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D'ailleurs, il faudrait que je poste la suite.
Acte I : Tyson Elwin.
Chapitre II : Regrets.
Année 191 après le couronnement de Kain Ier.
Continent de l’Ouest, Désert de Vonry au sud d’Aedon.
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Une semaine s’était écoulée, depuis que Tyson savait qu’il était désormais coincé à Vonry jusqu’à la fin de ces jours. Il souffrait toujours de la perte de son œil droit. Surtout lorsque la lumière du soleil agressait la cicatrice logée sur son visage en plein travail. Mais heureusement pour lui, il commençait à s’y habituer.
A son grand étonnement, il eut très vite appris qu’il n’était pas le seul à subir les abus de pouvoir de Eógan et de ses compères depuis quelques jours. Ce nouveau comportement des geôliers, si soudain, fut la cause de cette semaine mouvementée.
De nombreuses révoltes ont eu lieu, propageant des ondes de confusion, de zizanie et de chaos dans tous les sens. Telle une tornade balayant la routine qui régnait depuis de nombreuses années. Tyson remarqua que pour la première fois depuis qu’il était ici, certains tentaient de s’évader. Tandis que lui avait perdu tout espoir de se voir libre un jour, certains de ses congénères qui étaient dans la même situation que lui, réagissaient d’une toute autre manière. Ces personnes à qui on avait inculqué l’idée qu’ils ne seraient jamais libérés semblaient croire encore à un avenir, à une destinée.
Était-ce de la folie ou de l’inspiration divine ? Il pensa que c’était un peu des deux. Il trouvait cela dommage d’autant plus qu’ils agissaient chacun leur tour et en solitaire. Ainsi, ils furent réprimés et aucun d’entre eux ne parvint à s’enfuir.
Les gardes ont rapidement dissuadé les forçats de continuer leur révolte en employant leurs fameuses méthodes peu orthodoxes. Certains ont été torturés et blessés, d’autres ont été tués.
Malgré la tournure tragique de ces évènements, pour la première fois Tyson rêva d’évasion. Cette idée ne lui avait jamais traversé l’esprit jusque-là. Lui qui était si droit et si soucieux de respecter les règles pour ne pas avoir de problèmes. Mais était-ce toujours une bonne idée de suivre ces règles devenues irrecevables ? Devait-il toujours s’y soumettre ?
C’est ce genre de question qu’il ne cessait de se poser depuis que les habitudes et la routine avaient repris le dessus sur leur quotidien. Du moins c’est ce qu’il croyait.
La journée de travail terminée. C’était enfin l’heure de la pause tant méritée avant de rejoindre les cellules individuelles. Il était assis seul dans un coin comme à son habitude, et dégustait machinalement cette nourriture exécrable tout en se réhydratant. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que quelqu’un venait de s’assoir à sa table. Ça n’était encore jamais arrivé. C’est en levant l’œil de son assiette qu’il vit en face de lui une personne familière. C’était le Vieux.
Il se souvint de la toute première fois qu’il l’avait vu. C’était en plein milieu de l’après-midi lors de travaux forcés, il y avait environs huit ans de cela. Sa très faible endurance et condition physique, donnait l’impression qu’il était enfermé à Vonry depuis des lustres alors qu’il venait tout juste d’arriver. Le surnom de Vieux lui a été donné sous les rires moqueurs des gardes et de certains prisonniers. Les rares fois où ils se sont retrouvés côte à côte durant une journée de travail, Tyson lui avait toujours fait don de son eau tellement il éprouvait des difficultés sous la chaleur. Maintenant qu’il y pensait, Tyson n’avait encore jamais discuté avec lui. Sans doute à cause des rumeurs qui couraient sur lui.
-J’espère que je ne te dérange pas, dit le vieux d’un ton désolé tout en prenant place.
C’était la première fois qu’il l’entendait prononcer une phrase. Les rares fois qu’il l’avait entendu, c’était lorsqu’il poussait des soupirs et des grognements las. Cet homme avait les cheveux de couleur gris, un peu plus foncés que ceux de Tyson. Tout comme ce dernier, il était de taille moyenne et avait des yeux de couleur bleu claire.
Sans prendre la peine de répondre, Tyson lui fit un hochement de tête, signifiant qu’il ne le dérangeait pas, et se remis à manger, l’air de rien.
-Je sais que tu dois trouver cela étrange que je vienne t’adresser la parole que maintenant, continua le Vieux. Ça fait presque 8 ans que je suis ici, et tu m’as aidé à chaque fois qu’on se retrouvait à côté lors des travaux. Et pourtant je ne t’ai jamais remercié. Je m’en veux pour ça.
Lâchant finalement son plat peu comestible, il scruta un moment le Vieux avant de lui répondre. Il savait déjà pourquoi il n’osait pas s’adresser à lui auparavant.
-Ne vous en faîtes pas, répondit Tyson. C’est à cause de ces rumeurs, je me trompe ? Je peux comprendre que vous ne vouliez pas vous mettre en danger en venant me parler. Mais ces doutes sont levés avec ce qu’il s’est passé la semaine dernière. Tout le monde pensait que j’étais une taupe ou un privilégié. Mais depuis que j’ai subi leur traitement…
-Comment va ton œil ? Demanda le Vieux. Pourras-t-il guérir ?
Il y eut un bref moment de silence, où Tyson posa sa main sur la douloureuse cicatrice. Se rappelant de cet instant atroce où Eógan lui avait asséné un coup à la fois tranchant et brûlant sur son œil droit.
-Non, il ne guérira pas, finit-il par répondre. Mais ce n’est pas plus mal. C’est en partie grâce à ça que je suis enfin considéré comme un prisonnier lambda. on va dire que c’est un mal pour un bien...
Lâchant finalement sa cicatrice et oubliant sa rancune envers Eógan, il voulut changer de sujet de conversation. Mais il ne savait pas trop quoi dire en réalité. Était-ce dû au fait qu’il n’avait pas eu de la moindre conversation depuis ces dix dernières années, ou était-ce causé par l’isolement ?
-J’ai remarqué quelque chose chez vous. Votre apparence, ainsi que votre manière de vous exprimer. Vous êtes assez différent de la majorité des prisonniers. Puis-je savoir pourquoi avez-vous atterri ici ?
Le Vieux poussa un bref soupir et son expression devint amère, comme-ci il venait de souvenir de quelque chose dont il avait profondément honte.
-Vous savez, je ne suis pas tellement différend d’eux annonça-t-il. A la différence que j’étais un peintre renommé. Beaucoup de gens appréciaient la qualité de mes œuvres.
-Un célèbre peintre ? Je ne suis pas très calé dans ce domaine, mais peut-être que j’ai déjà entendu parler de vous. Quel est votre nom ? Questionna Tyson.
-Val Renat. Répondit le Vieux. Je ne t’en voudrais si tu ne me connais pas, il y avait bien plus célèbre que moi.
-Mon mentor collectionne les œuvres des artistes. Si mes souvenirs sont bons, vous êtes le premier à avoir fabriqué des chaises recouvertes par des Toiles de Jouy. Je me trompe ?
-C’est exact ! Je n’aurais jamais cru pouvoir rencontrer ici quelqu’un connaître le monde de l’art ! S’exclama Val.
-Disons que mon mentor harcelait beaucoup nous autres élèves avec sa passion. Impossible de l’arrêter une fois lancé. Mais ça ne me dit toujours pas ce que vous faîtes ici.
-Et bien en plus de créer des œuvres j’en copiais, poursuivit Val. Certaines œuvres très connues et désirées sont malheureusement trop rares. De riches personnes ont alors loué mes services pour imiter des œuvres d’artistes décédés.
-Et ensuite ?
-Il se trouve que mon travail d’imitation était si parfait, que cela a attiré la convoitise d’individus mal intentionnés… En échange d’argent, on me demandait de fabriquer certaines choses illégales comme la falsification par exemple… J’étais stupide et trop avide. J’étais devenu un criminel sans même m’en rendre compte. Malheureusement étant un habitant d’Aedon, les gardes m’ont mis la main dessus et me voilà ici. J’étais si obsédé par l’argent qu’au lieu de protéger ma femme et ma fille, j’ai préféré le planquer quelque part. J’ai abandonné ma famille sans leur laisser de quoi se nourrir en plus de les laisser vivre avec un nom souillé…
Après cette confession, il y eu un silence. Tyson vit clairement les regrets s’exprimer à travers le visage triste de Val. Quelques secondes après, il vit Val saisir un médaillon de sa poche et l’ouvrit. Il remarqua alors qu’il contenait diverses choses. Des papiers sur lesquels étaient gribouillés de nombreuses phrases, mais le plus important, un mini portrait qui avait été peint. Malgré les larmes qui coulaient de ses yeux, Val souriait. Il montra alors ce portrait à Tyson qui pouvait voir une famille soudée et heureuse prenant la pose. Un homme à droite qui ressemblait à Val sauf qu’il paraissait plus jeune et plus dynamique, à gauche une ravissante femme brune et enfin au centre, une jeune fille toute souriante ressemblant comme deux gouttes d’eau à sa mère.
-Ce portrait a été peint un an avant que je ne sois arrêté, annonça Val. Il en existe trois au monde. Celle-ci et celles que ma femme et ma fille possèdent. Je me souviens que ma fille adorait que je fasse léviter mes œuvres dans sa chambre.
-Léviter ? S’interrogea Tyson.
-Ah oui, je ne t’avais pas dit que j’ai eu la chance de naître avec une Gemme sortant de l’ordinaire. Elle me donne le pouvoir de déplacer ou tordre des objets.
-Je vois, vous êtes donc un Prodige. Une personne naissant avec une Gemme rare.
-Oui, c’est ce surnom que l’on donne à ce genre de personne, mais mes pouvoirs magiques ne sont pas vraiment développés. C’est sûrement le cas de ma fille qui a hérité de mon pouvoir. Les enfants héritent toujours du pouvoir du père, le saviez-vous ?
-Oui je suis au courant. Cela a du vous faire un choc d’apprendre que vous serez coincé ici à jamais, dit Tyson. J’espère que vous tiendrez le coup.
-Non, c’est mieux ainsi, répondit Val. Je les ai abandonnés en commettant l’irréparable. Même si j’aurais pu être libéré un jour, je ne suis pas sûr qu’elles m’aient pardonné ce que j’ai fait. Je ne vis que dans le regret désormais.
Il referma finalement son pendentif et le rangea au fond de sa poche et se tourna à nouveau vers Tyson d’un air grave
.
-Je ne vais pas te demander pourquoi tu as atterris ici, car je sais que ça fait bientôt dix ans que tu refuses de répondre à cette question. Mais laisses-moi te dire une chose : tous ceux qui ont été enfermé ici l’ont mérité.
Quelques heures plus tard, dans sa cellule. Tyson observait la douce nuit tombée à travers les barreaux. Alors qu’il s’apprêtait à tracer un énième trait sur un des quatre murs pour symboliser un jour écoulé, il se rappela que ce n’était plus nécessaire puisqu’il était enfermé ici à vie.
Il s’allongea et repensa à ce que lui a dit Val Renet.
Il ne pouvait pas être d’accord avec ce qu’il avait affirmé à la fin de leur conversation. En quoi méritait-il d’avoir été envoyé dans cet enfer ? Il croyait avoir un ami, mais ce dernier l’a piégé et trahi. Voilà pourquoi il était ici !
Le seul point en commun qu’il partageait avec Val était le regret. Cependant, Si ce dernier vivait dans le regret d’avoir commis une faute, Tyson lui, vivait dans le regret d’avoir cru en la mauvaise personne.
Essayant de penser à autre chose pour éviter de broyer du noir, il se remémora de cette semaine difficile où tout était sens dessus dessous. Il se souvint de la difficulté qu’avaient éprouvée les gardes à se débarrasser de seulement deux ou trois forçats révoltés et du désordre qui régnait.
Que se passerait-il si tout le monde se rebellait en même temps ?
Il finit par s’endormir après avoir trouvé une réponse.
Le lendemain matin. Pour la première fois, Tyson se leva avec hâte, pressé de rejoindre ses congénères. Pas pour être avec eux, mais plutôt parce qu’il devait impérativement parler à quelqu’un.
C’est une fois dans les douches communes, qu’il se faufila à travers les groupes pour rejoindre celui de Johnny Easton. Eux qui étaient si bruyants et imposants ne l’avaient évidemment pas remarqué Tyson qui leur arrivait à peine au menton pour la plupart d’entre eux. C’est en prononçant le nom de Easton, le chef du groupe que ce dernier le remarqua et se tourna vers lui, le visage frappé par l’étonnement. Parmi tous les prisonniers de Vonry, Tyson Elwin était sans aucun doute la dernière personne qui s’adresserait à lui.
-Arranges-toi pour te placer à côté de moi lorsqu’on travaillera, demanda Tyson. J’ai à te parler.
A SUIVRE…
Lu.
Je dois être honnête : j'ai été moins emballé par ce chapitre. Beaucoup de fautes d'innatentions, de conjugaisons, oubli de certains mots, syntaxe parfois hésitante ... La structure du récit est moins bonne que dans le premier chapitre. Je pense que tu devais être plus fatigué au moment de la rédaction et / ou de la relecture, et ça se ressent. Rien de très grave ceci dit : relis, et tu verras facilement où ça coince.
Concernant le fond,ça se met doucement en place. Parfois, il y a quelques points un peu plat (le coup du médaillon, pitié, évite, c'est super cliché). De la même façon, les relations entre Tyson et Val sont étranges. Ils ne se sont jamais parlé, et du jour au lendemain, en trois minutes, le vieux le tutoie et lui parle de sa gemme ... Il y a un problème de cohérence à ce niveau là.
Autrement, pas plus à ajouter. L'intrigue se met en place, et on sent bien que l'évasion se rapproche. Voyons la suite
.
Salut, j'ai décidé de reprendre car j'ai pas grand chose à faire en ce moment.
J'ai conscience que mon récit est loin d'être parfait et que je dois m'améliorer, donc si vous avez des conseils à me donner ou des remarques à faire n'hésitez pas. ![]()
Act I : Tyson Elwin
Chapitre 3 : Liberté.
Année 191 après le couronnement de Kain Ier.
Continent de l’Ouest, Désert de Vonry au sud d’Aedon.
--Je ne me souviens pas de t’avoir demandé d’amener de la compagnie Easton, dit Tyson en se tournant vers ses deux interlocuteurs.
Ces derniers, sans répondre, prirent place près de lui et se mirent à travailler. Easton brisa ce court silence après quelques secondes, s’assurant qu’aucun garde ne puisse l’entendre.
--Tu ne m’as pas dit de venir seul Elwin. Mais n’aies crainte, je le fais juste pour mieux protéger mes arrières, je pense que les gardes trouveraient ça louche que je m’isole de mon groupe pour venir te parler, surtout après ce qu’il s’est passé entre nous…
Tyson observa celui qui accompagnait Easton. Il se rendit compte qu’il ne l’avait encore jamais vu. Il semblait jeune et était très grand, la même taille qu’Easton. Ses cheveux blonds coiffées en pétard étaient clairement en contraste avec son visage d’apparence calme et sereine. Ses yeux étaient d’un vert clair.
--Tu te demandes qui je suis ? Demanda le mystérieux jeune homme en tournant sa tête vers Tyson. Je m’appelle Eloy Jarod. Je suis arrivé ici depuis environ deux semaines.
--Ça explique pourquoi je ne te connais pas, répondit Tyson. C’est étonnant que tu sois parvenu à intégrer le groupe d’Easton aussi vite, ce n’est pas donné à tout le monde…
--Il est le fils d’une de mes connaissances, dit Easton. J’ai été désigné pour le prendre sous mon aile. A seulement 16 ans, il risquait d’avoir quelques… problèmes. S’il restait seul.
--16ans ?! Il y a normalement une limite d’âge concernant les forçats, s’exclama Tyson. Comment se fait-il qu’ils t’aient envoyé ici ?
--Disons que pas mal de choses se sont produites ces dernières années. Ce qui a pas mal chamboulé nos habitudes, affirma Jarod.
--Comme ?
Tandis que Jarod allait satisfaire la curiosité de Tyson en répondant à sa question, Easton le stoppa net.
--Il ne faudrait pas s’égarer, pas vrai ? Je veux d’abord que tu nous dises pourquoi tu voulais nous parler, même si je devine plus ou moins la raison.
Tyson pris quelques secondes avant de se lancer. Conscient qu’il allait devoir ravaler sa fierté, et par la même occasion risquer d’aggraver sa situation.
--J’ai besoin de ton aide, annonça Tyson.
--C’est drôle, je ne m’y attendais pas, dit Easton d’un ton ironique. Que cherches-tu à obtenir pour te rabaisser à mendier mon aide ?
--La liberté, répondit Tyson.
Il y eut un long moment de silence. Tyson observa à la fois Easton et Jarod qui le regardaient d’un air totalement ahuri. Comme s’ils n’avaient jamais envisagé que le mot qu’il venait de prononcer pouvait être vrai. Easton se mit à rire nerveusement.
--La liberté tu dis ? Tu rigoles Elwin ? Tu es en train de nous tendre un piège ou quoi ? Rétorqua Easton.
--Je suis on ne peut plus sérieux, Easton. C’est pour cela que j’ai besoin de ton aide. Je n’y arriverais jamais seul. Je comprends que tu te méfies de moi, puisque je suis issu du Cercle des Mages, la faction qui a pour but d’assurer l’ordre et la sécurité de ce monde. Mais dis-toi que c’est grâce à ça que j’ai un plan. Je connais une ou deux failles que l’on pourrait exploiter sur ce camp. Tu te doutes bien que j’ai pu y avoir accès du temps où j’étais encore libre.
--Idiot, protesta Easton. Tu sais très bien qu’il y avait peu de chances que j’accepte une proposition de ta part. Mais me demander de t’aider à mettre en place un plan foireux pour s’enfuir est encore pire, c’est hors de question !
--Tu n’as donc plus d’espoir Easton ? Questionna Tyson. Tu sais très bien que ces enfoirés de geôliers ne nous laisseront jamais partir. Pas avec ce qu’il s’est passé ces dernières semaines. Certains de nos compagnons qui étaient censés avoir purgé leur peine n’ont pas été libérés. Moi-même je me suis fait avoir ! Que préfères-tu ? Mourir en tentant de regagner la liberté, ou bien mourir humilié par l’un de nos bourreaux ?!
Tyson savait qu’Easton doutait. Le doute semblait être une véritable torture à son esprit puisque les légères grimaces qui apparaissaient sur son visage indiquaient qu’il pesait le pour et le contre. Lui aussi en avait marre de cette situation. Mais il ne pouvait se résoudre à suivre celui qu’il considère depuis toujours comme un ennemi. Jarod, quant à lui, ne disait rien et ne faisait que regarder le visage indécis du chef de son groupe.
--Je savais que c’était une perte de temps, dit finalement Easton. Je ne marcherais pas.
Et ils travaillèrent en silence jusqu’à la fin de la journée pour finalement s’éloigner comme si de rien était.
--crazymarty-- Voir le profil de --crazymarty--
Posté le 29 décembre 2012 à 11:39:52 Avertir un administrateur
Lu.
Je dois être honnête : j'ai été moins emballé par ce chapitre. Beaucoup de fautes d'innatentions, de conjugaisons, oubli de certains mots, syntaxe parfois hésitante ... La structure du récit est moins bonne que dans le premier chapitre. Je pense que tu devais être plus fatigué au moment de la rédaction et / ou de la relecture, et ça se ressent. Rien de très grave ceci dit : relis, et tu verras facilement où ça coince.
Concernant le fond,ça se met doucement en place. Parfois, il y a quelques points un peu plat (le coup du médaillon, pitié, évite, c'est super cliché). De la même façon, les relations entre Tyson et Val sont étranges. Ils ne se sont jamais parlé, et du jour au lendemain, en trois minutes, le vieux le tutoie et lui parle de sa gemme ... Il y a un problème de cohérence à ce niveau là.
Autrement, pas plus à ajouter. L'intrigue se met en place, et on sent bien que l'évasion se rapproche. Voyons la suite
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J'avais pas vu ton message, je vais y répondre même si j'ai plusieurs mois de retard.
Concernant les fautes d'inattention, même en corrigeant, j'arrive à oublier des fautes... ![]()
je vais redoubler d'efforts pour arranger ça.
Pour la rencontre avec Val, oui leur relation est étrange, ils ne sont jamais parlé en raison de la mauvaise réputation de Tyson, mais on passé de nombreuses années côte à côte. Ce dernier l'a aidé à plusieurs reprises sans rien demander en retour. C'est pour ça que pour moi ça semblait normal qu'il le tutoie.
Pour le pendentif, c'était cliché, je le reconnais. Mais j'ai voulu montrer que cet homme tirait sa force des personnes qu'il aime c'est-à-dire sa famille. Je n'avais pas trouvé autre chose que le pendentif comme objet de souvenir. la prochaine fois je trouverais autre chose (si t'as des idées, tu me les dire par mp ça m'aiderait beaucoup
)
Merci de me lire et de prendre le temps de donner ton avis.
Act I : Tyson Elvin
Chapitre 4 : Rupture.
Année 191 après le couronnement de Kain Ier.
Continent de l’Ouest, Désert de Vonry au sud d’Aedon.
Tyson vit enfin le jour se lever.
Trois jours s’étaient écoulés depuis sa première discussion avec Jarod.
Il repensa aux inquiétantes nouvelles que lui avait apportées ce dernier, concernant le monde à l’extérieur…
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3 jours plus tôt...
--Le royaume d’Himath a été ravagé ?! S’étonna Tyson.
--Oui, il y a deux ans, on raconte que des hordes de démons ont envahi le Continent de l’Est, affirma Jarod.
-Et que s’est-il passé ? Ils n’ont pas réussi à les repousser ?
--En plus d’être trop nombreux, ces démons étaient bien trop puissants pour des mages ordinaires. Personne n’avait vu de tels monstres. On raconte que le Roi Theren V aurait demandé de l’aide aux royaumes de l’Ouest, particulièrement à Aedon, le Royaume de feu dirigé actuellement par Kain VI. Malgré les rivalités et les tensions qui existent entre les deux Royaume les plus puissants du monde depuis leur fondation, Theren V et Kain V étaient des amis de longue date, mais…
--Kain V était déjà mort c’est ça ? Eógan m’en avait parlé, dit Tyson.
--Il a été tué quelques jours après en fait. Personne n’a de preuves sur l’identité du tueur, mais il y a une rumeur… Son fils Kain VI serait le responsable. Il l’aurait tué pour s’emparer de la couronne.
--Que s’est-il passé alors ?
-Contrairement à son père qui voulait prêter main forte à Himath, Kain VI, voulait maintenir les tensions entre les deux Royaumes pour diriger le monde. Il saisit alors l’occasion pour leur déclarer la guerre. Je ne connais pas tous les détails, mais les Aedoniens ont maintenu un blocus sur le territoire d’Himath pour bloquer les routes de commerce, et empêcher les civils de fuir le continent de l’Est. Les Himathiens ont tenu quelques mois faces aux démons, puis ont fini par périr, Theren V compris…
--C’est quand même étrange tous ces évènements, s’interrogea Tyson. Des démons qui sortent de nulle part, la mort soudaine de Kain V, la fin des Himathiens…
--Tu penses que tout serait lié ?
--Ça m’en a tout l’air.
--Maintenant que tu le dis, Le conseiller en chef du Cercle des Mages est arrivé à la même conclusion.
--Derrick Cleveland ?
--Oui, je suppose que tu le connaissais, puisque que tu faisais toi-même partie de cette faction.
Tyson ne répondit pas. Il le connaissait bien, très bien même, puisqu’il s’agissait de son mentor. Cleveland aurait donc fourré son nez dans cette histoire ?
--Il a donné un nom à cette tragédie : L’imprécation.
--L’imprécation, hein… Donc selon lui Kain VI n’est pas responsable de l’apparition des démons. Il aurait simplement saisi sa chance de détruire le rival d’Aedon. C’est vrai que je ne vois pas qui serait capable d’invoquer une horde de démons. Certains mages peuvent être doués pour invoquer des créatures. Mais normalement ils ne peuvent invoquer que des créatures dont l’élément magique correspond à celui de la gemme qu’il porte.
-Il s’agirait donc d’un malheur ? D’une malédiction ?
-J’en ai bien peur…
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Tyson savait qu’Easton allait agir ce jour-là d’après les informations que lui a données Jarod, celui qui servait d’intermédiaire entre eux deux. Il espérait que Jarod n’avait négligé aucun détail de son plan. Cependant, après avoir passé deux nuits à lui expliquer chaque particularité qui le composait, Il savait qu’il n’avait aucun souci à se faire.
Le seul moment de la journée durant lequel les forçats étaient réunis sans être surveillé était le matin dans les douches communes. Il y a trois jours, Tyson avait déjà profité de ce court instant pour approcher Easton et l’inciter à travailler à ses côtés pour discuter. Cette fois ça allait être au tour de ce dernier. Pas pour parler avec Tyson, mais pour se faire entendre de tous les prisonniers.
Intelligemment, il demanda à Jarod et à ses autres acolytes d’attirer l’attention des prisonniers, en leur faisant comprendre qu’il allait faire un discours. La salle qui était habituellement bruyante, devint calme. On entendait plus que l’eau coulant à flot sur les corps nus des forçats.
Après quelques secondes de silence, Easton attendit d’être sûr d’avoir tout l’attention pour prendre la parole.
--Le temps nous manque, alors je vais aller droit au but : Êtes-vous satisfaits de votre condition actuelle ?
Il est évident que non. Que quelqu'un ose me dire le contraire.
Rappelez-vous des heures interminables à travailler sous ce soleil insupportable.
Rappelez-vous des litres de sueur que vous avez déversés, de tout le sang que vous avez craché.
Rappelez-vous de toutes les humiliations que vous avez injustement subies.
N’êtes-vous pas en colère ? N’avez-vous pas envie de mettre fin à toute cette galère ?!
Je sais que beaucoup d’entre vous ont renoncé à combattre ou ont peur, surtout depuis la mort violente qu’ont connu les rares hommes qui se sont rebellés.
Mais laissez-moi vous dire ceci, l’erreur de ces hommes a été d’agir seuls.
Si nous voulons survivre, nous devons trouver la bonne solution.
Et cette solution, n’est autre que nous ! Nous sommes la solution !
C’est en travaillant main dans la main que nous y arriverons.
Seuls et dépourvus de magie, nous sommes faibles et impuissants. Mais ensemble et coordonnés, nous ne ferons qu’une bouchée de ces foutus geôliers !
J’ai un plan pour nous sortir de là. Si vous me faîtes confiance et que vous choisissez de me prêter main forte, je vous assure que la liberté sera notre.
C’est pourquoi je vous l’annonce à tous : Nous nous évaderons ensemble la semaine prochaine.
Peu importe qui acceptera, peu importe qui refusera. Nous sommes tous dans le même merdier.
Voulez-vous espérer et survivre ou préférez-vous abandonner et mourir ?
Que choisissez-vous ?
Comme l’avait prévu Tyson, il ne fallut que quelques secondes à Easton pour convaincre les prisonniers. Bien que la plupart d’entre eux semblait inquiets et indécis, il sentait qu’Easton était parvenu à faire plus que de les convaincre : il avait également ravivé la flamme qui était en eux.
--Je vois que tout le monde est d’accord avec moi, dit Easton ravi. Nous n’avons plus beaucoup de temps pour discuter. Je vous annoncerai le plan demain, et tâchez de bien écouter ce que j’aurais à dire, car je ne le dirais qu’une fois.
Faîtes attention à ne pas éveiller de soupçons. Nos bourreaux ne doivent se douter de rien. Ne changez rien à vos habitudes.