Bonjour, voici le début de 'Les Colonies Terrestres'
La fin de matinée était éclairée par un soleil éblouissant au milieu d’un ciel d’un magnifique bleu turquoise, mais de la ville, il paraissait bleu foncé après être passé à travers le champ de force. Au sud, un long bâtiment couronné de six coupoles dorés, telle celle qui orné les invalides, il y a plusieurs siècles, occupait le front de mer. Au delà, s’étendait la étendue lisse d’eau d’un bleu-vert troublé uniquement par une agglomération de navire blindés, au sud-ouest.
Sur le toit du bâtiment, une trentaine de soldat en armure légère bleue s’activaient autour des coupoles qui protégeaient une dizaine de tourelles de défense. D’autres soldats répétaient ce manège sur les autres toits de la ville, et dans les rues, un grand nombre de véhicules blindés et de transport se déplaçaient vers le nord de la ville. Tout ce monde s’agitait sous les yeux verts d’un homme qui scrutait le ciel depuis un immeuble noir de trente étages, entouré d’un champ de force particulier.
Assis dans un fauteuil à haut-dossier, un homme en uniforme bleu, avec trois étoiles rouge sur ses épaulières et une vingtaine de médailles sur la poitrine regardait à travers la fenêtre de son bureau situé au vingtième étage. Derrière la chaise, se trouvait un bureau noir en matériaux composites, et plus loin deux chaises de métal devant un mur recouvert d’un tapis électrique qui affichait, à ce moment-là, une magnifique forêt, mais son utilisation principale était de servir d’écran lors des briefings. Son regard suivait l’évolution des chasseurs ou des vaisseaux de transport de l’armée française et de ses alliés qui volaient à l’intérieur du champ de force qui protégeait l’ex-principauté de Monaco, plutôt que les mouvements au sol. Certaine partie du champ de force se désactivait quelques instants laissant entrer ou sortir un vaisseau, ou un navire.
Malgré l’effervescence qui régnait au centre de commandement de l’état-major, le général français, Hugo de Zolac restait dans son bureau à regarder le va et vient des vaisseaux car il attendait un important courrier. Au bout d’une demi-heure d’attente, l’un des vaisseaux avec une cocarde aux couleurs de la France, et l’inscription ’12 RIC’ sur le dessus, attira son attention. Cette marque indiquait l’appartenance de l’appareil au douzième régiment d’interception des communications, que le général dirigeait personnellement. Ce régiment à pour mission particulière d’intercepter toutes les émissions des colonies des extraterrestres. La veille, il avait reçu un message du chef des traducteurs, un colonel de son régiment, l’informant qu’un message provenant de la colonie de la Nouvelle-Lutèce avait été intercepté par une base alpine Puis, grâce à un tunnel de fibre optique, il avait été transféré, presque instantanément au service des traducteurs, à Nice. Une fois traduit, celui-ci était parti pour Monaco dans un transport léger du ’12 RIC’, le général la voulant sur papier et cela rendait le risque d’interception plus faible. Ce message semblait important au vue de sa longueur, le plus long jamais intercepté. Et c’est ce vaisseau qui devait l’apporter.
De Zolac fit pivoter sa chaise pour se remettre en face de son bureau. Il appuya sur un bouton vert, situé sur une console verticale à sa gauche, pour faire apparaitre un hologramme. Une fois celui-ci stabilisé, il entra son code sur le clavier virtuel pour allumer l’écran de contrôle de l’hologramme, et à qui il demanda oralement d’afficher ce que voyait la caméra 29, l’une de celles qui surveillaient la piste d’atterrissage réservée aux vaisseaux de son régiment. Après quelques grésillements, un hangar apparut à l’écran, on y voyait des ouvriers, en blouse verte, qui étaient prêts à intervenir sur le vaisseau en approche et une dizaine de soldat, revêtus d’une épaisse armure bleue, montaient la garde. Deux d’entre eux se trouvaient dans des tourelles à décharges électromagnétiques. Sur trois des côtés, le hangar était fermé par des murs blancs où l’on pouvait distinguer une grande porte sur chacun de ceux-ci. Alors que sur le quatrième côté un champ de force fermait le hangar. Après qu’une suite de bips sonores aient retentis dans le hangar, deux ingénieurs, situés devant une console aux multiples écrans, tapèrent un code et abaissèrent chacun une manette, créant ainsi une ouverture dans le champ de force. Un petit vaisseau circulaire, noir et bleu orné de la cocarde bleu, blanc et rouge, traversa le trou et le champ de force reprit sa forme initiale immédiatement.
Un cercle de diode rouge s’alluma pour guider le vaisseau jusqu’à la place où il devait atterrir. Après que le vaisseau se soit posé sur l’emplacement réservé aux vaisseaux de son gabarit, du centre du vaisseau, une capsule descendit à la manière d’un ascenseur, et trois soldats en armure bleu en sortirent à l’ouverture d’une porte coulissante. Contrairement aux soldats qui gardaient le hangar, ils portaient des armures plus légères et des chevrons jaunes sur leurs épaulières marquant leur grade respectif, un lieutenant et deux sergents, dont l’un des deux se distinguait par une main métallique qui dépassait de sa manche gauche d’uniforme.
Le colonel s’avança suivi des deux sergents, et s’adressa à un garde :
-Menez nous rapidement au général De Zolac !
Un soldat ouvrit une porte, et les pria de le suivre tandis que deux autres soldats prirent place derrières les trois gradés. Le général suivit leur avancée vers son bureau, en changeant sept fois de caméras. Ils passèrent à travers plusieurs couloirs et prirent un ascenseur. Arrivés dans le couloir où le bureau du général était situé, le garde qui menait le groupe leur indiqua la quatrième porte sur leur droite avant de repartir vers le hangar avec ses deux acolytes.
Les trois gradés avancèrent vers la porte désignée au moment où ils allaient appuyer sur le moniteur vidéo pour se signaler au général, ils entendirent la voix de leur supérieur leur donnant l’ordre d’entrer et plus vite que ça. La porte s’ouvrit devant eux révélant un homme dans la force de l’âge dans un uniforme bleu aux épaulières couleur or, et sur le devant une vingtaine de médailles que le général gardait sur lui tout le temps.
-Lieutenant Riaz, on m’avait annoncé que votre arrivée était programmée, il y a plus d’une heure. Comment avez-vous rallongé un voyage d’une durée habituelle d’une demi-heure de plus d’une heure ?
-Général, nous avons du emprunter le champ de force sous-marin pour éviter deux patrouilles extraterrestres qui survolaient la côte Méditerranéenne.
-Enfin, peu importe, mais donnez-moi cette traduction tout de suite et allez rendre compte au QG de Turin et cette fois allez-y directement. Volez en rase-motte dans les vallées alpines, si vous voulez, mais soyez arriver dans moins de deux heures.
Le sergent à la main métallique s’avança et tendis un épais dossier au général avec sa main valide, puis les trois gradés saluèrent et tournèrent les talons, et s’empressèrent de se diriger vers la sortie.
A peine furent-ils avalés par les portes du bureau, que le général ouvrit le dossier sur lequel était inscrit :
‘Traduction du message LC 17B 45 intercepté le 14 février’
Il se mit à lire l’introduction rédigée par le service de traduction :
Date de départ en vaisseau : 17 février 3560
Lieu de départ : service de traduction de Nice
Sujet : Transmission d’une copie papier à l’état-major français basé à Monaco d’un message émis par la colonie de la nouvelle Lutèce et intercepté par la base d’écoute du lac de Chamossière.
Nous avons intercepté un message d’une longueur inhabituelle dont la traduction malgré nos puissants programmes de traduction de la langue des envahisseurs nous à pris plus de trois jours non-stop. Ce message est une alternance de plus d’une centaine de partie réparties en trois catégories, un carnet de bord du voyage de l’historien Nouishigar, une étude des archives historiques post troisième guerre mondiale saisie lors de leur invasion de Paris et une étude sur un couple qui vivaient sur leur planète d’origine à une époque qui pourrait correspondre à notre début du XVIIIème siècle. Cependant nous avons laissé ces trois parties telles qu’elles étaient dans le message. Cette dernière partie au moins semble destinée à être publié. Nous avons joint le message séparé en trois.
Note de Traduction : les noms propres ne sont pas traduits, s’il s’agit d’un lieu de la Terre, il sera traduit entre parenthèse. Certains mots ou structures grammaticales n’ont pu être traduit avec exactitude, nous signalons ces passages entre * et une explication entre parenthèse.
Caractéristique du message :
Destinataire : Grande Bibliothèque de *Polmogor* (leur planète d’origine)
Lieu d’émission : *Juviare, Go One Notare* (Nouvelle Lutèce, La Sans Magie soit la Terre)
Pièces-jointes : trois, chaque parties séparées les unes des autres
PS : Nous avons souhaité faire une précision sur des gens mentionnés dans le message dans lequel aucune précision particulière n’est apporté sur cette ‘race’. D’après nous, cela est nécessaire pour la compréhension de certaines parties du texte. Nous nous sommes donc adressés à deux de nos historiens qui ont étudié les textes dont nous disposons sur la planète Polmogor pour avoir une explication de ce qu’étaient les observateurs. Ceux sont des êtres semi-divins créés par les dieux pour narrer la vie des personnes qui sont destinés à jouer un rôle majeur, de cela nous sommes sûrs. La suite n’est que supposition de leur part : un observateur, chacun ayant un style particulier, écrit dans un cahier et en change à chaque étape importante de la vie de celui qu’il suit, il parle comme un narrateur omniscient.
L’équipe de traduction du sergent Lioer.
Signature du responsable : Colonel Faulabère
Bonjour
.
Je vais commenter en deux temps : en premier lieu un petit relevé des fautes que j'aurais trouvé (je ne fais que les trois premiers paragraphes, parce que je ne suis pas doué et que ça prend bien trop de temps, en tout cas bien plus que je n'en dispose aujourd'hui pour lire ), puis quelque chose de plus large sur le fond et la forme.
" telle celle qui orné les invalides"
ornait
" Au delà, s’étendait la étendue lisse d’eau d’un bleu-vert troublé uniquement par une agglomération de navire blindés, au sud-ouest. "
la étendue, ça ne marche pas. La première virgule me semble peu judicieuse.
"Sur le toit du bâtiment, une trentaine de soldat en armure légère bleue s’activaient autour des coupoles qui protégeaient une dizaine de tourelles de défense."
soldats (pluriel, et non pas singulier), problèmes autour de la construction des adjectifs des armures (au pluriel aussi, sinon c'est une erreur me semble-t-il.), coupoles (répétition).
" D’autres soldats répétaient ce manège sur les autres toits de la ville, et dans les rues, un grand nombre de véhicules blindés et de transport se déplaçaient vers le nord de la ville. "
répétitions de soldats, ville et toits.
" Assis dans un fauteuil à haut-dossier, un homme en uniforme bleu, avec trois étoiles rouge sur ses épaulières et une vingtaine de médailles sur la poitrine regardait à travers la fenêtre de son bureau situé au vingtième étage."
répétition de "étage" (quand je dis répétition, ça peut aussi bien être dans la même phrase que sur une autre, située un peu plus loin en amont ou en aval). Petite remarque personnelle : il y a beaucoup d’adjectifs de couleurs. C'est pas une vilaine chose en soi, mais ils ne sont pas mis de façon super judicieuse, et on à l'impression de se retrouver avec une palette de peintre un peu décousue, voire forcée.
"Derrière la chaise, se trouvait un bureau noir en matériaux composites, et plus loin deux chaises de métal devant un mur recouvert d’un tapis électrique qui affichait, à ce moment-là, une magnifique forêt, mais son utilisation principale était de servir d’écran lors des briefings "
répétition de chaise. Phrase très longues. Peut-être la scinder en deux évitera cette effet "apnée de lecture".
" Certaine partie du champ de force se désactivait quelques instants laissant entrer ou sortir un vaisseau, ou un navire. "
désactivaient, répétition de ou.
Bon, seconde partie.
Je vais commencer par la partie la moins drôle : la forme. J'aime pas être chiant avec les histoires de fautes - parce que je ne suis pas super à l'aise avec la syntaxe et l'orthographe notamment - mais je suis obligé de te signifier que ton texte en est truffé. Cela concerne tous les domaines : répétitions, conjugaisons (erreurs de modes, de temps), grammaire, syntaxe (ponctuation problématique à certain endroit, certaines phrases avec un sens un peu obscur), orthographe. Je ne dis pas que c'est volontaire loin de là. En revanche, j'ai ressenti une forme "d'excitation" dans le texte, sans doute dû au plaisir d'écrire. Du coup, on a des fautes un peu bécasses, et surtout, j'ai eu l'impression que ce n'était pas relu. Même si c'était le cas, je t'invite à re-relire. ET à te renseigner à droite et à gauche pour les fautes (lire est un bon traitement à la dysorthographie par exemple).
Dernier point : la quantité d'adjectifs. Très bel effort que de vouloir décrire de manière précise, c'est louable parce que c'est rare. Le hic, c'est que cette volonté visuelle me semble un chouïa excessive, et que doublée à ton empressement (ressenti) à écrire, on se retrouve avec un sur-abus assez malheureux. Là encore, une relecture permettrait - je pense - de "lisser" les phrases sans en retirer le sens ni briser ton style (style que j'ai peiné à trouver, je dois être honnête là dessus).
Sur le fond, j'ai bien plus accroché. Écrivant de la SF, j'ai été vite attiré tant par le titre que le premier paragraphe. Ça fourmille d'idées. Visuellement, c'est pas dégueulasse au niveau des images suggérés. Il y a même une véritable curiosité qui s'est emparé de moi sur la dernière partie, avec cette histoire de textes, qui est une très bonne trouvaille (je sais pas si c'est de la mise en abyme, mais ça y ressemble. Sans être d'une originalité transcendantale, ça peut rendre un très beau résultat). Mais - car il y a un mais - ton texte ballade malgré tout certains clichés sur cette première partie. Pêle-mêle, nous avons : le général qui scrute tout le monde et qui n'est pas super aimable avec ses subalternes, le champ de force sur toute une ville, les vilains aliens (le terme "envahisseur" m'a particulièrement frappé dans une phase narrative avec un ton globalement neutre, où ce terme n'en ressortait qu'avec plus de force). Sans être des clichés, j'ai aussi retrouvé quelques points qui me semblent assez peu cohérents : par exemple, pourquoi se faire chier à balader un message des Alpes à Nice par la fibre, mais de Nice à Monaco par les airs, si la transmission directe (d'homme à homme) est plus sûre ? Pourquoi s'emmerder à construire un champ de force sous-marin (avec toute la technicité que cela doit supposer : couts des installations, contraintes techniques (la méditerranée est un vrai canyon, il y a très vite de grosses profondeurs avec toutes les problématiques de pressions que cela sous-entend), mobilité, etc. Cela n'est pas super grave, mais disons que ça m'a fait un peu tiquer. Une bonne relecture et quelques éventuelles travaux préparatoires sur ton univers et la / ta technologie permettraient sans doute d'effacer ces petits accrocs.
Bon, au final, malgré une forme erratique et gênante, ça reste une bonne surprise. Je lirais la suite avec plaisir
.
Merci, pour ton commentaire.
Pour les deux premiers paragraphes, mes fautes sont du à ce que je les ais rajouté en dernier et que j'ai posté, par erreur, une version non relue.
C'est vrai que quand je l'ai écris, ça m'est venu comme ça et que la relecture est difficile car corriger donne l'impression d'enlever ou de changer notre pensée première pour certaine tournure lourde.
J'avas déjà fais lire à des copains, des textes courts écrits précédemment, et l'un des trucs qui revenait le plus était le manque de description. Donc, j'essaye de compenser, et je n'ai pour l'instant pas trouver le juste milieu.
Les extraterrestres seront vu de plusieurs manière en fonction des parties (ils ont massacré un quart de la population du monde pour installer leur colonie).
En fait, il se trouve que le service de traduction reçoit des messages en langue étrangère et donc on s'en fout s'ils sont interceptés.
Pour le champ de force, il a été construit car les extraterrestres ne possèdent pas de technologie allant dans l'eau salé et cela permet à tous les vaisseaux, même ceux non protégés de la corrosion, ..., d'esquiver les patrouilles des extraterrestres.
Pas de soucis, je prends note
.
Si jamais tu as envie de lire de la SF, je peux te proposer la lecture d'Alter Ego 2.0
...
Ok, je vais regarder ça.
Je vais poster la suite demain soir ou jeudi.
A la fin de la lecture des commentaires du service de traduction, le général leva les yeux sur l’hologramme, toujours allumé, pour voir le lieutenant Riaz et ses subordonnés embarquer à bord du vaisseau du ‘12RIC’. Il décollait quelques instants plus tard après que les ouvriers aient quitté le hangar.
Un instant, il se perdit dans ses pensées et revécut l’invasion de Paris lorsqu’il avait trois ans. Son esprit revint au moment présent pour essayer de trouver des raisons possible à l’envoie de ce message depuis la nouvelle-Lutèce. Envoyer un message aussi long sans prendre le temps de le crypter ou même de l’envoyer par morceau dans le désordre semblait montré que cela a été fait dans la plus grande précipitation. Plusieurs hypothèses lui vinrent à l’esprit : l’historien serait décédé et ils ont envoyé son travail ? Il a fini son travail et il veut se faire publier rapidement ? L’état-major des extra-terrestres lui a demandé des comptes sur son activité ?
Une pensée fugace lui vint alors et si c’était de la désinformation ? Mais alors pourquoi y raconté l’histoire d’un couple vieux de plusieurs siècles. Et le faire signer d’un historien connu même de nous. L’esprit toujours ailleurs, il relut le Post-Scriptum rédigeait par les traducteurs.
Puis il essaya de s’imaginer les observateurs, à quoi pouvait-il bien ressembler ? Et à quoi servait-il réellement ? Les dieux des Polmogoriens n’étaient-ils pas omniscient comme les anciens dieux de la Terre ? Si oui, ils pouvaient donc voir l’évolution de leurs créatures sans besoin de créer une race intermédiaire pour l’enregistrer par écrit ? Ou alors était-ce pour enseigner l’histoire de Polmogor aux générations futures ?
Le plus difficile pour lui, était de s’imaginer à quoi pouvait ressembler les dieux des extraterrestres, vivant dans une société athée, où la croyance en dieu ou en un être supérieur avait disparut très rapidement après la troisième guerre mondiale. Bien sur, à l’école puis lors de ces études d’histoire, on parlait aux étudiants des anciennes grandes religions, polythéistes puis monothéistes, mais cela ne valait pas la pratique pour pouvoir s’imaginer ce que cela pouvait être que de croire.
Après ces quelques instants de divagation, il se remit à lire la page suivante où il est question d’un événement qui s’était passé le 20 du mois des jours sans lumières de leur année 3945.
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Prologue
Sur la *route pavée* (pavée semblait être la meilleure traduction en français car d’après nos connaissances dans leur langue, l’expression ‘NotarKliss Hour’ désigne une route qui a été magiquement lissée et protégée de l’eau) longeant le fleuve Daguir, un groupe de vingt-quatre cavaliers en armures de combat galopaient à brides abattues vers l’ouest. Ils portaient des vêtements à dominante rouge frappées d’un triangle blanc renversé sur la poitrine dans lequel apparaît un symbole noir complexe, différents pour chacun d’eux.
En ce dernier jour sombre, on entendait uniquement le bruit du vent dans les longues capes des cavaliers. Sur la droite de la route les collines herbeuses laissèrent subitement la place à une forêt dense.
Arrivé à ce changement de paysage, le chef, Erion De Fert, leva son poing ganté de fer faisant s’immobiliser la colonne en un mouvement d’ensemble. Les cavaliers levèrent la tête et découvrirent l’origine de la perception qui les tenaillait depuis une centaine de mètres : une colonne de fumée blanche, auparavant cachée derrière les collines, se dessina sur les restes des derniers nuages noirs qui en ce jour, comme chaque année, disparaissaient après vingt jours de présence permanente. Elle s’élevait au milieu de la forêt.
Le chef fit signe à quatre cavaliers de traverser le pont traversant le Daguir sur leur gauche afin de remonter vers le nord jusqu’à leur objectif initial, Urtyos, la cité où siège le conseil des Rois. Pendant que leurs compagnons allaient avertir le conseil de la menace que faisait peser le réveil du royaume des montagnes de l’est sur les terres frontalières, les autres allaient voir ce qu’il se passait au pied de la colonne de flamme.
A cette distance, elle laissait une impression irréelle, la *Notare* (sorte de magie) devait y être pour quelque chose. Ils repartirent au trot, avec cette fois-ci, leurs armes à la main. Dix avaient des carabines à répétition, les dix autres portaient des haches, épées ou autres armes de corps à corps.
Environ trois kilomètres plus loin au sud-ouest, ils arrivèrent à une bifurcation avec une route de terre qui s’enfonçait dans la forêt et semblait menée droit vers la colonne de flamme. Le chef fit obliqué sont cheval, les autres firent de même avec leurs montures moins d’un dixième de seconde plus tard. En haut d’un faux plat montant, ils découvrirent un carrosse qui brûlait. Les chevaux qui le tirait avait disparut. Ils s’en approchèrent avec prudence, alors que des hennissements se faisaient entendre sporadiquement depuis la forêt alentour.
Arrivés au pied du pilier de feu, la moitié des cavaliers se postèrent en cercle autour du carrosse, alors que les autres descendirent de leurs montures et allèrent inspecter les débris de plus près. Ils trouvèrent deux cadavres qui portaient la livrée du puissant comte des Landes d’Irtol. Après s’être assuré de l’absence de piège physique ou magique, l’un des cavaliers passa les mains au-dessus des restes d’une des portières. Après un léger scintillement, un sanglier rouge orné de trois buissons verts apparut, confirmant qu’il s’agissait bien du carrosse particulier du comte. Pendant ce temps, un autre cavalier avait commencé à tracer une Notare au sol pour contenir le feu.
Par télépathie, le chef ordonna à quatre chevaliers de rester surveiller le carrosse et de finir d’éteindre l’incendie. Deux carabiniers se postèrent de par et d’autres du carrosse, pendant que les deux autres, débarrassés de leur hache se mirent à invoquer des *Notares*(ici, on la mit au pluriel en ajoutant à un ‘s’ pour la compréhension mais dans leur langue, le pluriel s’écrit comme le singulier), on vit bientôt un scintillement vert dans les flammes. Le chef s’engagea alors dans les sous-bois suivant la trace d’énergie laissée par ceux qui avaient fuit le carrosse.
Après une demi-heure au pas, les seize cavaliers arrêtèrent leurs montures à l’orée d’une clairière, au centre de laquelle une cinquantaine d’hommes campés autour d’une dizaine de cage, où on pouvait distinguer des hommes et des femmes attachés, la plus part portant la livrée du comte des Landes. Le chef ordonna à ses hommes de se séparer en deux.
Trois minutes plus tard, les deux groupes arrivèrent chacun à leur position, soit l’un en face de l’autre avec le camp au milieu. Sur un ordre télépathique du chef, les deux groupes jaillirent simultanément des fourrées prenant au dépourvu les sentinelles. Les huit cavaliers armés de carabine à répétition firent des dégâts parmi les défenseurs avant que les huit autres achèvent les derniers résistants. En une minute, toute résistance avait cessé, et dix-huit ravisseurs avaient jeté leurs armes alors qu’une trentaine de corps gisaient sur le sol.
Huit chevaliers attachèrent les survivants désarmés pendant que quatre autres allèrent libérer les prisonniers des cages. Les autres, trois femmes menées par le chef, allèrent inspecter la seule tente. De couleur noir, elle faisait, environ dix mètres sur vingt. Le chef souleva le tissu pour entrer, ce qu’il vit le cloua sur place. Sa pire ennemie, assise au milieu de trois cages où il reconnut la comtesse, la fille et la belle-sœur de celle-ci. Un sourire joua sur les lèvres de Djulaïa De Fert :
-Comme on se retrouve mon cher ! Je vous attendais, même si vous arrivez plutôt que prévu mais trop tard.
Le chef fit signe aux trois femmes chevaliers d’attendre son ordre avant d’attaquer et de se déployer en arc de cercle derrière lui. Pendant que celle se battant avec une carabine à répétition se plaçait derrière lui, et que les deux autres tenant leur hache levée se postait de par et d’autre, il rétorqua :
-Enfin, je vais pouvoir en finir avec vous.
-Mais selon la loi des Rois, un mari ne peut arrêter sa femme, mon cher époux ! Et selon celle-ci, nous sommes toujours mariés. Ironisa-t-elle
- je n’avais pas l’intention de vous arrêter mais de vous …
Avant qu’il puisse finir sa phrase, Djulaïa avait disparu avec les trois cages, laissant à sa place un symbole très complexe de Notare. Alors qu’il flottait dans l’air, le chef se rappela la première fois où il avait vu Djulaïa, c’était il y a un demi-siècle au collège du conseil qu’il venait d’intégrer, il assistait à son premier cours d’histoire des Notares, lorsque le vieux doyen entra pour présenter une nouvelle éléve. C’était une jeune fille de treize ans comme lui, avec deux tresses noires, de profonds yeux verts, soulignés par sa légère robe de même couleur. Il l’avait immédiatement trouvée attirante. Au bout de quelques secondes, il sortit de ses pensées alors que le symbole venait de disparaître à son tour, indiquant qu’elle avait atteint sa destination. Le chef n’avait pas esquissé un geste alors qu’il avait réussi à renverser un tel sort avant la disparition du signe déjà plusieurs fois, mais c’était en d’autre temps et Djulaïa l’aidait. Et comme, elle l’avait dit, elle avait eu assez de temps, avant son arrivé, pour préparer son Notare de dématérialisation, anéantissant presque toutes les chances d’inversion.
Après être sorti de sa léthargie, le chef se dirigea vers la sortie sans prêter attention aux trois femmes-chevaliers qui se mettaient à fouiller en silence le mobilier rudimentaire de la tente. Son second, le seul survivant avec Erion du premier ordre des gardiens du conseil, venait de libérer le comte, lorsqu’il aperçut son chef qui semblait ailleurs. En s’approchant, il remarqua le visage blême du commandant du second ordre, ce qui l’inquiéta. Il se dirigea alors vers lui au pas de course :
-Qu’y avait-il la dedans pour te perturber à ce point ? interrogea Fraïr.
-Seulement ma femme, qui a réussi à se dématérialiser emmenant avec elle, la comtesse, la fille du comte et la sœur de ce dernier sans que je parvienne à inverser son Notare.
Le comte qui suivait Fraïr à quelques pas se mit à pleurer à chaud de larme en entendant cette nouvelle.
-Alors Djulaïa est de retour, cela n’annonce rien de bon ?
-Je crains que non ! Nous devons prévenir les Rois le plus rapidement possible de sa présence sur les terres du conseil.
-OK, je pars tout de suite et je récupère au passage Yuen et ses hommes, laissés au carrosse et j’essaierais de rattraper Avin et les trois qui sont partis en éclaireur.
Début du troisième Journal de l’observateur d’Erion De Fert
Bonjour,
J'ai commencé à lire et si je puis me permettre voilà quelques remarques.
"leva les yeux sur" Ne serait-il pas plus judicieux d'écrire de car dans ton cas la phrase n'est pas correcte et peut induire en erreur
il décolla (attention au temps)
"Trois ans" peut-il se souvenir si jeune de tant de détails ?
"y raconté" er la fin
"Et le faire signer d’un historien connu même de nous." syntaxe incorrecte
"redigeait" verbe non conjugué donc é
Si ce sont les observateurs les "il" sont avec un s
Ce paragraphe est un peu abscons
"Le plus difficile... jusqu'à que de croire"
Si cette civilisation est athée si ils ont disparus, comment peuvent-ils vivre ?? On comprend mais mal exprimé
"En ce dernier jour sombre" pourquoi il est sombre la fin du jour ou une mauvaise journée ?
"le pont traversant le Daguir sur leur gauche" pourquoi pas sur la droite du pont... il manque un mot pour bien indiquer qu'il leur faut prendre à gauche à la sortie
Merci de ton commentaire.
Pour te répondre :
Le général a trois ans à du fuir Paris alors que des extraterrestres bombardaient la ville et donc ça la marquait.
Ceux sont les terriens qui sont athées et pas les Polmogoriens, et donc le général se demande à quoi les dieux de Polmogor ressemble.
Pour ta dernière observation, c'est le pont, ainsi que le fleuve, qui sont sur leur gauche. (Aucune indication de leur trajet après le pont)
Oublie de répondre à une de tes remarques :
C'était le dernier jour sombre car comme indiquer juste avant cette partie (au-dessus de la ligne) c'est le dernier jour du mois des jours sans lumières (mois durant le quelle des nuages noirs recouvrent intégralement la planète sauf au deux pôles)
La suite :
De Zolac interrompit à nouveau sa lecteur, son téléphone ayant sonné. Il décrocha en appuyant sur une touche de sa montre, activant son implant de communication situé dans son oreille interne.
-Ici, le général De Zolac.
Une voix métallique lui répondit :
-Général, on m’a chargé de vous informer qu’une réunion des chefs de tous les régiments des communications, ayant pour sujet la future grande manœuvre, a été planifiée à Turin dans la salle des débats de l’Assemblée Nationale, dans trois jours.
-Bien, j’y serais.
Après avoir raccroché, il tapota sur plusieurs boutons de son hologramme jusqu’à l’apparition du visage d’un robot sur l’écran :
-Que puis-je pour vous général ? demanda DZ1
-Prépare-moi une navette pour rejoindre Turin dans deux jours, et réserve une chambre dans la caserne de défense de l’Assemblée pour deux nuits.
-Bien, une navette de luxe ?
-Non, non, une navette rapide, et avec un seul pilote et une place pour toi.
-Ce sera fait.
DZ1, le robot-aide camp du général, disparut de l’écran. De Zolac reprit la lecture de la traduction.
Mais il arrêta de nouveau, le rôle des observateurs le tracassant. Pour éclairer sa lanterne, il décida d’appeler l’un des membres de son régiment, un historien renommé dans la culture des extra-terrestres.
Cette fois, ce fut un visage d’homme qui se matérialisa dans l’hologramme. Le général prit la parole en premier :
-Etablissez une communication sécurisée avec Nice, je cherche à joindre le sergent Broïeux de la part du général De Zolac.
-Veuillez donnez, votre code de priorité de communication !
-Mon code est le 13 IC 12D.
- Votre niveau de priorité actuel est de dix. Je fais la demande.
Le général regarda l’homme taper quelque chose sur l’écran à sa gauche puis il se retourna vers le général :
-Votre communication a été jugée prioritaire au vue de votre niveau de priorité supérieur, elle sera établie dans dix minutes. Vous serez prévenu par une sonnerie trente secondes avant.
Après avoir éteint son hologramme, il replongea dans la lecture du dossier.
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(Note sur le calendrier : leur mois durent vingt jours et ils en ont 14, chacun porte un nom qui désigne une activité ou un phénomène de la période. A ceux-là, il faut ajouter une semaine hors du temps à la mort d’un roi, et comme il y en a onze sur leur planète, ces jours supplémentaires arrivent en moyenne tous les huit ans. Cela déréglerait un calendrier sur terre mais sur leur planète, il semble que les saisons s’adaptent à la mort des rois. Leur journée est découpée en dix heures de jour et cinq de nuit)
Je commence ma mission par cet extrait du journal d’un observateur. Car je trouve cet citation pertinente à deux titres, premièrement elle introduit parfaitement les relations ambigües entre les De Fert et deuxièmement, cela me fait pensé à ma prochaine rencontre avec mon époux, qui dirige l’armement de la colonie de Juviare, où je me dirige en tant qu’historien avec deux missions officielles : consigner ce qui se passe durant notre voyage interstellaire d’environ six mois pour rejoindre Go One Notare, et une fois arrivé sur place, je devrais, en plus de continuer le journal de bord, étudier les archives que nos forces ont saisies et en particulier celle qui datent d’après leur troisième guerre mondiale, il y a 1300 années sur leur planète de cela, soit environ 1720 de nos années. De plus, je me fixe une mission personnelle rédigeait une étude sur la vie du couple De Fert qui vécu au début du Vème millénaire.
La principale difficulté, que je vais rencontrer durant le trajet, est que le capitaine de mon vaisseau ne jugeant pas mon travail capital, m’a classé au niveau 1 de besoin d’énergie. Je ne pourrais donc avoir qu’un seul fichier pour tout écrire, car sinon je consommerais trop d’énergie et cela pourrais nous être fatal si notre voyage devait être plus long que prévu. Mais pour moi, cela ne fais aucun doute, ce potentiel manque d’énergie n’y est pour rien. Car si on regarde les performances de nos meilleurs vaisseaux, ils mettent deux semaines si ils utilisent leur réacteur à Notares pour rentrer dans la dimension d’origine de ceux-ci, certes, il faut au minimum quatre *Notires* (c’est le titre de ce qui maîtrise le pouvoir d’interagir avec les Notares), car il en faut toujours un en éveil pour ne pas se perdre dans cet univers sans repère visible. Et même nos vaisseaux à réacteur conventionnel mettent quatre mois en forçant à peine leur allure moyenne. Notre objectif étant de faire le voyage en six mois, à part un gros imprévu, nous tiendrons ce délai aisément. Donc la vraie raison de ma reléguation dans les derniers au niveau de la priorité d’utilisation de l’énergie est, selon moi, du au fait que la plus part des militaires ne comprennent pas l’utilité de ma mission.
On vient de nous annoncer qu’une pluie d’*étoiles* (Selon l’avis des astrophysiciens, étoile est ici à prendre au sens de comètes) imprévue frôlera notre planète dans la journée de demain. Le départ de notre vaisseau est donc avancé à dans six heures pour éviter toutes perturbations des systèmes de navigation. Nous allons pour ce faire bientôt embarquer puis la majorité de l’équipage, hormis le personnel nécessaire à la manœuvre de décollage et à de sortie du champ gravitationnel de Polmogor, sera consignée dans ses quartiers jusqu’à ce que l’on ait quitté l’orbite de la planète. Faisant parti des consignés dans leur quartier, pendant cette manœuvre qui devrait durer quelques heures, je ferais une présentation détaillée de mes trois projets.
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Comme une pause a lieu dans le message, la suite ayant été rédigée le lendemain. Le général interrompit sa lecture pour attendre les quatre minutes restantes avant l’établissement de la liaison avec Nice. Pour faire passer le temps, il tourna son fauteuil vers la fenêtre pour admirer les vaisseaux en vol même s’il y en avait moins que précédemment. Une sonnerie retentit.
Il décrocha le combiné posé sur son bureau, et après une vingtaine de sonnerie, une voie artificielle annonça que la communication sécurisée était établie. Tout de suite, il entendit la voit du sergent Broïeux :
-Mon général, on m’a dit que vous vouliez me parler.
-Oui, sergent, je voudrais avoir des éclaircissements sur ceux que les extraterrestres nomment les observateurs.
-Selon les messages interceptés et les quelques échanges que nous avons eu avec eux, les observateurs étaient considérés comme une vielle légende dans leur société évoluée jusqu’à maitriser parfaitement les voyages spatiaux. Mais alors que le nombre de croyant diminué rapidement, les dieux, pour prouver leur existence, ont révélé l’emplacement où ils stockaient tous les cahiers des observateurs qu’ils avaient arrêtaient de créer depuis la création d’un système équivalent à notre internet, qui faisait le travail de mémoire à leur place. Avec ces centaines de millions de cahiers découverts, leurs historiens eurent beaucoup de travail pour les classer, ils redécouvrirent même des personnages oubliés. Leurs recherches ne furent pas basées sur les observateurs eux-mêmes mais sur l’histoire de tous les gens suivis. Cependant, ils notèrent ces principaux points sur les observateurs : chaque observateur suit une seule et unique personne, il meurt en même temps qu’elle, chacun d’eux a un style différent.
-Je m’intéresse à eux car je viens de lire le début du troisième journal écrit par l’observateur d’Erion De Fert. Je me demandais à quoi servait d’avoir plusieurs cahiers ?
- Ils doivent en changer à chaque fois qu’un événement important bouleverse la vie de la personne suivie. Mais le nombre de cahier ne veut rien dire sur l’importance du personnage car ils ont trouvés un roi dont l’observateur avait écrit un cahier de cinquante-cinq mille pages et un obscur chevalier pour qui a été rédigé vingt-deux cahiers de moins de cent pages chacun.
-Je me demandais également comment ils peuvent écrire en tant que narrateur à la troisième personne en ne regardant qu’une seule personne ?
-Nous ne savons pas réellement la manière dont ils suivaient la personne qu’ils devaient observer mais pour ce qui est de l’écriture à la troisième personne, cela dépend de l’observateur, certains se mettent à la place de la personne et écrive comme une autobiographie, alors que d’autres créaient un personnage fictif qui accompagne le personnage et racontaient sa vie par la vision de ce tiers qui dans au moins un cas s’est révélé être réel. Par exemple, l’observateur de Djulaïa De Fert écrit comme si elle était dans la tête de celle-ci.
-Et on en sait pas plus ?
-Non, mon général.
-Alors cherchez à en découvrir plus.
Le général raccrocha le combiné sans que sa curiosité ait été pleinement satisfaite, il décida donc de rappeler le sergent avant de partir pour Turin. Il sortit un petit carnet numérique, où il inscrivit plusieurs remarques et questions sur les observateurs.
Il allait reprendre sa lecture lorsque son supérieur, le commandant général des communications entra dans son bureau sans prévenir.
Très intéressant, l'univers me plaît beaucoup. Gros bon point pour l'univers; Gros bon point pour le passage sur la traduction, et sur l'analyse des textes et de la "culture" alien. Gros bon point aussi sur le petit texte d'introduction du dossier.
Quelques réserves cependant : Tout va trop vite, tout est introduit un peu en vrac. On nous bourre le crâne d'informations, et on est un peu perdu. Je sais que c'est difficile, lorsqu'on a un univers bien en tête, de ne pas le présenter entièrement. Pourtant, il le faudrait. Une scène un peu posée, avec deux personnages, une scène quotidienne peut être, quelque chose dans lequel le lecteur peut se retrouver et reprendre son souffle. Sinon, on se perd très vite dans l'avalanche d'informations que tu nous donnes, on ne retient pas tout et c'est dommage
voilà, la suite ![]()
Bonjour,
L'histoire me plaît énormément, j'attends de voir une suite. ![]()
Suite :
Il sortit de ses gonds comme à son habitude en présence de ce général qu’il méprisait au plus haut car selon lui, il n’a aucune notion des priorités.
-Mon cher De Zolac, on m’a prévenu que vous utilisiez des communications sécurisées pour discuter d’une légende extraterrestre. Nos peu de lignes sécurisées ne nous permettent pas de passer des coups de fil non stratégique par le réseau sécurisé donc sauf si cette légende nous permets de trouver un moyen de les chasser de notre planète et de retrouver notre ancienne capitale ou bien de s’assurer que notre grande manœuvre prévue dans cinq jours n’a pas été découverte par ces derniers, veuillez cesser d’utiliser ce réseau pour satisfaire votre curiosité personnelle.
-Bien, mon commandant, répondit le général d’un ton ironique à la limite de l’insubordination, et non pour l’instant je n’ais pas trouver le moyen d’utiliser les observateurs contre eux.
Le commandant général se retira en claquant la porte, énervé au plus haut par ce général qui semblait tout prendre à la légère et pensa qu’il devait prévoir de lui trouver un remplaçant. De son côté, De Zolac le traita de tous les noms dans sa tête car pour lui la seule manière de parvenir à chasser les extraterrestres de la Terre, était de les comprendre et de trouver leur point faible car au niveau technologique, il surpassait de loin les terriens.
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Le 14 du mois des pluies d’étoiles de l’an 7890, Vaisseau de transport ‘Horud’ en attente de décollage de l’Astroport militaire de Polmogor, *Troisième heure de la nuit*
(Leurs journées finissent à la fin de la deuxième heure de la nuit et commencent au début de la troisième heure de la nuit, il écrit donc cela une heure après la partie précédente)
Partie I : Un Mariage Attendue
I) Présentation
Nous venons d’embarquer et donc d’être consigné dans nos quartiers, j’en profite pour rédiger une présentation de mes objectifs lors de ce séjour sur Go One Notare. Je vais devoir me dépêcher car ils couperont le courant à tous ceux qui ne sont pas utiles pour le décollage dans à peu près une heure et demi.
Ma première mission est de tenir un journal de bord de notre voyage spatial puis de faire la même chose durant mon séjour sur Juviare. Cette mission sera la plus simple car si il ne se passe rien de particulier, il me suffira de faire un bilan *hebdomadaire* (une semaine dure cinq jours). Le premier bilan aura donc lieu le 18 de ce mois. On a laissé à mon appréciation ce que je devais consigner, j’ai donc décidé de m’attacher à rapporter les événements extérieurs au vaisseau, champs d’astéroïde, autre vaisseau, …, les incidents de vol et ceux entres les membres d’équipages.
Lorsque je serais arrivé à Juviare, je continuerais à tenir un journal des événements de la colonie, et je sens que dans ces événements, mes disputes avec mon époux seront un élément récurent. Il est également prévu que je fasse le tour des cinq autres colonies sur Go One Notare : *Juref, Juïo, Juhed, Junat et Jugria* (la colonie du nord (dans les iles au nord du Canada), la Surinamaise (ancienne Guyane), la Désolée (au centre de la zone détruite d’Afrique centrale), la Nouvelle-Tasmanie (ile au sud de L’Australie) et la colonie de l’Everest (ancien Népal).
Pour ma seconde mission, lorsque je serais arrivé à Juviare, je devrais étudier tous les documents relatifs à l’histoire de cette planète, datant d’après leur troisième guerre mondiale. Je pense que je commencerais vers la fin du voyage à faire un résumé de toutes les nations présentes actuellement sur cette planète. Mon objectif est double, écrire l’histoire des lieux de nos colonies, puis des pays alentours pour essayer de trouver un moyen de faire durablement la paix avec eux. Comme notre objectif n’est pas de coloniser la planète entière mais d’avoir des colonies pour le commerce, cela nous permettra de sécuriser le transport de marchandise et peut-être de faire du commerce avec les nations de cette planète.
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Le général De Zolac partit dans un rire sans fin. Après s’être calmé, il ironisa à haute-voie pour lui-même :
-Ils veulent seulement faire du commerce avec nous !?! Ils oublient les millions de morts que l’implantation de leur colonie a faits et les dégâts environnementaux de leur pillage de notre planète. Ils vont la détruire avant de pouvoir commercer avec nous.
Il repartit dans un éclat de rire. Finalement, après avoir réussi à retrouver son calme, il reprit sa lecture de la présentation.
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Pour mon objectif personnel, il s’agit de faire une biographie comparée du couple De Fert. Pour cela, j’ai eu le droit d’emporter les carnets des observateurs de Djulaïa et d’Erion, et d’autres études déjà publiées. Cette biographie sortira en livre numérique à mon retour sur Polmogor. Je vais faire une rapide présentation de ce couple. Djualaïa fut élevée dans une abbaye alors qu’Erion vécut sa jeunesse dans sa famille, celle des gouverneurs des iles de l’Orats. Les deux montrant une affinité particulière avec les Notares, ils furent envoyés au collège fondé par le conseil des Rois quelques années auparavant pour former et contrôler les notires de leurs royaumes. Du même âge et de maîtrise des Notares égales, ils se retrouvèrent dans la même classe. Cinq années plus tard, ils se marièrent. Et ils vécurent heureux jusqu’à la destruction des îles de l’Orats, qui fit sombré Erion dans une dépression que seule Djulaïa parvint à dissiper en l’incitant à créer un ordre pour défendre les frontières des royaumes du conseil. Ayant perdu son titre, Erion ne pouvait créer un ordre alors le conseil intervient et lui attribua une bande de terre du littoral nord, en face des anciennes îles dont il aurait pu devenir gouverneur. Ils devinrent le couple De Fert.
Cet ordre s’illustra à de nombreuses reprises, jusqu’à une tentative d’invasion venant du royaume des Montagnes de l’est. L’ordre faisait partie de l’avant-garde de l’armée du conseil, lorsque la traîtrise de Djulaïa les fit tombée dans une embuscade. Seul trois membres de l’ordre survécurent, Erion, Fraïr et Djulaïa, qui gagna le royaume des Montagnes de l’est. Pour en savoir plus, sur cette histoire et sa suite, il vous faudra lire ma biographie comparée.
II) La Jeunesse du couple
a) DJulaïa
On ne connait pas sa date naissance précise, on sait juste qu’elle est née à la fin de 3895, certainement au mois des cérémonies divines. Mais la première fois, où l’on trouve mention d’elle, c’est sous le nom de Djulaïa d’Ikol alors qu’elle avait moins d’un an, dans un registre d’admission à l’abbaye royale d’Urtyos. Dans ce registre, nous apprenons qu’elle fut retrouvée parmi une vingtaine d’enfants survivants au château d’Ikol. Je rappelle qu’en l’an 3896, le royaume des Montagnes de l’Est lança une série de raids sur les terres du conseil, et son raid le plus marquant fut le château d’Ikol, où ils massacrèrent tous les habitants sauf les enfants de moins de trois ans. Tous les enfants dont aucune famille n’était encore en vie furent envoyés à l’abbaye royale. Comme on ne trouva pas trace de famille vivante à la mère de Djulaïa, une servante tuée lors du raid. En hommage aux morts, le conseil des Rois accorda le nom de famille d’Ikol à tous les enfants survivants et ceux-ci en faisait des nobles sans terres, ce qui correspondait au cinquième niveau de noblesse.
Cette période de sa vie est peu connue car les dieux ont créé son observateur uniquement à son entrée au collège pour ses treize ans. Néanmoins, on connait le fonctionnement de l’abbaye à cette époque, on peut donc supposer qu’elle a suivi des cours de langue du monde, d’histoire, de danse, de musique, de maniement basique des armes et d’initiation aux Notares. C’est dans ces deux dernières matières qu’elle se révéla la meilleure selon le registre de sortie. Son maître de Notare y écrivit même : « je pense qu’elle sera l’un des plus grand maître des Notares de l’histoire. Sa perception de leur présence et plus de cent fois supérieur à la mienne. »
Cette affinité avec les Notares la fit admettre à treize ans au collège du conseil dans le récent département de maîtrise des Notares. En y entrant avant quinze, on devait y rester au moins jusqu’à dix-huit. Mais malgré qu’elle doive y rester six ans, elle fut placée dans une classe des jeunes maîtres, soit le meilleur niveau possible pour les moins de seize ans.
b) Erion
On connaît beaucoup mieux la jeunesse d’Erion. Sa naissance dans la famille des gouverneurs des îles de l’Orats lui valut la création d’un observateur dès sa naissance. Il est né le dix-huitième jour du mois sans lumière 3895. En tant qu’aîné et futur successeur au poste de gouverneur, il fut élevé dans le palais des gouverneurs de l’Orats alors que son frère et ses deux sœurs furent élevés dans les demeures des maires des villes secondaires de l’Orats. Il fut formé par un précepteur qui avait une affinité avec les Notares. Cela lui permit de détecter très tôt la grande affinité d’Erion avec les Notares. Il profita de la richesse de sa famille pour vivre aisément. Il visita même le palais du conseil à Urtyos lors de son septième anniversaire alors que le palais était réservé à l’utilisation des rois et de moins de cent gardes et serviteurs.
Ces principales études se concentrèrent sur la gestion d’une ville puis d’une province, mais ce qu’il préférait était étudiait le maniement des armes, notamment une hache spécifique à cette région insulaire, composée de quatre têtes de hache double reliées par une croix en bois, elle était tenue à deux mains en son centre. Son utilisation principale était de bloquée l’une des têtes contre l’arme adverse et de la faire pivoter pour contourner l’arme et atteindre son opposant. Il a reçut des cours sur la perception des Notares où il se révéla excellent, ce qui changea le cours de sa vie et l’éloigna des îles de l’Orats.
En 3906, un avis général du conseil ordonna à tous les membres de familles appartenant aux *trois premiers niveaux de noblesse* (Ce qui correspond à toutes les familles responsables de terre ne comportant pas qu’un territoire urbain) qui lorsqu’ils atteignaient leur treize ans avaient un don de perception des Notares de se rendre au collège du conseil pour étudier dans le nouveau département créé par le conseil en 3900. Erion partit donc pour Urtyos le premier jour des cérémonies divines. Son frère fut rappelé au palais des gouverneurs et il fut formé pour devenir gouverneur des îles.
Alors qu’il était sur le bateau qui remontait le fleuve en direction de la capitale, il reçut un message lui annonçant la mort accidentelle de sa mère. Jusqu’à Urtyos, il s’enferma dans sa cabine et pleura. Arrivé à Urtyos, il fut accueillit par le chambellan du conseil qui lui présenta les condoléances de ses maîtres. Ensuite, il le mena droit au collège où on lui indiqua son dortoir, dans un bâtiment isolé des autres, les salles consacrées à l’étude de Notares ayant été construite à l’écart car le conseil considérait qu’un certain secret devait entourer cet enseignement et les recherches associées. Il fut immédiatement affecté à la classe des jeunes maîtres. Dès le lendemain, il reçut son premier cours, sur l’histoire des Notares. Alors que le prof parlait de la première *contact* (Temih se traduit normalement par rencontre mais dans ce cas, il nous a semblé que dans notre langue que contact était plus approprié) avec la dimension des Notares par le roi Kofran des Lieux du sud, ce cours fut interrompu par le doyen, un homme d’un âge où les gens sont en général décédés pour introduire une nouvelle élève.
c) Leur rencontre
Comme vous l’aurez deviné la jeune fille qui entre est Djulaïa. Pour comparer leur vision de leur rencontre, je vais vous présenter des extraits des écrits de leur observateur respectif.
Mais je vais devoir m’arrêter pour le moment, on vient d’annoncer que la coupure de courant de tous les systèmes inutiles au décollage allait avoir lieu dans cinq minutes.
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Comme j'ai bien avancé ces derniers jours, je pense que je posterais les trois prochaines parties au rythme d'une part jour. (enfin selon les commentaires)
Le 15 du mois des pluies d’étoiles de l’an 7890, Bibliothèque du Vaisseau de transport ‘Horud’ en vol, deuxième heure du jour.
Nous allons bientôt atteindre notre vitesse de croisière après avoir enfin réussi à quitter l’orbite de Polmogor. Même si nous avons bien failli devoir nous reposer, la pluie d’étoile étant en avance par rapport aux prévisions. Le capitaine a insisté pour continuer malgré la menace. Nous n’avons devancé cette pluie que de quelques minutes. Mais cette avance fut trop brève car cela n’a pas empêché le vaisseau de subir une élévation rapide de la température sur la coque arrière dont certaines parties ne sont plus sûres et le temps que des vérifications soient faites, les salles arrière sont inaccessibles.
Hors c’est là qu’est ma cabine et tous les documents que j’ai embarqué, je ne pourrais donc pas continuer à raconter l’histoire du couple De Fert pendant quelques jours. Je vais donc commencer une présentation des différentes nations de Go One Notare en commençant par celles autour de Juviare.
Néanmoins, nous avons eu une bonne nouvelle, comme nous sommes partis plutôt que prévu, nous allons peut-être pouvoir bénéficier d’un courant spatial dont l’ouverture vers notre système *Bojnaro*(étoile qui équivaut au soleil pour nous) disparaît à la fin du mois de la pluie des étoiles. Normalement, on devrait accéder à cette ouverture en moins de cinq jours sauf si la coque arrière nous ralentit trop. Cela pourrait raccourcir notre voyage d’un à deux mois.
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Le général arrêta de lire et sortit un calepin numérique pour prendre des notes sur la vision des extraterrestres sur les trente et une nations de la Terre. Il alla dans un dossier nommé géopolitique où il créa un nouveau fichier. Il le lança et une page blanche s’afficha avec trois symbole : un clavier, une bulle, une prise. Il choisit la bulle, le fichier retranscrira ce que De Zolac lui dictera à voie haute.
Il reprit sa lecture, tout en se préparant à faire des remarques pendant sa lecture.
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Je vais commencer par vous présenter la nation dont l’ancienne capitale était à l’endroit de Juviare : la République Française dont la nouvelle capitale est Turin. Elle possède les terres au sud de notre colonie et des enclaves à l’ouest et au nord.
Selon les archives que nous avons traduites, cette nation a été créé aux alentours de leur année 800, elle lutta longtemps pour dominer le *Houlmjuviare* (Houlm signifie les terres autour, ici cela doit vouloir signifier l’Europe). Jusqu’à ce que deux guerres mondiales instaurèrent une longue paix en Houlmjuviare par la création d’une alliance économique. Sauf que dans leurs années 2000, ce continent fut gravement touché par une crise économique mondiale, qui entraîna des tensions entre les membres de cette union, d’où certains pays, comme la Grèce, furent exclus. En 2050, à l’image de toute la planète, la France connut une période de décroissance économique et démographique. Suite à la raréfaction de certaines ressources, une troisième guerre mondiale éclata en 2200, où tous les pays se retrouvèrent entraîner par un jeu d’alliance et d’opportunisme.
Deux cent ans plus tard, à la fin définitive de cette guerre, sur les deux cents pays qui existaient antérieurement, seul une cinquantaine était encore debout. Et encore, leur économie et leur démographie était revenues au niveau de la fin de leur deuxième millénaire. La France faisait parti des nations survivantes. Elle réussit à se remettre rapidement, grâce à une alliance avec la fédération hispanique et la république italienne en menant à bien un programme de construction de vaisseaux spatiaux. Mais ils se révélèrent incapable de coloniser des planètes car leurs gros vaisseaux de transport avaient du mal à sortir de leur système Bojnaro et les planètes de celui-ci n’était pas propices à la vie, cette alliance dut se contenter d’installer des colonies minières. Mais cela lui permit de bien relancer la croissance.
La France se portait bien jusqu’à ce que nous installions nos colonies sur Go One Notare, il y a soixante de leurs années. Juviare les obligea à déménager leur capitale à Monaco, où le siège de l’état-major est toujours actuellement. Cependant une guerre civile éclata en Italie et les provinces du Nord-Ouest de cette dernière se rattachèrent à la France, qui déménagea sa capitale à Turin dans ses nouvelles terres pour l’éloigner de notre colonie et la mettre à l’abri derrière la *Hvart Fra*(chaine des alpes).
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De Zolac releva la tête, et ajouta à voie haute à ses notes précédentes :
-L’efficacité des services de renseignement extraterrestres n’est peut-être pas aussi bonne que ce que nous pensions. S’ils croient vraiment que c’est pour s’éloigner de la Nouvelle-Lutèce que nous avons quitté Monaco pour Turin, il se trompe. Ils ne savent donc pas la vraie raison.
Il repensa à la fuite de Paris alors qu’il n’avait que trois ans. Réfugié à Monaco, après avoir obtenu son bac, il entama des études d’histoires. Puis son père qui était ministre, l’inscrivit à la nouvelle école des officiers en prévision de la future guerre avec les extraterrestres. Il y étudia, jusqu’au déclenchement de la guerre civile en Italie. Après quelques mois, la Ligurie et le Piémont décidèrent de se placer sous autorité française pour éviter de subir le même sort que les Napolitains massacrés par les troupes de l’alliance sardo-sicilienne. Grâce aux connexions de son père, il fut envoyé diriger la défense des cotes de Ligurie.
Là de colonel, il passa général après avoir mené une opération contre des séparatistes. Mais en deux ans, les troupes des deux îles contrôlaient toute l’Italie sauf la Vénétie et les deux régions sous protectorat français. Alors le gouvernement français qui voulait garder ces deux provinces décida de déménager son siège à Turin pour justifier auprès de la nouvelle république de Sardaigne, de Sicile et d’Italie, la volonté de ne pas leur rendre le Piémont et la Ligurie, à la fin de la guerre civile. Ce fut une bonne idée, au vue du sort de Venise.
De Zolac fut alors nommé général d’un régiment affecté aux communications. Sa tache était de surveiller les ondes d’Italies du Nord. C’est en interceptant les messages des résistants vénitiens et ceux de l’armée des deux îles, qu’il se trouva être spectateur de la fin de Venise. Car après la défaite de la République autonome de Venise, qui avait trouvé la Grèce comme protecteur, lors d’une attaque surprise des troupes de la nouvelle république italienne, la ville fut détruite. Et comme représailles supplémentaire, une partie de la population fut contrainte de migrer vers d’autres régions d’Italie, dont une grande partie vers la nouvelle capitale, Palerme, sans aucune réaction de la part du gouvernement d’Athènes et ceux qui restaient, durent envoyer le double de concurrent que les autres régions au Nouveau Jeu du Colisée, restauré pour l’occasion.
Après être sorti de sa rêverie, une sonnerie lui indiqua que c’était l’heure du repas. La tête de DZ1 apparut sur l’hologramme, et lui demanda :
-Voulez-vous que j’apporte votre plateau repas dans votre bureau, ou souhaitez-vous mangez au mess des officiers ?
-Je vais aller au mess, me dégourdir les jambes me fera du bien.
J'adère toujours autant à l'univers, à cette vision des extraterrestres, etc etc.
Le système par lettres/transmission est sympa, et plus digeste qu'un prologue. Mais il y a un gros problème, vraiment important je trouve. Tu ne laisses pas au lecteur le temps de se poser !!
C'est combien là, c'est 10 pages poche. EN 10 pages poche on a ton univers presque entier !! C'est bien d'avoir un univers construit, ça fait partie de l'accorche du lecteur. Mais les personnages dans tout ça? Que deviennent-ils? On ne s'identifie pas à Erion de fert ! On s'identifie à De zolac. De zolac, c'est le héros, c'est à lui que le lecteur se rattache. Il est beaucoup plus important que l'importance que tu lui offres.
Développe de scènes de vie, pour le moment. Ralentis le pas ! Ton général mange, dort, pense, je sais pas. Là, le lecteur risque de retenir 1 demi quart de ce que tu donnes comme information, et c'est dommage. Et surtout : tu vas finir par perdre et ennuyer le lecteur. Laisse le donc se rattacher à quelque chose un peu, à une description des lieux, une promenade dans la ville, une histoire d'amour, un verre dans un bar : des choses que tout le monde connaît et qui permettent de s'identifier au personnage. Et petit à petit, amène ton univers et ton intrigue ![]()
En fait, le personnage principale est De Zolac et pas Erion, et pur les scènes de vie quotidienne, elles arrivent et pour l'instant, il n'y en a pas vraiment eu car, c'était la journée de travail du général. mais dans la suite, il va rencontrer d'autres personnes en allant diner, ... .
(j'avais compris que le personnage principal était de zolac : et justement, je disais qu'on parlait plus d'erion que de lui, ce qui me semblait étrange
)
Bah en fait, c'est normal dans les périodes de lecture de De Zolac, où on voit Erion et Djulaïa, mais au fur et à mesure ce qu'il lit au lieu d'être retranscrit intégralement sera de plus en plus résumé pour au final devenir des allusions au moment où De Zolac arrivera à extraire les informations qu'il veut du texte.
Je trouve ton roman très bien.
J'ai commencé à lire, je trouve que l'univers dans le quelle tu nous entraîne est vraiment riche mais tu ne fais que donner des informations sans les distiller au fur et à mesure de scène de tous les jours, ce qui rendrait l'acquisition de ton histoire plus facile.
Ayé, j'ai rattrapé mon retard
.
Bon, alors ... C'est effectivement un univers riche qui se présente là. Il y a beaucoup de notions à assimiler, certaines étant en filigrane ... Beaucoup de pistes, et donc de quoi soulever l'attention du lecteur. Le gros hic, c'est que c'est un tel "feu d'artifice" d'idées qu'au bout d'un moment, le pauvre lecteur que je suis décroche. Le manque de réel temps morts, de descriptions comme tu as pû en faire au départ me semble une des causes possibles à cela.
Ensuite, le gros hic, à mon gout, ça reste le style. On sent que ça patauge encore, que tu hésites entre quelque chose d'assez "formel" et un parti pris plus libre. Ca se retrouve notamment sur la syntaxe, les temps, et surtout les tournures. Il manque ce petit "truc" qui lie le tout en une pâte homogène et agréable. Un petit truc un peu gênant mais pas insurmontable ceci dit.
J'irais pas plus loin, parce que je ne vois pas quoi rajouter qui aurait déjà été dit. Je lirais donc la suite avec un plaisir réel
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