Histoire de bleu
Un dernier coup de pinceau et j'en aurai fini avec cette toile. J'avais du bleu plein les doigts, plein les mains, plein la tronche. J'ai été me laver un peu avec ce qui me restait de savon puis j'ai allumé une clope. J'ai ouvert ma fenêtre, il faisait nuit, j'ai recraché la fumée vers la lune. Encore du bleu. J'ai attrapé ma bouteille de rouge et je suis resté là une dizaine de minutes à regarder le ciel. J'aurais bien mis un peu de musique, mais j'avais plus rien dans mon appartement, à part de quoi peindre et cette dernière bouteille de vin. Mes derniers meubles et mes derniers billets étaient parti pour regonfler un peu mon stock de peinture. J'ai terminé ma bouteille et je suis parti chez Aurore. On s'était pas vu depuis une bonne semaine au moins. Trop occupé que j'étais, avec mes ciels, mes nuages, mes rêves et ma sale gueule. Quand je suis arrivé chez elle, elle m'a d'abord sauté au cou pour m'embrasser. Elle avait l'air contente de me revoir, mais tout de suite après elle s'est énervée :
- Putain, c'est seulement aujourd'hui que tu viens ?
- Je te signale que t'es pas non plus venu me voir.
- J'aurais bien voulu ! Mais tu détestes qu'on te dérange quand tu peins !
- C'est normal, je lui ai répondu calmement, la peinture ça demande beaucoup de concentration et de …
- Je parie que t'es venu parce que t'avais plus rien à bouffer ! elle m'a presque hurlé pendant qu'elle sortait un plan du four.
- Non, en fait j'ai plus à rien boire, j'ai dit en souriant.
- Pauvre con... Je parie que tu rends même pas compte que tu me manques.
J'ai pas répondu et elle m'a servi, ça n'avait pas l'air dégueulasse. Puis on s'est mis à table. Elle a débouché une bouteille de vin et a rempli nos verres.
- Alors t'en es où avec tes tableaux ? elle m'a demandé.
- Toujours pareil, j'y travaille. Je pense que c'est trop personnel pour être apprécié.
J'ai bu mon verre de vin d'une traite et Aurore m'a répondu :
- J'adore ce que tu fais moi. Faut que tu continues comme ça, personne n'a un coup de pinceau aussi agressif.
- C'est pas comme si tu connaissais beaucoup de peintres hein ? je lui ai répondu en me resservant un verre.
- Tu me dévalorises toujours de toute façon. Franchement tu m'énerves, elle a dit en regardant sur le côté.
- Tiens mets un peu de musique au lieu de dire des conneries. Je peux même plus en écouter chez moi.
- Mais tu pourrais me montrer un peu plus de respect, merde !
Elle a allumé sa sono et m'a demandé :
- Beethov ?
- Beethov.
Et j'ai fini un autre verre. J'avais envie de finir la bouteille en compagnie de Beethoven. Seulement en compagnie de Beethoven. Je lui ai demandé :
- Tu pourrais me laisser un moment avec lui ? Pour que je me ressource.
Mais je crois qu'elle a pas trop apprécié.
- Tu te fous de ma gueule j'espère ? elle a commencé à me dire en haussant le ton.
- Tu peux parler moins fort ? Tu gâches la musique là.
- QUOI ? T'es vraiment un connard ! T'as franchement aucun respect pour moi ! Tu viens ici juste pour bouffer et écouter de la musique.
- Mais non, je viens là parce que je t'aime, je lui ai dit en essayant de la prendre par la taille.
Elle m'a repoussé violemment et m'a dit :
- C'est ça fous toi pas de ma gueule ! Moi j'en peux plus de vivre comme ça, tu t'en rends compte ou pas ? elle a crié, ses yeux bleus plein de larmes.
- Ok, ok, désolé, bon je vais y aller, j'ai répondu, pas très fier de moi.
Je me sentais minable. J'avais pas envie de faire ça à ce genre de situation. Je préférais fuir. J'ai quand même attrapé la bouteille et je lui ai dit :
- Je peux prendre la bouteille ?
- Ouais vas-y, je te la laisse !
- T'aurais pas dix euros, aussi ? J'ai plus rien pour m'acheter à bouffer.
Elle m'a donné un billet, j'ai été l'embrasser sur la joue et j'ai vu qu'elle pleurait. J'ai rien trouvé à dire alors je suis parti.
Il faisait nuit plus que jamais. Le ciel était aussi plus bleu que jamais. Sombre et intense. Je me suis assis sur le bord du trottoir, la bouteille à la bouche, la lune dans une flaque, Je me suis allongé et je ne voyais plus que le ciel. J'avais l'impression d'être dans un de mes tableaux. J'ai pensé à mes peintures. Peut être que je devrais arrêter... Peut être que je devrais laisser couler... J'ai pensé à Aurore. J'ai pensé à la mort. J'ai fini la bouteille quasiment d'une traite. J'avais plus du tout envie de rentrer chez moi. J'avais plus envie de grand chose. J'ai erré un peu dans la ville et je suis passé devant un bar. Chicos. Le genre de bar où j'allais jamais. Pas ma place. Je suis entré et je me suis installé sur un tabouret. J'ai sorti mon billet de dix sacs et j'ai commandé un double whisky. Il passait de la bonne musique mais je savais pas vraiment ce que je faisais ici. J'ai regardé les clients. Ils me donnaient tous l'impression d'être heureux. Sans problèmes, sans histoires. J'ai posé ma tête entre mes mains, deux minutes, le temps de recevoir mon whisky et j'essayais de faire abstraction de tout ça. A quoi ça rimait ? Est-ce qu'ils étaient vraiment tous heureux ? Est-ce qu'ils étouffaient leurs tortures ? Est-ce que j'avais envie d'être comme ça ? J'avais la tête qui tournait un peu quand j'ai reçu mon whisky. Je l'ai regardé quelques minutes pendant que la musique continuait de vivre. Je pensais à l'avenir. Trouble. Puis j'ai commencé à boire quand un type est venu me parler et m'a dit :
- Alors, on noie ses problèmes dans l'alcool ?
- Oh, je crois pas que ce soit si grave que ça.
- Vous faites quoi dans la vie ?
- Je peins, je lui ai répondu.
J'avais encore plein de bleu sur les mains et le jean.
- Ah vous êtes peintre ?
- Ouais, enfin j'essaye de mettre un peu de couleur sur des toiles blanches.
J'ai bu une grosse gorgée de whisky.
- Vous arrivez à gagner un peu votre croûte avec vos tableaux ?
- Tout ce qu'il me restait est parti dans ce whisky.
- J'ai un collègue qui est en train de monter une exposition avec des peintres inconnus. Ça serait possible de voir votre travail ?
En temps normal, j'aurais peut-être pas voulu. J'aimais pas trop montrer mon travail. Mais là j'ai accepté. J'avais plus vraiment le choix en fait.
- Ouais pourquoi pas, mais faudra me payer un autre whisky avant, je lui ai répondu en terminant mon double.
Il m'a payé mon verre. J'ai bu ça rapidement et je l'ai emmené chez moi.
Ensuite tout a été très vite. Le type a adoré mes toiles. Il m'a parlé de génie, d'émotions, de mélancolie et de colère. Une colère sombre. Et intense. J'ai emmené toutes mes œuvres à cette exposition. Tout le monde a adoré. Ils m'ont assailli de mots pour décrire ma peinture et j'ai pas tout compris mais j'ai rapidement reçu beaucoup de très gros chèques. J'avais peint une cinquantaine de toiles, elles sont quasiment toutes parties. Le nouveau Van Gogh il paraîtrait. Et du jour au lendemain je suis passé de mon appartement crasseux dans lequel j'étais seul avec plein de toiles et de bleu sur les murs, le sol, le plafond et les mouches à une belle villa propre, blanche et rempli d'inconnus. Chaque jour il y avait des gens différents qui venaient me voir. Pour faire la fête ou parler peinture - de temps en temps. Tout le monde buvait à se dissoudre le foie et je pouvais coucher avec une femme différente chaque jour si je le voulais. J'étais plus jamais seul, je ne peignais même plus et j'avais oublié Aurore dans son merdier. Un midi, je me suis réveillé, après une énorme gueule de bois, avec deux femmes autour de moi que je connaissais même pas. Je les ai bougées, elle ont pas réagi. J'ai voulu reprendre une toile blanche et balancer de la couleur dessus. Y a rien qui est venu, j'avais l'impression d'être vidé. Plus de jus à sortir. J'ai laissé tomber. J'avais même plus besoin de vendre des toiles pour vivre maintenant. J'avais de quoi voir venir pendant très longtemps. Mais je m'emmerdais. Tout était si simple. Si répétitif. Ça a duré comme ça encore plusieurs mois. Un soir alors que la villa était pleine, et moi aussi, je suis sorti pour aller me baigner. J'avais une piscine dans le jardin. Je voulais plus voir personne. Dans la piscine, il y avait deux femmes qui étaient en train de se parler, accoudées au rebord. Je leur ai hurlé de dégager et je suis rentré dans ma piscine. Je nageais dans l'eau froide et solitaire. Il faisait nuit et nuageux. Je me suis mis sur le dos, je me suis laissé flotter comme ça quelques instants pendant que je regardais le ciel. Il n'avait plus rien de bleu. Il était noir seulement noir et l'eau était noire, et ma baraque était noire. Noire de monde. Noire de merde. J'ai pensé à la mort. J'ai pensé à Aurore. Il fallait que je la revoie. Je voulais retrouver ma vie d'avant. Je voulais du bleu. Encore du bleu. Partout.
Je me suis rhabillé et j'ai pris ma voiture. La route me conduisait, je ne faisais attention à rien. Puis je suis arrivé jusqu'à chez elle. Il était tard, j'allais sûrement la réveiller mais je voulais la revoir. Tout de suite. J'avais laissé passer trop de temps. J'ai frappé à sa porte bruyamment. Aucune réponse. J'ai recommencé plusieurs fois. Toujours rien. Puis le concierge est sorti. Il était en pyjama et me regardait bizarrement :
- Qu'est ce que vous voulez ? Il m'a demandé.
- Je viens voir Aurore. La fille qui habite ici.
- La petite ? Elle est morte il y a deux semaines. Un accident de voiture je crois bien.
Je l'avais perdue. Pour toujours. J'avais perdu ma peinture et j'avais perdu Aurore. J'ai pas su quoi lui répondre, et il a continué :
- Je me souviens de vous, vous étiez son ami non ?
- Oui.
- Y a encore personne qui a réclamé ses affaires, vous voulez que je vous ouvre si jamais vous avez des choses à vous ?
- Euh, je veux bien oui, j'ai hésité.
Il m'a ouvert et m'a dit qu'il m'attendrait là
Je suis entré et j'ai été tout de suite frappé. Par les murs, la table, le plafond, l'odeur même qui restait et le souvenir de notre dernière dispute, et tout ce bleu qui m'a envahi d'un coup. Brutalement. Un coup de poing, un cri de femme, un cri de colère. Et j'ai revu ces dernières larmes sur ses joues. Ces larmes de colère. Sombres et intenses. Ces larmes si bleues.
Voilà une décennie que je n'étais passé ici. Je ne te connais pas, je te demande donc d'être indulgent avec mes incompréhensions et ayant une flemme bâtarde de rédiger mon avis en prose, je le ferai par points. J'espère que cela te conviendra.
J'ai accroché rapidement ; le style oscille entre modernité et justesse.
J'ai pensé à Bukowski avant de voir ton profil.
J'apprécie ta vision de l'alcool, elle sonne juste. T'en fais peut-être un peu trop en si court, mais le compromis n'est pas dégueulasse pour la publication sur un forum.
Tu sembles profondément impliqué dans tes écrits. Il y a quelque chose de modeste, de juste, de vrai. Au-delà du style, genre franc-parler d'un personnage.
Bien que tu aies désiré être synthétique sur la seconde partie, tu l'as trop été, ou mal. La partie est trop courte. J'aurais aimé voir ton personnage changer. Il pense beaucoup, c'est évident, et j'aurais apprécié une petite évolution plutôt qu'un retournement intégral et très plat.
Ton texte a des airs de poème et si l'on ôte la narration, il y a l'essence de la poésie. Qu'en penses-tu ? Je me trompe ?
C'est une bonne surprise pour moi, je ne m'attendais pas à trouver ne serait-ce qu'un soupçon de talent sur ce forum. Une claque dans la gueule, ça remet les idées en place. ;)
J'ai presque envie de dire c'est dommage.
Ce texte-là, on le connait. Je veux dire : le sujet tu l'as traité maintes fois déjà et bien sûr le résultat est d'une justesse incroyable mais je condamne (enfin ça reste mon avis) les auteurs qui ne se raccrochent qu'à leurs propres réalités comme seule source d'inspiration.
J'aimerais te voir dans un truc totalement différent, que tu te lances dans quelque chose d'inconnu pour toi, c'est plus intéressant je trouve.
Salut !
Chattur, pas de souci pour le commentaire par point ;)
D'abord merci pour ta lecture et ton comm très encourageant !
Pour la deuxième partie, trop courte, je pense que tu as parfaitement raison, à l'origine, j'avais prévu de faire plus long. J'ai entamé mon récit tranquillement, bien motivé, jusqu'à la partie qui se termine dans le bar. Puis un événement extérieur m'a contrarié et m'a fait perdre toute motivation. J'aurais du arrêté l'écriture là et reprendre ensuite, mais j'ai voulu à tout prix continué et finir, d'où cette deuxième partie trop courte, j'ai pas pris le temps de vivre mon histoire.
J'aurais pu modifier ça après coup, mais j'ai encore du mal à modifier mes textes, en gardant la même essence, ça viendra surement (j'écris depuis quelques mois et c'est un vrai défi pour moi)
Pour la poésie, oui j'essaye d'avoir la prose la plus poétique possible (du moins en fonction de mon modeste talent), et diable que c'est difficile !
Si ça te dit, j'ai également écrit quelques poèmes (regardes en particulier les derniers, plus récents, si tu y vas, ou fais comme tu le sens : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-186449-1-0-1-0-poesie-l-etre-et-le-vivant.htm )
Et je voulais également te demander quelque chose, le texte étant assez court, si tu as 5 minutes, pour lire la première version de celui-ci et me dire ce que tu en penses (d'autres personnes m'ont fait remarquer, que cette version ci, la deuxième donc, était nettement moins cohérente que la 1ère que voici : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-188271-15-0-1-0-le-concours-sans-fin-3-0.htm#message_188848 )
Encore merci !!
ah FandeDQ, j'avais pas vu ton message !
merci aussi pour le commentaire !
quand tu entends quelque chose de différent, tu penses à quoi exactement ? quelque chose de complétement différent ou un récit sans alcool ?
mais si ça peut te rassurer, j'ai d'autres projets en cours, assez différent !
Je comprends ton ressenti quant à l'écriture ; vouloir finir un texte malgré l'enlisement des idées sur un autre ton, c'est frustrant mais étonnamment instructif.
J'ai donc lu la version du concours et mon avis est tranché. Je préfère la présente version, la seconde, celle de ce topic.
Un naturel plus affirmé des dialogues, l'idée du suicide balancée pour un drame tout aussi cinglant mais davantage ancré dans les aléas de la vie. Je préfère également le style du second ; plus juste et plus beau en fait.
En fait, le second, à mes yeux, sonne plus juste, plus vrai...Le narrateur, le personnage, ils se confondent d'une meilleure façon ici.
J'ai du mal à saisir l'idée de cohérence dans ton texte...Qu'a-t-on reproché ? J'ai dû passer à côté de quelque chose...
Je répondrai sur le topic de ton recueil pour tes poèmes. ![]()
Chose promise, chose due.
Je viens de lire ton texte, celui qui, au vu du titre, m'attirait le plus.
Alors, premières choses :
J'ai apprécié le fond, la petite histoire proposée, qui est touchante.
J'ai moins apprécié la forme. Je suis un fan de descriptions, de mise en place d'ambiance lentes et regorgeant de détails. Ton texte n'en a que très peu. Quelque part c'est normal puisqu'il s'agit de raconter toute une histoire en peu de lignes.
Par contre, j'ai beaucoup aimé les dialogues, francs, sincères, drôles et inspirés.
Globalement, je pense pas que ce soit le genre d'écriture qui me convienne, malgré quelques métaphores impeccables. C'est trop rapide pour mes yeux de lecteur. Si la lecture était plutôt agréable, s'il était question de lire un roman tout entier avec ce style, je pense que je finirais par décrocher, car j'aime pouvoir mettre des images sur chaque ligne et je n'ai pas réussi ici.
Concernant les passages + ou les passages - :
"Plus de jus à sortir."
J'ai souris, le principe de jouer sur le schéma binaire, se reposant sur l'assimilation jet de peinture / jet de sperme est bien trouvé, et glissé au bon moment.
"Tout le monde a adoré. Ils m'ont assailli de mots pour décrire ma peinture et j'ai pas tout compris mais j'ai rapidement reçu beaucoup de très gros chèques."
Maladroit, peut-être volontairement (ressenti du personnage, pris de court) ?
"Trop occupé que j'étais, avec mes ciels, mes nuages, mes rêves et ma sale gueule."
J'aime bien le rythme de cette phrase, saccadé volontairement, le "et ma sale gueule" donnant toute la puissance aux mots précédents.
"Il faisait nuit plus que jamais. Le ciel était aussi plus bleu que jamais."
J'avoue avoir du mal avec le "plus que jamais", alors en répétition, il me laisse un goût amer. Je trouve ça peu inspiré comme expression en fait.
"J'ai pensé à mes peintures. Peut être que je devrais arrêter... Peut être que je devrais laisser couler... J'ai pensé à Aurore. J'ai pensé à la mort. J'ai fini la bouteille quasiment d'une traite. J'avais plus du tout envie de rentrer chez moi. J'avais plus envie de grand chose."
J'aime beaucoup, et ce sont ce genre de passages qui donne tout le côté empathique au personnage. Fluide tant dans la forme que dans le fond.
"Je nageais dans l'eau froide et solitaire. Il faisait nuit et nuageux."
On sent que c'est poussé, trop poussé pour être esthétique ou crédible. Pris à part ça aurait pu passer, mais d'affilé comme cela, ça manque d'inspiration et ça dénote un certain désir de remplir pour remplir.
"Il n'avait plus rien de bleu. Il était noir seulement noir et l'eau était noire, et ma baraque était noire. Noire de monde. Noire de merde. J'ai pensé à la mort. J'ai pensé à Aurore. Il fallait que je la revoie. Je voulais retrouver ma vie d'avant. Je voulais du bleu. Encore du bleu. Partout."
Le passage le plus touchant du texte, incontestablement, la chute à l'état pure, quand il se rend compte qu'il a tout perdu. Un désespoir retranscrit à travers le passage du bleu au noir, symbole de l'évolution de sa vie vers le néant. Très joli.
En gros, de mon strict avis personnel, quelques très beaux passages, deux-trois phrases maladroites, et un ensemble plaisant au niveau de l'histoire. Par contre, comme je l'ai dit, un style trop brut, qui ne s'attache pas assez au décor pour me plaire.
Merci pour le com!
pour ta dernière phrase je suis d'accord avec toi ! pour moi aussi, je prends pas le temps de vivre suffisamment mon texte pour rendre l’atmosphère comme je la ressens !
Bon ben... J'ai lu, moi aussi.
J'ai franchement bien aimé, globalement. Je suis peut-être un piètre lecteur parce qu'en fait... J'aime beaucoup de textes ici, quelque soient les styles, le type d'histoire, court ou long... Bref, je suis un lecteur facile.
Néanmoins, rien n'est parfait donc je vais détailler un peu si tu permets.
Donc. L'histoire, ok, j'aime bien, beaucoup même, surtout le début, et le dernier paragraphe. Entre temps je trouve que ça se passe très très vite. Trop vite même. En tout cas à partir du moment où ton personnage rencontre ce fameux type dans le bar. L'idée n'est pas dégueulasse bien qu'un peu clichée je trouve, mais à partir de là l'enchaînement est tel qu'on n'a pas le temps de s'imaginer le changement. C'est comme si tu prenais un clochard et que tu l'habillais en costard Armani sans qu'on comprenne vraiment pourquoi si tu vois ce que je veux dire.
Bon, après c'est un texte court donc j'imagine que tu n'as peut-être pas trop voulu détailler mais quand même, j'aurais aimé avoir plus de ressenti sur ce changement brutal. D'ailleurs l'histoire m'a un peu fait penser au film Limitless tiré d'un bouquin dont j'arrive plus à me souvenir le nom. ^^'
Ensuite, les dialogues j'ai bien aimé. Relativement vrais, clichés aussi mais c'est pas forcément un défaut ça ! ![]()
J'ai adoré la réplique du grattage de whisky, genre le mec qui sait pertinemment que ça ne va rien donner, alors il se fait payer un verre pour la peine.
Les expressions modernes et courantes que tu utilises collent bien avec le personnage, et ça c'est un bon point. Ensuite, tu dis avoir un style assez brutal etc... je suis d'accord, et dans ce texte-ci ça ne dérange étant donné de la nature également brutale de ton personnage.
EN résumé, un peu plus de détails auraient été les bienvenus, par exemple l'aspect physique... tu ne montres pas à part l'appart qui passe en villa, à quel point l'homme change sur soi. Dommage ! ![]()
Mais, j'ai quand même apprécié ma lecture et c'est bien le principal !
PS : ça fait un moment que je me dis que je dois commenter un de tes textes étant donné que tu as eu la gentillesse de passer sur le mien. Maintenant, c'est chose faite. Et je continuerai à te lire pour la peine ! ![]()
Merci Yann, je peux que être d'accord avec toi, ce que tu dis est juste, et justifié un peu au dessus, enfin justifié... expliqué !
et mon gros défaut ouais c'est de pas assez décrire un univers que moi je connais par coeur mais pas les lecteurs !
peut être que là j'ai fait plus d'efforts : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-188804-1-0-1-0-violent-coup-de-main.htm
merci en tout cas pour la lecture et le commentaire très juste !
Mais je t'en pris ! ![]()
Prie*
Et j'ai déjà commenté "Violent coup de main" ! ;)