L'ennui surtout.
Pourquoi as-tu trouvé ça chiant, ce qui t'a fait décrocher ? :
La manière d'écrire, la situation qui n'est pas captivante, ou autres.
Et le style aussi.
En quoi le trouves-tu "indigeste", ou "scolaire" ?
Ok pas de souci, j'imprime ton texte, je note tout ça, et je te dis ce que je pense !
mais garde bien en vue, que ça sera juste l'avis d'un écrivain débutant, fan de Bukowski et Fante. Si tu veux, jette un coup d'oeil à mes textes, pour voir un peu le bonhomme que tu as !
Je te réponds dans l'après midi !
Oki doc.
Ouép, je vais jeter un oeil à tout ça.
Bon j'ai fait les 2 premiers paragraphes
Pré-livre :
« Un rêve est toujours
->le toujours ici me parait présomptueux, étant donné la nature inconsciente du rêve
rempli de surprises, dont
->le dont je le trouve chiant
on ne sait jamais s'il s'agit de cauchemars, avant d'avoir esquissé les premiers gestes ».
Prologue :
->j'aime pas les prologues, normalement, un bon récit n'en a pas besoin, soit ça fait parti de l'histoire, et pas besoin de le préciser, soit ton histoire n'est pas précise et tu dois ajouter un prologue
Enfermée
->commencé par un participe passé, je trouve que ça manque de dynamisme
entre ces murs
-> ces murs, le lecteur ne peut se référer à rien pour le moment
d'un blanc artificiel,
-> artificiel sonne faux, pourquoi ? c'est comment un blanc artificiel ?
elle s'avançait, parmi les
->je trouve que "au milieu des" est plus dynamique
autres patients aux gestes désorganisés
->bof le désorganisés
et aux plaintes interminables. Le long couloir qui séparait sa chambre de la salle commune lui paraissait chaque jour plus long,
-> long, long
chaque jour plus difficile.
-> éprouvant peut être
Sa démarche était toujours plus incertaine, chacun de ses membres semblant
-> chiant lol
trahir la confiance qu'elle leur avait jadis accordée. Il ne lui restait plus beaucoup de jours à vivre, elle le savait.
-> ajouter une réaction ici
Sur ce chemin,
-> bof le chemin
tout était blanc, d'un blanc
-> blanc, blanc, encore
qui en devenait aveuglant,
-> ça rend pas bien, on le sent pas
comme pour lui rappeler que tout n'était pas si mauvais dans la vie.
-> on le sait, c'est presque moralisateur ici
Comme pour lui rappeler qu'un jour, les choses avaient été parfaites.
-> ça passe pas avec la phrase d'avant
Mais ce jour là était lointain à présent, bien trop lointain pour n'être même plus un souvenir, mais un semblant d'illusion.
-> c'est dans le pathos presque ici
On dit que
-> On dit que, est pénible
lorsque l'on se rapproche de Dieu, on voit la lumière. Elle ne croyait pas en Dieu, et
-> le "et" ne rend pas bien
la lumière lui devenait insupportable. Si elle en avait eu la force, elle se serait crevée les yeux volontiers.
-> à ce point là ? pourtant on le ressent pas !
Mais elle n'avait que le pouvoir
-> pouvoir est mauvais ici
d'attendre. Attendre que la mort veuille bien l'emporter vers quelque destination qui soit. Même vers nulle part, pourquoi pas, ce serait toujours moins pire qu'ici.
la fin j'aime bien
voilà, on parle déjà de ça ?
Je vois.
En fait je crois qu'on a pas du tout le même goût littéraire, puisque les passages que tu aimes le moins sont ceux que je préfère.
Concernant le "Un rêve est toujours rempli de surprises...", il me semble justifié, étant donné que chaque rêve est une surprise en soi, son apparition en est déjà une.
J'adore l'emploi du "dont" par exemple, que je trouve fluide.
Concernant l'intérêt d'un prologue, il est là pour compléter l'histoire, pour apporter des détails qui auront leur importance, comme c'est le cas dans "Shutter Islansd" (à tout hasard).
Commencer le livre par le verbe "Enfermer" est au contraire très significatif je trouve, ça donne le ton.
"ces murs", la référence vient quelques centièmes plus tard, ça attise la curiosité aussi. Une ellipse lyrique.
"artificiel", qui lui parait comme inexistant, comme flou, comme faux, comme si sa vue lui faisait voir une lumière plus que des formes.
"parmi les / au milieu des", nouveau désaccord de style, je trouve le premier beaucoup plus fluide.
"désorganisés", pourquoi pas, c'est vrai.
"long, long", redondance volontaire, accumulation de la distance, dans la vue, dans la marche, et dans la phrase.
"difficile / éprouvant", pourquoi pas, c'est vrai.
"chiant lol", mouais, non, en désaccord à nouveau, mise en place de l'ambiance, tout simplement.
"chemin", classique.
"blanc, blanc", même chose que pour long. Accumulation de cette couleur qui la hante.
"moralisateur", pas vraiment, elle se rappelle que tout n'est pas si mauvais dans la vie, sentiment personnel, pas vérité absolu.
"contradiction avec la phrase précédente", désaccord total, "tout n'est pas si mauvais dans la vie ; les choses autrefois étaient parfaites", souvenir nostalgique du passé idéalisé.
le "pathos", je trouve au contraire ce passage poétique, qui retranscrit à nouveau cette nostalgie caractéristique.
"on dit que", Mouais, ce n'est pas ce qu'il y a de plus esthétique, c'est vrai.
le "et" assure la transition, il n'est pas dérangeant, à mon sens.
"on ne le ressent pas", qu'elle veuille se crever les yeux ? L'accumulation des efforts, la lassitude ont déjà été évoqué, ça ne doit pas étonner plus que cela, je pense.
"pouvoir d'attendre", l'ironie est dans la contradiction.
---
Tu vois comme nos avis sont contraires. ^^
Je crois que nous ne sommes pas fait pour écrire un roman ensemble, un jour, tant nos visions ne coïncident pas. :P
bon au moins tu sais le genre de remarque que l'opposition peut te faire ! maintenant on est 7 milliards sur cette Terre, je pense que tu trouveras tes lecteurs !
Ouép.
Mais le squelette était intéressant en tout cas (bien que frustrant de voir parfois ses phrases coupées en deux ^^).
Allez sombre guitariste chinois, je retourne jouer sur ma batterie norvégienne. <_<
le souci c'est peut être quand personne n'aime lol
Bottleof
Je préfère rester large mais précis dans le choix de mon vocabulaire plutôt que refaire chacune de tes phrases comme un maître corrigeant son élève et ses débordements.
C'est à toi de prendre le recul nécessaire afin de comprendre, selon la crédibilité que tu donnes à ma personne, pourquoi ai-je fait une telle critique.
Il s'agit pour toi aussi d'être lecteur mais à l'évidence, au moins as-tu essayé ; c'est déjà ça.
J'éprouve donc la dictature d'une inertie peu clémente à mon égard quand il s'agit d'expliquer ce que tu demandes. Je n'ai, en toute lucidité, aucune envie de reprendre chacun de tes mots.
Je tiens surtout à corriger quelques uns de ceux énoncés à l'encontre de ma critique ; si je te concède le caractère non-explicite de celle-ci et dont je comprends désormais la vacuité face à ton désir de conseils concrets, je t'invite tout de même à reconsidérer le caractère grossier que tu lui attribues. Le soin que j'apporte au choix de mon vocabulaire et des idées que je désire transmettre n'a rien de grossier, même dans le passable état d'ivresse qui me caractérisait au moment-là. J'avoue sans gêne ne pas avoir eu un discours limpide, mais je découvre dès lors pourquoi tu n'as pas su voir la grossièreté de ton histoire ; tu la cherchais simplement où il ne fallait pas : chez les autres.
Le second terme que je juge faux est l'exercice auquel tu as pensé que je m'adonnais : ce n'était en rien une analyse, mais juste un regard, et trop détaché pour s'accrocher à une anodine frustration.
Tu m'en vois navré, mais même si j'essayais, je ne saurais répondre à ta demande, je ne saurais perfectionner ton texte, ni même avoir la prétention de. Par ailleurs, tu noteras je l'espère le caractère très scolaire de ta requête.
Peut-être ne me fourvoyé-je pas tant au moins sur ce point ?
Chattur
Ah non mais je ne "demande" pas non plus à quiconque de corriger mon texte. Surtout d'expliquer le pourquoi du comment du ressenti, si possible en prenant des exemples.
De toute façon je ne compte pas modifier mon texte en fonction de ceux qui ne l'aiment pas, ce serait perdre ceux qui l'aiment et ainsi de suite. ^^
Pour ce qui est de ton premier commentaire, "grossier" est exagérée, c'est vrai, "brut" je dirais, alors. ;)
en tout cas bottleof, même si j'aime pas trop ton début de texte, je te souhaite plein de réussite !
et si ça marche , et que t'es riche, invite moi et offre moi un verre de sky ok ?
Quoiqu'il en soit ça marchera, puisque l'objectif principal c'est d'arriver au bout de mon effort. ^^
Après si on parle d'argent, je n'y suis pas accroché, alors je t'inviterai volontiers, pour partager quelques liqueurs et quelques opinions.
J'essaierai de lire d'autres de tes textes au passage, quand j'aurai le temps.
Pourquoi nommer ton roman The Clouds plutôt que Les Nuages ?
je ne comprends ni l’intérêt ni le principe de cette idée.
Sinon ton bouquin j'ai trouvé ça d'un ordinaire et d'une prétention sans nom, je ne saurais dire pourquoi.
Enfin, si tu veux le proposer à un éditeur, je vois vraiment pas ce qui distingue ce texte de la masse des autres manuscrits.
En même temps, la masse des livres éditée porte bien son nom.
L'auteur a quand même un talent indéniable pour les descriptions ; elles sont banales, loin de l'exception, mais tout de même maîtrisées.
Par ailleurs, il se dégage une certaine forme de maturité qui peut vraiment plaire en fleurissant.
Son ambition et sa prétention ne sont pas à prouver, mais il peut parfaitement réussir à se faire éditer. A dire vrai, il est plutôt dans le droit chemin pour ça. Loin de moi l'idée que c'est, "pour le meilleur", mais son but correspond à son texte.
Bottleof
En effet, brut est plus juste, je n'aurais su trouver mieux.
AutotunesBack Voir le profil de AutotunesBack
Posté le 31 janvier 2012 à 11:54:40 Avertir un administrateur
Pourquoi nommer ton roman The Clouds plutôt que Les Nuages ?
je ne comprends ni l’intérêt ni le principe de cette idée.
Sinon ton bouquin j'ai trouvé ça d'un ordinaire et d'une prétention sans nom, je ne saurais dire pourquoi.
Car l'action se déroule aux Etats-Unis, tout simplement. Si j'écrivais un livre d'une action se déroulant au Mexique, j'essaierai de trouver un titre en espagnol, par exemple, afin de donner une uniformité à l'histoire, qui part du titre jusqu'au point final.
Que le style soit ordinaire, cela ne m'étonne pas, rares sont les jeunes auteurs qui ont un style se distinguant de quelque chose qu'on aurait déjà lu. Même quand je lis des bouquins d'auteurs connus, naviguant de Maupassant à Flynn en passant par Lehane ou Bret Easton Ellis, on ne retrouve pas toujours l'extraordinaire.
Quant à la prétention qui se dégage de mon texte, j'en suis navré, mais cela correspond au cynisme du personnage. Je place toujours le narrateur en-dessous du personnage, ce dernier devenant presque un personnage-tout-puissant, dont les pensées deviennent des vérités car elles sont individuelles, et ne peuvent être contredites (puisqu'elles ne sont pas prononcées).
Je t'invite tout de même à revoir le champ d'action de ton jugement, il s'agit d'un prologue ici présent et non du bouquin en entier. Peut-être certains passages te surprendraient-ils, qui sait ? ^^
Chattur
Mon but primaire reste tout de même l'épanouissement personnel, et l'accomplissement de soi. De pouvoir relire un roman écrit de mes mains, et oser imaginer que j'en sois satisfait à 100% (même si cela n'est jamais possible), c'est le rêve absolu. Je suis loin de demander plus. Je vois en une potentielle édition plus le désir de partager des sentiments, de transmettre des émotions et des idées, plutôt que le fait de penser aux petites pièces jaunes et aux billets verts.
Bottle
Bon, autant le dire toute de suite, j'ai lu le texte. Ce que je m'apprête à dire n'est que ma vérité de lecteur, de mon ressenti, et n'attend pas à l'universalité ...
J'ai pas pris mon pied. Du tout. Non pas parce que tu écris mal, que tu es maladroit ou que tu ne sais pas te placer dans ton intrigue, tes personnages ... Mais justement parce que cette maitrise a totalement occulté la force du texte. ce "truc" entrainant, qui est le Tout, la patte personnelle qui t'identifie en temps qu'auteur.
Alors on peut toujours arguer sur la volonté de l'auteur (volonté assez cynique au demeurant, mais passons), sur le manque d'expérience (ce qui, je pense, n'est pas ton cas), l'effacement de l'auteur (Un texte n'est rien d'autre que l'affirmation du Moi frustré, quelque soit la nature du texte).
Cette platitude m'a exaspéré, car non contente de trimbaler le lecteur dans un univers atone, glacial mais pas non plus provocateur, tu nous balances des clichés de genre qui, justement, font tiquer face à la maitrise du texte (et du geste).
Pis encore, tu attends les commentaires, mais tu prends les lecteurs pour des cons finis qui ne savent ni lire ni écrire (entre les lignes bien sûr), dont la valeur de la parole n'a d'égal que la force démiurge de la tienne, et ce, dans une mollesse cordiale assez amusante.
Bref. Ton texte me déplait, mais plus que tout, c'est l'aspect mielleux de ton comportement qui me donne simplement envie de m'arrêter là. Cordialement.
Pis encore, tu attends les commentaires, mais tu prends les lecteurs pour des cons finis qui ne savent ni lire ni écrire (entre les lignes bien sûr), dont la valeur de la parole n'a d'égal que la force démiurge de la tienne, et ce, dans une mollesse cordiale assez amusante.
Bref. Ton texte me déplait, mais plus que tout, c'est l'aspect mielleux de ton comportement qui me donne simplement envie de m'arrêter là. Cordialement.
Pas du tout je t'assure. Si je prends la peine de lire chaque commentaire, d'essayer de comprendre chaque vision sur le texte, c'est parce que je considère la parole du lecteur comme elle doit être considérée : Primordiale.
Je ne pense pas avoir envoyer chier quiconque, c'est pour ça que je suis un peu étonné de te voir presque scandalisé.
On discute simplement,je pense que personne ne prend personne pour un con dans ces discussions. O_o
Je force le trait, mais à peine. La cordialité des remarques de masque pas la férocité des mêmes rapports sur le fond.
J'ai la triste impression que tes justifications à la chaine, quoique courageuses, sont avant tout une façon de justifier le texte. chose qu'il devrait faire par lui-même sans recours à l'auteur.
Qu'un autre ait son point de vue sur des exemples purement subjectifs ? Fort bien, c'est son avis. CA n'en fait pas un casus belli qu'on doit, en temps qu'auteur, pourfendre contre vents et marées.
(Je préviens que ceci est mon ultime réponse. Moi, en temps qu'auteur et que lecteur, j'ai autre chose à faire de ma journée que de pinailler sur des points de vues de toute façon inconciliables. A bon entendeur ... )
Il ne faut pas non plus confondre le désir d'échanger avec le désir de se justifier. Plus que de discuter sur le texte en temps qu'objet on discutait sur certains points indépendants à l'écrit en lui-même. ;)