()
A la recherche des Entes
Chapitre un : Retour au source
Dans un trou vivait deux Hobbits… ce n’était pas un petit trou miséreux, non ! C’était un trou luxueux et confortable… D’autant plus que ces deux Hobbits étaient les plus grands qu’il n’y ai jamais eu dans toute l’histoire de la comté. Plus grand encore que Bandobras Touque alias le taureau mugissant…
- Alors ? Tu n’as toujours pas réussi à trancher demanda Pippin.
- Non répondit Merry ! «… Je ne connais pas la moitié d’entre vous à moitié autant que je le voudrais et j’aime moins de la moitié d’entre vous à moitié autant que vous le méritez… » Hum ! Qu’est-ce que ca peut bien signifier ? Compliment ou injure ?
Un peu des deux sûrement songea Merry avec un serrement au cœur en pensant à Bilbon, Frodon, Gandalf et tout leurs amis qui avaient quitté les Havres gris. Ils ont atteint les rivages blancs depuis longtemps maintenant…
Ils se plongeaient souvent dans les souvenirs de leurs amis et, à tout ce qu’ils avaient vécu, par peur d’oublier ce qui ne doit pas l’être.
- Je ne sais pas ! Mais je sais que c’est l’heure du second petit déjeuner, dit Pippin avec un grand sourire. Le trouble de son ami ne lui avait pas échappé et, il voulait, ainsi, lui changer les idées.
- Allons, allons ! Va donc éplucher les pommes de terre ! .
- A vos ordres maître Peregrïn Touque, lanca Merry en s’activant.
La comté qui, avait été dénaturée par les maléfices de Saroumane, avait retrouvée ses lettres de noblesse et sa beauté champêtre… On entendait, à nouveau, ici et là, les rires et la joie de vivre naturelle des Hobbits. Le grand arbre des fêtes illuminait les vertes contrées. Une plaque en saule, offert par Tom Bombadil, ornait, dorénavant, le pied de l’arbre. On pouvait lire dessus : A la mémoire de Bilbon & Frodon par qui le mal fut vaincu… C’est Sam Sagace qui en avait fait la demande, afin que tous puissent leur rendre hommage, et les enfants n’aimaient rien tant que venir jouer à la guerre de l’anneau devant l’arbre.
Merry et Pippin venait de finir la boustifaille quand une volée de coups se fracassa contre la porte…Le jeune Touque alla ouvrir une porte ronde qui s’ouvrit sur le maire du village.
- Sam s’exclama Pippin. Tu montres ta ruse habituelle en venant pile-poil pour le digestif. Quel bon vent t’amène lui demanda-t-il avec un clin d’œil, car, entre son épouse, sa fille et ses fonctions, maître Sam Sagace Gamegie n’avait guère le de temps pour voir ses amis.
Sam avait repris le poid qu’il avait perdu dans les terres arides du Mordor. A première vue, il en avait même repris plus qu’il ne l’aurait du…
- Ah mais laisse le donc se mettre à l’aise avant de le harceler stupide Touque rigola Merry. Entre Sam ! Je vais aller nous faire un bon thé pendant que tu prépares ta pipe.
- Comment va Elanore ? demanda Pippin.
- Comme un charme fit Sam. C’est hallucinant de voir la vitesse à laquelle elle pousse…
Merry revint vite, avec une carafe de thé à la menthe bien chaud, et les feuilles de Longoulet à l’arôme si subtil. Les trois Hobbits bourrèrent leurs pipes concenscieusement.
- Alors que pouvons nous faire pour toi mon cher Sam ?
- En fait, je viens vous demander un petit service. Ma femme va bientôt accoucher et je ne peux m’absenter de la comtée…
Merry, les yeux écarquillés, le coupa avec precipitation :
- Mais Sam, c’est fantastique, un deuxième enfant est en route s’exclama-t-il, tout guilleret. Félicitation. C’est une fille ou un garcon ? Tu sais deja comment tu vas l’appeler ?
- Sam le chaud lapin ! Qui l’eut cru ? railla sans méchanceté Pippin.
- C’est une fille. Rosie veut l’appeler Boucle d’or et je dois avouer que l’idée me plait. Quant a toi Pippin il serait peut-être temps que tu y penses à ta descendance… Ce n’est pas en restant assis toute la journée à fumer la pipe et à boire du thé que tu vas l’assurer lui dit Sam ! Enfin ca te laissera peut-etre le temps de t’occuper de ta filleul. Cependant ce n’est pas pour ca que je viens…
Pippin sauta au plafond de joie. Il allait être le parrain de la fille de Sam. Il était aux anges. Merry l’était déjà pour Elanore et il n’avait pu s’empêcher d’être jaloux.
- Vas-y ! Crache le ton morceau, ne te fait pas prier Sam lança un Merry, encore dépité par la productivité de son maire.
Sam s’installa plus confortablement dans le feuteuil rembourré et il ralluma sa pipe qui commençait à s’éteindre. Il chercha ses mots avec soin :
- Voilà, comme vous le savez j’ai terminé le livre de monsieur Bilbon. Grand-pas m’a demandé de lui préter, afin qu’il fasse une copie à mettre dans la bibliothèque de Minas Tirith. Il ne veut pas que l’histoire se perde…
- Tu voudrais qu’on l’apporte à Aragorn demanda Merry ?
- Oui c’est ça ! Je sais bien que c’est un long voyage mais je ne peux vraiment pas m’en occuper et ca semble important pour notre roi.
- Tu penses à ce que je pense Merry s’exclama Pippin ? Voilà qui pourrait fort bien lui changer les idées songea-t-il.
- Une nouvelle aventure, une mission pour les preux Peregrïn Touque et Meriadoc Brandebouc chantonna Merry. Oui Pippin, je pense comme toi lui dit-il avec un grand sourire.
Merry et Pippin etait visiblement excité à l’idee de partir à l’aventure et de revoir leurs amis qu’ils n’avaient pas vu depuis fort longtemps.
- L’affaire est entendue alors demanda Sam ? Visiblement soulagé d’un grand poid.
- Pour sur qu’elle est entendue s’exclamèrent-ils en cœur. On partira aujourd’hui même continua Merry.
Ils raccompagnèrent leur hôte à la porte, et après moultes discutions, ils commencèrent leurs préparatifs tout en chantonnant gaiement. Ils furent vite prêt, leurs paquetages sur la croupe de leurs chevaux. Ils étaient devenus assez grand pour monter sans problème sur des chevaux de petites tailles. Aussi, les seigneurs des chevaux du Rohan leurs en avaient offert un à chacun, et pas des moindres, ils portaient les nom de : Malidhras et de Faëriod, noms qui signifient Malice et Fortiche en langage elfique. Des noms de roi songea Merry un instant avant de partir au galop.
Le voyage fut long et ennuyeux par moment ; les lieux qu’ils traversèrent étaient, pour la plupart, sécurisés depuis qu’Aragorn assurait la regence des terres du milieu. Ils s’étaient arrêtés pour loger chez Tom Bombadil et Baie d’or dans la forêt noir et ils lui avaient raconté tout ce qu’il ne connaissait pas encore. Tom n’avait pas changé d’un pouce : toujours aussi insaisissable avec ses bottes jaunes et sa manière de parler en chantant. Baie d’or, quant à elle, était toujours aussi ravissante et fraîche qu’une fleur qui vient à peine de germer. Ils restèrent une semaine entiere chez ce bon vieux Tom et quand vint le moment du départ : Tom leur fournit des mets en grand nombre et il les rencarda sur le chemin le plus sûr pour éviter les dangers. En effet, si il n’y avait plus guère d’orcs ou d’autres êtres aussi peu recommandable ; nos deux amis n’avait point pour autant oublier comment ils avaient faillit mourir etouffés par l’Homme-Saule.
Ils étaient repartit assez vite et s’étaient arrêtés à Bree pour boire quelques chopes a l’auberge du Poney fringuant avec leur ami, le tenancier Prosper Poiredebeurré ; qui ne se souvenait plus d’eux ou peu… ils lui rafraichirent la mémoire de bon cœur. L’auberge était célèbre depuis que les gens avaient appris que le roi Aragorn y avait sejourné. Les Hobbits constatèrent, amusés, que Prosper ne tarissait pas d’éloge sur Grand-pas. Ils repensaient a la facon dont l’aubergiste considérait l’ancien rôdeur à l’époque : comme un voyou ni plus ni moins. L’alcool aidant les deux amis se mirent à chanter. D’abord doucement et puis ils montèrent sur les tables et leurs voix resonnèrent dans tout le Poney fringuant :
Merry : Ah qu’on aime le goût des bonnes pintes de Bree
Pippin : De la cuvée des Trolls à l’oracle de la dive bouteille
En cœur : A longueur de journée…
Merry : mais de toutes les merveilles qu’on goute à Bree
Pippin : C’est la pinte de Prosper qui, pour nous, est sans pareille
Pippin : Au poney fringuant, c’est la que l’on s’attèle
Merry : D’une bière deux coup, sûr qu’on est vernis
En cœur : A longueur de journée…
Pippin : Et une, et deux, et trois… et toute la ribambelle
Merry : Un appel ! que ça mousse pour la masse, à la pelle
Merry : La specialite du tenancier, c’est de nous souler
Pippin : Poiredebeurré le si bien nommé, nous vois tous beurrés
En coeur : A longueur de journée…
Merry : Qu’à cela ne tienne, pour lui, on chante cette ritournelle
Pippin : Jusqu´à ce que nos voix prennent un accent de crécerelle
Une fois leur chanson finie, ils se lancèrent allègrement dans un concour d’affonage de pintes aussi, leur départ fut-il retardé à cause d’une gueule de bois carabinée. Ils mirent trois jours à s’en remettre avant de repartir.
Ils n’avaient fait que traverser Fondcomb car l’absence des elfes leurs faisait trop mal au cœur. Il en restait bien quelques uns mais aucuns que nos deux jeunes amis ne connaissaient personnelement. Qu’il était triste qu’une race qui avait tant fait pour la paix ait du quitté la terre du milieu…
Ils longèrent les mines de la Moria vers le sud, prenant la direction de l’Isengard, le chemin le plus court pour rejoindre la cité blanche. Ils n’avaient plus grand chose à craindre vu que le perfide Saroumane était mort et donc n’habitait plus en Isengard. Ils arrivèrent bientôt devant le cercle de rocher qui ceindait la tour d’Orthanc. Une tour construite il y a des ères par les ancêtres d’Aragorn : les Numenoréens. Elle était belle, jadis, maintenant elle ressemblait à son dernier habitant en date. Saroumane l’avait industrialisée. Diantre songea Pippin, elle est toujours inondée. Il se souvenait de quelle façon les Ents avait detournés un barrage pour noyer les Ourouk-haï du magicien blanc.
Ils continuèrent leur bonhomme de chemin et passèrent, non sans émotion, devant le gouffre de Helm ou tant de braves gens avaient péri en défendant Fort le Cor… ça s’était joué de peu, ils avaient tous été à deux doigts de succomber.
Or il advint qu’ils arrivèrent à Edoras la demeure des seigneurs de chevaux. Ils esperaient voir Faramir et Eowyn mais Eomer leur dit qu’ils n’étaient pas la parce qu’ils étaient en voyage de noce. Les deux Hobbit dinèrent donc en sa compagnie et ils furent heureux d’avoir bien pris soin de Malidhras et de Faeriod.
C’etait Eomer qui les leurs avait offert et, comme tout seigneur des chevaux, il aurait été fort mécontent si ils n’avaient pas été traiter avec le respect qui leur etait dû. Eomer leur avait fait ce cadeau de grande valeur pour récompenser la bravoure de Merry et de Pippin. Merry parce qu’il avait sauvé sa sœur, Eowyn la farouche Dame Blanche du Rohan. Pippin parce qu’il avait sauvé Faramir, le frère de Boromir, l’époux d’Eowyn. Ce n’est tant pour cela que pour tous leurs hauts faits. Les deux Hobbits avaient fait beaucoup, l’air de rien, pour la terre du milieu. Eomer qui pensait jadis que la guerre n’était pour les femmes et les petites gens, avait depuis lors révisé son jugement. Après tout le monde connu avait été sauvé par Frodon et Sam, qui étaient partit seul en Mordor pour détruire l’anneau de pouvoir. Et sa sœur n’avait-elle pas tué le chef des Nâzguls, celui la même que nul homme ne pouvait vaincre ?
Nos deux amis restèrent quatre jours à Edoras, ressassant leurs souvenirs et ceux du seigneur des chevaux avant de repartir.
Merry et Pippin reprirent leur route en passant par les chutes de Rauros ou ils purent à nouveau contempler les deux statues géantes de l’Argonath. Vestiges des grands rois de Numenor. Toutefois ils ne s’attardèrent pas longtemps et poursuivirent leur voyage.
Ils arrivèrent donc en vue de la cite blanche de Minas Tirith ou leur ami Grand-pas avait son trône…
Chapitre deux : La forêt en péril
… Minath Tirith, imposait son énorme stature à la vue des deux Hobbits. C’est dingue, on ne dirais jamais qu’elle a subit un siège il y a à peine deux ans et des poussieres songeait Pippin. C’est ici que j’ai mûri, ici que j’ai vu Denethor, corrompu par Sauron via le palentir, s’immoler dans les flammes de la décadence et de l’oubli… ici, aussi, que Faramir a bien faillit sombrer dans la mort par la main même de son géniteur. Tout compte fait certaines traces subsisteront toujours pensa-t-il amèrement, c’est même celles que l’on ne voit pas qui sont les plus tenaces…
Bizarrement, Merry, lui, n’était pas amer. Il songeait à avec émotion au combat d’Eowyn avec le roi des Nazgûl, le terrible sorcier d’Angmar, alors que la bataille faisait rage dans les champs de Pelennor. Il se disait qu’il était heureux d’être dans les petits papiers de la farouche Dame blanche du Rohan… ils s’interrompirent tout deux dans leurs pensées. Ils étaient arrivé devant la porte massive de la citadelle.
Le garde en faction, quand il les vit, tomba à genoux et s’exclama : « Messire Meriadoc, messire Peregrïn ! Que le soleil éclaire vos routes ! C’est un honneur et un privilège de recevoir deux des plus grands héros du troisième âge… » Gênés, les deux Hobbits se dépêchèrent de couper court au laïus du garde, et après maints et maints conciliabules, ils furent enfin introduit auprès du roi.
- Bien le bonjour Ô roi des rois, et bonjour Ô charmante étoiles du soir, s’exclamèrent nos deux jeunes amis en cœur. Ils voulurent s’agenouiller, comme le garde l’avait fait avant eux, mais ils n’en eurent point le temps… Aragorn et Arween les serraient déjà dans leurs bras.
- Allons, pas de ça entre nous mes amis ! Pas après tout ce que nous avons traversé ensemble leur dit Grand-pas. Nom qu’il avait, lui-même, donné à sa maison, en souvenir des Hobbits
- C’est toujours une joie de recevoir des Amis en notre demeure leur sourit Arween, étoile du soir. On pouvait entendre clairement la majuscule qu’elle avait employée pour les désigner.
L’étoile du soir, nue pieds comme à son habitude, était toujours aussi belle ; une beauté etherée… Un seul de ses regards pouvait foudroyer le plus indifférent des hommes, qu’il le veuille ou non. Elle était habillée d’une robe verte qui lui rendait hommage d’une façon quasi surréaliste tant elle la mettait en valeur ; elle n’en avait pourtant nul besoin. Ses oreilles pointues n’arrangeait pas les chose ; elle les empiraient si la chose est possible, conférant à son visage un charme indéniable. Aragorn, malgré sa tunique royale, était fidèle a lui même : il ressemblait toujours autant à un rôdeur des dunedains…
- Une joie réciproque qui ne dépasse pas, loin s’en faut, votre beauté Dame Arween lui répondit Merry
- Certes, une beauté qui n’a rien à envier à la légendaire Luthien, enchaîna Pippin riant déjà aux éclats.
- Arween leur fit un radieux sourire. Vos mots sont comme les étoiles, mes amis Hobbits : Ils illuminent le ciel et brillent haut dedans, leur répondit-elle.
- Je pense deviner ce qui vous amènent, dit Argorn. Mais qu’en est-il de Sam ? N’était-ce pas lui qui devait apporter le grand livre rouge de la marche ?
- Oui répondit Merry. Mais il se trouve que notre jeune ami joufflu attend un second enfant…
- Il n’en a pas l’air mais il devenu productif depuis son retour des monts du destin, enchaîna Pippin en riant.
- Quel heureuse nouvelle s’exclama Aragorn, ravi.
- Il faudra organiser une réception digne de celles de Bilbon pour marquer l’évènement dit Arween, émue. Elle ne le savait pas encore mais elle allait bientôt faire de même.
- Vous devriez venir plus souvent lança Aragorn. N’attendez point d’avoir une raison officielle ! Vous nous avez manqués… Il s’empara du livre que Merry lui tendait et le remercia.
- Ca vous dirait un banquet ? Demanda la décidément très charmante étoile du soir, bien qu’elle connaissait déjà la réponse. Elle savait l’amour des Hobbits pour la boustifaille.
- Pour sur que ça nous dit bien, répondit je jeune Brandebouc.
- Je dirais même plus : on attend ca depuis qu’on a traversé l’Isengard enchaîna Pippin, dont l’estomac criait famine. Alors qu’il avait mangé il y a à peine une heure…
- Soit dit Aragorn. Venez ! Allons nous mettre à l’aise et fumons une bonne pipe de vieux Tobby ! En fait, il avait déjà donné des ordres quand il avait appris qu’ils arrivaient.
La soirée se passa dans la joie et la bonne humeur des retrouvailles… Les deux Hobbits restèrent au moins deux semaine et eurent même la chance de festoyer avec la Dame blanche du Rohan et l’intendant Faramir qui, revenant de leur voyage de noce, en avait profité pour venir saluer Aragorn… Ainsi oublièrent-ils pour quelques temps leurs amis disparus mais, hélas, après un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, la nostalgie revint poindre le bout de son nez…Aussi, ils firent leurs adieux au roi et à la délicieuse reine elfique ( Faramir et Eowyn étaient déjà repartit gérer Edoras, le palais des seigneur des chevaux), en leur expliquant qu’ils comptaient rendre visite à ce « vieil hirsute » de Sylvebarbe.
Grand-pas leur recommanda de faire vite, car une surprise les attendait là-bas. Les deux Hobbits, dont la patience était loin d’être le point fort, insistèrent bien pour lui arracher les vers du nez mais c’était cause perdue… Aragorn, qui savait fort bien se montrer têtu, resta bouche close. Après des, donc, des adieux larmoyants et des promesses de retours, les Hobbits enfourchèrent Malidhras et Faëriod et s’en allèrent vers Fangorn, plus vieille forêt du monde connu et mère patrie des Ents… Ils y arrivèrent bien vite et quel ne fut pas leur surprise ( c’était donc ça) de tomber nez à nez sur un nain et un elfe en train de se disputer…
- Non Legolas ! Cette forêt n’est pas aussi jolie que les montagnes bleues, tempêta Gimli. Elle est vieille et rachitique… Entendant un grondement sourd, il se reprit : Heu… je voulais dire qu’elle désuète et trop feuillue, marmonna-t-il dans sa barbe.
- Parlons en des montagnes bleues… Un cloaque pour femme à barbe, des odeurs aux relents de renfermer et de la pierre aussi grise que le cafard, contre-attaqua Legolas. Amusé par les sautes d’humeur de son compagnon. Il savait bien que le nain ne pensait pas vraiment ce qu’il disait.
Merry et Pippin les contemplèrent se disputer avec joie. Voilà qui leur rappelait le bon vieux temps ou ces deux la ne manquait jamais une occasion de railler l’autre. Puis ils decidèrent de s’annoncer et d’interrompre cet excès d’amabilité :
- Legolas, Gimli ! intervinrent les deux Hobbits, coupant court aux jérémiades de leurs amis.
- Par la barbe de Thorin ! S’exclama le Gimli. Mes amis, vous ici ! Mais comment cela se fait-il ? Aux bafouillements du nain, on se rendait bien compte qu’il avait du mal à se remettre de ses émotions…
- Quelle heureuse coincidence, enchaîna Legolas. C’est une joie de vous voir messieurs Peregrïn Touque et Meriadoc Brandebouc. Une étoile brille assurément sur l’heure de notre rencontre.
- Décidément, si notre voyage n’a pas été riche en action, il l’a été en rencontres heureuses… C’est toujours un plaisir de vous voir, répondit joyeusement Merry.
- Certes enchaîna Pippin. Je suis bien content, moi aussi, de vous voir. Nous sommes venu apporter à Aragorn le livre rouge de la marche qui était achevé et, on a décidé par la même occasion, de venir saluer ce bon vieil Ent de Sylvebarbe. Mais et vous ? Que faites vous donc ici ?
Legolas et Gimli se regardèrent avec un grand sourire complice. Jamais il n’y eut dans toute la terre du milieu, une amitié aussi paradoxale mais néanmoins aussi forte.
- Oh, nous on est revenu de notre visite des montagnes bleues et, comme je l’avais promis à ces grandes oreilles pointues d’elfe, qui pourtant n’entendent pas grand-chose railla le nain, je suis venu avec lui visiter Fangorn…
- On se disputait pour se départager sur le plus beau lieu des deux, repris l’elfe, mais les nains ne connaissent rien à la beauté.
Merry et Pippin constatèrent avec amusement que leurs amis n’avaient pas changés : toujours en train de se crêper le chignon pour des broutilles, alors qu’en fin de compte, c’étaient les meilleurs amis du monde. Quel surprenant duo que ce nain et cet elfe qui, étaient un vrai paradoxe vivant pour leur peuple ; en effet, c’est bien connu, les elfes et les nains ne savent pas se voir depuis une sombre histoire dont j’ai oublié le motif.
Ils campèrent et festoyèrent ensemble toute la nuit à l’orée de Fangorn et, échangèrent maints et maints souvenirs avant de s’endormir sous la douce lueur d’Isil la fleur de lune, dernier vestige des deux arbres de Valinor : Telperion et laurelin…
Ils s’éveillèrent sous la lumière radieuse d’Anar le fruit du soleil… Isil et Anar étaient nés des larmes de Nienna et des complaintes de Yavanna, les deux Déesses grâce à qui nous ne vivons pas dans le noir. Si on écoute bien, quand le soleil ou la lune brille de leur pleine lumière, on peut encore entendre la musique des Ainurs qui créa le monde…
Merry et Pippin se mirent à la recherche de Sylvebarbe après avoir fait leurs adieux à Legolas et à Gimli, qui, bien que le regrettant, devaient continuer leur route plus à l’ouest… Nos deux jeunes Hobbits s’enfoncèrent vers le cœur de la forêt et, sauvés in extremis par un énorme raffut, ils faillirent une fois de plus se faire écrasés par un immense arbre à la barbe argentée…
- Ramures et brindilles, noix et bourgeons ! N’est-ce point là mes deux jeunes amis, mes deux petits orcs préférés ? Visiblement la voix caverneuse de Sylvebarbe s’exprimait toujours aussi lentement.
- Salut vieille branche, s’exclama Pippin ! Son cœur battait encore la chamade car ne l’oublions pas, un peu plus et il avait faillit finir aussi plat que la feuille sur laquelle il venait de poser son pied.
- Sylvebarbe renchérit Merry avec un rire, je vais finir par croire que tu nous en veux à vouloir nous écraser de la sorte.
- Waroum ! Ne soyez pas si hâtif dans vos propos maître Meriadoc ! Vous êtes tellement petit qu’on ne vous voit pas au premier coup d’œil. Venez ! Grimpez sur mes branches je vous emmènes dans un lieu moins dangereux.
Nos deux compères n’avaient pas oublié que beaucoup d’arbre avait le cœur noirci par les années et l’immobilité et, les autres, ne font pas facilement confiance à tout ce qui marche sur deux jambes… aussi courtes soient-elles. Il les emmena dans sa demeure au cœur de Fangorn. Arrivés là, le vieil Ent leur proposa bien de la bonne eau entique mais les deux Hobbits refusèrent avec précipitation.
- Non, non s’exclama Merry en riant ! Nous ne serions plus des Hobbits mais des hommes très petits…
- … ou alors des nains très grands enchaîna Pippin avec un clin d’œil à son ami. Mais comment vas-tu vieilles branches ? C’est pour avoir de tes nouvelles que nous sommes venus…
- Avez-vous regarder dans votre comtée après les Entes ?
- Oui répondit Merry, mais je le regret de dire qu’elles n’y sont point.
Il n’avait pas oublie. Il se souvenait encore du poême de Sylvebarbe à ce sujet. Un poême qui racontait comment les Ents avaient perdu les femmes Entes… Il avait cru alors qu’elle étaient morte mais le vieil Ent barbu les avaient détrompés. « Mortes ? Elles ne sont pas mortes, nous les avons perdu et ne les avons jamais retrouvées… ». Ah ces Ents, quels phénomènes se dit il avec une ébauche de sourire en pensant à l’incongru de la situation.
- Waroum ! Ca ne va pas fort, nous devenons petit à petit immuable…
- Comment ça immuable l’interrompèrent-ils ?
- Ce sont les elfes qui nous ont donnés la parole et, comme ils ont quittés la terre du milieu, la magie verte disparaît peu à peu. Il y a encore quelques elfes mais eux aussi sont condamnés à disparaître. Nous commençons à prendre racine.
- Mais c’est horrible s’exclama Pippin. Il passa une main sur ses yeux pour effacer les larmes qui commençait à y perler.
- N’y a-t-il rien que vous puissiez faire ? Rien pour y parer balbutia un Merry dépité.
- Si nous n’avions pas perdu les Entes, nous pourrions subsisté. Même si nous prenons racine, avec les Entes nous pouvons encore produire de jeunes Entures. Sans elles nous ne pouvons transmettre nos bourgeons de branches en branches.
- Mais vous ne pouvez pas finir comme ça, s’exclama Pippin. Vous êtes l’âme de la terre. Sans vous la terre du milieu aurait succombée aux assauts de Saroumane. Et il ne pus se retenir… il éclata en sanglots.
Merry était rongé par le remord…Et dire que j’ai pris ça à la rigolade. Non, ce n’est pas possible ! Les Ents ne peuvent pas disparaître ainsi, c’est trop atroce. Ils n’ont jamais rien fait de mal, tout ce qu’ils veulent s’est de l’eau, un peu de soleil et une forêt… Il pleurait sans retenue quand soudain, il se souvint d’un détail qui pourrait peut-être changer le cour du destioné. Oui Gandalf l’avait mentionné jadis, mais il n’y avait pas prêté attention… Oui se dit-il, lui pourrait sûrement nous renseigner…
- Pippin, Pippin, tu ne te souviens de ce que Gandalf nous avait dit en parlant des Istari ? Il avait dit alors qu’ils étaient cinqmagiciens, dont trois à opérer en terre du milieu… Tu ne te souviens plus du nom du troisième ?
Pippin ne voyait pas ou il voulait en venir puis il eut, lui aussi, l’illumination. Mais oui ! Bon sang mais c’est bien sur ! C’était un magicien de la nature, Gandalf leurs avaient d’ailleurs dit qu’il préférait la compagnie de la nature et des animaux à toutes les autres races de la terre du milieu…. C’est lui qui était à l’origine de l’amitié des aigles et de leur seigneur Thorondor. C’est grâce à lui que Gandalf pouvait monter le Dieu des chevaux, Grispoil. Ca y est je sais…
- Merry ! Je sais…. Tu veux parler de Radagast le brun, le magicien de la nature.
- Oui c’est bien ça s’exclama le Hobbit qui sentait une touche d’espoir renaître en lui. Tout n’est pas encore perdu….Sylvebarbe, mon ami, nous partons derechef…
- Oui dit Pippin. Nous partons… nous partons à la recherche des Entes !
Chapitre 3 : l’ombre sur la montagne
Malidhras et Faëriod conduisaient leurs fardeaux en direction de la foret de Mirkwood. En fait, ils longeaient l’Anduin en remontant vers le nord. Leurs jeunes maîtres avaient eu l’idee saugrenue de partir à l’aventure, ce qui n’était pas pour leur déplaire… ils pestaient juste parce que ça faisait déjà un bon moment qu’ils cavalaient ; ils n’avaient fait qu’un court arrêt dans les écuries de Minas Tirith, le temps que les deux Hobbits consultent les archives de la bibliothèque. Juste le temps de brouter trois touffes d’herbes et de les faire descendre avec une lampée d’eau que les deux pauvres chevaux étaient déjà sollicites pour repartir…
Merry et Pippin étaient excités. D’un coté ils se réjouissaient de ce qu’ils avaient appris dans les archives de Minas.Tirith, à savoir : que Radagast le brun habitait a l’orée de Mirkwood. D’un autre coté, ils savaient que la vieille forêt était la plus grande de toutes celles du monde connu et que ce ne serait peut-être pas facile. Ils craignaient aussi que Radagast ait quitté les terres du milieu ou qu’il ne soit tout simplement pas là. Que feraient ils alors ? Le succès de leur mission reposait en grande partie sur le savoir supposé du magicien brun.
Ils avaient lus dans les archives des choses toutes plus surprenantes les unes par rapport aux autres sur Radagast. Il était dit que la nature chantait sa venue partout ou il passait. Que c’était un maître oiselier qui connaissait chaques plantes, fleurs, arbres et chaques animal par son petit nom. On disait aussi que nul en terre du milieu n’avait jamais vu son visage car une capuche le lui recouvrait tout le temps. Meme Gandalf le maître du savoir par excellence pour tout ce qui est légendes, mythes, et sur les différentes races et gens, ne le connaissait que par oui-dire. Certes ils s’étaient déjà entretenus ensemble mais en aucun cas Radagast ne s’était dévoilé. Les deux Hobbits auraient pu s’en inquieter mais on disait aussi que jamais personne n’avait entendu qu’il ait quelques mauvaises actions à se reprocher. Ce type était un vrai mystère pour tous. Un mystère roulé dans une énigme et enveloppé dans une devinette…
Ils arrivèrent dans un champ ou les fleurs poussaient bon train, au travers d’herbes dont le vert était si brillant qu’on en était pratiquement hypnotisé. La belle eau bleue de l’Anduin s’écoulait tranquillement à leur gauche et derrière eux, s’esquissaient les flancs majestueux de l’Emyn Muil. Merry sembla s’apercevoir de quelque chose, il tira doucement sur les rênes et fit signe à son ami de s’arrêter, puis il mit pied a terre.
- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Pippin en descendant de Faëriod.
- Rien si ce n’est que je me suis aperçu de la mauvais humeur de nos quadrupèdes répondit un Merry railleur Ca fait longtemps qu’ils galopent, ils leur faut du repos. Et a nous aussi d’ailleurs fit-il , esquivant en riant un assaut de Malidhras qui n’appréciait pas la plaisanterie.
- Te voila prevenu Merry ! On ne se moque pas impunément d’un seigneur cheval fit Pippin en s’installant sur l’herbe moelleuse. Il sortit amoureusement des feuilles de Longoulet et bourra consciencieusement sa pipe..
- Pffff tu peux causer crétin de Touque ! lui dit Merry avec un clin d’oeil.
Et ils éclatèrent de rire... Merry avait parfaitement imité Gandalf. Il se pressa d’allumer un feu et rejoingnit son ami, qui n’arrivait pas à reprendre sa respiration tant il riait.
Des cercles vaporeux ne tardèrent pas à s’élever ; à l’écart de la fumée provoquée par les braises, mais en harmonie. Nos deux jeunes compères étaient assis côte à côte ; bras dessus bras dessous. Ils commencèrent bientôt a chanter d’une seule voix, entraînante :
Qu’on aime les ronds brumeux, qui s’élèvent dans la nuit
Y a pas a dire, c’est une folie
C’est un péché, ça nous détruit
Mais que ne donnerions-nous pas, pour du bon vieux Tobby
Qu’on aime les vents, qui expulsent les noires rancunes
Ni une ni deux, on l’allume
C’est la fumée, c’est la brume
Mais les ondes parfaites, seules, filent droit vers la lune
Qu’on aime les nuages féeriques, que souffle le pèlerin gris
Une bonne bouffée, c’est du tout cuit
Du roi Elassar l’élu, au nain barbu Gimli
Oh Oui, oh oui,… ils ont tous répondu… oui
C’est ainsi qu’ils veillèrent assez tard et ils s’endormirent avec les échos de leur chant. Ils furent réveillés par Faëriod et Malidhras qui tiraient sur leurs couvertures respectives. En effet, les chevaux vibraient d’énergie, ils étaient déjà prêts à repartir à l’aventure.
Merry et Pippin se levèrent beaucoup moins en forme que leurs amis à quattres pattes. Ils « second petit-dejeunèrent » car ils avaient déjà louper le premier et, ils repartirent au grand galop vers le nord. Ils continuèrent ainsi jusqu’à ce que le soir tombe. Sur leur gauche s’étendait la foret doree de la Lothlorien avec le gris de la Moria en arrière plan ; sur leur droite, Dol Guldur et les terres brunes avec ses landes désechées. Un peu plus au nord Mirkwood commençait à poindre le bout de son nez. Jugeant l’endroit à leur goût, ils firent halte, allumèrent un feu et ressassèrent leurs souvenirs en bourrant leurs pipes.
Ils se souvinrent donc de la sublime Ghaladriel, la dame de Lorien, de sa chevelure d’or foncé ( si belle que le nain Gimli lui demanda un de ses cheveux alors qu’il aurait pu avoir toutes les richesses du monde), de ses yeux etoilés. Si Arween était l’étoile du soir, Ghaladriel était l’étoile du matin et sa beauté n’avait rien à lui envier. Ils portaient encore les poignards qu’elle leur avait offert : les poignards des Noldor, qui les avaient sauvés maints fois.
Les Noldor, ceux la même qui avaient créee les palantir. C’est grâce à leur ancêtre Fëanor, créateur des joyaux connus sous le nom des silmarils, que les Valars purent conservés un peu de la splendeur des deux arbres : Telperion et Laurelïn, qui éclairait la terre du milieu au temps jadis. A cause de l’eclat de ces joyaux, et comme vous le savez déjà, des larmes de Nienna mêlées à la complainte de Yvanna : naquirent Isil la fleur de lune et Anar le fruit du soleil, qui luisent encore de nos jour empêchant les ténèbres de recouvrir le monde.
- Tu n’as pas faim ? demanda Merry a son compagnon.
- Bien sur que si gros bêta ! repondit Pippin. Comment peux-tu encore poser la question ?
- Oh ca va ! Si j’attrape quelque chose, je te laisserais saliver devant vil Hobbit !
- Allons ne soit pas si prompt a la colere ! Ce n’était qu’une petite boutade fit Pippin avec un clin d’œil à son ami.
Ils décidèrent donc de passer la nuit ici et leurs provisons s’amenuisant, ils allèrent poser quelques pièges dans l’espoir d’attraper un lapin ou l’autre. Ils attendirent longtemps avant qu’un lapin famélique eut la bonté de se laisse prendre au piège. Pippin se chargea de préparer le repas et l’épica de ce délicieux sel ; un cadeau de Sam pour son anniversaire. Merry le regardait faire n’en pouvant plus d’attendre.
Ils etaient en pleine digestion quand ils entendirent une étrange rumeur : des éclats de voix qui couvraient un appel apeuré. Le cri était trop aigu pour appartenir à des adultes ; et, les éclats de voix étaient trop ineptes pour appartenir à un homme ou à un elfe…
- Tu as entendu ça Merry ? demanda Pippin. Qu’est-ce que ça peut bien être ?
- Je ne sais pas. On aurait dit des hurlements. Je dirais même plus : on dirait des cris d’enfants lui répondit son ami avec un frémissement.
- Ca venait de tout près. Qu’est-ce qu’on fait ?
- Le bruit venait d’un peu plus au sud, du bord de l’Anduin. Viens Pippin, on va jeter un œil discrètement.
Nos deux jeunes amis s’approchèrent en catimini de la source du tumulte. Ce qu’ils virent alors leur glaça le sang d’une façon radicale et ils mirent longtemps à s’en remettre : quatre gobelins portaient de bien innocents fardeaux sous l’égide d’un orc. Mais était-ce bien un orc ?
Les porteurs étaient tout ce qu’il y a de peu ragoûtant. Le meneur, quant à lui était, certes, terrifiant, mais pas de la même manière. Sa tenue montrait qu’il avait un certain rang supérieur à ses larbins et, si sa parure était plus riche et moins primaire que celle des autres, ça ne le rendait pas plus attrayant, loin s’en faut… il se dégageait de lui une aura glaciale et haineuse mais ce qui était vraiment horrible c’est qu’on devinait sous sa sombre apparence, une origine triple…
Ce que nos Hobbits ne savaient pas c’est que celui la était un des plus fidèle lieutenant de Saroumane. Ce fou ( Saroumane pas le lieutenant) avait réussi à croiser un homme, un elfe et un orc et ils avaient le résultat sous leurs yeux. Ils s’arrêtèrent à distance raisonnable afin d’écouter ce que ces « charmantes » créatures disaient.
- J’ai grand faim. Est-ce qu’on ne pourrait pas juste leur manger les cuisses Seigneur Gorgoth ? fit l’un des gobelins.
- Oui un tout petit bout. Enchaînèrent les autres avec optimisme.
- Non cela suffit ou c’est vous que je donne en guise d’amuse gueule à l’ombre de la montagne ! Ou encore à ses « cheries » ! A ces mots les gobelins déglutirent de frayeur et se firent petit.
- Bon ! Toi et toi fit Gorgoth en désignant deux de ses sbires. Vous posez ces enfants ici et vous attendez. Les autres vous venez avec moi.
Gorgoth s’en alla, suivit de ces deux sous-fifres, en direction de l’est vers la foret de Mirkwood. Les deux autre gobelins attendait son retour en pincant leurs paquets pour passer le temps ; des pleurs leurs répondaient, ils en rigolaient tout a leur plaisir…
La fibre héroïque de Meriadoc Brandebouc et de Peregrïn Touque vibra. D’un commun accord ils décidèrent de porter secours à ces enfants car ils savaient à présent ce que cachaient ces sacs à patates. Ils arrivèrent à pas de loups dans le dos des deux gobbelins, qui étaient encore présent, et les tuèrent sans remord d’un coup de poignard elfique bien senti.
Ils ouvrirent les sacs pour découvrir quatre enfants qui les regardaient avec des yeux peu rassurés. Deux humains et deux elfes, qu’est-ce qu’ils comptaient en faire ? Et qui était cette ombre à qui ils devaient être livrés ? Ils décidèrent de se séparer de leurs chevaux afin qu’ils conduisent les enfant auprès du roi. Comme ca ils feraient d’une pierre deux coups : ils les conduiraient en lieu sur et avertirai, par la même occasion, Grand-pas de ce qui se tramait…
- Pouah ! Quels êtres répugnant fit Pippin. J’espère que les enfants arriveront sain et sauf…
- Ca tu l’as dis ! Ne t’inquiète pas le rassura Merry. Ce ne sont pas de simples chevaux, ils les ameneront à Aragorn. Sois en certain !
Pendant que Pippin fouillait la barque qui bordait l’Anduin ( afin d’y trouver des indices), Merry alla assoir les enfants sur Faëriod et Malidhras qui eurent pour instruction de les amener, en sureté et sans détour, à Minas Tirith… ils devraient, dorénavant, se passer de chevaux pour un bout de temps.
Merry allait rejoindre son ami quand des bras musclés et malodorants s’emparèrent de lui…
- Pippin ! Pippin ! cria Merry voulant le prévenir du danger.
Pippin se retourna et il eu juste le temps de voir une vingtaine d’orcs et de gobelins et son compagnon qui se faisait maîtrisé avant de chuter de la barque, une flèche dans l’épaule, il coula à pic dans l’Anduin. Quand il se réveilla Pippin était seul…
Voili-voilou
Pour les lecteurs, la suite arrivera samedi prochain sans faute ; )
Et merci de votre patience ![]()
merci beaucoup coyote, je post àa dès ce soir,
encore un GRAND
![]()
je vais poster les chpitres 1 à 3
veus tu faire des changements dans les suivants ou pas ?
C´est très fort. J´aime beaucoup Tolkien et s´il n´est pas dur de faire des fics SdA, il est en revanche très difficile ( voire impossible) de le faire au niveau de Tolkien. La tienne ne démérite pas.
Quelques précisions techniques:
Le croisement d´un elfe et d´un homme est très rare et d´après mes souvenirs cela n´est arrivé que trois fois dans l´histoire du monde. La dernière est Aragorn et Arwen, une autre est Beren et Luthien. Comme c´est vraiment exeptionnel dans cet univers et qu´à chaque fois cela revêt une importance primordiale je doute que ton chef des orcs soit le croisement d´un orc, d´un humain ( d´accord) ET d´un elfe ( pas d´accord).
Les deux derniers istari sont les " mages bleus", Alatar et Pallando. Ils se rendent à l´est des terres du milieu pour une activité " missionnaire" après leur arrivée, et ils ne reviennent jamais. On ne sait pas s´ils sont morts ou s´ils ont été réduits en servitude par Sauron. Peut-être fondateurs de cultes secrets et de traditions magiques qui persistent après la chute de Sauron.
Radagast a trahi la cause pour laquelle il avait été envoyé en terre du milieu car, épris d´amour pour les bêtes et les oiseaux il renonce à la compagnie des elfes et des hommes. Gandalf est le seul à être resté fidèle.
Source: contes et légendes inachevées, tome 3.
Bon courage pour la suite!
Je n´ai pas lu, mais j´ai une question avant ( peut être a-t-elle deja été posé), mais y´a t-il vraiment un " e" à la fin de Entes? Moi je pensais que c´était Ents.
Bref, je chipote, mais c´est juste pour savoir, si j´ai bon ou pas.
Je vais de ce pas lire ta fic!