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seigneur des anneaux

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:26:44

Suite .  .......

Au bout de quelques minutes de terribles combats, les Orques finirent par faire volte-face et s´enfuirent. Théoden les poursuivit, un sourire satisfait aux lèvres. Herugrim trancha une dernière tête. Le roi s´arrêta.
-Il faut protéger la cité !   S´écria t-il.
Soudain, les cavaliers galopant devant lui s´arrêtèrent net. Les chevaux, terrorisés, se cabrèrent. Les sourires d’espoir disparurent, laissant place à un visage figé par la peur et la béatitude. Lors de la première phase de la bataille, l´espoir s´était rallumé mais il n´en était plus ainsi. La victoire ne pouvait être aussi facile .  ..
Le sol trembla, de longs barrissements aigus retentirent, accompagnés de chants rauques des hommes du Sud. Théoden leva les yeux. Environ cinq cent pieds plus loin, se dressaient à une trentaine de mètres de hauteur, tels des immenses rochers, une vingtaine de monstrueuses créatures. C´étaient des Mûmaks du pays de Harad, appelés Oliphants. Leurs dos grisâtre, presque aussi dur que du roc, était surmonté d´une tour de guerre. A l´intérieur étaient perchés des archers d´élite Haradrim. La tête des Mûmaks étaient peintes et tatouées de dessins étranges. Leurs très longues défenses étaient hérissées de pics et de pointes aussi longues qu´un homme. Leurs trompes balayaient l´air. Leurs énormes pattes faisaient, au bas mot, quatre mètres de diamètre. Ils avaient de petits yeux noirs porcins et cruels.
Théoden resta bouche bée. Il connaissait une légende qui parlait de ces grands monstres du Sud mais jamais il n´aurait crut qu´ils existaient vraiment.
Les Orques encore en vie en profitèrent pour s´échapper et se précipitèrent aux côtés des Mûmaks, au risque de se faire écraser. Les Oliphants avancèrent d´un pas rapide, marchant à travers les montagnes de morts et de débris. Chacune de leurs larges enjambées mesurait une dizaine de mètres. Chaque bête était conduite et dirigée par un champion Haradrim au visage maquillé et au crâne chauve. Le chef conducteur, montant le plus grand des Oliphants, lança un long appel de Cors. La charge était lancée.
Théoden se ressaisit.
-Reformez la ligne !   Ordonna t-il. Reformez la ligne !  
Les cavaliers obéirent et se remirent en rangs. Théoden déglutit.
-Sonnez la charge !   Cria t-il. Attaquez de front !   Chargez !  
Gamelin se saisit de son grand Cor aux extrémités ceintes d´or et sonna si fort que la corne se brisa entre ses mains.
Théoden se jeta en avant, galopant avec toute la vitesse possible. Les Rohirrims, chevauchant derrière leur roi, devinrent blêmes de peur. Merry et Eowyn, tremblants, poussèrent Windfola à sa vitesse maximale. La jeune femme empoigna sa lance, prête à tirer. Les Oliphants, effrayés par toute cette agitation, tous ces cris et ces bruits, avancèrent d´un pas décidé vers l´armée du Rohan. à chaque pas, ils soulevaient leurs énormes pattes pour les reposer bien plus loin dans un nuage de poussières. Les Haradrims, perchés dans les tours, bandèrent leurs arcs. Des peaux de bêtes étaient accrochés autour d´eux, afin de les protéger des flèches. Les conducteurs, élancèrent leurs m montures en avant. Ils hurlaient avec vigueur, excités par la bataille.
Les Rohirrims, galopant avec fougue, se rapprochèrent rapidement. Théoden ferma les yeux. Il n´aurait pas la victoire. En deux enjambées, les Mûmaks les atteignirent. Le choc de leur rencontre fut brutal. Les Oliphants, barrissant, remuaient frénétiquement la tête. Leurs quatre longues défenses percèrent les rangs du Rohan. Les Rohirrims furent balayés par les Mûmaks, écrasés, broyés par leurs énormes pattes, projetés dans les airs par les défenses. Les Orques, restés à l´arrière, se jetèrent dans la mêlée. Les hommes du Sud, de Far Harad, étaient d´une cruauté bestiale.
Gamlin connut son moment de gloire, abattant un seigneur Orientaux mais son prestige fut de courte durée. Il fut littéralement empalé sur l’une des défenses d’un monstre de Harad, sa tête pendant mollement en arrière. Le trou béant fait par la défense dégoûtait de sang et les viscères et les tripes du pauvre Rohirrim restèrent pendre sur les cornes d’ivoire de l’Oliphant.
Les cavaliers zigzaguaient entre les pattes des effroyables bêtes, donnant coups d´épée et de lances. L´attaque du Rohan se transforma en déroute. Ils furent massacrés par centaines. C´était une tuerie atroce. Les chevaux et les hommes s´empalaient sur les défenses. Les Haradrims firent pleuvoir une grêle de flèches sur les cavaliers. Les conducteurs, possédés par la folie et la rage, jetaient leurs bêtes sur les Rohirrims. Les hommes de Rohan, dispersés et défaient galopaient au hasard dans la plaine, tuant le plus d´ennemis possible. Eowyn et Merry, bloqués, contraints et pris dans la nasse, n’eurent d’autre choix que passer sous les Mûmaks de Harad. L’épée en main, il chargèrent courageusement les monstrueuses bêtes, évitant soigneusement leurs défenses.
-Prenez les rênes !   S´exclama Eowyn.
Merry, maladroit, s´empara des rênes. Windfola, hennissant à rendre sourd, passa sous les pattes d´un Mûmak. A ses côtés, de pauvres chevaux étaient piétinés. Certains faisaient des vols planés, désarçonnant leurs cavaliers, s’écrasant sur la tête ou la nuque. Des craquement sourds s’élevaient, les os se brisaient et perçaient la chair, le squelette se désossait, annonçant la mort de la bête. Les Rohirrims jetés à bas, mouraient souvent eux aussi dans leur chute. Ils tombaient brusquement sur le cou, s’écrasaient tête la première sur le sol et faisaient de nombreux roulés boulés avant de s’immobiliser, la nuque déplacée, la tête dévissée. C’est ainsi que mourut Grimbold, capitaine de la Marche, général de l’Estfolde. Après que les Orques se soient rués sur son corps afin de l’achever, il était devenu méconnaissable.

-Virez à gauche !   S´écria Eowyn, morte de peur. A gauche !  
Merry sursauta, détournant le regard du massacre. Il marmonna quelques mots qui ressemblaient à un je ne sais pas comment faire !   mais obéit tout de même, faisant de son mieux. Sur ce, passant assez près de la monstrueuse créature, Eowyn, une épée dans chaque main, frappa de toute ses forces les pattes du monstre. L´Oliphant poussa un long barrissement avant de s´écrouler sur ses pattes arrière. La lame de la jeune femme avait transpercé l´épais cuir boursouflé et avait profondément entaillé les pattes. Le Mûmak, bascula en arrière, écrasant la tour de guerre qu´il portait. Tout les Haradrims furent tués. Les Rohirrims, ragaillardis, attaquèrent. Les cavaliers s´emparèrent de leurs arcs, tirant des pluies de flèches sur les monstres.
-Visez les têtes !   Hurla Eomer, décochant une flèche dans l´oeil d´un Oliphant.
Des Haradrims, touchés par les traits du Rohan, dégringolèrent des tours de guerre. Quelques Mûmaks, mortellement touchés par des centaines de flèches, s´affalèrent morts. Les autres monstres, atteint par des dizaines de flèches dans les pattes et la tête, ne tardèrent pas à ressembler à de véritables hérissons. Mais le chef conducteur et sa monstrueuse monture, toujours invaincus, continuèrent le carnage. Eomer, tendant le bras, brandit sa lance loin derrière lui. Attendant le bon moment, il projeta son javelot dans la poitrine du conducteur. Celui-ci tomba de sa monture, coinçant ses rênes derrière les oreilles de l´Oliphant. La bête, déséquilibrée, s´effondra sur le côté, emmenant avec elle un autre Mûmak. La deuxième bête périt, étouffée. Les tours de guerres s´écroulèrent, les archers du Sud se rompirent les os.
-Mettez le à terre !   S´écria Théoden. Allez mettez le à terre !  
Une centaine de cavaliers, appartenant à la Maison du Roi, s´affairait à décocher des grêles de flèches sur un Mûmak. Le monstre se hissa sur ses pattes arrière en beuglant. Mortellement touché, il bascula en arrière. Malheureusement, Eowyn et Merry se trouvaient derrière. Le Hobbit, le visage figé, observait avec béatitude la bête qui chutait vers lui. Windfola, pétrifiée, se cabra, désarçonnant les deux jeunes amis. Une flèche siffla et toucha la jument à la gorge. Le corps de l´Oliphant s´écroula sur la pauvre bête. Un gigantesque nuage de poussière fut soulevé. Eowyn, chancelante, se leva d´un bond. où était Merry ?   Elle l´avait perdue lors de leur chute.
-Merry ?  ! Hurla t-elle, prise d’une angoisse folle.
Mais aucune réponse ne vint. Le Hobbit était-il mort ?   Certainement. Il avait du être écrasé par le Mûmak. La jeune femme, s´agenouilla sur le sol, couvrant son visage de ses mains et se mit à pleurer. Son visage ruisselant de larmes était sale et poussiéreux. Pourquoi ?   Pourquoi avait-elle donc suivit les hommes alors que son oncle, son frère et Aragorn le lui avait déconseillé ?   Elle tourna ses pensées sur Aragorn, lui qui avait fait mine d’ignorer son amour.
La jeune femme n’eut guère le temps de penser à toutes ces choses. Déjà, des foules d’ennemis se jetaient sur elle. Brandissant sa lame, hurlant comme une femme sauvage enfermée dans une cage, elle se jeta à l’attaque. Les Orques, qui ne croyaient voir là qu’un homme plutôt petit et de fine apparence, s’étaient mépris. Eowyn les perça, se baissant afin d’éviter les coups. Elle frappait comme une folle, sa lame fendant sans peine les os, les artères, les boyaux.
C’est alors qu’abattant un lancier Orientaux d’un coup sur le casque, faisant volte face, elle se retrouva nez à nez avec Gothmog. L’Orque était effrayé. Il poussait violemment ses congénères sur son passage, ne faisant que constater la ruine qui mordait ses armées au cou.
Un cavalier se rua sur lui mais le cimeterre de Gothmog, sciant la gueule du cheval en deux, fut plus rapide. Le destrier s’écroula sur le sol, une bouillie de dents et de sang s’étendant autour de lui. Le Rohirrim fut lui aussi lacéré.
Gothmog se jeta ensuite sur Eowyn, un sourire sadique aux lèvres. La jeune femme dévia la lame de son adversaire et lui adressa un coup de poing dans la figure. L’Orque, étourdit, tituba et cracha au visage d’Eowyn. Il se lança de nouveau au combat mais celui-ci se termina mal pour lui. La lame du Riddermark que tenait son adversaire lui zébra la poitrine et il s’étala sur le sol, allongé sur le ventre par dessus les cadavres.

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:28:01

Suite .  ....... désolé de le découper en tant de parties !  

Eowyn, une fois débarrassée du cadavre et des étriers de Nivacrin, ne pouvant se relever, se traîna jusqu´au corps de son oncle. Théoden était toujours là évidemment, suffoquant sous le corps de Nivacrin. Ses yeux bleus étaient grand ouverts et il observait fièrement sa nièce. Du sang coulait de sa bouche et de ses oreilles et sa nuque formait un angle étrange, celle-ci brisée lors de la chute. La mort venait, lente et longue, horrible et souffrante, une douleur aiguë, un mal qu’aucun vivant ne pourrait comprendre. Eowyn se mit à pleurer, caressant le visage blafard de son oncle. Elle, si froide, paraissant insensible et parée à toutes les horreurs, s’écroulait. Le barrage qu’elle avait dressé devant elle, s’éffondrait.
-...Je connais ton visage...Eowyn. Souffla le roi, caressant les cheveux de sa nièce.
Théoden eut un pâle sourire. Eowyn, eut un rire nerveux au milieu de ses pleurs et lui rendit son sourire mais son visage était toujours déchiré par la tristesse et les larmes.
-...Mes yeux se voilent. Reprit Théoden après un long silence affligeant, n’ayant à maintes reprises que réussit à bégayer quelques mots.
-...Non...non... car je vais vous sauver. Sanglota Eowyn, ses yeux gris mer déversant eux même des vagues de larmes.
-...Tu l´as... déjà fait... Eowyn. Répondit Théoden, d´une voix hachée par la douleur.
Mais le roi conservait toujours son sourire. Du sang dégoulinait de ses narines et il était essoufflé par les efforts qu´il devait faire pour parler.
-...Mon corps... est brisé. Reprit-il en un murmure. .  .. Laisses moi m´en aller.
Eowyn, pleurant en silence, fit non de la tête.
-... Je rejoins mes ancêtres...en leur illustre compagnie...je n´aurais pas honte désormais.
Théoden sourit de nouveau mais son visage était crispé par la douleur. Eowyn contemplait le beau visage fier et dur de son oncle. Elle ne pouvait rien faire.
-...Eowyn !   Souffla le roi d´un ton plaintif.
Théoden eut un faible soubresaut. Ses yeux devinrent flous et son regard se perdit. Son cœur s´était arrêté de battre. Ses paupières ne battirent plus et ses yeux ne virent plus.
-...Mon oncle ?  ! S´exclama Eowyn.
-...
La jeune femme, effondrée de chagrin, explosa en pleurs. Elle caressa le front de son oncle une dernière fois. Eowyn allongea sa tête blonde sur l´armure de Théoden, oubliant sa douleur, son bras brisé et la guerre. C´est ainsi que mourut, sans héritiers, le dix-septième roi de la Marche, son corps reposant parmi les siens sur les Champs de Pelennor.
Eowyn resta allongée aux côtés de Théoden, ignorant la grande bataille qui faisait rage autour d´elle. Elle était seule, seule parmi les morts. Des fumées tourbillonnaient autour d’elle, la plongeant dans un étau de brume, comme dans un rêve. Un rêve ?  ! Peut-être en était-ce un ?   Mais non c’était la triste et amer réalité. Eowyn était bien là, étendue aux côtés de son défunt oncle, entourée par des milliers de cadavres. Certains avaient le regard tourné vers elle, la fixant de leurs yeux morts. Des hommes, de grands hommes de Rohan, avec leurs longs cheveux blonds et leur barbe fourchue, la regardaient. Leurs corps raides étaient déchirés, lacérés. Et la grande carcasse puante de l’Ombre Ailée était toujours là, à quelques pieds, la tête tranchée dégoûtant de sang. Des morts !   Des morts !   Des morts partout !   La Faucheuse les avaient emmené avec elle dans son sombre pays où les âmes en peines pourraient se reposer ou être livrées aux flammes de l’enfer. Mais l’enfer était déjà là, sur Terre.
C’est ainsi pleurant qu’Eowyn ne vit pas le dernier signe de leur malchance, confirmant la mort de tout espoir.
Au loin, peut-être à cinq milles de l’endroit où une vie, une vie royale s’était consumée, avançant rapidement sur l’écume de l’Anduin, apparut dans un détours du fleuve le dernier coup bas du Mordor. Des voiles noires, des dizaines de voiles noires apparaissaient dans le lointain en une longue file, fendant les flots tourmentés, écartant les vagues agitées. Les vaisseaux noirs d´Umbar, des dromons, arrivaient enfin à la Cité Blanche. Les renforts corsaires étaient là. De nombreux et longs bateaux aux voiles noires accostaient lentement sur les quais de l´Anduin.
Eomer, l’arme au poing, entouré des Eoreds, encerclé par des centaines de milliers d’ennemis, ceux-ci tourbillonnant comme des feuilles mortes dans le vent d’automne, les vit et sa rage fut encore plus grande. Il y avait eut assez de morts, selon lui. Il ne voulait pas perdre plus d’hommes. Mais cela, il ne pouvait l’empêcher dans la posture dans laquelle il était. Son armée était insignifiante comparée aux forces de Morgul, d’Umbar, de Mordor, de Harad, de Rhûn. Et il était tout près, à moins d’un mille des quais du Harlond, lorsque les navires noires jetèrent l’ancre. Mais chose étrange, nuls pirates n´étaient visibles sur les ponts déserts. Personne ne maniait les rames. Ils naviguaient par la seule force du vent. L´Anduin les avaient porté depuis le port de Pelargir, à 93 lieues de Minas Tirith.
-Toujours en retard !   S´emporta Mulbug. Pourritures de pirates !  
L´Orque, sa hache à la main, son crâne de mort toujours attaché à son casque, avait prit le commandement des armées. Il se tenait debout, devant les quais du Harlond, accompagné d´une centaine d´Orques. Ils se tenaient devant le mur enclochant le port de la Cité, s’égosillant comme des porcs, huant les retardataires. Ils trépignaient d’impatience, frappant du pieds sur la route pavée qui menait aux quais.
-Allez !   Reprit Mulbug d´un ton moqueur. Sortez de vos navires, rats des mers !   Vos lames ont fort à faire ici !  
Soudain, trois hommes apparurent sur le pont et sautèrent à bas du vaisseau. Mulbug resta muet, bouche bée. Ses hommes se raidirent, les rires s’interrompirent, les cris cessèrent. Trois hommes ?   Non !   Les trois compagnons qui se tenaient sur les quais étaient de peuples différents. L´un deux, le plus grand était un Elfe, l´autre un homme et le plus petit, un Nain. Aragorn, Anduril à la main, décocha un regard noir et fier aux troupes de Sauron. Gimli, sa hache à deux têtes à la main, regardait les Orques avec envie. Legolas, se tenant aux côtés du Nain, encocha une flèche à son arc.
-Il y en a bien assez pour tout les deux !   Déclara Gimli. Que le meilleur des Nains gagne !  
Mulbug retrouva le sourire, brandissant son arme.
-Trois minables c´est tout ?   Ricana t-il. Tant pis on fera sans les pirates !   Mais je vais m´amuser avec ces trois là !  
Aragorn se jeta en avant, suivit de ses deux amis. Swiiitch !   La flèche de Legolas siffla et se planta dans le front d´un Orque. Tout à coup, derrière les trois amis, apparut une armée de spectres, comptant quelques milliers d´hommes. Ils avaient un teint verdâtre, leur peau était translucide et ils avait un visage cadavérique. Ils glissaient comme glissent les brumes des marécages. Ils surgirent des bateaux tels des fantômes qu´ils étaient et chargèrent à la suite d´Aragorn.

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:28:50

Suite .  ...

Mulbug resta immobile, silencieux, frappé par la peur. Tchac !   Sa tête valsa, tranchée par la lame acérée d´Anduril. Le Roi des Morts, courant à la tête de son armée, fondit sur les Orques. Il leur passa au travers. Après son passage, les Orques s´affalaient sur le sol, morts de peur.
La Compagnie Grise, enjamba le muret, se jetant avec fougue sur les Champs de Gondor. Les Morts se répandirent sur le champs de bataille comme une traînée de poudre. Au début, les Rohirrims, pétrifiés, ne comprenaient pas et ils pensèrent que le Mordor avait ressuscité ses morts pour les jeter au combat. Mais ils se rendirent compte bien vite qu’il n’en n’était pas ainsi. Les Orques, les Variags, Trolls et autres, étaient chassés et pourchassés. Ils fuyaient et jetaient leurs armes. Les Morts les rattrapaient, plongeant leurs lames glacées dans les entrailles de leurs ennemis. Cela devait ressembler à une terrible morsure, gélifiante et pénétrante. Quoiqu’il en fut, les armées de Morgul firent volte-face, renversés, massacrés, par ces milliers d’ombres dansantes. En cette heure, la troisième depuis le lever du soleil, resurgit alors un espoir. La gloire et la ruse du Mordor partaient en fumée. Les plans du Sans Nom étaient balayés. Son fidèle serviteur était tombé, ses Nazgûls, ne sachant plus que faire, revenaient à lui, laissant ses troupes seules sur le Pelennor. Eux, n’avaient plus d’espoir. Certains se cachèrent même dans les ruines des nombreuses fermes qu’ils avaient brûlé. Mais tôt ou tard, ils étaient mis à jour.
Aragorn et ses deux compagnons, à l’arrière du champs de bataille, dépassé par l’Armée des Morts mais supportés par les Rohirrims qui les avaient reconnu, affrontaient des forces vingt fois plus nombreuses. Si les Orques avaient peur des Morts, ils ne craignaient pas les hommes. Et, s’il le fallait, ils se rassemblaient autour des Mûmaks de Far Harad, couverts par des pluies de flèches. La chance tournait mais la bataille n’était pas gagnée.
Gimli, d´un coup de hache, creusa une profonde entaille dans le crâne d´un de ses ennemis. Legolas, archer rapide et habile, abattit de ses flèches une douzaine d´opposants.
-15 !   16 !   17 !   S´écria t-il.
Lorsque son carquois fut vide, ses deux couteaux en main, il se lança au corps à corps. Les Morts, eux, n´avaient guère besoin d´épées car la peur était leur arme ultime. Mais ils maniaient quant même haches et javelots avec aisance. Voyant le désastre et la ruine qu’apportaient les Oliphants, les chevaux se dérobant devant eux, les Rohirrims ne pouvant contenir leur percée, les Morts se portèrent à l´assaut des Mûmaks. Les ombres des hommes ne pouvaient être tuées. Les Rohirrims, remotivés mais terrifiés par ces nouveaux venus, les aidèrent dans leur tâche. Aragorn, chargeant ses ennemis avec fougue en tua des dizaines et des dizaines. Par de terribles estocades, il en transperça un au cœur, au autre en plein poitrail. Gimli, lui frappait au hasard dans tout les ennemis qui se présentaient à lui. Legolas, luttant à la dague, poignardait ses ennemis par des attaques rapides et foudroyantes. De nouveau, l´espoir s´embrasa. Les Orques, les Trolls, les mauvais hommes du Sud et les Mûmaks ne pouvaient résister. Ils fuyaient désespérément ou, au contraire se regroupaient et donnaient de nouveau la charge. Certains même, pétrifiés par ces ombres grises mais redoutables, se jetèrent dans l´Anduin où ils se noyèrent. Malgré l´arrivée de renforts, les Rohirrims furent nombreux à périrent. Les Mûmaks, terrifiés et mis en déroute, piétinaient tout sur leur passage. Les archers Haradrims épuisèrent toutes leurs flèches. Des centaines de cavaliers du Rohan moururent sous leurs pluies de traits.
-Legolas !   Hurla Aragorn, pointant du doigt un Oliphant qui les chargeait.
La bête, tête baissée, perçait les rangs, écrasant et piétinant des dizaines d’Orques sur sa route. Terrorisé, il poussait des barrissements graves et donnait de grands coups de défenses. Même son chef conducteur, harnaché à la tour de guerre portée par le monstre, n’arrivait à maîtriser sa monture.
L´Elfe se jeta alors en avant, s´agrippant aux défenses d´ivoire de la bête. D´un bond, il sauta sur une de ses pattes, s’ accrochant aux flèches plantées dans le cuir. Legolas, après une minute d’escalade, parvint sur le dos de la bête, se hissant discrètement dans la tour de guerre. Une secousse ébranla la tour. Celle-ci oscilla dangereusement mais, solidement attachée autour du ventre du monstre, tint ferme. Les archers Haradrims, basculèrent sous le choc, s’écroulant sur le sol de branchage liés entre eux. Alors, se relevant, ils virent un “drôle de personnage”, tout de vert et de brun vêtu, un arc à la main, ayant de longs cheveux blonds tressés, un beau visage, des yeux bleus et un regard déterminé. Ce leur semblait une folie que cet ennemi, si beau soit-il, soit ici, dans leur propre tour, à vingt pieds du sol, perché sur le dos de leur Oliphant, leur bête de guerre !   En plus, le Mordor, après avoir acheté, corrompu et menacé les hommes de Harad, les forçant à se plier à sa volonté, leur avait dit que leurs ennemis étaient tous laids et répugnants !  
Se remettant de leur surprise, cette douzaine de guerriers, tremblant de tout leur corps, se relevèrent, arcs et lances en main.
Legolas les fixant, se baissa, ramassa des flèches perdues à ses pieds et les encocha. Mais en face de lui, trois arcs étaient déjà bandés. L’Elfe se jeta au sol, armant son arme. Les flèches sifflèrent au dessus de lui, filant dans le vide. Il fit un très rapide et instinctif mouvement, mettant deux flèches à son arc, plaçant un doigt entre les deux afin de les orienter vers deux cibles différentes. Une autre secousse fit trembler la tour. Les Haradrims rechargèrent leurs armes alors que deux des leurs s’élançaient en avant, lances à la main. Les flèches de Legolas sifflèrent et deux corps parés de colliers en os et de bijoux en or, tombèrent sous ses yeux. Legolas était toujours agenouillé si bien qu’il vit de près les deux ennemis abattus. Ses flèches volées, des flèches Suderonnes, étaient chacune fichée dans la gorge et le cœur. Les maints voiles rouges, les armures dorées et les tuniques de cuir avaient été transpercées. Du sang se répandait sur le sol, les deux archers Haradrims expirant. L’Elfe vit alors qu’il était en grand danger d’être cloué sur le solde la tour de guerre, s’il ne bougeait pas rapidement. De plus, le dernier archer pointait son arc sur lui. Legolas, au moment propice, roula sur le côté, évitant et les coups de lances et la flèche. Par contre, celle-ci se ficha dans le pied d’un des deux piquiers. L’homme hurlait de douleur alors que derrière, l’archer ayant commit la bavure, cria un juron. Legolas se releva d’un bond, ayant au passage reçut les projections de sang. Il dégaina ses deux couteaux, plantant l’un dans la poitrine du blessé. Ses cris cessèrent. L’autre dague, fine lame d’acier gravé, siffla et s’enfonça dans la tête de l’autre ennemi. Son turban enroulé autour de son crâne se défit et .  .. “tout” se déversa sur le sol. Legolas retira ses armes avec un bruit de succion à en vomir. Il restait en face huit guerriers lourdement armés. L’un portait l’étendard de Far Harad : serpent noir sur fond rouge. Legolas propulsa un de ses couteaux dans le bas ventre du dernier archer restant. Il se saisit alors d’une des hallebardes des morts et finit sa tâche en assenant à l’estropié, un violent coup de fer ciselé dans le crâne. Le sang marbra ses cheveux noirs et s’écoula, goutte après goutte, perlant le long des mèches brunes. Plus que sept. Et ces sept là se jetèrent à l’attaque en même temps, brandissant leurs cimeterres et autres.
-33 !   34 !   35 !  
Legolas détourna maints boucliers, brisa maintes lances, dévia maintes épées, abattu le porteur d’étendard, en tua quatre autres et blessa les deux derniers non sans peine. Le plus grand des Haradrims avaient laissé une oreille et une main dans le combat. L’Elfe, acheva les blessés, enfonçant sa dague dans un endroit bien précis pour ne pas les laisser souffrir : la tempe.
Il ne restait plus personne à bord de la tour hormis Legolas et le chef conducteur, caché en contrebas de la tour. L’Elfe récupéra ses deux dagues, vola quelques flèches et se pencha par dessus la “rambarde” de la tour de guerre. Le champs de bataille défilait sous ses yeux à une allure folle. A quelques dizaines de mètre se dressaient un autre Oliphant. Et les archers qu’il contenait étaient particulièrement féroces et habiles. Legolas encocha une flèche à son arc, le banda, visa durant de longues secondes et tira. Le trait Suderon atteint la lanière qui retenait la tour de guerre accrochée au Mumâk. Celle-ci pencha à droite, à gauche pour finir par basculer à droite et s’écraser et se pulvériser sur le sol. Les archers étaient morts avec.
Legolas fit volte-face. Il fallait maintenant clôturer la tâche sans quoi l’Oliphant risquerait de faire pus de dégâts qu’il n’en n’avait déjà fait. L’Elfe s’élança à l’avant de la tour, arma son arc, abattit le conducteur chef et ré-encocha trois flèches. Il banda son arc de toutes ses forces et tira. Tchac !   Les trois traits sifflèrent droit dans l’arrière crâne du Mumâk, se fichant profondément dans sa chair, atteignant le système nerveux.
La bête émit un dernier et monstrueux barrissement et tomba en avant. Ses pattes arrières se plièrent, ployèrent et l’énorme corps suivit lentement, s’affalant lourdement. Legolas, sauta par dessus la tour, atterrissant sur le crâne lisse et rond de la bête. Il se laissa alors glisser prudemment mais avec une agilité surprenante, sur la trompe et sauta à terre. Et, coup de chance, pensa Legolas après coup, lorsqu’il arriva sur le sol, Gimli se trouvait juste devant lui. Le Nain lui jeta un regard à la fois impressionné et mécontent.
-Ca ne compte quant même que pour un !   S´écria t-il d´un ton bourru, reprenant le combat.
-Seriez vous jaloux maître Gimli ?   Le taquina Legolas, sourire aux lèvres.
Les Orques tentaient vainement de faire barrage à Aragorn et ses deux amis mais n´osaient affronter les Morts et leur furie. Eomer avait réunit ses troupes, quelques trois milles hommes et, attaquant du Nord, il balaya le champs de bataille jusqu’à rencontrer l’Armée des Morts qui venait, elle, du Sud. Grand-Pas, Legolas et Gimli, furent submergés par l´ennemi, ce qui n´était pas pour déplaire au Nain.
-49 !   S´exclama t-il, zébrant d´un coup de hache le visage d´un Orientaux. C´est bon !   Venez vous battre !  
Les forces du Mordor étaient prises dans la nasse, entre deux fronts. Les Rohirrims chantaient en massacrant, une chant grave et triste. Mais vers la fin de l’après-midi, l’armée réduite de plus de sa moitié, s’écarta peu à peu du combat, laissant les Morts achever la besogne. Mais les cavaliers galopaient de-ci, de-là, décochant leurs flèches ou lançant leurs javelots.
La bataille dura jusqu´au coucher du soleil, un coucher de soleil doré. L’astre de feu, d’une couleur rouge sang, répandait une resplendissante lumière dorée. Les incendies dans la cité, s’éteignaient peu à peu mais les fumées brouillaient la vue. Celles-ci étaient tombées sur les Champs du Pelennor. Et Aragorn, cherchant de nouveaux ennemis autour de lui, ne pouvait voir plus loin qu’à un demi-mile. Il cherchait de nouveaux ennemis mais il étais las, ses bras et jambes étaient engourdies et sa tête aussi d’ailleurs. Tout se mélangeait dans son esprit. Il n’éprouvait ni joie, ni réconfort, ni soulagement. Il était peiné. Il se doutait que le combat avait été lourd en sacrifices. Mais il ne pleurait pas, ses yeux gris restaient limpides et brillants. Il était si fatigué qu’il aurait pu s’endormir sur le champs de bataille. Mais quelque chose le tourmentait, même plusieurs choses. Il n’arrivait pas à les définir clairement. Sa tête tournait. Avaient-ils gagné ou perdu la bataille ?   Il ne voyait personne. Il était seul. Il était seul, perdu dans le brouillard de guerre. Il marchait à tâtons, Anduril au poing. Et il lui semblait qu’il appelait : “Legolas ?   Gimli ?  ” Mais aucune réponse ne venait car même s’il en était persuadé, il n’appelait pas. Et personne n’aurait pu l’entendre. Cela aussi il ne le comprenait pas. Pourquoi ce silence ?   Pourquoi ce silence de mort ?   Mais en réalité, il régnait un vacarme assourdissant.
Aragorn s’appuya sur son épée, passant sa main sur son front. Il regardait le sol. Il n’avait “rien de mieux à faire”, avait-il pensé. Il observait chaque brin d’herbe. Mais là encore, quelque chose n’allait pas. L’herbe était d’un rouge sombre et cela sur aussi long que sa vue pouvait lui permettre de voir. Et dès qu’il tapait du pieds, du sang noirâtre s’écoulait, comme pour une éponge. Et il y avait des cadavres frais par milliers, entassés, enchevêtrés tout autour de lui. C’est alors qu’il se rappela où il était et pourquoi. Tout lui revint à l’esprit. Depuis la bataille de Pelargir et du long voyage à contre-courant sur l’Anduin jusqu’à l’apothéose du carnage sur les Champs du Pelennor.
Il releva la tête. Il ne voyait pas bien, il voyait flou. C’est alors qu’il entendit des bruits de pas. Quelqu’un approchait. Grand-Pas sondait le brouillard d’un regard inquiet. Il vit alors devant une forme floue et sombre. Elle avait une allure étrange et biscornue. Il voyait des pointes, un visage sombre et horrible, une face mutilée avec des yeux jaunes et puis .  .. oui... ce devait être cela .  .. des cheveux poisseux qui formaient des paquets répugnants. Cette chose, cet être quelqu’il soit, grognait et maugréait semblait-il. Il soufflait comme un boeuf. Il était essoufflé. Il entendit un rire moqueur et cruel et un tintement d’acier. Les pas se rapprochaient.

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:30:12

Suite .  ........

La vue d’Aragorn se précisa. Le filtre qui semblait lui obscurcir les yeux, s’évapora. A sa grande horreur, il fit un constat tout aussi horrible. C’était un petit Orque noir aux crocs acérés et au casque biscornu qui se tenait devant lui. Il riait et courait vers lui, une lame ciselée brandit au dessus de sa tête. Aragorn fit un mouvement leste. Il n’avait pas l’impression de diriger son corps. Il avait l’impression d’être un automate. Quoiqu’il en soit, il leva Anduril devant lui. Sa lame blanche et celle de l’Orque s’entrechoquèrent furieusement à plusieurs reprises. Celui-ci semblait déstabiliser par l’attitude décontractée mais involontaire et incontrôlée d’Aragorn. Pourtant Grand-Pas avait peur. Il avait peur à chaque combat mais il savait qu’il ne devait pas le montrer à l’ennemi. L’Orque fit un faut mouvement et ne fut pas assez rapide pour se rattraper, ce qui lui fut fatal. Il s’écroula, la tête tranchée. Celle-ci alla rouler plus loin, le visage contorsionné en une affreuse grimace. Le corps tremblait et tressaillait, la main crispée sur son épée. Au bout de quelques minutes, il s’immobilisa et sa main retomba mollement à ses côtés. Aragorn resta seul à marcher dans la brume. Mais maintenant, il entendait le vacarme et les cris et les pleurs. Il marchait vers le combat car là où il y avait du combat, il devait y être pour soutenir et aider les hommes. Mais un hurlement démentiel retentit et Aragorn s’immobilisa, tendant l’oreille. Ce cri semblait emprunt d’un tel désespoir et d’une telle tristesse qu’il ne résonnait pas comme les autres hurlements. Grand-Pas sentit son estomac se retourner. Quelque chose avait du se passer pendant que lui s’était égaré sur les chemins du rêve et de la mort.
Aragorn se mit à courir. Le même cri se répéta et cette fois, des sanglots s’y mêlèrent. Bientôt, les fumées s’écartèrent et les Champs du Pelennor et la titanesque bataille qui s’y déroulait, ré-apparurent. Aragorn scruta le champs de bataille : des Oliphants couraient vainement au loin, pris d’assaut par les Morts. Des cavaliers galopaient de-ci de-là, coursant les innombrables Orques et Trolls. Mais ces derniers étaient plus durs à approcher et certes plus résistants. Certains réussissaient à se débarrasser de leurs attaquants, désarçonnant les cavaliers et frappant les chevaux à coups de masses.
-Noooooooon !   Noooooon !  
Aragorn sursauta. Le cri n’était pas très loin. Il chercha de plus belle, fouillant du regard les moindres recoins. Il se mit à marcher éperdument sur les Champs, se frayant un passage à travers les meutes d’Orques ou de cavaliers. C’est alors qu’il vit enfin d’où provenait ce cri déchirant. A une cinquantaine de pieds de là se trouvait Eomer, entouré de plusieurs cavaliers, des hommes de la Maison du Roi, vêtus de la tunique des Gardes Royaux. De nombreux cadavres des leurs étaient étendus autour. Certains des cavaliers pleuraient, le visage gris et terne. D’autres restaient à cheval, tête basse, la main sur les yeux.
Deux grands Mûmaks gisaient morts à quelques pieds, criblés de centaines de flèches et la carcasse d’une Ombre Ailée était recroquevillée sur le sol. Aragorn resta bouche bée. Un Nazgûl mort !   Et où était le Cavalier Noir qui était censé la monter ?   Il n’en savait rien.
Eomer avait sauté à bas de sa monture, avait jeté son casque à crête et son épée, et se tenait agenouillé devant les cadavres. Et il pleurait et il hurlait à en mourir, tête baissée, cheveux au vent. Il était penché sur deux corps, à première vue. L’un des cadavres semblaient se trouver écrasé sous un cheval et l’autre était allongé à ses côtés. Eomer, dans chacune de ses mains, en tenait une autre, pâles et rouges de sang. Des larmes coulaient le long de ses joues, creusant des rigoles dans la poussière qui s’était amassée sur son visage. ensanglanté.
-EOWYN !  !!!!! Hurla t-il. EOWYN !  !!!!!
Aragorn comprit alors aussitôt qui étaient ces deux cadavres. Celui écrasé sous un cheval blanc, était celui de Théoden, l’autre, aussi improbable qu’il soit, était celui d’Eowyn. Une larme coula le long de la joue de Grand-Pas, suivie d’une autre. Il se retourna, le coeur serré, et repartit à la bataille. Il ne supportait pas de rester ici à contempler les cadavres de la jeune femme et son oncle.

Le combat fut ardu car les Orientaux et les Haradrims étaient de vaillants et fiers combattants. Voyant leur perte toute proche, ils refusèrent de se rendre et se battirent jusqu´au dernier. Mais la victoire revint à Aragorn, fils d´Arathorn, futur roi du Gondor. D´un tour de bras, il brisa la nuque d´un Orque alors qu’à sa droite, Gimli frappait et frappait un grand Ourouk à la jambe tranchée.
Les Morts investirent la cité, la sauvant du carnage. Ils s’engouffrèrent dans les rues, glissant au dessus du sol souillé de cadavres et de sang. Près de quinze milles soldats du Gondor étaient morts. La Compagnie Grise pénétra dans chaque maison, dénichant le moindre petit Orque. Purgeant les cinq premiers Cercles, ils ne trouvèrent que morts, ruine et Orques. Plus aucun humain n’y était. Les Morts livrèrent de féroces et hargneux combats dans chaque Cercle. Il y avait encore dans la cité, près de dix milles Orques et Trolls de Gorgoroth.
Vers dix-neuf heures, sur les Champs de Pelennor, ne restèrent plus un seul ennemi. Tous étaient morts, tués au combat ou noyés dans leur fuite. Les Mûmaks de Harad furent tous pourchassés et tués. Les Orientaux et les Haradrims furent exterminés jusqu´au dernier. Pas un seul misérable Orque, pas un seul pleutre de Troll, pas un seul féroce Orientaux, pas un seul cruel Haradrim, ne revint en Mordor.
Aragorn, épuisé et las de la bataille, s´appuya sur son épée. Son visage était constellé de sang coagulé. Ses yeux se portèrent sur la ruine de Minas Tirith. Celle-ci fumait encore et était presque entièrement détruite. Il l’observa durant de longues minutes, amer et triste. Il détourna le regard. Le champs de bataille s´étendait sur quelques milles et étaient jonchés de cadavres. Jonché ?   Jonché est un bas mot pour décrire cet affreux spectacle. Les Champs de Pelennor étaient noirs de corps, plus de quatre-cent milles. L’écume de l’Anduin était rouge tout comme l’herbe des Champs de Gondor.
Harding, seigneur de Rohan, Dunhere, Déorwine, Grimbold, Herefara, Herubrand, Horn, Gamelin, Fastred et Erkenbrand, grands capitaines de la Marche, moururent. Huirlin de Gondor, Forlong de Lossarnach, Derufin et Duilin périrent également lors du siège de la cité. Parmi les seuls capitaines encore en vie se trouvait Imrahil, Prince de l´Ïle de Cair Andros, vaillant guerrier à l´étendard bleu à l´image d´un cygne.

Allez, c´est finit !   Enfin, il me reste un petit bout du chapitre mais moins intéressant et pas encore finit !  

ClarenceSeedorf
ClarenceSeedorf
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:34:52

Tu n´aurais pas du poster tout en même temps , ca me soule de voir un gros pavé comme cela...

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:37:18

désolé, je ferais plus attention ! !!!

ClarenceSeedorf
ClarenceSeedorf
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:38:00

C´est dommage je vais quand même essayer de lire . .. Pourquoi n´as tu pas posté un chpaitre par jour ?

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
18 janvier 2005 à 12:44:18

je sais pas trop, comme ça !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
18 janvier 2005 à 12:44:50

je reconnais que c´est une erreur !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
18 janvier 2005 à 19:28:40

Allez, allez, d´autres commentaires ? ???

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
18 janvier 2005 à 20:25:52

Lisez, lisez s´il vous plaît ! !!!

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
22 janvier 2005 à 09:29:02

Plus de lecteurs ? ????

FFrules3
FFrules3
Niveau 10
22 janvier 2005 à 10:11:43

C´est toujours aussi bien écrit, mais c´est vraiment trop collé au film. Pour quiconque a vu le film, il n´y aura pas de surprises. Vu que tu écris super bien et que tu adores le SDa, tu devrais faire une histoire qui se déroule en parallèle de celle du SDA, dans le même univers. On pourrait suivre un nain ( race peu vue dans le SDA) par exemple ou tout autre héros. Je propose parce que tu écris vraiment bien mais que tu transcris juste le film. Cela manque d´originalite.

ClarenceSeedorf
ClarenceSeedorf
Niveau 10
22 janvier 2005 à 10:29:57

J´ai lu le deuxième chapitre . Pas mal . Mais je pourrai dénoter un certain manque d´originalité tu colles trop à l´oeuvre de Tolkien .

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
22 janvier 2005 à 10:53:14

Ouais, vous avez sûrement raison !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
23 février 2005 à 13:51:10

J´ai pas assez d´imagination !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 mars 2005 à 21:23:03

:up: !

leroinumenor
leroinumenor
Niveau 1
18 février 2006 à 22:51:52

tu as fait du bon boulot vieux j ai tout lu j adore c est tres bien continue , t as du talents .a +

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