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Liste des sujets

Les idées noires.

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
29 juillet 2011 à 19:49:13

Je vais d'abord avancer encore un peu parce que j'ai pris un peud e retard.. Maintenant j'ai du temps libre donc ça devrait avancer plus rapidement ! :)

Patiente encore quelques jours ! :-)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
04 août 2011 à 17:55:14

Oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu, un récit policier sur ce forum! Huhuhu!
En avant pour la lecture!

Donc, commençons, premier post:
"Et, comme pour faire jouer cette concurrence, la criminalité du secteur sous la responsabilité de la brigade avait augmenté de trente-sept pour cent. "
37% ! Ouais quand même, ça fait du boulot!

"Lorsque Thomas Duquesne se réveilla, il comprit qu’il eut bien fait de prendre la précaution de programmer un réveil sur son téléphone. C’était en effet celui-ci qui venait de le réveiller"
Trop de réveils.

Commentation maintenant:
Rien de particulier à en dire en fait. En fait, c'est très court, et il ne se passe rien. Je veux dire, on rencontre le commissaire, on apprend deux trois choses sur lui et puis c'est tout. Certaines idées se placent, mais ne se rencontrent pas vraiment. Par exemple, avec sa collègue pour qui il éprouve des sentiments. Si je veux caricaturer la scène, ça donne:
Y'a sa collègue là. Il est amoureux, elle est mariée... Doooommage!
Rien n'empêche de se confronter à un peu plus à la réalité avec un petit dialogue chargé de non-dits... Bon, comme je suis un putain frustré, j'aurais encore eu des trucs à dire, mais là n'est pas mon point. En fait, le principal soucis, c'est qu'on est très détaché du personnage, alors que c'est à travers lui qu'on doit ressentir la scène. L'un des problèmes qui accentue cela, c'est que tes descriptions sont... peu physiques. Je veux dire, on ne sait pas comment est l'inspecteur, ou même sa collègue, physiquement. C'est bien de laisser l'imagination du lecteur agir, mais... pas sur des détails comme ça. Ca ne mène à rien, et, au final, ça empêche de se plonger vraiment dans l'univers.
Bon, sinon, contrairement à ce que je peux avoir l'air de dire, la lecture n'est pas désagréable, le style est rapide malgré la lacune susmentionnée, et sans faute éliminatoire. Le seul truc, c'est que... ça manque d'accroche. Il n'y a rien qui donne envie de continuer la lecture, rien qui me fait dire "putain, faut que je sache ce qu'il se passe ensuite!". C'est juste... statique, sans grande montée qui me fait me dire "mais WHAT THE FUCK!".

En gros: Pas mal, mais y'a un petit manque quand même.

Ah et je rebondis aussi sur un commentaire plus loin de ta part :o))

"Je lis beaucoup de Fred Vargas en ce moment, qui, je trouve, est très très forte pour la psychologie des personnages. "
Euh... Disons plutôt qu'elle est forte pour donner une histoire et un caractère à ses personnages. Mais ça ne suffit pas à leur donner une psychologie.
(Moi, mauvaise langue? Naaaaan).

Post 2!

"Aussi, il se prépare un sandwich et se mit en route, après trois cafés et deux tartines de beurre, vers le commissariat." Se prépara, le tout est au passé, donc pas de présent.
"Une fois les sept étages du commissariat montés, le jeune homme s’installa dans son bureau" Pour moi, à trente et des ans, on est plus un jeune homme. On est encore jeune, certes, mais on est plus un jeune homme.

Alors que dire? Au final, pas grand chose. Il ne se passe toujours rien, mais on cerne et apprécie mieux le commissaire. La narration concorde en soit avec le personnage: tout est planifié à l'avance, tout est pétri d'habitude. Petit bémol sur le dialogue a la fin qui manque... de naturel je dirais. Ca fait vraiment "je parle, tu parles, je parle... à qui de parler?". Sans plus. (au fait, pourquoi elle se pointe à son bureau, le dérange dans son travail méga important de commissaire juste pour lui dire bonjour?).
Ca continue dans la même verve que le premier post, à ceci près qu'on accroche un peu plus au personnage principal.

Post 3:
Remarque sur le deuxième commissaire, enfin plutôt sur son discours sur le tueur: c'est... basique. Enfin, un récapitulatif de l'enquête, des indices, des divers événements n'auraient pas été de trop. Et la chose la plus importante du discours, il ne le dit que parce qu'on lui pose la question, alors qu'il aurait dû le dire de lui-même, avant de passer aux questions. Un peu faible, le commissaire, là.
Et aussi cette phrase que j'ai trouvé... juste pas adapté:
"Il nous faut une liste de tous les pacs entre hommes effectués ces dix dernières années"
Si on avait dit que toutes les victimes étaient paxés, ouais, d'accord, mais... là, ça n'a aucun sens. Tous les homosexuels ne se paxent pas, et tous les hommes qui se paxent ne sont pas homosexuels. Alors... Pourquoi?

A part ça, je commence vraiment à accrocher. L'ombre d'une intrigue se dévoile, on change de personnage, ils sont plutôt bien présentés, reste à en apprendre plus et de voir leur évolution, mais sinon, c'est agréable.

Et ... voila. C'est tout pour le moment, je lirai sans doute la suite demain, mais, pour l'instant, avis agréable malgré quelques petites faiblesses. Juste pour informations: le tout fait combien de pages?

Blina
Blina
Niveau 8
04 août 2011 à 18:00:12

Je pense que c'est un work-in-progress!!

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
04 août 2011 à 18:10:20

Ya ! Merci pour ton commentaire l'ami ! :)

Comme l'a dit Bli, c'est un work-in-progress ! Pour l'instant j'en suis à 20 pages word ( j'ai encore un peu de marge ^^ ) mais vu que j'ai pas vraiment pu écrire pendant tout le mois, je vais m'y remettre des aujourd'hui !

Alors, pour la banalitude ( c'est quoi ce mot ?! ) des évènements je comprends, tu verras mon com sur pierce hunter que je suis un adepte de la longue mise en place. Ensuite, la description des personnages : j'aime que le lecteur s'imagine le personnage comme il le souhaite, néanmoins c'est vrai que je devrais apporter plus de description physique, je l'avoue.

Pour le coup du pacs : ils cherchent priorité ce qui est officiel, ils peuvent pas pister chaque mec pour savoir s'il homosexuel ou pas ^^

Blina
Blina
Niveau 8
04 août 2011 à 18:17:17

Moi perso, si je peux apporter mon grain de poivre (de rien pour la pub, Fako-mio :-) !), j'aime les choses qui prennent du temps. On est souvent trop pressé, lorsqu'on écrit, de larguer toute la sauce avant même de l'avoir fait revenir. Ces choses-là se savourent. J'aime quand un auteur redonne au lecteur le goût de la dégustation ^^.

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
04 août 2011 à 18:25:48

Bon allez, la suite sera pour ce soir ! :)

Blina
Blina
Niveau 8
04 août 2011 à 18:29:36

Chic chic :-) !

Fatuite
Fatuite
Niveau 6
04 août 2011 à 19:56:33

De rien, de rien ^^ (c'est Moicesmoi)
Juste une remarque des remarques de ma remarque (tiens, y'a pas un air de déjà-vu?), surtout ce que dit Blina:
"On est souvent trop pressé, lorsqu'on écrit, de larguer toute la sauce avant même de l'avoir fait revenir. "
Par accroche, je ne veux pas dire "nous balancer directement dans l'intrigue". Non, évidemment, il faut une phase de présentation avant tout. Seulement, dans la publication, encore plus sur un forum que dans le monde de l'édition, il y a une compétition obligatoire entre les divers auteurs. Je le dis franchement, si j'avais cliquer sur ce texte alors qu'il n'y avait que le post 1, je n'aurais peut-être pas voulu continuer la lecture. Ce n'est pas une question de qualité d'écriture, puisque, comme je l'ai dit, c'est agréable à lire, ou d'histoire qui me branche pas, puisqu'on ne peut pas juger une histoire sur si peu de textes, non. C'est juste un manque d'accroche. Le seul enjeu qui se profile dans le post 1, c'est avec les "anciens dossiers" de l'ex-commissaire, mais c'est beaucoup trop vague pour qu'on s'y passionne vraiment. Quand à l'amourette avec sa collègue, de un, quand on voit le mot "commissaire", c'est certain que ce sera pas le sujet principal de l'ouvrage, de deux, le personnage principal avoue de par lui-même que c'est impossible.
Le post 2 et 3, eux, remplissent bien mieux la fonction d'accroche, et ce pour plusieurs raisons. Déjà, on s'attache au personnage, on a envie d'en savoir plus sur son passé et son futur. Aussi, le fait que l'on détaille les affaires, ça permet d'entrevoir un peu mieux de quoi va parler le roman, limite de se faire un petit plan dans sa tête, pour justement être mieux surpris par après.
Donc, ce que je reproche au tout début, ce n'est pas sa lenteur, c'est juste qu'il n'y a rien de foncièrement attirant. Comme je vois les choses, si l'histoire commençait au post 2, avec quelques petites phrases ici et là pour donner l'essentiel du post 1, ce serait déjà un poil plus intéressant. Après, je le répète, le but ici n'est pas de précipiter le lecteur dans une scène abracadabrante avec des explosions partout et un camion qui surgit de nulle part en criant " JE SUIS OPTIMUS PRIIIIIME!", mais simplement d'aller vers le vrai but d'une phase de présentation: montrer les personnages et les enjeux, ce que ce que j'ai lu jusqu'ici fait très bien, excepté le post 1.

Voili voilou, j'espère que tout est clair :-)

Fatuite
Fatuite
Niveau 6
05 août 2011 à 15:05:45

Et on continue!

Post 4:
"S’il y avait bien une chose qu’Eric Gonzalez reprochait au commissariat S.E 1 c’était la façon dont les hommes étaient répartis. " Une virgule est requise.

"C’est en tenant compte de cet organigramme, qu’il considéraient pour le moins troublant" Manque un S à "il".

"Bon… commença Eric, je crois qu’on est bons là. " bon.

"Ainsi, les entrepreneurs créent une société sur les ordres du sicilien" Un présent délicat.

Post 5:
Premier paragraphe: l'homme qui attendait sous le préau, l'homme avec qui il avait rendez-vous, l'homme sous le préau... Ces qualificatifs sont assez lourds, il faut bien l'avouer.

"après avoir encaissé trois coups de feu " C'est les trois coups de feu qui me font tiquer. Je sais pas, ça a l'air... pas commun comme expression.

Post 6:
"Le tout entouré d’une architecture ancienne, à laquelle Duquesne n’aurait su donner un nom, tant sa culture était pauvre en matière d’architecture" Répétitions d'architecture.

"Emiliano Rossi était, où, le plus positivement possible, avait été un parasite" OU

"Se remémorant le type d’entretien que Duquesne allait passait avec lui," Alors, de un, passer. Deuxièmement, se remémorer un truc qui va se passer, moyen comme expression.

"
Duquesne accepta donc la cigarette qui lui tendit l’italien." Que lui tendait.

"Parfait ! Il a compris que je prévoyais quelque chose, il veut donc y participer s’il juge que le jeu en vaut la chandelle."
Cette phrase doit être marquée comme les pensées de l'inspecteur, pas laissée tel quel dans la narration.
Note: Je vais de lire qu'en fait, c'est en italique sous Word. Ca va presque, rajoute juste une incise pour préciser que c'est la pensée de Duquesne ( un peu superflue, la précision, mais bon, a faire tout de même).

Post 7
"
Clara Ricci était assise dans son bureau, attendant nerveusement des résultats sur la surveillance des bâtiments et maisons surveillées" La répétition est juste évidente, là.

"La paperasse qu’elle avait laissé traîner " laisséE

"Il n’avait pas de motif particulier, mais l’argent pour motivation" Motif, motivation.

Ensemble de commentaires à faire:
Première note, j'ai remarqué plus de coquilles et de trucs pas beaux dans ce que je viens de lire qu'au début. Ca nuit légèrement à la qualité, mais ça nuit tout de même.
Deuxième note, le fond décolle vraiment, l'intrigue prend tout son sens avec l'affaire du mafioso qui démarre.
Troisième et dernière note: le dernier post... euh... Non, j'ai envie de dire. Déjà, le côté vulgaire qui ressort avec Clara qui veut absolument se faire baiser. Ca passe mal, parce qu'il n'y a rien qui la justifie. Le lecteur ne la connait que depuis quelques pages, en soi, et déjà se mêler de son intimité à ce point, c'est un peu précoce. C'est comme si tu rencontrais une fille, et qu'après dix minutes de conversation elle t'exposait sa vie sexuelle. Moi, ça me ferait flipper, perso.
Ensuite, quand "l'Américain" apprend à Clara les derniers agissements du tueur en série, c'est une scène vraiment middle. Là, ce que j'avais en tête, c'est la scène du Cid où on apprend à Chimène que son père a été tué en duel par Rodrigue. L'action ne se passe pas sur le premier plan, et on doit encaisser une masse d'informations sans support matériel, que du dialogue qui, cette fois encore, est complètement irréaliste, mais pas dans le bon sens. Juste pour l'exemple, avec ces deux répliques:
"- Le treizième apôtre s’est montré ! Il a mis en pièce un de nos mecs ! Il l’a vu rentrer avec sa bible à la main et il l’a directement suivi. Résultat des courses : deux côtes fêlées, la mâchoire en miettes et le nez cassé. Remets ton soutien-gorge comme il faut s’il te plaît.
- Désolée. Un homo a-t-il été tué ? "
Ca coince, un de ses hommes s'est fait fracasser, et... pas de réaction, pas d'inquiétude, pas d'émotions... A la limite, ç'aurait même été plus crédible si elle avait lancé un truc du genre "- Et meeerde... c'était à lui de payer le Bowling en plus!".
T'as pas d'unité de lieu à respecter, ils peuvent bouger à l'hôpital, apprendre leurs trucs!
Voila, ce post-là est, et je suis désolé le dire, mais juste mauvais. Tu t'attèles dés le début à instaurer une ambiance spécifique, un climat qu'on ressent quand même assez bien, et là... tu lâches tout, et tu vires juste dans le ridicule. Ca ne passe vraiment pas.

En somme, de tous ces posts, c'est que c'est toujours plaisant, ça avance, excepté dans le dernier, où ça ne va vraiment pas. J'espère que c'est juste un moment de faiblesse et que ça ne va pas être du même ton sur le reste, ce serait vraiment dommage. =/

Blina
Blina
Niveau 8
05 août 2011 à 15:34:45

Ah apparemment, je ne suis pas la seule en ce qui concerne la vulgarité ^^ !

Euh par contre FatMCM : la paperasserie qu'elle avait laissé traîner, dans ce cas-là, sachant que la paperasserie n'est pas agissante mais agie, le participe passé de laisser ne s'accorde pas quand il est suivi d'un infinitif. Donc l'orthographe de Fake-Yann est bonne.

Blina
Blina
Niveau 8
05 août 2011 à 15:40:08

Voici le lien où tu en auras la confirmation, à tout hasard :

http://mapage.noos.fr/mp2/mp2/verbe_participe_pass_.htm

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
05 août 2011 à 16:16:44

Hmmm... C'est vrai qu'à voir tout ce que tu m'as montré Fortuite, il y a vraiment pas mal de fautes, c'est moche ! D'habitude j'en fais moins que ça, une grosse relecture s'impose !

Je ne vais pas commenter chaque détail, simplement pour le motif/motivation... c'est fait expres ! :o))

Et, en effet, en relisant je me rends bien compte que je suis sorti de mes lignes directives. Soit, je vais me mettre une paire de claques et m'y remettre sérieusement, non mais oh !

Merci encore pour ces charmants commentaires ! :)

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
05 août 2011 à 16:41:41

D'ailleurs... Puisque vous êtes unanimes sur le fait que cette partie doit être améliorée ( ce avec quoi je suis entièrement d'accord...).

Je vous la remets, avec des modifications qui, j'espère, vous plairont ! Rien de bien méchant, pas de bouleversement sur l'histoire mais j'ai tenté de tenir compte de vos remarques ! :)

Clara Ricci était assise dans son bureau, attendant nerveusement des résultats sur la surveillance des bâtiments censées accueillir un homosexuel sous leur toit. La paperasse qu’elle avait laissé traîner pendant des jours ne lui donnait toujours pas envie. Elle désirait d’autres choses. Coincer le « treizième apôtre », appeler son frère, et, par-dessus tout en cet instant précis, de passer un moment intime avec son mari.
Le mélange de chaleur insupportable, de se trouver dans l’attente et de poussées d’hormones avait un effet plus qu’aphrodisiaque sur elle. Arrêter le meurtrier ne pouvant se faire sur commande – quoiqu’avec un divisionnaire comme Arthur Mas…-, elle commença par appeler son frère. Et tomba directement sur le répondeur.
« Salut Vlad ! C’est ta sœur ! Je voulais simplement prendre des nouvelles, j’espère que…
- Salut petit sœur ! Désolé j’étais déjà en ligne avec quelqu’un ! Comment vas-tu ?
- Bien, merci ! Toujours à la recherche de l’autre malade.
- Tu vas y arriver, t’es un super flic, répondit le grand frère machinalement sur le ton de l’apaisement. Par contre je dois te laisser, j’ai rendez-vous ! A bientôt !
- Merci ! A plus. »
Conversation trop rapide à son goût. Une voix féminine, qu’elle avait crue entendre, l’avait perturbée. Oh, et puis, après tout il pouvait bien recevoir qui il voulait chez lui. Même en se répétant sans cesse qu’il ne risquait rien, Clara Ricci éprouvait chaque jour la crainte qu’il arrive malheur à son frère.
L’heure était désormais à la détente. Elle saisit sa veste légère – qu’elle ne portait que peu en raison de la chaleur-, ses clefs de voiture et sortit du commissariat.
Ce moment d’intimité promettait d’être parfait.

Thomas Duquesne et Emiliano Rossi finissaient d’échafauder leur plan. Il semblait bon, bien que risqué. La première étape se jouerait d’ici quelques minutes. En effet, après avoir ciblé le commerce qu’ils allaient racheter au mercenaire Gaglio, il leur fallait décider de qui allait participer à l’opération. Rossi avait d’emblée posé la condition d’y inclure son bras droit, Francisco Veron. Possédant un passé aussi tumultueux que trois quarts des prisonniers de la ville réunis, Veron s’était rangé aux côtés de Rossi dans sa quête de vengeance. Il n’avait pas de motif particulier, mais l’argent pour motivation. Du moins au départ, le temps que se noue une vraie relation entre ces deux ex-caïds italiens.
Veron se présenta au binôme en leur adressant un signe de tête. Rapidement, Rossi lui expliqua le plan. Les détails lui seront expliqués plus tard. Ils se tenaient tout trois face à la bijouterie dont Gaglio se servait pour accueillir des femmes importées de l’Est, qui finiraient soit sur le commerce, soit pour son bordel personnel. Veron, qui n’avait pas dit un mot jusque là et s’était contenté d’acquiescer après les instructions de son patron, se fendit d’une déclaration solennelle, la main sur le cœur :
« Filles de joie, filles de joie, me voilà. »
Rossi souriant, Duquesne bouche-bée, le bras droit entra dans la boutique, vêtu d’un costard italien sobre et très classe. Une chevalière en or et une montre Audemars Piguet ornaient ses mains. Les deux autres hommes s’éloignèrent discrètement dans une ruelle sombre, attendant plusieurs minutes.
Puis plusieurs quarts d’heures. Le commissaire Duquesne regardait frénétiquement sa montre toutes les trois minutes environ, ce qui commençait à agacer Emiliano Rossi.
« Commissaire, arrêtez de vous pisser dessus et restez tranquille. Francisco est un pro de la négociation.
- Ca commence à être long…
- On voit que vous n’y connaissez rien. Croyez-vous qu’un bijoutier accepte de vendre facilement, qui plus est lorsqu’il exerce sur la place Crillon ?
- Heu… Je…
- Ajoutez à cela le fait qu’il bosse pour Gaglio. Croyez-moi, je perds plusieurs dizaines de millions. Mais ça vaut le coup… Puis, entre nous, je ne sais plus quoi faire de mon pognon… »
Plus d’une heure et dix minutes après être entré dans la bijouterie, Francisco Veron ressortit de la boutique, un contrat de vente du magasin dans la main, le visage fendu d’un radieux sourire.
« Je vous avais dit qu’il était magique. »
Le débat fut clos. Le commissaire qui n’y avait jamais cru, jusqu’aux cinq dernières secondes avant que Francisco Veron ne réapparaisse, à présent jubilait.

Eric Gonzalez commençait à s’impatienter, sérieusement. Le lieutenant Ricci était introuvable. Pas dans son bureau, qui était fermé, nulle part dans le commissariat d’ailleurs, injoignable sur son téléphone portable, pas chez elle.
L’Américain tenta de se calmer. Il s’assit confortablement sur un fauteuil de cuir disposé dans son bureau, posa les coudes sur ses genoux et mit ses deux mains en prière, collées à sa bouche.
Ou pouvait-elle bien être bordel ?!
Il réfléchit pendant cinq minutes. Marc, son mari était en voyage d’affaire, impossible qu’elle l’ait rejoint alors qu’ils étaient en pleine enquête. Il ouvrit violemment la porte de son bureau, et tomba nez à nez avec Clara Ricci.
« Ca fait une heure que je te cherche ! T’étais où bordel ?! Tu faisais quoi ?!
- Je... Suis passé voir Marc. Il est revenu hier soir, avoua-t-elle en rougissant. »
L’Américain poussa un long soupir et la fit entrer dans son bureau.
« Tu peux me dire ce qu’il se passe ? demanda la jeune femme.
- Le treizième apôtre s’est montré ! Il a mis en pièce un de nos mecs ! C’est l’a vu rentrer avec sa bible à la main et il l’a directement suivi. Résultat des courses : deux côtes fêlées, la mâchoire en miettes et le nez cassé.
- Quoi ?! Comment va-t-il ? Il va se remettre ? Un homo a-t-il été tué ?
- Doucement ! Ne t’inquiètes pas il va bien, enfin, si « bien » peut réellement être le mot qui convient. Non, pas de meurtre… C’est comme si le treizième apôtre avait eu sa dose de violence pour aujourd’hui.
- Putain… Merde… Merde, MERDE ! s’écria Ricci. Il était mignon en plus…
- Si tu le dis, s’étonna Gonzales avec un sourire. Yohan s’est fait choper dans une cage d’escalier. Néanmoins, il y a quelque chose qui est très, très louche. On a trouvé des traces de sperme sur les lieux et dans le caleçon de notre homme. Ejaculation récente.
- Ce qui signifie ?
- Que le tueur l’a masturbé. L’agent était inconscient depuis au moins deux heures selon les médecins. Quand à l’éjaculation, elle remonterait à moins d’une heure. Cela pourrait être l’acte d’une femme, mais d’après les analyses du légiste, le tueur mesure au moins un mètre quatre-vingt. De plus, deux des victimes pèsent plus de cent kilos. La probabilité pour qu’une femme, même mesurant un mètre quatre-vingt, arrive à les maîtriser est extrêmement faible. Cela reste personnel et un peu hâtif mais… J’en conclurai que le tueur est un homosexuel.
- Tu nages en plein délire l’ami. Allez, on se bouge ! En route pour l’hôpital ! Si, il est réveillé, Yohan pourra peut-être nous donner des informations sur le treizième apôtre.»

Voilà ! :-)

Blina
Blina
Niveau 8
05 août 2011 à 19:26:48

Alors pour les suggestions, oui, c'est mieux, mais alors pour le reste lol quelle mouche t'a piqué de vouloir suivre à la lettre les conseils de Fatuité??? Tout le reste du passage était absolument excellent et les dialogues, ciselés, directs, spontanés, avec les ajouts artificiels que tu y as apportés, ont énormément perdu en humour et en efficacité. C'est très mauvais la dernière partie de cette refonte. Ne garde que le gommage de la vulgarité, c'était pour moi la seule chose qui déviait de ton travail. Pour le reste, je trouvais au contraire que tu commençais à prendre ton envol vers la singularité. Ne suis pas trop les conseils des autres sur la matière même de ton récit, sur la forme. Elle n'était pas du tout ridicule, telle quelle, cette conversation. Un "oh mon dieu il n'a rien???" est trop attendu et trop superficiel pour qu'on ait envie d'y croire. Le fait d'aller directement à l'essentiel donne au contraire à tes dialogues une patte inimitable, tu ne dois surtout pas la sacrifier. Je suis complètement en désaccord avec les conseils trop minutieux de Fatuité sur ce coup-là. Parce qu'en plus, ce que tu as modifié, là, est très mal écrit à de nombreux endroits (syntaxes redondantes, emphatiques...). Reste plus naturel avec ton premier jet. Réécrire ce n'est pas tout reprendre ou rajouter mille et un détails qui DEVRAIENT apparaître selon les lecteurs (nous faisons tous cette erreur), réécrire c'est simplement interroger chaque terme pour s'assurer qu'ils réagissent organiquement avec l'ensemble.

Pour le reste, conserve ta liberté !

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
06 août 2011 à 03:03:42

Okay ! :) Merci du conseil !

  • prendre note : modifier mais garder sa propre écriture..*

Sur ce, je pars me fouetter d'avoir cette chose, adieu.

:o))

Fatuite
Fatuite
Niveau 6
07 août 2011 à 00:19:59

Alors... Mmmm... ça me semble un peu mieux. Le fait d'avoir virer la vulgarité est déjà bien en soi, même si j'ai l'impression qu'au passage, tu en as rajouté une goutte de trop de l'autre côté (le "en rougissant", notamment). Quant à la grosse modification de fin de post... disons juste, pour ne pas être totalement chiant, qu'il reste des choses à faire.
Certes tu as pris en compte une partie de mes commentaires, mais... pfff, d'une drôle de façon. J'ai l'impression qu'en essayant d'en suivre une partie, tu as rendu encore plus pertinent d'autres. Par exemple, je geignais déjà sur les dialogues qui avaient l'air irréaliste, mais là, on vire carrément au surnaturel, et pas seulement par la coquille sur le nom du policier qui passe de "un de nos mecs" à "il était mignon en plus" pour finir sur "Yohan", par la pure action du Saint-Esprit.

Enfin, comme je l'ai déjà dit, j'aurai toujours un truc à redire, même si on me présentait le bouquin parfait. Juste que, ici, c'est un peu gros, quoi.

(PS: petit post-scriptum, t'en fais ce que tu veux mais... évite de réécrire un passage pendant une publication. Ca lourde le lecteur qui vient d'arriver, et tous ceux qui liront auront quelque chose à redire sur un sujet ou un autre de toutes façon(après tout, c'est un repaire de frustrés, ce forum :o)) ). Il vaut mieux que tu continues à écrire normalement, en prenant en compte les critiques pour améliorer ton style dans les posts futurs, pour après, une fois que certains mécanismes d'expérience seront installés, réécrire (je parle d'une vraie réécriture, pas d'une V1 boostée aux hormone) les parties qui te plaisent le moins. A ce moment-là, il y a fort à parier que tout ce qui faisait friser les lecteurs disparaitra de lui-même. :) )

Blina :d) Merci pour la correction, et mea culpa pour cette erreur de ma part (comme quoi, les participes passés et moi, on sera fâché encore longtemps ^^)

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
07 août 2011 à 23:29:19

En fait, le Yohan en question intervient déjà légèrement, lorsque l'autre commissaire fait son debrief, mais bon, c'était pas facile à repérer ^^

Blina
Blina
Niveau 8
07 août 2011 à 23:33:54

Lol ah mon Fake ! T'inquiète pas ! Ce sont les affres de la création ! Si tu as envie de tremper ta petite patte policière dans le cambouis, essaie toi au micro-concours mignon sans fin ^^ !

Et au fait, j'ai posté y a longtemps la 18e chronique (bon j'attends un peu la rentrée générale pour poursuivre), si ça t'intéresse :-) !

Fake-yann
Fake-yann
Niveau 5
08 août 2011 à 14:22:40

Ah ouais ! Je vais aller voir ça dans la journée ! Et soit, j'ai remarqué que tu avais remis cette petite affaire de concours au bout du jour, et je m'y essaierai très prochainement, c'est promis ! :) ^^

Fatuite
Fatuite
Niveau 6
03 novembre 2011 à 14:19:27

Lu la dernière partie. Globalement, assez bon, juste quelques transitions entre paragraphes peut-être à revoir, notamment sur la description physique. J'ai bien aimé l'image Jean Moulin :o)) Aussi j'ai l'impression que l'histoire part dans toutes les directions, a voir dans la suite. Ou le reste.

Sinon, dernière note, plus personnel elle: "un mauvais fond selon les psychologues". Ces mots-là, dans la bouche d'un psychologue, c'est juste impossible. C'est vrai que je suis plutôt les psychologues humanistes sur l'âme humaine et tout ça, mais "un mauvais fond", y'a pas moyen, y'a aucun courant qui utiliserait ce genre de vocabulaire pour désigner quelqu'un, surtout un enfant.

Sinon, wait for the sweet.

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