Bonjour,
Ecrivain amateur en même temps que gamer, je me suis mis recement à écrire de court texte sur le milieu navale du 18ème siècle. Ces textes sont inspirer de mon personnage au sein du jeu Pirates Of the Burning sea. N'y chercher donc pas de réalisme historique, ils sont le mélange des faits historiques et des mécaniques du jeu ainsi que des anachronismes y étant présent. Néanmoins, étant grand fan d'Hornblower, j'espère pouvoir vous procurez ne serait-ce qu'un centième du plaisir que j'ai pu éprouver en parcourant ses aventures.
Voila pourquoi je partage donc ces petites histoires écrite à l'origine pour du roleplay.
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Prologue
Une froide pluie d’automne s’abattait dans le Sud-Ouest de la France en ce début de dix-huitième siècle. Sur la route menant de Bordeaux à Rochefort, une voiture à quatre chevaux progressés aussi vite que les braves animaux le permettait malgré le chemin en piètre état, le vent et la pluie battante.
Dans l’habitacle du véhicule, Lestan de Lioncourt, second du nom, héritier de la famille De Lioncourt, influente famille du Bordelais, relisait pour la énième fois ses ordres de mission tout en chassant une poussière imaginaire de ses épaulettes dorée.
« Pour ces dignités, le Comte de Maurepas, secrétaire d’état à la marine, le Comte de Toulouse, Amiral de France et commandant en chef,
Au Capitaine De Lioncourt,
Commandant la frégate de sa Majesté « Gascogne », Chevalier de l’Ordre de Saint Louis.
Vous êtes prié et requis d’avitailler au plus vite la Gascogne en vue d’un voyage jusqu’en Nouvelle France. Au cours de votre périple, vous escorterez un convoi d’importance vitale dont vous trouverez la composition ci-après. Une fois le convoi en sécurité dans la rade de Charlesfort, ordre-vous est donné de vous placez sous le commandant du Commodore D’Anjou et d’exécuter toute action que lui-même jugera nécessaire afin d’assurer le rayonnement de la France au sein du Nouveau Monde.
Voici la liste des navires qui seront sous votre escorte :
… »
Il replia le feuillet et le plaça dans la poche intérieure. Il était heureux de reprendre la mer après plusieurs mois à terre en demi-solde. Non pas que l’argent fut un problème pour sa riche famille mais depuis son plus jeune âge il n’avait aspiré qu’à cela : La Royale. Elle avait atteint son apogée sous le roi précèdent et les plus belles pages de son histoire était encore à écrire. Officiellement la France était en paix, sa marine de guerre laisser à moitié à l’abandon et désarmé. Officieusement, la guerre faisait rage dans les caraïbes. L’Espagne déclinante combattait pour maintenir ses possessions alors que la Royal Navy et la marine de France se livrait rudement bataille pour la domination du nouveau monde.
On y envoyer donc des capitaines de tout horizon qui agissait en quasi indépendance, allant, d’après les dire, jusqu’à armée des vaisseaux de guerre sur leurs fonds propre, comme de vulgaire armateur de Corsaire. A ceci près que ces navires-là n’étaient pas de rapide bateau conçu pour la course mais de véritable vaisseau de ligne conçu pour la bataille.
Les Caraïbes ! Durant des mois il avait espéré une affectation en ces eaux ou tout était à faire. Saisissant un autre feuillet de sa poche, il relu la lettre que lui avait adressé le Comte de Toulouse, ami de la famille de Lioncourt dont il avait fait la connaissance en 1689, lorsqu’il devint gouverneur de Guyenne.
« A mon cher ami,
Je vous écris ces quelques lignes pour vous faire connaitre ma joie. Je vous avais promis les Caraïbes et j’ai enfin réussi à tenir ma promesse. Je regrette simplement de ne vous avoir obtenu que la Gascogne, cette petite frégate de neuf est juste digne d’être commandé par un Capitaine de Vaisseau de votre trempe. Je gage néanmoins que vous saurez vous démarquer une fois sur place et que vous n’aurez aucun mal à obtenir commandement plus digne dans ces eaux si étrange ou la nécessité passe souvent avant la hiérarchie et les privilèges.
Je sais que votre tempérament aventureux ne pourra que se plaire en ces eaux sauvages. L’escadre du Commodore d’Anjou fait partie de nos meilleures et plus actives flotte, je suis sûr que cette affectation comblera votre soif d’aventure, de gloire et d’honneur.
Peut-être, lorsque vous reviendrez, vous serez vous-même commodore ou contre-amiral !
En attendant, mes sincères salutations à votre famille. Je prie pour que la goutte de votre père ne le fasse point trop souffrir et que votre chère sœur se pare des dignes atouts d’une jeune demoiselle.
Avec toutes mes amitiés,
Louis-Alexandre. »
Il était sincèrement toucher de ce petit mot, d’autant plus que le Comte de Toulouse, ayant signé par son prénom, indiquait là à quel point il se considérait être un intime de la famille. Et puis diable, tant pis que la Gascogne ne soit qu’une toute petite frégate armée de vingt canons de neuf livre, il allait dans les Caraïbes ! Quelques semaines de traverser à devoir se coltiner les sabots du convoi et ensuite… Ensuite il rejoindrait une escadre de combat, une escadre de guerre.
Un sourire aux lèvres, il s’adossa à la banquette et s’endormit, Rochefort et son arsenal était encore loin… Mais en esprit, le Capitaine se trouvait déjà à bord de la petite frégate, prêt à livrer bataille contre anglais, espagnol, pirates… Ou tout autre ennemi de la couronne.