CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

seigneur des anneaux

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
14 janvier 2005 à 20:27:09

Salut, salut !
J´ai donc une fanfiction à vous proposer sur le SDA, le Retour du Roi ! Elle est assez longue ( + de 10 pages) donc je n´en poste qu´une partie ce soir. Si vous aimez, si ça vous intéresse, j´enverrais la suite alors !
Bon alors quant à la fic elle même, désolé, mais la fin du chapitre reprend le film du SDA et l´histoire et les périples de la Communauté ! J´ai pas beaucoup, beaucoup d´imagination !
Ditez moi si vous aimez ! J´en ai encore plusieurs de prête ( Les Champs du Pelennor, le siège de Minas Tirith ou encore la Porte Noire du Mordor) !
Ce chapitre correspond au voyage d´Aragorn, Legolas et Gimli vers la ville de Pelargir afin de s´emparer de la flotte des Corsaires et ainsi, de remonter le fleuve vers la Cité de Minas Tirith pour la délivrer su siège.

Le Passage de la Compagnie Grise

L’herbe verte des belles plaines du Lebennin défilait sous les pieds de la Compagnie Grise.
Celle-ci avançait à une allure rapide, courant à larges enjambée, sautant par dessus maints ruisseaux. Et derrière eux, porteurs de peur et de mort, à peine visibles, foulant le sol de leurs pieds putréfiés, galopait l’Armée des Ombres. La peur les précédait et dans chaque village traversé, les habitants s’enfermaient à double tour en hurlant. En vérité, il y avait peu de villages encore intacts. Ils brûlaient tous, des centaines de corps calcinés étendus dans les décombres. Les cadavres noircis et poussiéreux s’effritaient au gré du vent. Les champs étaient défrichés et brûlés par les Orques afin que les gens ne puissent s’alimenter et que la famine ravage le Gondor. Les granges, les fermes et les chaumières étaient incendiées et, de temps à autre, les gens de Sauron épargnaient de leurs lames courbes quelques “bougres de gueux” afin de les expédier en Mordor où ils se tueraient à la tâche.
Sauron avait bien assez d’Orques pour faire le travail mais il était friand d’esclaves humains. Il faisait même payer un tribut en vies humaines à ses vassaux des terres de l’extrême Est. Le Sans Nom avait beaucoup de seigneurs et de vassaux à ses ordres. Il suffisait pour les convaincre de se rallier à lui, de... commettre quelques exemple nécessaires. A vrai dire, si le Mordor rassemblait toutes ses forces, toutes ses armées venant de chaque contrée de la Terre du Milieu, il aurait . .. disons . ... près de deux millions d’hommes d’armes.
Le Lebennin était à feu et à sang. La hâte n’en n’était que plus nécessaire. Et fréquemment, la Compagnie Grise devait s’arrêter pour livrer bataille ici et là. Les serviteurs du Mordor, des Orques et des Haradrims principalement, fuyaient devant Anduril et la colère d’Aragorn mais ce qui causait leur plus grand désarroi et leur plus grande crainte, n’était autre que ces pâles ombres macabres. Il en était tel que, certains ennemis, figés sur place par la terreur, mouraient de peur. D’autres se tuaient pour échapper à la haine et la furie de l’Armée des Morts.
Aragorn courait en tête, précédé par Legolas puis Gimli. Le Nain était toujours aussi terrifié mais le fait de ne plus être à six pieds sous terre le rassurait un peu. Leurs manteaux gris les dissimulaient aisément dans les terres infinies du Lebennin et les mettaient à l’abri d’yeux hostiles. Leur course à travers l’Anfalas, le Belfalas et le Lebennin dura maints jours et maintes nuits. Et au clair de lune, les rares voyageurs ou éclaireurs perdus dans les terres sauvages qui les voyaient, ne pensaient qu’à se cacher, de s’écarter de la route de cette étrange et sinistre compagnie. Il en était de même pour les gens de Mordor.
Ils devaient faire preuve de rapidité. Si les dires d’Elrond étaient vrais, une flotte Corsaire était appareillée au port de Pelargir et devait assaillir la Cité Blanche d’ici . .. sept jours !
Legolas semblait un peu raide et amer. Il savait que là où il allait, à Pelargir, il verrait la Mer. La Mer ! Elle si redoutée des Elfes mais en même tant si attirante ! Et chaque jour, il sentait l’envie de la voir, de naviguer et de s’en aller au loin sur les Terres Immortelles. Mais il savait également que dès qu’il l’aurait vu, il ne serait plus jamais en paix en Terre du Milieu, il ne serait à l’aise dans plus aucune forêt. Il ne vivrait plus alors que dans l’attente de s’en aller vers son peuple et de quitter les tourments de cette terre.
Pour Aragorn, tout ce qu’il devait faire devenait de plus en plus précis en lui. Mener la Compagnie Grise jusqu’à Pelargir, s’emparer de la flotte d’Umbar et de remonter l’Anduin sur quarante et une lieues jusqu’à Minas Tirith ! Ah, Minas Tirith, joyau des Hommes, perle de beauté sur cette Terre du Milieu maintenant en grand péril ! Et longeant les Montagnes Blanches de l’Anorien, voyant défiler sous ses yeux toute cette beauté troublée, Aragorn sut qu’il devait faire son devoir, gagner cette guerre et mener les Peuples Libres à la victoire.
Au fil des jours, le quatrième précisément depuis leur victoire des Chemins des Morts, suivis de près par les innombrables rangs des Morts, les compagnons discernèrent dans l’air une odeur âcre. La Mer ! Le vent était doux et frais mais titillant, empreint de sel. Le voyage allait bientôt s’achever ou en tout cas prendre sens. Ils allaient arriver à la bataille. Mais sera t-il trop tard ? Les voiles noires d’Umbar seront-elles déjà parties pour Minas Tirith, massacrant sur leur route les villages des berges de l’Anduin ?
Aragorn ne le savait pas mais son cœur était incertain. Il devait se concentrer sur sa route. Si tout ce passait bien, ce serait le dernier jour en Lebennin.
La Compagnie Grise redoubla de rapidité pour un dernier effort. Aragorn sentait à tout moment son cœur battre et rebondir dans sa poitrine, il se sentait mal, incertain, inquiet. Il avait seulement . .. peur de ce qui allait arriver. Même si ils parvenaient à s’emparer des navires Corsaires, gagneraient-ils Minas Tirith à temps ? Parviendraient-ils à effacer et balayer les immondices de Sauron, le mage noir ?
La nuit commençait à tomber. Le pays se faisait désert et vallonné. Seulement quelques arbres parsemaient cette mer verte qui semblait ne pas avoir de fin. Belfalas ! Anfalas ! Lebennin ! Pelargir ! Tous ces noms revenaient si souvent dans les chants Elfiques. Ceux-ci décrivaient le Sud du Gondor comme une région magnifique à la belle herbe verte ! Mais maintenant, sous l’ombre de Mordor, sous l’ombre de Sauron, cette herbe paraissait grise et terne sous un ciel sombre et tourmenté.
Ils coururent durant encore nombre d’heures, à bouts de forces, tantôt marchant, tantôt trottinant. A maintes reprises, Gimli demanda à s’arrêter :
-Nous devons garder des forces pour demain si jamais nous tombons sur ces pirates ! Arrêtons nous et reposons nous ne serait-ce qu’une heure !
-Non, Gimli. Nous ne devons pas perdre un instant. Les Corsaire peuvent-être déjà partis. Lui répondit Aragorn.
-Maître Nain, si il ne vous sied guère de courir, arrêtez vous donc. Intervint Legolas d’un ton sévère.
Son visage crispé se fit moins raide et un sourire apparut.
-Allons donc, Gimli, fils de Gloin, un Nain ne résisterait-il pas à la course ? Mon bon ami vous représentez les gens d’Erebor alors continuez ! Prouvez donc que vous puissiez égaler les Elfes ! S’écria Legolas en repartant, tout de suite imité par Aragorn.
-Ah sacripant, espèce de petit insolent ! Grogna Gimli. Vous ne l’emporterez pas aussi facilement !
Les trois compagnons, se serrant les coudes, repartirent dans une obscurité grandissante. Dans la plaine grise ne se voyait rien. Pas un ennemi, pas un ami, pas un pauvre homme égaré. Aragorn fixait toujours l’horizon, les yeux rivés droit devant lui. Ils étaient tout proches.
-Gimli, vous allez être contents. Souffla Aragorn, le dos courbé, les mains reposant sur ses genoux fléchis. L’obscurité ne nous permet plus d’aller bien loin. Nous risquerions de nous éloigner sans le vouloir de notre but et nous pourrions nous retrouver à vingt milles de Pelargir. L’erreur en serait fatale. Nous allons nous arrêter et dormir ici cette nuit, à l’abri de cet amas de rochers.
-Ah ! Bonne nouvelle ! S’écria Gimli, se laissant tomber dans les herbes hautes.
Il était près de huit heures du soir et la nuit avait engloutie le monde. Et les ténèbres se confondaient aux ténèbres.
Aragorn se retourna alors et scruta les ombres dansantes et vacillantes qui l’entouraient. Les Morts étaient là, réunis en cercle. La lune pour une fois visible, faisait briller chaque épée et chaque lance. Leurs faces morbides et pourries restaient impassibles.
-La route reprendra demain, allez vous reposer ! S’écria Aragorn.
-Je doute qu’ils ‘aient besoin de sommeil, l’ami. Rumina Gimli.
Quoiqu’il en fut, les ombres grises disparurent dans la nuit et les trois compagnons sombrèrent dans un sommeil agité, moite et intimidant. Leurs rêves étaient peuplés d’ombres dansantes et vacillantes qui disparaissaient et reparaissaient en riant et se jouant d’eux. Ils étaient pris de sueurs froides. Étrangement, tous trois firent le même rêve mais aucun d’eux n’en toucha mot.

L’aurore venait. Le ciel palissait et quelques rayons de soleil perçaient la voûte nuageuse. Il faisait assez froid. Legolas se tenait debout aux côtés d’Aragorn alors que Gimli remballait avec peine sa couverture, la pliait et la fourrait dans son paquetage.
-Ça me réchauffe le cœur de voir ça, mes amis ! S’écria t-il une fois sa tâche terminée. Le soleil ! J’ai crut qu’il ne se lèverait plus depuis cette journée sans aube.
Legolas, sa tunique verte-grise se confondant avec l’herbe de la vallée, se pencha et s’agenouilla. Nul d’entre eux n’avait prêté attention à ce détail auparavant, mais il s’avérait que la plaine était envahie de milliers de petites fleurs. Elles étaient en forme de clochette et leur couleur blanche avait tendance à tirer au doré. Il y en avait partout et en abondance, parsemant les champs de tâches blanches, d’élégantes et fines tâches blanches.
Legolas, les admirant de ses yeux bruns brillants de nostalgie, en cueillit une du bout des doigts. Elle lui rappelait les Niphredils de Lorien sous l’ombrage doré de la forêt, encore enveloppée de son manteau d’hiver. Elles étaient fragiles, frêles sur leur petite tige verte couronnée de feuilles rondes, mais d’aspect fier et vivace. Elles avaient résisté à la sécheresse de l’été, à l’humidité de l’automne, aux gelées de novembre, aux froides nuits de décembre, aux neiges de janvier, au givre de février, et aux pluies torrentielles de mars. L’espoir.
Legolas se redressa, la fleur en main, et approcha son nez des petits pétales recroquevillés sur eux mêmes. La fleur sentait bon, une odeur boisée.
-Une Alfirin de Lebennin. Déclara Aragorn, cueillant lui même une des petites fleurs blanches.
Alors Legolas se mit à chanter doucement,un chant mélancolique presque aussi imperceptible que le vent :

D’argent coulent les rivières de Celos et Erui
Dans les chants verts de Lebennin !
Haute y pousse l’herbe. Au vent de la Mer
se balancent les blancs Lis ;
et du Mallos et de l’Alfirin sont secoués les clochettes d’or
dans les champs verts de Lebennin,
Au vent de la Mer.

Il y eut un long moment de silence. Enfin, Legolas laissa tomber la fleur à ses pieds, le visage crispé.
-Allons bon, Gimli, je ne pense pas que nous ayons du soleil aujourd’hui. Déclara Legolas d’un ton lointain, humant l’air. Aragorn, quelque chose m’inquiete. Je sens quelque chose : le feu et le sang.
-Partons avant qu’il ne soit trop tard ! Répondit Aragorn. Suivez nous ! S’écria t-il, se retournant vers les ténèbres.
Alors des milliers d’ombres, cachées dans l’obscurité, surgirent et s’élancèrent en avant. Les cinquante lieues parcourues depuis le début du voyage ne semblaient nullement les avoir fatigué. Alors que Gimli geignait et se plaignait :
-Je ne crois pas pouvoir tenir un mille de plus dans ce trou perdu ! Rugit-il. J’ai une pointe de côté ! Elle ne me lâche pas depuis six jours !
Mais il tenait quant même, encouragé par Legolas, motivé par la volonté de fer d’Aragorn.
La Grande Course de la Compagnie Grise reprit, franchissant mille après mille. Ils ne croisèrent aucun villageois, aucune bande d’Orques, aucun village. Le silence régnait en maître.
La matinée sembla ne pas avoir de fin mais pourtant elle en eut une. Le soleil avait de nouveau disparut comme l’avait prédit Legolas et tout était gris. Aragorn, l’estomac noué par l’appréhension, creusait un chemin dans les herbes, les fauchant sur son passage. Maintenant, les Montagnes Blanches avec leurs sommets enneigés, disparaissaient peu à peu. Elles n’étaient plus qu’une ligne blanche indistincte dans le lointain.
L’après-midi passa elle aussi et les compagnons furent désormais certains d’être aux environs de Pelargir.

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
14 janvier 2005 à 21:54:20

C´est bien écrit :) Mais pas trop mon genre… Néanmoins, les fans apprécieront

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
15 janvier 2005 à 12:35:02

merci !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
15 janvier 2005 à 13:21:49

Voilà la deuxième partie ! Comme je suis obligé de couper le texte en plusieurs parties, désolé mais je dois le découper encore !   Voilà la suite de la première partie :

En effet, ils l’atteignirent vers seize heures. Ce fut Aragorn, qui en tête, découvrit cette désolation. Legolas le suivait de peu et lorsque Gimli arriva, ils étaient déjà figés par la stupeur. Mais ils ne regardaient pas dans la même direction : Legolas regardait droit devant lui alors qu’Aragorn fixait un point en contrebas. Les compagnons étaient arrivés en haut d’une colline cerclée de grands rochers aussi gris que le reste du pays, plantés dans le sol tels des Menhirs. Elles étaient hautes, inclinées vers l’Anduin. Certaines étaient gravées de runes, celles-ci presque effacées. Mais ce n’étaient pas de Menhirs, de telles oeuvres n’ayant jamais existées en Terre du Milieu.
C’était alors le cinquième jour depuis leur départ des Chemins des Morts, le sixième depuis Dunharrow. La possibilité d’arriver à Minas Tirith avant son siège était définitivement écartée.
Le port de Pelargir était bien là devant eux et la Mer aussi. Celle-ci était agitée et grise sous le ciel noir, allant entrechoquer les rivages de sable blanc. Ceux-ci étaient bordés de dunes recouvertes d’herbes hautes. La Grande Mer, la Mer la Belle !   Le vent se faisait aigre. Les vagues clapotaient tristement, comme avec mélancolie. Et aussi loin que pouvait en porter le regard, s’étalait cette étendue grise.
-Macabre. Déclara Gimli.
-Magnifique. Poursuivit Legolas, la main au dessus des yeux, fixant l’immensité des lieux.
L’Elfe était paralysé, les yeux brillants de joie et de mélancolie. Il n’avait d’yeux que pour la Mer. Gimli, lui ne voyait là rien de plus qu’une “grande flaque verdâtre et puante”. Mais il n’était pas totalement insensible au charme nostalgique, agité, inquiet, intimidant, tout ce que vous voulez de la Mer. Lui aussi avait un cœur. Il pensa à son père, seul et vieux dans une antichambre de la Montagne Erebor, celle-ci sûrement assiégée à l’heure qu’il était.
Des mouettes, goélands et autres planaient bas au dessus des flots, piaillant et pleurant. Certains plongeaient dans l’eau avec la rapidité d’une flèche et en ressortait plusieurs secondes plus tard, un poisson coincé dans le bec. Des rochers noirs aux formes acérées s’élevaient des vagues, comme des îles secrètes et inconnues. Les flots s’écrasaient contre eux avec force en un monstrueux rugissement. De l’eau, des éclaboussures, des jets, jaillissaient en tout sens. La Mer était décidément très agitée. L’écume blanche s’amassait sur le sable parmi les coquillages blancs et les algues. Une tempête venait, il n’y en avait pas l’ombre d’un doute.
A cet endroit de l’estuaire, l’Anduin, très large, était profondément enfoncé dans un ravin, dans une entaille fendant les fondations de la Terre. Ses eaux tourbillonnantes et bruyantes se déversaient dans la Mer.
L’Anduin était donc situé en contrebas de la colline où se tenaient les trois amis, coulant dans le fond de la falaise. Et c’est au fond de cette falaise que se trouvait le Port de Pelargir avec ses quais, ses navires, sa ville, ses habitants. C’était un port très vivant et dynamique, lieu de commerce et d’échanges, habité en permanence par des milliers de personnes. Des centaines d’autres étaient en passage, en voyage -quoique personne ne voyagea plus depuis le retour de l’ombre- ou bien vivaient dans les environs, petits pêcheurs ou marins avec leur famille. Chaque semaine avait lieu un gigantesque marché qui s’étendait dans les rues de la ville ou dans les plaines et les champs qui l’entouraient. Car il y avaient maints agriculteurs et cultivateurs. Une ville indépendante et débrouillarde, gérant sa propre économie, sa propre défense-si faible soit-elle-et ses affaires. Elle était en grande relation avec l’Île de Cair Andros, plus loin, à trente lieues de là, au cœur de l’Anduin. Cair Andros était une grande ville elle aussi, protégée de remparts et de bastions, défendue par des milliers d’hommes en armes. Mais l’île était tombée. L’Ennemi l’avait prit. Les habitants avaient fui en désordre ou avaient été tués. Des rescapés étaient arrivés ici, à Pelargir. Mais le Seigneur de Cair Andros, Imrahil de Dol Amroth, était dit-on parvenu à Minas Tirith avec un ou deux milliers des siens.
Pelargir était le port principal du Gondor et ce jour là, au fond de sa crevasse, encerclé par la Mer, il semblait en grande effervescence. Mais ce n’était pas le jour de marché. Des cris et des pleurs retentissaient plus bas, dans la ville. Sur les quais, il n’y avait plus aucun navire quelqu’il soit : de pêche, de transport, de guerre.
Aragorn se raidit et eut un cri nerveux quant il constata le désastre et la menace qui pesait lourd au dessus de Pelargir : La ville, du côté de la rive la plus orientée vers le Mordor, flambait. Tout les champs étaient détruits. Et des milliers de petits points noirs parsemaient la berge, remontant vers les palissades de bois de Pelargir. Cette rive était perdue. Les Corsaires et des Orques, venus de l’Est, la pillaient et la sacageaient déjà. Tous devaient être morts à l’intérieur.
Et des dizaines de navires, chargés d’hommes à bloc, faisaient voile vers l’autre rive, celle-ci presque intacte. Elle avait aparement déjà essuyée une attaque car sa palissade avait été abattu et quelques maisons brûlaient. Les gens fuyaient en désordre malgré les conseils des hommes d’armes.
-Descendons la falaise et vite !   Suggéra Gimli. Le brouillard tombe et les Corsaires sont encore loin de la rive !   Nous avons une chance de sauver cette partie de la ville !  
Alors, tout trois du même avis, ils dévalèrent la Colline aux Rocs et se dirigèrent prestement vers Pelargir. Aragorn se retourna machinalement, afin de voir si les Morts les suivaient. Il ne voyait rien mais ne s’en inquiéta pas. Comme tous les jours précédents, ils restaient cachés dans l’ombre et apparaissaient et disparaissaient comme bon leur semblait. Legolas s’arrêta à ses côtés et balaya les environs du regard.
-Ils nous suivent. Dit-il.
Grand-Pas fit volte-face et se remit à courir. Ils descendirent le sentier principal, large chemin de terre battue, puis biffurquèrent vers l’Ouest sur un demi-mille.

la suite juste après .  ...

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 10:09:38

alors comment vous trouvez ? ???????

FFrules3
FFrules3
Niveau 10
16 janvier 2005 à 10:16:57

J´aime beaucoup le Seigneur Des Anneaux et donc par conséquent, j´aime beaucoup ta fanfic. Ce n´est pas du tolkien ( et heureusement, j´aurais envie de dire). C´est la novélisation du film lui-même tiré du bouquin de Tolkien ! On sent que tu adores le SdA et moi, j´aime sa. :ok: Keep on writing !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 10:40:51

Merci beaucoup, vraiment FFrules3 !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 10:41:37

Je vais poster un prochain chapitre si vous voulez ! Vous me dites si vous avez envie et puis je le posterais !

FFrules3
FFrules3
Niveau 10
16 janvier 2005 à 11:12:15

Je t´en prie, poste, mon ami, poste. Un truc en plus : Y´a pas de fautes dans ta fanfic, donc c´est cool.

FFrules3
FFrules3
Niveau 10
16 janvier 2005 à 11:14:59

Oups, je n´avais pas que tu étais une fille ( donc il fallait lire " poste, mon amiE, poste") ce qui est d´autant plus curieux. Tu as vraiment onze ans ? Parce que si mon frêre de 13 ans écrivait aussi bien que toi, je pense qu´il pleuverait de la mer**.

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 11:56:32

Non FFrules3 en fait je suis pas une fille du tout ! !!!!!!!! J´ai juste emprunté le pseudo de ma petite soeur qui a maintenant 12 ans. Moi j´en ai 14, je suis donc en troisième ! Je vais rarement ici et puis j´avais envie de mettre mes textes sur internet donc j´ai pas pensé à me créer mon propre pseudo ! Je sais ça a l´air vachement con, je le suis aussi alors . .......

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 11:58:23

Bon, puisque vous en voulez d´autres, j´en rajoute une !  
C´est un chapitre sur le siège du Gondor, la bataille de Minas Tirith quoi !   Enfin c´est que la partie sur les murs de la ville !   En tout, tout, tout, tout, tous les chapitres réunis, sachez que j´ai écrit plus de 200 pages.
Bon allez voilà pour le chapitre sur le siège du Gondor (  encore, excusez je suis pas très original, je reprends une bonne partie du film en rajoutant des trucs) :

Le siège du Gondor.

Huit jours après le rassemblement du Rohan, premier jour du siège de Minas Tirith :

L´armée de Morgul avait prit place dans les Champs de Pelennor. Ils avaient quitté Osgiliath, quelques heures après le départ de Faramir. Nul n’avait eut des nouvelles à son sujet. La cité était enfin encerclée. Les forces du Mordor, hissant ponts sur ponts, franchissant le fleuve, s’étaient déployées en une multitude de cohortes, marchant fièrement et brandissant leurs drapeaux. Ils avaient ravagé les quelques fermes parsemant le Pelennor. Ils y mirent le feu et les détruisirent jusqu’à la dernière pierre. Mais fort heureusement, elles avaient déjà été désertées.
L’armée du Capitaine Noir avait pénétré dans le Pelennor, marchant en rangs serrés comme des fourmis en marche. Ils s´étaient ensuite déversés dans toute la plaine, telle une mer noire à l´heure de sa remontée. Des centaines d´Orques portaient des étendards. Des Trolls tambourinaient avec force sur leurs tambours. D´autres guerriers lançaient de longues sonneries de Cors. Les 400 000 ennemis hurlaient, braillaient et scandaient à l´unisson.
Sur quelques milles s´étendaient les centaines de régiments des troupes Orques et Hommes, flanqués de dizaines de grandes tours de guerre. Le Roi Sorcier était prêt. La bataille allait commencer d´une minute à l´autre. Ses troupes se précipitaient dans les Champs de Gondor, quittant Osgiliath en un flot incessant. A midi, l´armée n´était toujours pas au complet. Des catapultes et autres engins de siège tels des balistes furent apportées en première ligne des armées de Mordor. Les centaines de milliers d´Orques s´entassèrent, débordant de l´autre côté du fleuve.
Et bientôt arriva le lieutenant de Morgul, Gothmog, vieil Orque mutilé ayant mené le raid contre Osgiliath et ayant achever cruellement le pauvre Damrod, ami de Faramir. Sa tête proéminente était totalement défigurée : des creux et des bosses parsemaient son visage à la peau moisie, son oeil gauche était crevé, une de ses oreilles avait été visiblement arrachée, emportant avec elle une partie du crâne. Quelques touffes de cheveux blancs parsemaient cette horreur vivante. Horrible, défiguré, puant, sadique, cruel et moche, tout les Orques l’étaient mais Gothmog était plus que cela. Une aura de perversité et de mort flottait au dessus de lui. C’était un être vil et corrompu sans aucune pitié.
Il chevauchait un gros Warg au pelage brun sale, toujours aux aguets, toujours crocs sortis, toujours langue pendante, toujours oreilles dressées, toujours hargneux. Gothmog arriva donc sur son dos, trottinant fièrement, son bras mutilé serré contre sa poitrine, sa répugnante excroissance perforée de son épaule, retenue avec une fine ceinture. Il tenait dans sa main droite un long cimeterre, l’autre main tenant les brides de sa bête.
Il s’arrêta dans l’une des allées séparant les centaines de régiments, un sourire sadique aux lèvres. Difficilement, il mit pieds à terre. Il manqua tomber et s’écrouler devant ses armées entières si Mulbug, son second, ne l’avait pas retenu. Le sourire de Gothmog s’effaça et, ne voulant pas paraître faible et handicapé devant ses troupes, il repoussa violemment Mulbug. Boitant et grognant comme un taureau avant de charger, il se dirigea lentement vers le front, vers la première ligne des armées du Mordor.
Les hommes sur les remparts observèrent ce remue-ménage et les légions ennemies, atterrés. Les femmes, les enfants, tout le peuple se barricadait dans leurs maisons. Les rues devinrent silencieuses, les soldats gardaient leur poste terrifié à l´idée d´affronter un tel pouvoir qu´était celui de Morgul. Au début, certains rirent, se moquant des catapultes de Morgul : les murs étaient hauts d´une centaine de mètres. Comment des boulets Orques pourraient-ils s´envoler à cette hauteur ?  ! Ils n´avaient pas d´armes de siège aussi puissantes. Mais, malheur à eux, ils ne savaient guère ce qui les attendaient.
Depuis le départ de Faramir le matin même, aucun de ses hommes n´étaient revenus, aucunes nouvelles n´étaient parvenues à Minas Tirith. Le peuple craignait le pire. Ils aimaient tellement le jeune capitaine pour son courage, pour sa capacité à dominer la peur des hommes et des bêtes. Denethor était resté assit dans la Maison des Intendants, sans se soucier du moins du monde de son fils. Pippin devait supporter ses sautes d´humeur, ses railleries, ses moqueries, ses reproches et ses remontrances. La plupart du temps, il tentait de s´éloigner de son seigneur et de sa colère. Il préférait aller discuter avec les gardes au dehors. Mais maintenant, la ville était assiégée. Il devait se préparer pour la bataille, une bataille à laquelle il ne voulait pas participer. Pippin avait honte, honte de lui et de son lâche comportement. Le jeune Hobbit, adossé contre un mur de la Maison des Intendants, fut tiré de ses pensées. Une grande clameur avait retentit au dehors. Il regarda Denethor : l´intendant ne semblait rien entendre ou bien ne voulait-il pas entendre ce qui se tramait autour de sa ville.
-”Que se passe t-il donc ?   Pensa Pippin. La guerre a t-elle déjà commencée ?   Et où est Gandalf ?  ”
Gandalf en vérité allait et venait dans la ville, ne venant voir son jeune ami qu´à l´heure du déjeuner. Et quant il venait, c´était pour apporter des nouvelles à Denethor ou échanger avec lui quelques brèves paroles. Pippin constata qu´une tension existait entre les deux vieil hommes depuis le premier jour où ils étaient arrivés.
-”Je le comprends. Se dit Pippin. Il doit- Être tellement occupé avec tout ce qui va se passer.”
-Peregrin Touque !   S´écria une voix moqueuse. à quoi pensez vous donc ?   Ne restez pas silencieux !   Vous êtes vous évadé dans vos chansons ?   Venez vous asseoir à mes côtés.
-Oui mon seigneur.
Pippin, à contrecœur, se dirigea vers Denethor, assit sur son siège de marbre. Le Hobbit, gêné, regardait ses pieds. Il devait être un piètre serviteur. L´autre jour, il avait fait tombé son repas sur les pieds de son seigneur. Denethor s´était alors levé d´un bond et lui avait aboyé dessus. Pippin sentit tomber sur lui le regard pénétrant de Denethor.
-”Je pari qu´il va me faire des reproches. Pensa le Hobbit. Mais que va t-il me dire cette fois ?   On dirait une vieille grand-mère !  ”
Pippin se laissa tomber lourdement sur son tabouret.
-Alors mon enfant ?   à quoi pensiez vous ?  
Pippin hésita. Était-ce nécessaire de dévoiler ses pensées à cet ignoble intendant ?  
-...Eh bien...je pensais à la guerre à venir et à Gandalf.
-Ne parlez pas de guerre ici !   S´emporta Denethor.
-Mais mon seigneur, Minas Tirith va être attaqué d´ici peu de temps !   S´exclama Pippin. Ressaisissez vous !  
-Je n´ai pas d´ordres à recevoir de vous !   Je sais que ma cité va être attaqué et je sais aussi beaucoup d´autres choses mon garçon .  .. Le Capitaine Noir est tout proche.
-Sauron ?  ! S´écria Pippin.
-Ne prononcez pas son nom jeune sot !  
Pippin se tut, mal à l´aise. Denethor le regardait avec satisfaction. Il avait eu ce qu´il voulait.
-Non le Sans-Nom ne viendra qu´à la fin, pour triompher de moi si je ne suis pas déjà mort avant. Reprit l´intendant avec un large sourire.
-”Il trouve ça amusant lui ?   Pensa Pippin.”
-Bien. Lança Denethor. En ce qui concerne l´Errant Gris, le Fou Gris de Gandalf, je ne sais comment vous faites pour le supporter !   C´est un vieillard porteur de malheurs !  
Pippin sentit la colère monter en lui. Gandalf avait fait bien plus de choses pour la survie des Terres du Milieu et du Gondor que Denethor.
-Gandalf est un grand magicien. Commença Pippin, se retenant d´exploser.
Denethor, exaspéré par de telles paroles, leva les yeux au ciel.
-Il nous a aidé et...
-Taisez vous !   Parlez moi de mon fils, Boromir. J´en ai assez entendu sur le Fou Gris !   Mithrandir est un sale corbeau, qui se nourrie des affaires de malheur. Des affaires de malheur !   Encore faut-il qu´elles soient à son goût. Saroumane le Blanc lui était un grand magicien et un ami.
Pippin ouvrit la bouche d´un air béat. Saroumane, un ami ?   C´était lui qui avait causé la mort de Boromir et qui l´avait fait kidnapper lui et Merry.
-Et un traître aussi !   Rétorqua Pippin, levant haut le menton.
-Baissez la tête !   Faites ce que je vous ai demandé. Ne divaguez pas sur d´autres sujets où vous ne l´emporterez pas sur un débat. Parlez moi de Boromir.
Pippin, contraint, commença un long discours sur Boromir. Il accentua les aspects courageux, loyal et fort de sa personnalité.
-”J´espère que ça va lui plaire et lui suffire. Pensa Pippin, jetant un bref regard sur Denethor. Ainsi il ne me demandera plus de parler de lui. Je l’appréciais et cela me fait mal de repenser .  .. à sa fin.”
Quant il eut terminé, à sa grande surprise, Denethor applaudit. Il se pencha en avant et ébouriffa les cheveux bouclés du Hobbit.
-Ah !   Quel vaillant homme et quel brave guerrier était mon fils !   S´exclama t-il.
-Comme Faramir. Souligna Pippin.
Denethor jeta un regard noir au Hobbit.
-Jeune insolent !   Ne me parlez plus jamais de ce bon à rien !  
Denethor se saisit de sa baguette d’intendant, en menaçant le jeune Pippin.
Soudain, les doubles portes de la salle s´ouvrirent et se refermèrent aussitôt. Pippin eut juste le temps d´apercevoir le ciel noir et nuageux. Un garde entra d´un pas rapide et s´inclina devant Denethor.
-Dépêchez vous de me dire ce que vous avez à me dire !   S´écria Denethor. Ne me faites pas perdre mon temps !  
-...Votre fils est revenu seigneur. Répondit le garde, se relevant.
-Bien !   Faites le entrer.
-C´est que...votre fils, seigneur, a été grièvement blessé.
Le visage de Denethor devint blême, aussi blanc qu´un linge propre. Il se leva d´un bond, bouscula le garde et se dirigea vers la porte, son grand manteau noir virevoltant derrière lui. Pippin sauta de son tabouret, suivit de quelques personnes de la cour. Devant lui, son seigneur ouvrit les portes à la volée. Denethor se précipita au dehors, fouillant les environs du regard.
- Où est Faramir ?   où est mon fils ?   S´écria t-il. Faramir !   Ne me dites pas qu´il est tombé !   Continua t-il, voyant le corps inerte de son fils, allongé sur une civière.
Denethor s´agenouilla devant le brancard, tenant une des mains de son fils dans la sienne. Elle était glacée. Faramir, était transpercé de deux flèches dans les cotes. Son visage, pâle, était maculé de sang et de boue.
-Ils étaient trop peu nombreux...nul n´a survécu. Déclara Imrahil, observant la scène avec tristesse.
Denethor se mit à sangloter, caressant les cheveux de son fils. à ses côtés Pippin ne disait rien, pétrifié. Soudain, il se rendit compte qu´il avait eut raison, tout à l´heure en pensant entendre de nombreux cris. En effet des milliers, même des centaines de milliers de cris retentissaient autour de lui, accompagnés de grondements étranges et de sonneries de Cors et de tambours. La bataille était sur le point de commencer. La cité était encerclée. Tremblant, il n´osa s´approcher du rebord de la cour, de peur de constater qu´en effet, 400 000 guerriers ennemis clamaient des immondices dans le Parler Noir. A voir le visage blafard d´Imrahil et de ses gardes, il n´était pas le seul à s´être rendus compte que l´assaut était imminent. Seul Denethor n´y prêtait pas la moindre attention.
Aux pieds de la cité, des centaines de mètres plus bas, Gothmog, lieutenant de Morgul, lança l´attaque :
-La peur !   Gronda t-il en souriant. La cité en est envahie !  
L´Orque éclata de rire, contemplant Minas Tirith d´un oeil mauvais.
-Soulageons les de leur angoisse !  
Gothmog fit volte-face en riant et se dirigea en boitillant vers son second.
-Envoyez les prisonniers !   Grogna t-il.
-Catapultes !   Couina Mulbug, commandant des armées d´Isenmouthe.
Aussitôt, des dizaines de Trolls des Montagnes, percèrent les rangs. Lentement, ils armèrent les catapultes.
-Tirez !   Hurla Mulbug.
Une grêle de petits projectiles s´abattit sur Minas Tirith. Ces projectiles étaient en fait les têtes décapitées de tous les hommes tombés é Osgiliath. Certaines étaient en état de décomposition car la bataille avait eut lieu trois jours auparavant. D´autres étaient encore fraîches et poisseuses de sang : ces hommes-ci étaient les volontaires partis avec Faramir le matin même. Certaines étaient tailladées de coups de couteaux, défigurées, écrasées, mutilées. Les hommes se jetèrent à terre en pleurant, reconnaissant un ami ou un frère.
Denethor, pleurant, se releva, lâchant la main de son fils. Il s´avança d´un pas claudiquant vers le bord de la cour, les bras balayant l´air en tout sens comme s´il essayait de se débarrasser d´une nuée d´insectes parasites.
-Mes fils sont morts...ma lignée s´est éteinte. Pleurnicha t-il.
Pippin s´agenouilla auprès de Faramir, posant sa main sur son front. Il sentit alors une faible chaleur. La vie continuait sa route dans ce corps pourtant inerte.
-Il est vivant !   S´exclama t-il.
-...La Maison des Intendants à faillit.
-Il a besoin de soins mon seigneur !   S´écria Pippin.
Mais Denethor, sombrant peu à peu dans la folie, ne prêta aucune attention au jeune Hobbit.
-Ma lignée s´est éteinte.
-Mon seigneur !  
Denethor, chancelant, s´appuya à la balustrade qui entourait la cour. Alors il la vit, il vit l´armée de Morgul et la perte toute proche de sa cité. Les Champs de Pelennor étaient noirs d´ennemis.
-...Le Rohan nous a abandonné...Théoden m´a trahit. Lança Denethor avec colère.
Boum !   Boum !   Crac !   Boum !   Boum !   Boum !  
Le Mordor ouvrait le feu. Les catapultes tiraient une pluie de boulets sur la cité. Les Trolls armaient et chargeaient les engins de siège sans répit. Gothmog riait aux éclats. Le Gondor était faible. Il s´emparerait de Minas Tirith très vite.
-Abandonnez vos postes !   Hurla Denethor. Fuyez !   Fuyez pour vos vies !  
Les soldats (  ceux qui pouvaient l´entendre), atterrés, levèrent un regard interrogateur sur leur seigneur. Denethor les fusilla du regard.
-Obéissez !   Hurla t-il.
L´intendant, furieux et désespéré, fit volte-face.
-Ouf !  
Gandalf, arrivé par derrière lui avait assené un coup de bâton dans le crâne.
Denethor, assommé, s´étala de tout son long. Gandalf abaissa un regard noir sur l´intendant.
-Préparez vous à vous battre !   Déclara t-il.
Gandalf sauta en selle de Gripoil, dévalant les escaliers du Septième Niveau. Ils descendirent ainsi les rues au galop.
-Dépêchez vous !   Sur les remparts !   Hurlait-il.
Les soldats, courant en tout sens, reprenaient alors courage et suivaient Gandalf. De Niveau en Niveau, le magicien parcourut les rues, rappelant les soldats à l´ordre :
-Défendez la cité !   Retournez à vos postes.
Enfin, après plusieurs minutes de chevauchée, il franchit la porte du Second Niveau. Gripoil monta une volée de marches, amenant le magicien sur les remparts du Premier Niveau. Aucune monture n’était autorisée à monter sur les remparts mais les situations l’obligeaient.
La Grande Armée du Mordor se tenait là, en compagnies bien organisées. Les rares parties du sol encore visibles des Champs du Pelennor, n’étaient plus jaune paille. Assombris par le ciel noir, miroitant les gris nuages comme une fontaine, reflétant les sombres armées de Morgul, ils étaient désormais d’un gris sale.

La suite va suivre .  .......

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 12:01:51

Et la voilà, la suite ! J´espère que ça vous plaît ! !! Désolé, si on retrouve le film dans ce texte, mais j´ai pas trop d´imagination et puis comme j´adore le film ( et le livre bien sûr), je me suis dis que j´allais laisser ça comme ça ! !!!

 
Le vieux magicien décocha un regard haineux aux forces de Mordor.
-Envoyez ces bêtes immondes dans les abysses !
-Catapultes !  
Sur les sept niveaux de Minas Tirith, dans un grand vacarme de poulies et de treuils, les contremaîtres armèrent les grands trébuchets du Gondor. A côté de Gandalf, dans un craquement, la corde d´un des engins de siège fut coupée. Le boulet siffla droit vers vers les armées de Morgul. Il s´abattit lourdement sur une des cohortes Orques. Clac !   Clac !   Clac !   Clac !   La vingtaine de trébuchets ouvrit tour à tour le feu. Les énormes boulets tirés par les engins s´écrasaient sur le Pelennor, tuant des centaines d´Orques.
-Tenez vos positions !   Gronda Gothmog.
Le Mordor répondit. Quarante boulets s´envolèrent à une hauteur surprenante et tombèrent dans un grand fracas sur Minas Tirith. Certains balayèrent les murs de la ville, d´autres s´écrasèrent derrière les remparts, démolissant maisons et rues. Le Gondor réagit à l´attaque et renvoya sur les créatures de Sauron une pluie de boulets. Gothmog grogna un ordre et les catapultes de Morgul, dirigées par les Trolls servants ripostèrent.
Des dizaines d´autres boulets s´abattirent sur la cité, pulvérisant hommes et créneaux. Derrière les murs une grande clameur retentit. La panique s´installa. Tout s´effondrait, tombait en ruines : tours et maisons, murs et bastions. Cependant, les trébuchets du Gondor étaient plus puissants que les catapultes de Sauron et avaient une plus longue portée de tir. Mais ils étaient en nombre insuffisant sur les remparts.
Gandalf circulait sur les murs, donnant ordres, conseils, aide, réconfort et surtout espoir. La défense faiblissait. Un grand nombre de Gondoriens avaient été tués. Les trébuchets tiraient sans cesse. Leurs boulets atteignirent les catapultes Orques et s´écrasèrent parmi les Trolls. Trois catapultes furent détruites. Un Troll tomba mort, la tête broyée. Deux autres tombèrent à le renverse, frappés de plein fouet.
Clac !   Un boulet, tiré du Cinquième Niveau, fila dans les airs et se dirigea droit vers Gothmog. Au dernier moment, l´Orque fit un pas sur le côté. Le projectile s´enfonça dans le sol.
Gothmog éclata de rire et cracha sur le boulet.
Soudain, un effroyable cri familier et suraigu, perça les nuages. Les hommes, se bouchant les oreilles, levèrent la tête vers le ciel. Au dessus d´eux, à des centaines de mètres au dessus de la Tour blanche, apparurent trois Spectres Ailés. Puis six autres. En deux bâtiments de leurs immenses ailes de chauve-souris, ils transpercèrent les nuages.
Les neuf Esprits Servants de l´Anneau étaient réunis. Leurs cris avaient gagné en puissance, ils étaient plus terrifiants encore. à leur tête, perchés sur leurs monstrueuses montures, étaient le Roi Sorcier d´Angmar et son second, Khamul. Ils plongèrent sur Minas Tirith. D´un coup de leurs serres crochues, ils détruisirent de nombreux trébuchets et happèrent des dizaines d´hommes. Après avoir prit leurs otages, ils remontaient quelques mètres plus haut et projetaient leurs prisonniers sur le sol où ils se brisaient les os.
Les Gondoriens, épouvantés, se jetèrent à terre, couvrant leurs oreilles, pleurant et criant. Pippin, debout aux côtés de Faramir, au cœur de la Cour de la Fontaine, se mit à hurler de douleur, plaquant ses mains gantées sur ses oreilles. Autour de lui, les soldats et gens de la cour faisaient de même. Les horribles cris hauts-perchés des Nazgûls se terminaient un en horrible gazouillement tel une fausse note. Même les plus braves perdaient courage et jetaient leurs armes. Gandalf les releva, les incitant à se battre et reprendre les armes. Il ne savait plus où donner de la tête. Il allait et venait sur les remparts du Premier Cercle, longs d´au moins deux milles.
Gandalf, son manteau d´un blanc de nacre scintillant, murmurait de douces paroles, réconfortant les hommes. Et de nouveau, il brandit la main. Le cœur de sa paume sembla s´illuminer de l´intérieur jusqu´à ce qu´une éblouissante lumière blanche jaillit. Le faisceau de lumière, si puissant, si beau, tel du feu blanc éclata en dizaines de rayons. Les Noirs Cavaliers, aveuglés et repoussés, reprirent de la hauteur. Les hommes, enchantés, absorbés par la magie de l´Errant Gris, sentirent soudain leurs coeurs s´alléger. Mais lorsque Mithrandir s´éloignait, la peur les reprenait, les faisant sombrer peu à peu dans la détresse. Mais tant que le pouvoir durait, les hommes se battaient. Les archers envoyèrent une grêle de flèches sur les Spectres Ailés. Mais ces hideuses créatures se tenaient toujours à l´écart des arcs du Gondor. Profitant de cette soudaine attaque, Gothmog mit en place le piège imaginé par son supérieur, le Roi Sorcier.
Lentement, les grandes tours de siège, construites à Osgiliath, se mirent en mouvement. Une tour était poussée et manœuvrée par deux Trolls à la tête enveloppé d´un bonnet de cuir et contenaient environ deux cents Orques. Les derniers trébuchets encore intacts tirèrent sur les tours. Certaines, touchées, éclatèrent en morceaux, tuant tout leurs occupants. D´autres, atteintes par les flèches enflammées de Gondor, flambèrent et s´écrasèrent sur leurs propres hommes. Le Mordor se moquait guère des hommes qu´il pourrait perdre au combat. Son unique but était de détruire le seul ennemi capable de le défier. Et d´après ce qu´il avait vu dans la Pierre de Vision d´Orthanc, un petit être faible et ignorant portait l´Anneau, son Anneau. Et il était ici, Il l´avait deviné. Ce Semi-Homme était un ignorant !   Il avait oser se montrer à Sauron le Grand.
Les Nazgûls eurent vite raison des derniers trébuchets, tuant, écrasant et mutilant leurs servants. Le Roi Sorcier planait au dessus des murs, raflant quelques uns de ses ennemis au passage. Les autres Spectres volaient de ci-de là, abattant toutes les constructions possibles. Minas Tirith, toujours sous le feu des catapultes de Mordor, tentait désespérément de se défendre.
Les habitants de Minas Tirith, terrorisés, quittaient leurs foyers. Beaucoup avaient été détruits, tuant des familles entières. Certains essayaient de sauver des amis ou des proches, bloqués sous les décombres. Des centaines de femmes, d´enfants et d´hommes étaient déjà morts. Les gens couraient en tout sens, marchant sur leurs compagnons morts, enjambant les charniers humains et les monceaux de cadavres broyés.
-Repoussez les !   Hurla Gandalf. Ne sombrez pas dans la peur !   Restez à vos postes !   Battez vous !  
Les tours de siège se rapprochaient dangereusement. Elles n´étaient plus qu´à une dizaine de mètres des murs. Derrière elles, les centaines de milliers d´Orques étaient soigneusement rangés en ligne et divisés en régiments, attendant l’ordre d’attaque générale. Certaines des légions, d´ailleurs, avaient perdus beaucoup de leurs hommes qu´on retrouvait sous les boulets des trébuchets de Minas Tirith.
Sur les murs, à l’abri des hauts créneaux, les hommes lourdement armés de la Cité, se défendaient coûte que coûte, sans toujours bien réfléchir. Certains décochaient leurs flèches directement sur le bois des tours de siège, comme si elles pouvaient arrêter et tuer une telle force.
-Ne tirez pas sur les tours !   Ordonna Gandalf. Visez les Trolls !   Tuez les Trolls !   Tuez les Trolls !  
Les archers Gondoriens rectifièrent leurs tirs et envoyèrent une grêle de flèches sur les monstrueuses créatures. Quant l´un tombait mort, deux autres le remplaçait. Les Gondoriens ne réussirent qu´à retarder les tours. Quelques instants plus tard, elles atteignirent les remparts. D´un coup, elles s´immobilisèrent. Une seconde passa et soudain, les pont-levis furent ouverts. Ils s´abattirent lourdement sur les murs, détruisant une partie des créneaux. Des dizaines et des centaines d´Ourouks se jetèrent sur les murs.
-Abattez les !   Cria Gandalf.
Les Gondoriens pointèrent leurs lames et leurs lances en avant. Les premiers arrivants furent empalés mais le barrage d´hommes de Gondor céda et éclata. Une deuxième tour de siège accosta sur les remparts, suivit d´une troisième, d´une quatrième, une cinquième. En tout, une vingtaine de tours assiégèrent les remparts et déversèrent un nombre grandissant d´Orques. Gandalf tira Glamdring du fourreau et chargea ses ennemis. Les Gondoriens croisèrent le fer avec les Orques et en tuèrent un grand nombre. La bataille faisait rage sur les murs. La cité était bombardée, encerclée, assaillie. Les premiers régiments de Mordor avaient rompus leurs positions et s´élançaient vers les remparts, montant les échelles amenant aux sommets des tours de siège. Les Nazgûls survolaient la ville tout en massacrant. Les Orques montaient sur les remparts par milliers. Jamais le Mordor n´avait déployé une telle force depuis l´âge d´Elendil. Gandalf tuait, décapitait, et éventrait, faisant tournoyer sa lame Elfique. Les Gondoriens repoussèrent les Orques, se couvrant de leurs boucliers. Mais de nombreux hommes avaient été abattus. Les Orques se jetaient sur eux, les plaquant à terre pour les achever. Mais les lanciers du Gondor faisaient barrage à la sortie des tours de siège. Des dizaines de cadavres basculaient des murs et allaient s´écraser une trentaine de mètres plus bas. déjà, des centaines de corps s´empilaient aux pieds des murs. Les flèches sifflaient en tout sens. Des hommes et des Orques s´écroulaient sans cesse, mortellement touchés. Les créneaux tombaient en ruine, les tours s´effondraient sur les soldats de Gondor. Les boulets de catapulte minaient la cité. Les Orques réussirent à repousser le Gondor. Les hommes, ployant sous les milliers d´ennemis reculaient peu à peu. Gandalf se battait en première ligne. Des centaines de cris de peur, de douleur, de souffrance retentissaient dans la ville entière. Les Orques riaient et huaient le Gondor. Les Ourouks, armés de masses d´armes et d´épées droites, martelaient et rouaient de coups leurs ennemis. Soudain, Pippin, Garde de la Citadelle, apparut dans les escaliers du Premier Niveau. Il était pâle, terrifié. Il observait le carnage sans rien faire, immobilisé par la peur.
-Peregrin Touque !   S´exclama Gandalf, s´écartant de la mêlée. Retournez à la citadelle !  
-...Vous nous avez demandé de nous battre. Rétorqua Pippin d´une petite voix, les yeux emplit de tristesse et de peur.

Désolé je suis encore obligé de couper le texte !   La fin dans la prochain message !  

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 12:03:29

dernière partie :

- . ..Vous nous avez demandé de nous battre. Rétorqua Pippin d´une petite voix, les yeux emplis de tristesse et de peur

Tout à coup, cinq Ourouks se précipitèrent sur Gandalf. Le magicien se jeta à leur rencontre. D´une habile et foudroyante estocade, les deux premiers tombèrent sur le côté, le crâne fendu. Gandalf tourna sur lui même, faisant tournoyer son bâton. Le troisième tomba à genoux, la gorge tranchée, avant de s´affaler lourdement aux pieds du magicien. Ding ! Tchac ! Les deux derniers valsèrent dans les airs et s´écroulèrent sur le sol, deux profondes entailles dans la poitrine.
-Ce n´est pas un endroit pour un Hobbit !   S´écria Gandalf. Yaaah !  
Crac ! Tchac !    
Deux autres Orques tombèrent morts, leurs boyaux se déversant sur le sol. Pippin, pétrifié, observait en silence. Soudain, le Hobbit plongea en avant, dégainant son épée. Il porta un coup au dessus de lui. Sa lame perça le cœur de l´Orque. Peu à peu, il la sentit s´enfoncer plus profondément encore avec un abominable bruit de succion. Gandalf fit volte-face. Devant lui, se tenait un grand Ourouk, grognant de douleur. Il avait été stoppé en plein mouvement. Sa main, crispée, tenait un cimeterre juste au dessus du magicien. Ses yeux verts clignaient sans cesse alors qu´il comprenait ce qui lui arrivait. Pippin retira son épée et l´Orque s´effondra. Le Hobbit resta là à regarder sa victime, les yeux vides d´expression. Une mare noirâtre s´étendit autour du corps.
-Un vrai Garde de la Citadelle hein ?  ! S´exclama Gandalf en riant. Allez montez !   Retournez auprès de Denethor. Dépêchez vous !  
Chaf !   Un énorme boulet, trois fois plus grand qu´un homme, toucha les remparts, s´écrasant à quelques mètres des deux amis. Deux Gondoriens, poussant d´horribles cris, furent projetés en arrière. Leurs corps pulvérisés gisaient sur le sol parmi les combattants. L´un des deux hommes n´était autre qu´Ingold, loyal soldat du Gondor : son cadavre était en morceaux et méconnaissable. D’ailleurs, personne ne le reconnut.
Pippin, détournant le regard, plaqua sa main sur sa bouche pour ne pas vomir. Puis, d´un pas maladroit et hésitant, il descendit les escaliers et se dirigea vers le Septième Niveau.
- “Brave Hobbit !   Pensa le magicien, se replongeant dans la bataille. Nous aurons bientôt besoin de son courage et de son épée.”
Cent pieds plus bas, un peu plus à l’Est de l’endroit où se trouvait Gandalf, depuis déjà près d’une demi-heure, des milliers d’Orques assaillaient la Porte de la Cité. Celle-ci, située dans un renfoncement des remparts, entourée de tours et de bastions, était frappée de mille coups. Mais elle tenait. C’était là que se battait Beregond, meilleur archer des Gardes de la Citadelle. Il était là, avec quelques uns de ses frères d’armes, posté au dessus de la Porte. Il était entouré de pas moins de cent archers, certains venus de Cair Andros, de Lossarnach ou de simples guerriers de Minas Tirith. Une cloche avait sonné pour appeler de l’aide à la Porte et nombreux étaient ceux qui étaient venus. Mais le reste des murs, long de plus de deux miles, n’était pas délaissé pour autant.
Mulbug, Orque d’Isenmouthe, dirigeait cette attaque à la Porte. Il avait lancé dessus près de cinq milles lances. Dix de ses hommes, portant un long bélier à la tête taillée en pointe, se jetaient contre la Porte, la martelant de coups. Leurs milliers de compagnons, s’entassant contre elle également, plantaient et enfonçaient leurs lances et leurs lames dedans. Mais la Porte, haute de trente pieds, épaisse d’un mètre, faite de bois et de métal, ne bougeait pas. Les anciens Rois, forgés en métal, incrustés dans le bois, devenus plus ou moins verdâtres avec l’usure, résistaient.
Les archers, postés au sommet des murs, cachés derrière les créneaux ou sur les tours entourant la Porte, tiraient des grêles de flèches sur les attaquants. Des centaines d’Orques, braillant comme des porcs, s’écroulaient, criblés de traits blancs. Les porteurs de bélier étaient abattus mais d’autres les remplaçaient. Et cela dura, dura. Les Orques ne reculaient pas mais ils étaient massacrés, en proie aux rafales de flèches Gondoriennes.
Le petit bélier, bien frêle et minuscule pour détruire une telle porte, était manié par de vigoureux bras. Mais ces bras là étaient changés, changés et changés encore, tant les Orques étaient tués.
Un monticule de cadavres s’éleva presque à mi hauteur de la Porte et il était devenu sans espoir et dérisoire pour les Orques, de réussir à percer, à détruire cette gigantesque porte.
Les porteurs de bélier marchaient sur les centaines de cadavres des leurs, les piétinaient pour accéder à la Porte de Minas Tirith et beaucoup n’avaient pas le temps de l’ atteindre. Les couches de morts se superposaient. Ce tas de corps étaient une vrai montagne de crasse, de répugnance. Les Orques tués, saignant abondamment, rendaient l’herbe noire et glissante. Leurs armures horribles, leurs casques rouillés, leurs tuniques de cuir rongées, tout était couvert de sang poisseux. Les mouches volaient au dessus.
L’attaque était un véritable échec et gaspillage d’hommes pour les armées de Morgul.
C’est alors que Gothmog en personne se déplaça de son confortable poste de surveillance et vint à la Porte, fou de rage. Il soufflait comme un bœuf, ses yeux étaient noirs de cruauté et de haine. Il traînait avec fougue sa jambe boiteuse, son bras mutilé serré contre lui. Sa tête déformée, sa peau beige-moisi rongée par la maladie, son oeil gauche, celui-ci crevé, enfoncé profondément dans un creux de son abominable visage, en auraient effrayé plus d’un.
Il se traîna donc jusqu’à son second, Mulbug, afin de faire régler son compte à cette “foutue” porte. Suivit de son escorte personnelle, il fit mander Mulbug, se tenant tout de même à bonne distance de la Porte. Il ne faudrait surtout pas que le lieutenant de Minas Morgul soit tué d’une flèche au début du siège !   Il recula d’avantage et mit un rang d’hommes devant lui lorsque son fidèle serviteur, un petit Orque à la face jaune et répugnante, fut atteint - pauvre gars !   On ne peut que le regretter - d’une flèche dans l’oeil.
Enfin, Mulbug arriva devant son supérieur, des gouttes de sueur dégoulinant le long de sa nuque pour venir humidifier son armure malodorante. Ses cheveux bruns-roux, aussi gras qu’une motte de beurre, étaient noués en plusieurs queues. Son nez, ayant été récemment incrusté d’anneaux de bronze, saignait et s’infectait.
Gothmog poussa un hurlement de rage, aussitôt imité par ses hommes. Il tapa du poing dans l’épaule de Mulbug, pointant son doigt vers la Porte toujours invaincue. Furieux, il bafouilla quelques mots incompréhensibles et manqua s’étouffer. Quant il se fut ressaisit, il cracha à la figure de Mulbug.
-Qu’est-ce que vous attendez pour bousiller cette porte !   Jeta t-il.
-Elle est trop solide !   Se défendit Mulbug.
Gothmog, bavant de rage, posa une main sur les épaules de son second.
-Vous allez m’enfoncer cette porte !   Articula t-il lentement, les veines de sa tempe rougissant sous l’effet de la colère.
-Mais on y arrive pas, chef !  
Gothmog poussa un juron, suivit d’un grognement rauque. Il fit volte-face, s’apprêtant à retourner à l’arrière des défenses. Soudain, il s’immobilisa, prit d’une idée soudaine, le dos toujours tourné vers Mulbug.
-... Envoyez Broyeur .  .. envoyez la Tête de Loup. Murmura t-il, un sourire sadique apparaissant sur son visage boursouflé.
Mulbug éclata de rire et donna un ordre, faisant claquer son fouet.

Le premier assaut fut repoussé. Mais à chaque nouvelle attaque, les Orques remontaient plus nombreux dans les tours de siège. Gandalf, profitant d´un moment de répit, s´adossa contre les créneaux. Il était exténué et pourtant la bataille ne faisait que commencer. Les murs ne tiendraient plus longtemps. Le magicien passa sa tête entre les créneaux. Il jeta un bref regard sous lui : On ne voyait même plus l´herbe jaune des Champs. Il y avait de ci-de là, des tours de sièges détruites et des amas de corps. Mais le regard du magicien fut attiré par autre chose. Loin, à un peu moins d´un mille de la cité, se tenait un énorme bélier. Son nom était Broyeur, le Marteau du Monde d´en-dessous. Il avait été construit dans les forges du Mordor, au cœur du Pays Noir. Le tronc dans lequel il avait été taillé faisait au moins une centaine de mètres de longueur et avait été recouvert de cuivre fondu. Il avait une tête de ferraille noire, représentant un horrible loup. Dans sa gueule était entassé un tas de brandons enflammés. Broyeur était soutenu par de hauts et larges montants sur lesquels étaient perchés des dizaines d´archers. Le bélier était tiré par d´étranges créatures mi-boeuf, mi-rhinocéros et était manœuvré par une vingtaine de Trolls des Montagnes. Gandalf ferma les yeux, désespéré. Quelques secondes plus tard, il les rouvrit. Ses yeux bleus luisaient de malice. Le magicien empoigna fermement son épée.
- Cette cité ne tombera pas tant que je ne serais pas tué. Pensa t-il.

FFrules3
FFrules3
Niveau 10
16 janvier 2005 à 12:33:01

Je me disais aussi, une fille de 12 ans, fan du SdA et qui écrit sans fautes du Tolkien, cela n´existe pas ! :rire:
Je lirais plus tard car je n´ai vraiment pas le temps en ce moment avec l´écriture de ma fic. Je laisserai un post plus tard, une fois que je l´aurais lu. :ok:

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 14:53:09

Ok pas de problème !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 15:29:08

Lisez, lisez ! Des commentaires ?

ClarenceSeedorf
ClarenceSeedorf
Niveau 10
16 janvier 2005 à 19:13:59

Leroi > J´ai lu la première partie , je n´apprécie pas tellement le Sda mais j´ai vraiment aimé ton écrit , tu maitrises ton sujet , bravo , bon style :)

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
16 janvier 2005 à 20:06:27

Merci ClarenceSeedorf !

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
17 janvier 2005 à 19:25:14

Suite .  ...

Théoden resta là, terrifié. Jamais il n´avait vu une telle armée à l´œuvre. Il y avait dans l´air une odeur âcre, une odeur de mort, une odeur d´incendie. Les chevaux étaient inquiets. Il jeta un regard dédaigneux, emplit de haine, aux forces de Sauron.
-Yaaah !   S´écria t-il d´une voix fébrile.
Le roi éperonna Nivacrin et fit volte-face. Derrière lui, les Eoreds se mettaient en place. Les cavaliers se mirent en rangs lentement, figés par la peur. Les rangées de cavaliers, au nombre de six milles, s´étendaient sur plusieurs centaines de mètres, telle une mer verte. Les capes des hommes étaient agitées par la bise matinale, leurs coeurs battaient à tout rompre, ils se sentaient complètement perdu, complètement détaché du monde environnant. Merry et Eowyn étaient en tête de colonne. Le Hobbit, pétrifié, se cramponna fermement à la crinière de Windfola. Une bourrasque de vent le fit frissonner.
- Mon dieu !   Pensa t-il, voyant l´immense, la gigantesque armée qui se trouvait devant lui. Et nous qui ne sommes que 6000 !   Nous ne pourrons pas faire grand chose. Mais je ferais mon possible !   Pour la Terre du Milieu et mes amis. Et Pippin, enfermé quelque part dans cette cité de pierre !   Enfermé ?   J´espère trop. Son corps et celui de Gandalf reposent sûrement dans quelque cour ou citadelle.
Eowyn resta aussi silencieuse, tremblante de peur. La jeune femme passa son bras autour du cou du Hobbit.
-Courage Merry !   Murmura t-elle affectueusement. Courage pour nos amis !  
-J´ai peur !   Répondit seulement le Hobbit.
-Moi aussi, moi aussi mon jeune ami.
Merry, des ses mains crispées, agrippa fermement le bras d´Eowyn. Autour d´eux, tout les cavaliers arboraient une mine sombre et austère. La mort les guettait.
-Formez les rangs vermines !   Hurla Gothmog. Formez les rangs !   Les hallebardiers devant, les archers derrière !  
L´Orque circulait dans les rangs, préparant ses hommes au combat. Les Orques obéirent et rapidement, ils prirent position. Gothmog, riant aux éclats, décocha un regard hautain sur les cavaliers. Oseraient-ils défier le Capitaine Noir, seigneur d´Angmar ?   Ces bons à rien ne connaissent rien de la guerre. Ils regretteront vite de s´être portés au secours du Gondor. Peut-être repartiront-ils aussi vite qu´ils sont venus !  ?
-Eomer !   Appela Théoden. Mènes ton Eored aux pieds du flanc gauche.
-Mes hommes sont prêts !   Répondit Eomer s´avançant à travers les rangs. L´homme quitta ses compagnons d´arme et vint se poster devant son Eored.
-Gamelin !   Reprit Théoden. Suivez l´étendard du roi, au centre !  
Gamelin acquiesça d´un hochement de tête.
-Grimbold !   Menez votre compagnie à droite quant vous aurez passé les murs !  
Grimbold, un drapeau vert avec un cheval blanc à la main, s´écarta au galop, rejoignant ses troupes. Théoden, admirant ses forces, trottina devant son armée et s´arrêta sur une bute. Tous avaient le regard fixé sur lui.
-En avant !   S´écria t-il d´un ton décidé.
Toute peur l´avait quitté et il parlait fermement, ses mains posées sur le pommeau de son épée, Herugrim.
-Ne craignez aucune obscurité !   Reprit-il. Debout !   Debout cavaliers de Théoden !   Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclats !   Une journée de l´épée, une journée rouge avant que le soleil ne se lève !  
Les cavaliers l´acclamèrent, brandissant lances et épées.
-Quoiqu´il se passe, restez prés de moi. Chuchota Eowyn aux oreilles de Merry. Je veillerais sur vous.
Le jeune Hobbit eut un sourire timide. Il aimait beaucoup cette femme, courageuse et vaillante, un des seules êtres au monde qui faisait attention à lui.
Un mille plus loin, les lances de Mordor furent hérissées vers les Rohirrims.
Ding !   Ting !   Ting !   Cling !   Ding !   Ting !   Dling !   Merry tourna le tête : d´où venait ce tintement d´acier ?   Théoden, lançant Nivacrin au galop, avait tiré Herugrim du fourreau. Il passait devant ses hommes frappant de sa lame les fers de leurs lances. Son visage exprimait une grande fierté, une force et aussi la tristesse et la peur.
-Au galop !   S´écria t-il. Au galop !   Courrez !   Courrez à la ruine et à la fin du monde !  
Théoden pointa son épée vers le Mordor. La lame miroitait au soleil.
- A mort !   Hurla t-il.
- A mort !   Répondirent en cœur les six milles hommes.
- A mort !  
- A mort !  
- A mort !  
- A mort !  
Merry, tremblant de tout son corps, frissonnant sous l´effet de la peur et de l´excitation du combat, hurlait autant qu´il le pouvait, petite voix aiguë parmi celles des Rohirrims. Eowyn, toute engourdie par la crainte et l´appréhension, ne se souciait maintenant plus que quelqu´un se rendisse compte de sa présence. Eomer, criant avec les autres, brandissait l´étendard du roi.
-Pour Eorlingas !   S´écria Théoden, roi de la Marche.
Sur ce, les cavaliers levèrent leurs cors et les portèrent à leur bouche. Tous soufflèrent du plus fort qu´ils purent, faisant vibrer le sol. L´écho retentit des lieues et des lieues plus loin. Les armées de Morgul vacillèrent, le Mindolluin trembla.
- A l´attaque !   Cria Théoden.
Le roi, debout sur ses étriers, éperonna Nivacrin et s´élança dans le Pelennor. Les Eoreds se mirent en mouvement et galopèrent à la suite de leur roi. Eowyn serra fermement les rênes de Windfola et dégaina son épée. Merry pointa sa dague en avant, criant et pleurant. Peu à peu l´armée prit de la vitesse. Mais aucun ne pouvait dépasser Nivacrin et Théoden qui semblaient être pris de folie. Mais le roi était emplit de l´ardeur de la bataille et il chantait une ancienne légende qu´autrefois on contait au coin du feu. Il avait le regard fixé devant lui, sur l´armée de Morgul. était-ce ainsi que Théoden de Rohan allait prendre part à la plus grande bataille de notre temps, celle qui allait décider de l´avenir de la Terre du Milieu ?   Son armure reluisait d´or et la tunique d´écailles de Nivacrin volait au vent. Au fond de lui, Théoden savait qu´il ne reviendrait pas vivant chez lui, que plus jamais il ne s´assiérait sur le trône d´or de Meduseld. Plus jamais non plus, pensait-il, il ne reverrait Eowyn. Ah !   Eowyn, sa nièce qu´il aimait comme une fille.
-Tirez !   Hurla Gothmog.
Le roi fut tiré de ses pensées. Des flèches gémirent autour de lui. Théoden jeta un bref regard derrière lui : plus d´une centaine de cavaliers et chevaux s´affalaient brusquement sur le sol, percés de flèches. L´armée Rohirrim, en rangs serrés, chevauchait à une allure folle et elle approchait des Orques rapidement, tel la marée montante.
-Tirez !  
De nouveau, de nombreux cavaliers chutèrent de leurs chevaux et furent écrasés par les sabots de leurs compagnons d´armes. Les Rohirrims n´étaient plus qu´à un demi-mile des lignes du Mordor. Le sol tremblait, les hommes criaient, le galop des chevaux se répercutait dans toute la plaine. On eut dit le tonnerre dans les montagnes.
-Chargez !   Hurla Théoden.
Gothmog resta stupéfait. Ses plans allaient être anéantis. Sa chute était proche, Il ne pouvait plus rien faire contre la furie des hommes du Nord.
-Tirez à volonté !   S´écria t-il, terrifié.
Une grêle de flèches s´abattit parmi les Eoreds. L´armée n´était plus qu´à un furlong des Orques. Ils allaient être sur eux d´une seconde à l´autre. Théoden ne ralentit pas. On eut dit que Nivacrin, fils de Piedléger volait. Le roi perça les rangs et continua sa course, taillant et massacrant. Les Rohirrims fondirent à leur tour sur les Orques. Le barrage de lances éclata. L´armée du Rohan s´abattit comme la foudre sur les légions du Mordor. Les Eoreds continuèrent leur chevauchée. têtes et membres volèrent. Théoden brandit Herugrim, piétinant et écrasant. Les Orques mourraient par milliers, broyés par les sabots du Rohan. Eomer, galopant aux côtés de son oncle, frappa au hasard dans la masse grouillante et à chacun de ses coups un Orque s´effondrait à terre. Sa créte blanche virevoltait dans le vent. Les Rohirrims tirèrent flèches et javelots par centaines et découpèrent leurs ennemis en morceaux. Un massacre !   Les Orques courraient en tout sens, impuissants contre les cavaliers. Ils étaient renversés et tués. Les sabots au galop brisèrent les os de ceux qui se trouvaient sous eux. Les Eoreds arrivèrent en quelques secondes au niveau des murs en flammes de Minas Tirith. Théoden jeta un rapide regard sur Mundburg qu´il n´avait jamais vu auparavant et il aurait aimé la voir en d´autres circonstances. Le roi revint vite à la bataille, chevauchant de front.
Les Orques ne pouvaient résister. Certains étaient projetés en avant, le dos fendu par une lance. D’autres périrent, un javelot ou une flèche dans la nuque. Et des milliers d´autres moururent écrasés ou tailladés. Ils étaient tous emportés par l´armée Rohirrim. Les Champs étaient noyés, inondés par des milliers de cavaliers. Gothmog avait alors fuit bien rapidement vers le fond du champs de bataille.

-Poussez les vers le fleuve !   Hurla Eomer.
Les Rohirrims ralentirent et firent face aux Orques qui osaient les affronter. Merry et Eowyn s´étaient arrêtés, poignardant et lacérant les nombreux ennemis qui les attaquaient. Eowyn dirigeait habilement Windfola et pénétrait sa lame dans tout les coeurs noirs des Orques qui se présentaient à elle. Eomer perforait de sa lance de nombreux ennemis et en frappait d´autre à l´aide de son épée, Guthwinë. Toutes les Eoreds s´arrêtèrent et affrontèrent les armées de Sauron. Une épaisse couche de cadavres mutilés et défigurés étaient entassés sur l´herbe jaunie des Champs de Pelennor. Les Rohirrims, formant une petite masse humaine colorée aux milieu de cette armée gigantesque, chevauchèrent à travers les engins de siège du Mordor. Certains étaient détruits, touchés par un boulet de trébuchet, les autres étaient intacts. Ils avaient continué à tirer jusqu’au matin mais maintenant, les contremaîtres étant tués et les Trolls chassés et jetés à bas, ils restaient silencieux et plus aucun trait ne tombait sur Minas Tirith. La troisième Eored, menée par Grimbold de l’Ouestfolde, chargea les compagnies Suderones. Il y en avait tout un détachement à pieds pour garder les engins de siège mais ils furent rapidement effacés du champs de bataille. Dans leur fuite, beaucoup avaient été criblé de flèches dans le dos, d’autres projetés au sol par des lances, d’autres taillés tout gisants par les glaives du Rohan. Une partie aussi, poussée par les cavaliers, avait été jeté dans les tranchées, celles creusées en première ligne afin de contenir une éventuelle charge montée de la part du Gondor. Les Suderons, poussant des cris horribles, étaient tombés par dizaines dans les tranchées, celle-ci incendiées depuis des heures et des heures. Ils sombrèrent dans les flammes, tentant vainement de se retenir à la bordure des tranchées. Mais tous allèrent rejoindre les Orques au fond de la combe et leurs tuniques rouge et or disparurent dans les flammes.

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment