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Liste des sujets

Nouvelles : Vers une mort certaine

-Loky-
-Loky-
Niveau 4
29 janvier 2005 à 18:13:27

Courtes nouvelles

__________________________________________________

La mort peut t´oublier un jour, mais elle ne t´oubliera pas le lendemain.
Ne prenez pas la vie trop au sérieux de toute manière on meurt tous un jour!

__________________________________________________

-Douce matinée d´hiver-

C´était une matinée d´hiver, le vent fesait claqué les volets, la pluie s´abattait sur la vitre de ma fenêtre. Je venais tout juste de me réveiller lorsque j´entendis des sons étranges non loin de moi, à quelques pas de ma chambre. Je me frottais les yeux, pensant que je n´étais pas encore complétement réveillé. Mais alors que je pensais avoir à faire à une simple hallucination un second bruit se fit entendre, comme si une personne vomissait toutes les entrailles de son corps. Je fus d´autant plus surpris que le son provenait de la chambre voisine où dormaient mes parents.

J´enfilais rapidement une chemise et un pantalon puis j´ouvris la porte de ma chambre.
Une flaque rouge gisait sur le sol. Curieux je m´approchais de celle ci. Je fus pris d´effroi lorsque je compris que cette flaque rouge n´était autre que du sang.

En levant la tête, j´aperçus de nouvelles traces de sang, qui partaient au fond du couloir, où reposaient mes parents. Ma main commença à trembler, la peur m´envahissait sans que je ne puisse reprendre mon sang froid. La porte était entrouverte et je ne voyais qu´un morceau du lit, le drap lui même était tachée de sang mais cette fois ci cette trace portait l´empreinte d´une main. La peur était si forte que sur le coup je n´eus pas le courage de pousser la porte. Jusqu´à présent aucun son n´était sorti de ma bouche, je me décidais enfin à appeler mes parents d´une voix basse et tremblante. J´entendis un bruit de mastication, comme si un animal dévorait sa proie. D´un coup, je poussais la porte. A ce moment précis mon coeur s´arrêta de battre, mon sang se figa. J´assistais terrifié à cette scène d´horreur.

Une personne d´une peau blanche pâle, telle qu´on en eu jamais vu. Sa peau craquelée tombait sur les draps du lit. Les cernes et l´iris rouge de ses yeux auraient suffis à faire fuire un fantôme. Oui, je me trouvais en face d´un zombie qui dévorait deux cadavres qui n´étaient autre que mes chères parents. Pourtant je ne révais pas, j´avais l´impression d´être dans l´un de ces films d´horreur où les personnages sont liées à un destin tragique et meurent d´en d´atroces souffrances.

Le zombie se retourna alors vers moi et, à à voir sa tête, il voyait en moi sa nouvelle proie. J´aurais pu ressentir de la rage pour ce qu´il venait de faire mais la peur était bien plus forte, il me fallait fuire si je voulais rester en vie. Ces longues canines acérées tachées de sang en disaient long sur ces intentions.

Je ne me fis pas prier, je courus comme je ne l´avais jamais fait vers la porte d´entrée de la maison. A aucun moment, je ne voulus me retourner, pourtant le monstre me suivait, ces pas se rapprochaient de moi et j´avais beau courir aussi vite que mes jambes me le permettaient, il allait me rattraper avant que je ne puisse sortir de la maison. Je renversais alors toutes les commodes, meubles et autres chaises pour le ralentir. Par chance je l´entendis dégringolé dans le couloir. J´avais atteint la sorti...

Je refermais rapidement la porte derrière moi, le cri de la bête était horrible, comme si elle n´avait pas mangé depuis des siècles. Heureusement pour moi elle n´avait pas assez d´intelligence pour appuyer sur la poignée de la porte et malgré les violents coups qu´elle donnaient à celle ci, elle ne parvint pas à l´ouvrir.

Je me trouvais à l´exterieur, en pleine rue, les affaires que je venais tout juste d´enfiler n´étaient pas de taille à résister contre ce vent glaciale et cette pluie battante. Je ne fus pas au bout de mes surprises, le cauchemard n´était pas fini, bien au contraire il venait tout juste de commencer. Je voyais à présent les voitures et maisons de mon quartier complétement détruites, des corps jonchaient le sol. Tous étaient affreusement mutilés et encore plus horrible que le monstre que je venais de voir. Alors que je m´avancais dans la ruelle, l´un d´eux ce mit à bouger. Lentement il se leva et bientôt, tous en firent autant.

Cette fois ci c´était la fin pour moi, je courrais une dernière fois dans cette vaste ruelle, espérant échapper à mon funeste destin.

Doucement je me fatiguais, mais eux étaient toujours aussi rapide. Ils n´avaient rien d´humain, ils n´écoutaient que leurs instincts de chasseurs, leurs besoins de se nourrir. C´était un combat inutile, et lorsque je me retrouvis coincé dans une impasse je ne chercha même pas à lutter. Il c´étaient rassemblés autour de moi et avancaient lentement, les bras tendus dans ma direction. Ils bavaient tous leurs sangs, ou plutôt ceux de leurs anciennes victimes.

Je sentis une première morsure dans mon coup, ma jugulaire fut transpercée dès la première pénétration et le sang s´échappa de la plaie. Je me vidais petit à petit, mais désormais je ne pensais plus à ça. Je n´avais plus peur et ne ressentais plus aucune douleur. Non, j´avais dépassé ces sentiments et ces souffrances. Le seul sentiment qui me traversa l´esprit, fut un sentiment de mélancolie, de nostalgie. Après tout je n´étais qu´un adolescent et il me restais encore tant de choses à découvrir.

Enfin, tous s´abatirent sur moi et cette fois ci ce fut la totalité de mon corps qui croula sous les morsures de ces monstres. Je fixais une dernière fois le ciel. J´avais froid, très froid, mais ce n´était ni le vent, ni la pluie, qui en était la cause, c´était la mort...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:18:57

Très bon texte, toute facon dès que ca touche au gore j´adore...(ouah la rime à 2balles!)A part qqs fautes d´ccord mais rien de grave.

Loky64
Loky64
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:19:55

Merde j´ai fait pas mal de fautes, voilà ce que c´est de vouloir aller trop vite :(

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:27:15

" Ces longues canines acérées "

C´est pas les vampires ça...?

Loky64
Loky64
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:29:01

vampires ou zombies, les deux ont les canines de bonnes qualitées :-)
Au passage je suis un admirateur de la série des Resident evil d´où mon inspiration :)

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:29:57

De bonnes qualité, certes, mais longues et acérées, je crois que ça s´applique plus à nos amis transylvaniens...

Loky64
Loky64
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:31:10

oki :ok: mais pour les zombies tu dis quoi alors ? :question:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:33:52

Je dis rien... Leur mâchoire putréfiée, ça te va?

Loky64
Loky64
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:34:56

Si je reparle de zombies j´en tiendrai compte :ok:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
29 janvier 2005 à 18:35:30

lol^^ ; )

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
29 janvier 2005 à 19:28:01

bah moi j´ai bcp bcp bcp bien aimé ^^
malgré qques fautes, mais bon j´ai rien a dire la dessus moi ^^;
nan ct bien beau et comme dirait Az"
" Gore, j´adore"

Loky64
Loky64
Niveau 10
30 janvier 2005 à 13:54:53

oki merci pour vos commentaires j´en ai écrit une autre qui n´a rien avoir avec la précédente, cette fois ci c´est une nouvelle réaliste portant sur un fait historique, je la posterai tout à l´heure :ok:

Loky64
Loky64
Niveau 10
30 janvier 2005 à 15:01:30

-No Man´s Land-

__________________________________________________
_______

Non je n´étais pas un monstre, je ne tuais pas pour le plaisir, je tuais pour ma survie et pour celles de mes compagnons.

__________________________________________________
_______

Cela faisait maintenant plus de trois jours que je guettais le moindre geste de l´ennemi. Mon corps souffrait, je n´avais pas bougé de cette position depuis bien longtemps, mes pieds et mes jambes me faisaient affreusement mal, il fallait bien avoué qu´ils n´avaient pas beaucoup bougés ces derniers temps, voir pas du tout. De toute façon, cela n´avait plus aucune importance, il fallait que je résiste le plus longtemps possible, tenir sans relâche jusqu´à l´arrivée des renforts. Un seul moment d´inattention pouvait me coûter la vie et celles de mes compagnons.

Tant d´efforts pour en arriver là ? Non je ne le mérité vraiment pas. Je ne pensais pas que sa serait aussi dur, aussi long et aussi dangereux. Ils c´étaient bien gardé de nous prévenir lorsqu´ils étaient rentrés dans ce bar pour nous recruter. Je m´en souvenais comme si c´était hier, je rêvais de gloire et de richesses comme tout les hommes de ce monde. Emporter par la fougue de la jeunesse, je m´étais laissé prendre par ces hypocrites, et quelques minutes plus tard je signais un contrat qui allait me mener en plein dans la gueule du loup, dans cette guerre affreuse et interminable.

Bien sur, nous avions tous suivis un entraînement intensif de plusieurs mois, dès le départ je m´étais rendu compte de mon erreur, mais il était déjà trop tard je ne pouvais plus reculer, le cauchemar venait tout juste de commencer. Ma dextérité et ma grande précision m´avaient conduis dans la section des tireurs d´élite. Certains pensent que ce job est une place d´honneur, qu´on est à l´abri de tout attaque et que l´on ne souffre pas comme un vrai soldat combattant au front, mais il en était tout autrement, nous tenions très souvent un rôle vitale et déterminant quand à la réussite de la mission. Je ne vous parlerais pas de mon entraînement acharné sans manger pendant plusieurs jours et sans bouger le moindre muscle de mon corps. Imaginez vous une seconde tenir votre arme, en restant immobile durant de nombreuses heures jusqu´à ce que votre cible se montre soudainement, il vous faut alors l´abattre le plus rapidement possible, le tout sans aucun scrupules. Je me souvenais encore de ma première fois, le jour où j´avais pressé la détente et tué un homme, je ne pensais pas en arriver là et depuis, la nuit son visage vient encore me hanter.

Certes il m´avait fallu du cran pour l´abattre mais dès que j´eus passé ce cap, je ne ressentis plus rien lorsque je dus coninué mon apprentissage. En un an de service, ma réputation n´était plus à faire que ce soit ici ou chez l´ennemi ma précision diabolique était des plus redoutées. J´avais abattu des centaines d´hommes sans jamais gaspillé une seule balle, chacune d´elles étaient précieuses, lorsque je pressais la détente j´étais sur de mon coup, je ne ratais jamais, non vraiment jamais.

Trois jours de souffrances, la faim me rongeait, je n´en pouvais plus, mais je ne pouvais pas abandonné, ils contaient tous sur moi. Si un seul ennemi parvenait à traversé le champ, cela pouvait avoir des conséquences irréversibles. Malgré le froid ma main ne tremblait pas, elle restait immobile et réagissait au quart de tour. Mon oeil fixait à travers la lunette cet immense champ où déjà de nombreux soldats avaient laissés leurs vies.

Voilà que surgissait un nouveau condamné, il savait d´ores et déjà qu´il allait mourir, mais il tentait désépérément sa chance. D´ailleurs s´il n´en tenait qu´à lui il serait sûrement chez lui avec sa famille, mais les généraux et autres capitaine en avaient décidé autrement, et bientôt il irait rejoindre ces camarades. Désormais j´étais seul maître de sa vie, il tenta une course folle au milieu de ces cadavres, courant dans un sens et dans un autre en pensant qu´il pourrait tromper ma vigilance, mais son destin était déjà scellé. Cette cartouche lui était réservée, il n´aurait pas besoin d´une seconde, la première atteindrait directement son coeur, le tuant sur le coup.

Non je n´étais pas un monstre, je ne tuais pas pour le plaisir, je tuais pour ma survie et pour celles de mes compagnons.

Lentement je pressais la détente, et d´un coup vif et rapide la balle transperça le coeur du pauvre homme, la force de celle ci le projeta au sol, et celui ci mourût sur le coup, presque sans souffrances. Aussitôt je rechargeais mon arme en y insérant une nouvelle cartouche. Un autre homme ne tarda pas à faire son apparition, tout comme le précédent je l´abattîs sans le moindre scrupules toujours d´une seule et unique balle qui se logea, elle aussi en plein coeur de la malheureuse victime.

Je rechargeais encore une fois mon fusil et à nouveau l´ennemi se mît à découvert. Comme à l´accoutumée je lui visais son organe vitale. Avec le plus grand sang froid, je pressais la détente.

Mais cette fois ci quelque chose d´improbable se produisit, une chose qui ne m´étais jamais arrivé auparavant. Pour la première fois je ratais mon coup, je ne pus réagir sur le coup, comment avait il réussi à éviter cette balle ? Etait-ce la fin ? La chance m´abandonnait elle ?

Je devais à tout pris rattrapé mon erreur, je lâchais mon fusil et d´un seul coup je me relevais en direction du champ de bataille.
J´étais décidé à rattrapé mon erreur en tuant l´homme de mes propres mains, au risque de perdre la vie. Je courais en direction de lui tandis qu´il faisait de même. L´homme tira dans ma direction. La balle atteignit ma cuisse, mais je ne ralentissais pas ma course, serrant de toute mes forces mon poignard. Il tenta alors de recharger son fusil, mais je parvins attend pour l´en empêcher en le projetant au sol par un violent revers de la main. A ma grande stupéfaction aucun des deux camps ne réagirent, il assistaient en tant que spectateurs à cette scène macabre. Le soldat tomba sur l´un de ces cadavres et sortit à son tour un couteau. Son regard était grave et déterminée, tout comme moi il était prêt à aller jusqu´au bout, il grommela quelques mots d´allemand entre ces lèvres et cracha de sa bouche la gadoue qu´il venait d´avaler lors de sa chute. Je décidais alors d´attaquer en premier. Je plantais mon poignard qui transperça l´épaule du soldat, et d´un geste vif celui ci me repoussa au sol. Il ne cria pas, comme s´il était insensible à la douleur. Je réalisais alors que l´homme était un rude gaillard et qu´il faudrait sûrement plus d´un coup de poignard pour en venir à bout.

Le poignard était resté planté dans sa chaire et il ne prit même pas la peine de l´enlever. J´étais maintenant désarmé et il avait l´avantage.

Il se jeta sur moi, alors que j´étais toujours plaqué au sol. Lentement il tenta d´enfoncer son couteau dans ma gorge. Il était fort, très fort, et, petit à petit la lame se rapprochait de ma jugulaire. La lame pénétra enfin et je sentis mes forces m´abandonnaient, il avait gagné et j´allais mourir.

Seul ? Non dans un dernier élan de force je dégoupillais la grenade qui était attaché à sa ceinture. Il le comprit aussitôt mais il savait lui aussi que le temps qu´il enlève sa ceinture la grenade allait exploser nous tuant tous les deux par la même occasion. Dans cette ultime instant nous nous fixâmes, ils n´y avaient plus de haines dans nos regards, nous réalisions tous deux, que nous avions été que de vulgaires pions dans cette guerre monstrueuse, cette boucherie sans précédent. En participant à ce conflit nous savions que tôt ou tard la mort nous rattraperait. C´est ainsi que se termina ma triste vie, par cette explosion qui nous tua tous deux sur le coup, mettant ainsi fin à nos interminables souffrances.

Loky64
Loky64
Niveau 10
30 janvier 2005 à 19:17:42

Cette fois ci je me suis inspiré du film " Stalingrad " pour ceux qui connaissent :ok:

elfeguerrier
elfeguerrier
Niveau 10
30 janvier 2005 à 20:20:07

très bon :)
fautes de temps par endroit, a moins que ce ne soit moi qyui me sois planté ^^
rien a dire sinon :ok:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
30 janvier 2005 à 20:56:12

Extrêment bein fait, décrit, presque parfait. Oui, " presque" car ya pas mal de fautes de conjugaison et d´accord, mais sinon c´est du tout bon!!j´ai très bien imaginé la scène, bien que je n´aie pas vu le film.

Loky64
Loky64
Niveau 10
30 janvier 2005 à 21:08:55

Merci :ok: J´ai beau essayé de faire attention je fais toujours des fautes, surtout de conjugaison mais là sa s´explique : au début j´avais fait le récit au présent puis j´ai changé pour le mettre au passé. Sinon le film Stalingrad est excellent, je vous conseil vivement de le voir ( c´est un de mes films cultes ) L´histoire se déroule a stalingrad ( logique) et raconte un duel entre deux snipers, l´un russe l´autre allemand, un très beau film :ok:

Loky64
Loky64
Niveau 10
31 janvier 2005 à 18:19:30

je pense que la prochaine portera sur la mafia des années 30 :ok:

Loky64
Loky64
Niveau 10
11 février 2005 à 20:16:05

-Scrupules d´un Tueur-

__________________________________________________

Le Don avait la gachette facile mais toujours les mains propres.

C´est ainsi que je suis rentré dans le milieu de la pègre et de la corruption, un monde ou l´argent et la mort sont monnaies courantes.

__________________________________________________

Il me fixait droit dans les yeux, paralysé par l´angoisse. La sueur qui coulait de son front exprimait parfaitement la peur qu´il ressentait. A ce rythme là il n´allait pas tarder à se pisser dessus. Il fallait en finir, le plus rapidement possible, avant d´éprouver de la pitié à son égard.

Johny et Sam étaient avec moi, et bien qu´ils n´exprimaient jamais leurs sentiments, je savais qu´au fond d´eux ils ressentaient la même chose que moi. Sam m´adressa un regard pressé, il était nerveux lui aussi, il tenait fermement sa Thomson entre ses mains, prêt à éxécuter ce pauvre type. Mais c´était à moi de le faire, je devais prouver au Don jusqu´ou je pouvais aller, de quoi j´étais capable.

Pourtant, ce misérable type était plus une grande gueule qu´un véritable gangster et il ne méritait pas le sort qui lui était destiné. Bien sur, il avait menacé pas mal de civiles et leurs avaient fauchés tous leurs blés, mais j´avais toujours du mal avec la sévérité du Don. Le Don avait la gachette facile mais toujours les mains propres. Il laissait la besogne à ces hommes, c´est à dire nous, Johny, Sam, moi et les autres.

Enfin de toute façon, je ne pouvais plus revenir en arrière, j´étais coincé dans ce monde de mafiosos. Certes j´avais les poches pleines, je ne manquais de rien, mais à quoi sert l´argent lorsqu´un beau jour on se fait refroidir entre deux boulots. Non, sachez que si j´avais eu le choix, je serais resté un misérable chauffeur de taxi, mais qui à défault d´être sur la paille, gagnait sa vie honnêtement. Je maudis encore le jour où j´ai eu la malchance de croiser leurs chemins.

C´était un Vendredi soir, je finissais tranquilement ma journée de boulot après avoir déposé mon dernier client du côté du pont de San Juliano. Je prenais une clope de ma poche lorque j´entendis le premier coup de feu et c´est à ce moment là que toute ma vie allait basculé. Je vis ces deux hommes se plantaient avec leurs caisses en plein dans la cabine téléfonique situait juste en face de la rue dans laquelle je me trouvais. Ils étaient poursuivis par une autre caisse et leurs seul chance, c´était moi et mon taco. C´est ainsi, après une longue course poursuite dans les rues de Chicago que je pus les sortir de ce pétrain. Ma voiture était en piteuse état, la carosserie couvertes de balles, je pensais que ma bagnole était foutu que je ne pourrais plus m´en servir. Mes lorsque j´ai ramené ces deux hommes qui n´étaient autre que Johny et Sam, le Don a tenu à m´offrir assez d´argent pour réparer les dégats mais il y en avait vraiment beaucoup et je tenais en fait entre mes mains l´équivalent de deux mois de salaires. J´étais heureux mais je m´étais juré de ne plus jamais avoir à faire à eux, malgré qu´ils m´aient proposaient un job.

Plusieurs mois c´étaient écoulés depuis l´incident, jusqu´au jours où les types auquels j´avaient échappé me mirent la main dessus. Eux aussi étaient des mafiosos et ils croyaient que je fesais parti de la famille ennemie, depuis que je les avaient aidés, ce qui n´était pas le cas. Malheureusement ils ne voulurent rien savoir et la batte de base ball et la barre en fer qu´ils tenaient entre leurs mains en disaient long sur leurs intentions. Je ne me fis pas prier et je pris mes jambes à mon coup, je courus comme jamais auparavent. Par chance, je me trouvais à une avenue du quartier du Don. Une aubaine ? Non, je n´avais pas le choix croyez moi. Je parvins tout juste au Bar, quand à mes agresseurs je vis quelques minutes plus tard, qu´ils gisaient dans des sacs poubelles, la forme des corps et les taches de sang ne laissaient planer aucun doute. C´est ainsi que je suis rentré dans le milieu de la pègre et de la corruption, un monde ou l´argent et la mort sont monnaies courantes.

Mais revenons là ou nous en étions, c´est à dire devant un pauvre type qu´il me fallait descendre. Je sortis de ma poche un foulard contenant le revolver. Lentement, je le sortis et le chargea de plusieurs cartouches. L´homme continuait à gémir, et bientôt il se mit à me supplier de ne pas le tuer. Ma main tremblait, mais je ne voulais pas faiblir, je pointais le flingue en direction du pauvre homme. Je respirais profondément, mais je ne pus regarder la chose en face et lorsque le coup parti mes yeux étaient fermés, comme si je ne voulais pas voir la vérité en face. Le type poussa un cri de douleur, mais il ne cessa pas de crier et, quand je rouvris les yeux je m´aperçus que je n´avais pas visé l´organe vitale, son coeur.

Putain mais quel con je faisais, que dis-je quel ordure ! Au lieu d´abréger ces souffrances, je les prolongaient, comment avais je pu rater mon coup ? Heureusement Sam pris les choses en mains, il pointa sa Thomson sur l´homme et lui envoya plusieurs rafales, jusqu´à que l´homme n´émissent plus aucun son. Le sang se répandit partout sur le sol et atteignit mes chaussures. La tête du cadavre montrait à quel point il avait souffert, jusqu´au bout...

- Ne trainons pas ici, s´exclama Johny
- Allez grouille toi ! me fit Sam

Je regardais une dernière fois le corps sans vie, et nous partîmes tous les trois, comme s´il ne c´était rien passé, comme si ce qu´on venait de faire, de voir était banale, mais n´était ce pas le lot quotidien d´un bon mafioso ?

- Fin -

Loky64
Loky64
Niveau 10
13 février 2005 à 11:25:15

un ptit com ?

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