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L'Orchestre.

wombhap-v2
wombhap-v2
Niveau 9
28 septembre 2012 à 23:26:03

Salut :)
J'ai commencé à écrire un morceau d'histoire. Plus long que la normale puisque je me limite à une ou deux pages en générale. Ceci dit, l'histoire que j'a inventé me plait et l'écrire en intégralité me semble intéressant, donc je vais la publier ! Je vous laisse découvrir et juger, j'écoute vos suggestions sur le style, la qualité d'écriture, etc...

Seul un miroir cerclé d'ampoule, omniscient et ubique, jouait le rôle de recteur dans la vie d'Ema. Sagement accroché au mur, il surplombait un bureau trop souvent apprivoisé en table de maquillage. Il scrutait la chambre d'étudiante, la connaissait dans ses moindres détails pour en avoir refleter l'intégralité. Son regard persant, attachant chacun des objets à son champs de vision, les revelants dans son oeil invisible.Invisible et pourtant si profond, à tel point qu'il en devenait impossible, sans se perdre, d'oser le scruter. Mis en abime par une pupille qui lui faisait face, au dos de la porte, un second miroire bien plus petit repondant à son appelle, donnait à se premier des abimes et des limbes sans fin. Quant à la chambre, elle n'était presque rien, sinon un appartement mutilé, un membre du confort. Etroit et de forme rectangulaire, introduit par une cuisine timide qui meublait un coin, le reste faisait office de salon, de salle de séjour, de chambre. Cet hybride où Ema trouvait un peu de sommeil parfois, dans un desordre d'orgine quasi-cataclismique, était son foyer. Le précédant, avait porté son enfance bercée par des parents avenants et peu authoritaire, vint à se transformer en celui ci après son départ. Elle avait fuit la campagne natale et loin d'être chere à son coeur pour les toits de la capitale. La ville lui vendait tant de chose; une faculté regorgeant d'histoire dans le quartier latin, plein de mouvement, vivant, charmant. Un rêve eveillé dans ce petit cauchemar qu'est son septieme étage sur l'escalier de service, ce travail ingrat mais vivrier, ces hommes salauds et abject avec cette douceur que la vie n'avait fait que battre. Elle avait beau lutter, on lui offrait sans cesse une plus belle noyade en faisant miroiter un désir cher à son coeur. Une fois ce fût la ville, une fois ce fût l'argent, une fois ce fût l'amour.

Le soleil lentement devorer par la nuit, laissait naitre des rayons obscurs qui venait à cueillir un à un les toits de Paris. Dans le même temps la jeune femme se maquillait avec précision et legereté, masquant seulement quelques traits et points disgracieux, fonceant quelques autres qui lui donnaient un regard charmeur et attirant. Les ampoules étranglaient le miroir imposant, éclairaient la pièce d'un second soleil, chassant cette obscurité nouvelle que la nuit amenait chaque soir.
Après quelques minutes, prête à sortir, elle acheva le rituel hebdomadaire qui consistait simplement à s'appreter. Non pas se préparer, que l'on pourrait grossièrement lire sur les lèvres d'un homme, mais s'appreter, qu'on lis sur les douces lèvres d'une femme. Tout en écoutant sa petite radio, meublant l'univers sonore de son chez elle, elle fermait son chemisier blanc jusqu'au col. Puis, en deux pas, atteignit le pied de son lit et s'empara de collant noir mate, fin et agréable à porter qu'elle enfila en gigotant sous les coups de la musique.
Une fois arriver en haut de la cuisse, ses mains vernis de rouge faisait glisser contre sa peau les attaches vers de petites agraffes legerement plus haut. Les collants fixés de chaque coté, l'élastique tendu suivant le tracé parfait que sa cuisse dessinait, et le chemisier descendant à peine sur ses fesses laissait suggestivement travailler l'imagination de n'importe quelle homme dans ce reflet que le miroir offrait lorsqu'elle se retourna pour prendre d'une main son tailleur et l'enfiler.
Ainsi prête, Ainsi belle, Ainsi faite, elle marcha jusqu'a la porte en ajustant son tailleur d'une ceinture noire et fit naitre le silence d'un doigt. D'une main elle se saisit d'une paire de chaussure à talon noir au cuir travaillé et brillant, qu'elle sortait avec beaucoup d'envie d'une boite de carton, on lisait la même exicitation sur son visage que sur celui d'un enfant ouvrant un paquet voilé de surprise. A cette, nulle surprise, elle était parfaitement renseigné du contenu mais aimait, ouvrir à l'occasion ce carton, et être simplement belle. Une fois levé, ses pas l'enmenait éteindre les différentes lumières de la chambre, pour ouvrire finallement la lourde porte d'entrée. La passé les chaussures encore à la main, puis la claquer en la tirant fermement mais non sans féminité.
Ses pieds encore nu devorait les marches les unes après les autres, l'éloignant toujours un petit peu plus de la porte. Lorsque de sa main vide, caressant son cou portant un bijoux d'absence, avant de l'enemener delicatement près de sa bouche, puis sous son nez, constata une absence de plus. Nul Parfum, un oublie qui la faisait remonter les marches deux par deux. Elle sortait sa clé, rouvrait la lourde porte, et posait son premier pied à l'intérieur. Faisant glisser ses pas d'un bout à l'autre de la maison, se redessinant dans le miroir, pour enfin prendre une goutte de parfum du bout des doigts et atteindre un perfection si rare, si pure, qu'elle aurait pu être un ange. Son regard croisa celui du miroir un instant et là, les merveilles du monde la jalousait, au point de jurer sa mort, sa perte et des douleurs sans nom.
Le miroir lancait son image, incapable d'avouer qu'il ne mentait pas, il ne montre que la vérité. Il la décrit au mieux, elle et son défaut. Non pas le défaut de celle qui n'en a pas, mais celui du miroir, qui malgré la beauté qu'il rend, il ne sait que taire son nom.
Ses cheveux long, marron, chatain,clair et parfois foncé c'est toujours la faute de la lumière. Souvent détaché, tous passé d'un coté, jamais reelement coiffé, d'un naturelle etouffant. Doux et parfumé, ils ont tous l'impression d'être perdu, de fonder quelque chose de magnifique, masquant quelque trait de son visgage, mordillant toujours l'espace qu'ils n'ont pas pour eux, non en bataille mais en paix, simplement beau. Un front clair, rarement maquillé, qui découle d'une large raie coupant sa chevelure en deux pays, dont l'un entre en symbiose avec le second, en se jetant tout deux sur la même épaule. Suivant le front, il nous amène à ce qu'il y a de plus delicieux chez elle.
Ses yeux, qui volait leurs couleurs à ses cheveux. Elle avait le regard sérieux, mais joueur à cet instant. Chacun des deux prenait un coin de leur prison, fixait le miroir pour s'y regarder une dernière fois. Sur le départ, presque retourné, un bras disparaissait à mesure qu'elle terminait, en une seconde, l'inventaire de ce qu'elle était. Passant en revu sa posture, ses ongles, sa robe, puis son cou toujours nu, mais maintenant parfumé. Ses levres n'esquissait pas de sourire, mais s'ajoutait à ce regard qui disait tout, cette expression universelle qu'elle avait le talent de posséder. Charmeuse, ce visage ne nous inspirait qu'une envie, une envie dont elle portait le nom. Fine et bien dessiner, d'une couleur naturelle malgré un colorant savament appliqué. Son teint de peau jouait avec cette couleur, comme avec ses joues un petit peu rouge, allant avec ses ongles timidiement vernis d'une couleur identique. Son nez, discret et toujours aussi à sa place, jouait le role de tampon parfait, idéalement posté entre sa bouche et la première courbe de ses yeux, sans disgrace, n'abimant en rien son visage, l'embellisait au contraire, et ceux parce qu'il ne prenait aucune parole sur la sa scene.
Puis, elle, face au miroir, prenait ses yeux avec eux même, la fin du tour, la fin du manège. Si expressif malgré l'absence total de pensé, si profond, si brillant, l'archétype du miroir du vivant. Un regard ou n'importe quelle homme reverait d'y puiser l'amour, une gaité infini, un soleil chaque matin qui donnerait à un mort une raison de se lever à nouveau, et ceux chaque jour de sa vie.
Un regard puissant, qui nous controle, qui prend l'homme au fin fond de ses tripes, allume une chose inconnu, un organe dont seul à le pouvoir de faire parler, pour nous rendre esclave, nous faire croire si puissant, si envoutant. On a peine à croire que le charme lui à tous donné.
Dans le silence de ses pas, elle disparu du miroir et son reflet n'exista plus un instant plus tard, la porte claqua. On ne la retrouva dans le bruits qu'au son de ce premier pas sur le bitume parisien, qui claquait de douleur à chaque pas, écraser par deux aiguilles. Elles affinaient sa silouhette, la rendait toujours plus parfaite, et l'enmenaient dans le restaurant d'un hotel sulfureux de la capitale.

Son arrivée dans cette salle, faisait converger mille regard sur elle, sanctionnait les femmes qui devenaient subitement affreuse. Aucun homme n'a su être infèle à son charme à cet instant.
L'un d'entre eux attendait Ema, sagement assis à une table, il l'avait entrevu dehors à travers une glace qui donnait sur la rue. Ce même homme, tapotant nerveusement et avec rythme ses ongles contre la table. De ses doigts, il grattait, il frottait, il attendait et sa patience s'envolait dans des verres de whisky toujours un peu plus grassement servit. Il engloutissait d'une gorgé le contenu du nouveau alors qu'il était à peine posé sur la table. Presque arraché de la main du serveur, qui n'avait même pas encore remis le précédant sur son plateau pour netoyer la table. Une autre addition venait enrichir le paquet déjà présent, decorait la table, le sol aussi, à tel point que la machine qui les produisait à la chaine était lassée et sèche. Vint le paquet de cigarette, sortit d'un poche ou d'une autre, qui glissait entre ses doigts, qui se laissait frapper contre la table, sautillant d'une main à l'autre. Une paire de clef, d'une voiture luxueuse qui était passé il y a maintenant une heure au service voiturier de l'hotel. Une seconde paire de clé, marqué d'un chiffre; celui de la chambre, frétillait à son tour. Enchainait les lueurs de cigarattes, les bouffés toxiques, cette fumée à l'odeur de tabac de piètre qualité, fondant une atmosphère grisatre qui l'entourait. Il allumait sa seconde clope avec le mégot de la première, encore et encore, noyait la fumée dans une gorgée et levait le bras une nouvelle fois pour réclamer.
L'épave en reclamait.
Quant à elle, ses talons s'enfoncait dans le tapis rouge à l'entrée de la pièce et fit naitre le silence, puis claquait à nouveau, ce bruit envahissait la pièce avec elle. Chaque pas le giflait, ces centaines de rupture; au milieu d'une conversation, ou d'une action qui cessait instatanemant pour se résoudre à l'observer. Mignone, elle cherchait du bout du regard son rendez vous de ce soir, levant la tête, faisant passé ses yeux par dessus chaque table en se hissant un peu plus sur ses talons. Les hommes seuls en sont venu à reciter de vieilles prières, souvenir du catéchisme brusquement exhumés et seul recours avant la damnation pour qu'elle s'asseye devant eux. Au milieu de toutes ces tables, un ivrogne nevrosé levait frénétiquement le bras pour se calmer, pour s'oublier. Le parfum de la belle, s'en rapprochait, et discretement, alors qu'il le sentait maintenant, elle l'embrassa dans la nuque pour signifier son arrivée. Puis sa main posé sur son épaule, glissait lentement le long de son dos, pour d'une caresse eveiller ses sens, tout en accompagnant son déplacement jusqu'au siège face à lui.
Un peu d'amour dans la vie d'un homme presque riche, presque mort de vice, parce qu'elle lui trouvait quelque chose malgré tout. En plus de l'argent bien sûr, condition sinéquanone et fondatrice de sa relation avec lui, mais cela ne lui donnait pas toute sa magie.
A son tour, lorsque le serveur arriva elle demanda un verre de jus de fruit, simple et n'exigeant qu'un peu d'attention pour les presser. Après la commande elle perdait son regard amoureux, non dénué d'interet qui portait dans les petites lignes du contrat qui les liait un onglet indiquant des tarifs, dans son regard vide et absent. L'ange lui souriait, l'autre ne repondait rien, aucun éclats sur ce visage, nulles passions, nul amour ce soir. L'alcool l'avait consumé comme une cigarette, sa raison partait en fumée et il ne resterait que des cendres de sa conscience après l'acte. Le fameux, celui dont tous les hommes se sont pris à rever en sa compagnie, même en devorant le blanc des yeux de leurs femmes.
Celui qui impliquait bien sûr, qu'elle enlève son manteau, et le pose correctement sur une chaise dans la chambre. Avant elle aurait laissé son parapluie dans l'entrée de cette suite gigantesque.
Puis, en s'emparant d'une des deux coupes, elle commencait à se devetir lentement et sensuellement. Laissant ses mains glisser sur son corps qu'elle connait et maitrise si bien. Si bien qu'au lieu de mettre, cet instant excitant l'était car il avait vocation à enlever. Couché sur ce lit grand pour endormir une école entière, il n'avait rien à faire si ce n'est comtempler la merveille des merveilles se dénuder, petit à petit. Retirer ce haut bouton après bouton, pour laisser apparaitre la lingerie fine, quasi transparente, legère elle cachait pour attiser l'imagination d'un homme. Victime d'un vetement qui continu à dénuder. Sagement, elle continuait à oter et à se laisser aller, bougeant doucement, montrait chaque partie de son corps avec grâce, mordant avec ses ongles ses collants, en les griffants jusqu'à la déchirure. Avant de s'approcher et de se laisser mordre à son tour par ce fou, cet ingrat, ce monstre. Croquant son cou et son corps à pleine dent, de son haleine rappelant la bouteille. Passant ses mains partout où il le pouvait, partout elle le permetait. L'interdit devint violence, la séduction que l'innaccessible lui procurait devint désir, si fort que malgré sa beauté, elle en pris des coups.

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
29 septembre 2012 à 16:12:49

mouais, si je résume se texte, elle s'habille et se déshabille et le tout en trois page :pf:

déjà voilà quelques fautes d'orthographe capté durant ma lecture:

__Le soleil lentement devorer par la nuit :d) "dévoré"

__ des rayons obscurs qui venait à cueillir un à un les toits de Paris :d) "venaient" et "à cueillir"/"accueillir"
mais là j'ai un doute c'est peut etre fait exprès

__ mais s'appreter, qu'on lis sur les douces lèvres :d) "lit" et "s'apprêter"

__"ses mains vernis de rouge faisait glisser contre sa peau " :d) "faisaient

__A cette, nulle surprise, elle était parfaitement renseigné du contenu mais aimait, ouvrir à l'occasion ce carton, et être simplement belle :d) il ne manquerait un mot après "à cette"

je m’arrête là pour les fautes car ce sont surtout des oublies d'accent ou d'accord que tu devrais aisément trouver.

et plus sérieusement, j'aime beaucoup ton texte. tu nous présentes la personne, le contexte, le prémices de l'histoire simplement deux actions ( d'accord trois avec la rencontre): s'habiller/se déshabiller.

le tout de manière très maîtrise et plutôt captivante, avec un fond de voyeurisme. durant toute la lecture j'avais l'impression d’être derrière une porte à regarder Ema par le trou d'une serrure.

sinon outre les faute d'orthographe, je n'ai pas trouver des choses particulièrement gênante. les tournures me paraissent bonne, c'est fluide et le vocabulaire riche :oui:

je conclurai en disant que l'idée du miroir pour introduire l'histoire était très bien pensé car elle donne un aspect un peu magique à la scène et donne envie de voir ou ça meme.

bref, je lirai la suite :-)

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
29 septembre 2012 à 16:13:45

ha et une dernière correction:

__où il le pouvait, partout elle le permetait :d) ce ne serait pas plutôt: où il le pouvait, partout "où" elle le "permettait"

wombhap-v2
wombhap-v2
Niveau 9
29 septembre 2012 à 16:31:16

Merci :-)

Avant que tu lises il faut que j'écrive !

Ceci dit, je suis content que ça te plaise, mis à part les photes d'orthographe :hap:

Avissur
Avissur
Niveau 9
29 septembre 2012 à 19:10:39

C'est bien écrit, il y a du rythme, de bonne formule voire très bonnes. Il se passe rien, mais c'est absolument pas un handicap au contraire, on est face à un tableau très bien peint.

J'ai passé un bon moment, et je continuerais à lire la suite. Bon courage !

wombhap-v2
wombhap-v2
Niveau 9
30 septembre 2012 à 22:24:47

Ravi que ça vous ait plus ! Je vous remercie !

Voilà la suite ! Ch'ui un peu navré pour les fautes, je vais relire avant de poster mais j'ai toujours un peu de mal en dactylo de manière général.

Le lendemain de cette soirée fut rude, malgré l'amour d'un boiteu, les coups avaient pris une avance certaine sur lui. Le rendant fou, il frappait inconsidérement, ce n'était pas la première fois, mais le mur de silence était si solide, si impénétrable, et les minutes voir les secondes qui pouvaient lui donner sous sa personnalité si mieleuse, était tel qu'il en devenait irrésistible.
Sortant de quelques heures de sommeil, elle se levait chez elle, sous les hurlement abominable du reveil. Ce tyran éléctronique torturant chaque matin, chaque nouveau soleil, peu importe ce que la veille lui avait offert pour s'endormir, et les songes que la nuit lui avait laissées. Ses petits pas hésitants, les premiers de la journée, allait vers son lavabo. Un peu d'eau fraiche prise sous la chanson du lavabo, et d'une main elle attrappait un bol dans un placard. Bien vite elle avait allumé la radio, et couché sur son lit, accompagné de son bol maintenant remplit de café, elle repondait à l'actualité que lui dictait le présentateur. Le café encore fumant, posé sur la table de nuit, il disait sa chaleur et lui montrait la voie de la patience. Tout en continuant à écouter, elle ouvrait son dressing, et posait quelques vetements sur son lit encore dépiauté. Melant couleur mate et pastel, pimpante et discrète, un assortiment élégant, classieux, on aurait presque pu dire qu'il était elle. Elle l'enfilait sans trop y réfléchir, puis remplissait son sac de feuilles en tout genre, de couleurs, de toutes tailles, et de quelques crayons. Sur le départ, elle prit le temps d'éteindre la radio, de decendre son mateau du crochet derrière la porte, et de la verouiller à double tour.
La voilà sur le chemin de la faculté, où sans rien penser, sinon à un morceau de musique incomplet qu'avait jouer ses derniers jours un groupe sur les ondes. Les cours ne l'interessait pas, presque plus tout du moins. Elle devait faire présence de temps à autres, tout en sachant qu'elle ne ferait pas cela de sa vie. Disons, qu'elle y prenait des contacts, qu'elle y voyait quelques amis, d'autres têtes, peut être un peu de plaisir aussi. Un plaisir indirect, non pas celui d'entrer dans cette salle gigantesque, bruyante au début et soudainement silencieuse à l'entrée du professeur. Le même, qui signerait de son premier éclat de voix l'accaparement du monopole de la parole, celui de la sagesse egalement du même éclat. Et l'écouter deux, trois, quatre heures, devenaient une forme d'emprisonement, un petit haut le coeur, une chaine de plus à porter dans sa journée. Mais une libération à venir, cette sensation d'extase une fois tout cela finit, une fois la vie retrouvée, comme si elle était suspendu à l'intérieur. En définitve, ce mécanisme complexe était bien plus intéressant que la simple tentatvie d'esquive, ou la rationalisation de l'absence. C'est qu'Elle préferait.
Ce jour là, elle arrivait dans les premières, en tête de file à l'entrée de la salle, elle prit une place près de la sortie, assez tranquille, où personne ne viendrais la déranger. Elle posait son sac sur la place à coté d'elle, en sortait un cahier et un crayon avec l'intention de ne noter aucun des traitres mots que quiquonque allait lui présenter. Et son regard se posa sur l'entrée, ou le flot humain défilait, dans toutes sa magnificence et son abérration. A la fois puissant, lier les uns à l'autre dans la même épreuve aussi puérils et quotidienne soit elle, et de l'autre aussi bestiale et synonyme sinon identique à la bergerie, chacun suivant celui qui est devant. Dans tout ça, un faisait exception.
Elle lui était étrangère, inconnue et cette étrange sensation de ne pas exister l'evahit petit à petit, au point qu'elle en vienne à espérer qu'il pose un regard sur elle, comble pour une beauté qui ne connait que la fatalité. Mal levé, mal lavé, mal rasé, il posait un pied hésitant devant le suivant en passant par la porte de cette salle imposante. Il la scruta avec attention, dans le but de rompre sa solitude, et non sans hasard se hissait jusqu'a la troisième rangé. Juste à coté d'elle.
Juste à coté d'elle, il jetta son blouson sur son sac nonchalament, sans respect ni inquiétude, blouson qui était la juste moitié de ce qu'il était. Il l'avait protégé du froid et cueillait les gouttes à sa place depuis des années maintenant. Usé, un peu odorant mais taillé d'une pièce dans un cuir robuste, il était clairement indestructible. La seconde peau poussée sur le siege qui les separait, portant un morceau de chacun d'eux. Il jetta son sac à son tour par terre, sous le siège, presque si loin et si fort qu'il montrait que plus jamais il ne voudrait le récupérer. A vrai dire, les cours ne l'interaissait pas.
Simple d'esprit pour un simple coeur, la douce compagnie que sa voisine representait semblait netement plus attirante. Ceci dit il avait toujours rivalisé d'intelligence pour se sortir des situations délicate dans lesquels il avait l'art de se mettre. En l'occurence, la situation délicate semblait être l'ennui que la voix monotone, regorgeant d'informations qui lui étaient inutile et abrutissante, que ce professeur était capable de produire. Il se décida après plusieurs minute à lui offrir un regard. Passant d'un instant, de l'hésitation à la determination, curieu et trop gourmand, il n'avait malgré ses prétentions nulles aisances avec la gente. Le sens du tact n'évoquait rien de semblable à la facilité et à la rapidité avec laquelle on le prononce. Alors il se lanca, et d'un regard naquit un sourir, enfanta un amour différent, une querelle adolescente, un adulte sans mémoire, un gosse responsable. Lourd de conséquence, il adviendra de lui ce qu'ils en feront. Elle lui a sourit, saluant le mérite qu'il avait de s'assoir là comme elle le souhaitait. Ses charmes n'y étaient pas pour rien, mais le hasard avait fait la part des choses, rendant la chose en question non pas aisée mais évidente.
Au bout de quelques heures, chacun était perdu dans son imagination, dans l'extase que l'autre lui procurait, le plaisir qu'il avait tiré tout ce temps d'une main dans l'autre dans la discretion la plus absolu. Ravi que le cours cesse, malheureux à en mourir qu'il faille se lever pour la laisser, ne serait-ce qu'une seconde, ne serait ce que lacher sa main, l'allégorie de son emprise qu'elle avait sur lui.
Assez vite, ils se sont retrouvés seuls. Tout deux, dans une absence de bruit totale, un absence de monde. Il était basculé dans cet univers ou eux deux semblait éxister dans l'immensité de la pièce, persister dans l'éxistence et la solitude malgré la dualité.
Chacun sur leur table, un strapontin les separants, la main de l'un dans la douce de l'autre. Timide, dans l'impasse, il lui fallut un effort bien plus titanesque mais préférable à ses yeux pour sortir de ce piège, de la lacher, de se lever, et de sortir, plutot que de rester. Le claquement du rabat de la chaise frappant d'un coup, l'amour en plein vol, témoin de la honte qui l'accablait d'avoir ressentit quelque chose ces dernières heures. Quelque chose d'inesperer pour un mental d'acier, un dur, un homme la rue qui s'était perdu dans les mondanités d'intellectuels ne lui ressemblant pas. Il passa le long couloir après la porte, seul. Il ne l'avait vu qu'une fois, plonger son regard dans le sien un instant seulement, mais il savait.
Il savait de quoi elle était capable, comme si il l'avait fréquenté un milliers d'années, comme si pour elle il avait bruler le ciel et batit des cathédrales, comme si pour elle il avait démonter les artifices et et lui il avait donné un fils. Le voilà maintenant regretant d'être venu ce matin, lui qui preferait l'absence, il ne comprenait plus ce qu'il faisait ici, pourquoi ? Comme un rêve qui se démontait, qui se dévoilait dans son irrationalité, se fractionant de toutes parts, les murs semblaient se fendre, la chaleur et la tension montaientt. La respiration devaniat insupportable, insufler des bouffés de flamme, cette croisade douloureuse, il portait sa croix. Sortait, dans la cour et fuyait, son existence, cette réalité, priant pour se reveiller, avoir oublier, cette fois ci ne pas faire l'erreur d'y aller. Il foulait les pavés mouillées par la pluie d'automne, quand il la rencontré la deuxieme fois. Etouffant, il se frayait un chemin tant bien que mal dans cette foule dense et sifflante. Crachotant parfois ce bourdenement qui lui était si familier, celui d'un millier de discussion qui s'entrelace et qui se chasse. A tour de rôle chacun disait son mot dans cette cohu, parlant de la journée humide et glissante à l'odeur de rentrée. Personne ne semblait en savoir plus que l'autre mis à part les rares qui se retrouvait dans ce tissu de rencontre. Arrivée au bout du périple, devant les lourdes portes de l'université, un bras l'éffleurait d'une caresse aggripante. Sans force mais plein de tenacité, elle avait vocation à faire taire ses pas. La marche muette se fit suivre à l'arret. En silence il se retournait habité d'une fausse curiosité, et découvrait une femme toute aussi mouillé que lui, bien qu'elle, arborait le courage surhumain de lui tendre la main. Charmante, elle n'avait que le poids de quelques années de plus qui le séduisait un peu. Il la questionnait d'un begaiment sans queu ni tête et sa voix, sa reponse l'assassinait. Elle tenait entre ses lèvres un filtre, alors qu'il revait d'y poser les siennes, pour y fumer la mort, alors qu'il revait d'y laisser l'amour. D'entre elles une reponse audible jaillit, elle était de loin la plus belle.

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
03 octobre 2012 à 00:13:41

j'ai lu et j'aime bien mais je ne te ferai qu'un com demain car je suis tout simplement mort de fatigue :hap:

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
05 octobre 2012 à 19:54:03

donc encore une fois, beaucoup de fautes. trop pour que je puisse les corrigés. mais, la encore, ce ne sont que de petite erreur d'accent ou faute d'inatention. bref, ce n'est pas un drame pour moi.

ceci dit, tu nous livre un texte très lyrique, très bien écrit et bourré de très belles images. vraiment, tu as ton propre style et ça se voit et il est franchement agréable.

par contre, le lyrisme est parfois un peu étouffant.
par exemple, j'ai du mal à m'attaché au nouveau personnage car ( je ne sais pas vraiment comment le dire)mais il ne fait pas vrai. "pas vrai" dans le sens où il est tellement baigné dans le lyrisme, la poésie qu'il en perd un peu son humanité.

ou alors c'est du à un petit coté cliché, mais ( je me répète) j'ai du mal à voir ce qui me bloque.

en revanche, tout ce qui concerne les descriptions, le rythme, ton découpage des phrases, je trouve ça vraiment bien. c'est agréable à lire et on avale ton texte sans difficulté.

somme toute, tu nous dresse un beau tableau, une très belle fresque mais il manque quelques finitions pour le rendre plus crédible.

ps: je pourrais comprendre que tu trouve certain de mes points cité un peu flou, dans ce cas dit le moi et j'essayerai d’être plus Clair

wombhap-v2
wombhap-v2
Niveau 9
05 octobre 2012 à 20:48:27

Le principale défaut du Lyrisme serait le Réalisme ?
C'est dur quand même ! Tu voudrais dires que les belles choses ne font pas "vrai", en tout cas dans le texte. Je veux bien te croire, maintenant si il faut trouver une parade à cela, et que c'est la seule chose qui te freine comment faire ?
Plus de détails ? Moins de Lyrisme ? Je ne sais pas trop quoi te dire. Mais je pense ceci dit que tu as amplement raison, en partie parce que je suis incapable de fixer des dialogues viables entre les personnages du fait qu'ils n'aient aucun caractère réel. Donc ça se complique dès lors qu'on doit faire une transition de la description agréable, de la construction que j'aime bien faire, vers le vivant, le réel, le concret.

Je suis toujours content que ça te plaise :)

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
05 octobre 2012 à 21:11:22

j'avoue que j'ai été un peu raide, j'ai relu ton texte et ce n'est pas si "étouffant". j'ai fais mon commentaire avec l'impression qu'il me restait de ton texte et j'aurai du le reprendre avant. désolé.

non, effectivement, ce qui manquerai se serait plus un peu d'interaction mais je ne peux pas t'en vouloir, j'ai beaucoup de mal avec ce point moi aussi.

ton style est tout même très bon et tu écris vraiment bien :oui: il ne me reste qu'à voir la suite pour te dire si mon impression reste, car comme je te l'ai dit, je n'arrive pas parfaitement identifié ce qui me freine.

wombhap-v2
wombhap-v2
Niveau 9
13 novembre 2012 à 21:26:54

Je serais tellement reconnaissant si je pouvais avoir des avis supplémentaires :ange:

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
13 novembre 2012 à 22:40:13

arf, c'est vrai il faudrait que je continue à lire :rouge:

désolé pour mon absence, mais moi, je sais pas pour toi, je galère un peu niveau gestion du temps, en droit.

je vais essayer de rattraper mon retard ce week end, là j'ai trop de travail :-(

wombhap-v2
wombhap-v2
Niveau 9
13 novembre 2012 à 22:48:07

J'ai rien posté de plus que ce que tu avais dû lire, à moins qu'il te manque le dernier morceau.

Je ne posterais pas l'intégralité de l'histoire ici je pense, mais je peux l'envoyer par mail sans problème :)

Pour ce qui est de la parenthèse, le droit, m'amuse bien !
Au contraire, la gestion du temps me plait bien, c'est très aéré et ça m'interesse assez. Mais c'est différent selon les équipes... On a déjà eu des contrôles toussa toussa... :hap:

Kurt[y]n
Kurt[y]n
Niveau 7
13 novembre 2012 à 23:02:40

J'ai lu la première partie y a un moment et me suis intéressé à ton deuxième post.

Outre les fautes, la forme est pas trop mal : c'est fluide et assez précis, lyrisme et réalisme se complètent assez bien dans le second passage. Fais néanmoins attention aux répétitions et à la lourdeur/longueur de certaines phrases.

Néanmoins, je reste un peu sur ma faim car je ne suis pas fanatique des longues descriptions en littérature. C'est pas une critique sinon un petit bémol dû non à ton texte mais à mes propres goûts... Je trouve ça un peu lent, en fait. Même si je reconnais que tout n'est pas purement descriptif, hein :ok:

Bon courage pour la suite :-)))

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