Quel vent. ![]()
Bah hé, moi j'attend une suite garçon :p ! Je suis toujours la, hein !
Eh bien la suite je l'ai en tête, même si j'ai un peu de mal à trouver la motivation !
Mais t'es le seul lecteur, c'est dommage. ![]()
Bah, tu sais, y'en a qui lises sans commenter, hein...
Question: je vois que cette fiction est censée être plutôt longue... alors est-elle terminée?
Pour répondre à se place, à se fier à ce qu'il en a dit, elle est a peine commencée ![]()
Exact.
J'écris au fur et à mesure, ainsi, je peux profiter des critiques pour m'améliorer sans avoir à rafistoler mes chapitres. ![]()
Bon bah, faites-moi signe quand ce sera terminé, je lirai à ce moment là ![]()
Ca risque de ne pas être terminé avant un bon bout de temps. ![]()
D'autant plus qu'il y aura, si tout se passe bien, trois Fragments de Regards.
Rien ne t'empêche de lire ! ![]()
Le second chapitre sera posté dans la soirée. ![]()
"Gromnax Voir le profil de Gromnax
Posté le 10 septembre 2011 à 14:20:57 Avertir un administrateur
Ca risque de ne pas être terminé avant un bon bout de temps. ![]()
D'autant plus qu'il y aura, si tout se passe bien, trois Fragments de Regards.
Rien ne t'empêche de lire !
"
Je crois que j'ai connu trop de projets fortement vantés qui n'ont jamais été amené à terme. Du coup, j'ai du mal à me lancer dans une lecture où la fin n'est que potentiel. Je lirai peut-être le premier chapitre, pas plus, pour voir de quoi il retourne. Si effectivement, j'overkiffe, alors je pourrais commencer ma lecture sans fin. A voir donc ![]()
Arf... Si j'ai vanté le projet, je m'en excuse. ![]()
C'est juste qu'il me tient à coeur, vu que c'est mon premier "vrai" projet : Mes autres écrits sont toujours des nouvelles ou des fanfics.
Après, je pense que tu devrais lire les chapitres I, II et III, quand je l'aurais terminé, en priorité. Le prologue n'est qu'une présentation des personnages, non pas de l'intrigue.
Après, c'est à toi de voir si un scénario comme le miens t'intéresse... Ou pas. ![]()
Si j'ai laissé par mégardes penser que tu avais vanté ton projet, je m'en excuse
Ce texte m'a juste été recommandé par une tierce personne, et dés qu'on recommande, on a des attentes plus élevées qu'un simple clic au hasard. Simplement. Comme dit, je lirai un petit bout au début.
Seconde page, je up. ![]()
Up d'outre-tombe, désolé du double-post. ![]()
Chapitre III
![]()
S'ouvrir. S'ouvrir. Ouvrir son âme, son cœur, laisser ses sentiments s'écouler un à un vous purger son cœur de tout ce qui le tiraille, de tout ce qui le force à se soumettre, à s'avouer vaincu. La porte, elle aussi, s'ouvrit. Un filet de lumière pénétra dans la pièce, dévoilant ses murs blanc cassé, parfaitement lisses, sur lesquels couraient de très fines rainures, sombres et lumineuses qui, parfois, s'entrelaçaient, s'enroulaient, avant de se séparer à nouveau, et d'explorer nombre de parcelles différentes. Les rainures lumineuses enlaçaient langoureusement deux capsules, au centre de la pièce. Deux capsules de métal, dotées de couvercles de verre. Deux silhouettes s'engouffrèrent dans la salle. La plus grande s'approcha d'une table de chevet, placée entre les deux capsules. Elle tendit la main et attrapa quelques papiers, qu'elle se mit à lire. L'autre silhouette, plus petite, s'approcha à son tour. A contrario de la première, elle s'agenouilla près d'une capsule, et en frotta doucement la vitre pour éliminer la buée. Elle approcha son visage du verre froid, ses yeux bleus luisant à travers l'obscurité. Lentement, elle posa un doigt sur la vitre, et se mit à écrire, prenant soin d'inverser les lettres. Elle reposa ensuite sa main, à plat, sur la surface qu'elle avait essuyé. Le pouce, tout d'abord écarté de l'index, s'en rapprocha doucement, comme caressant le verre. Puis elle s'arrêta. Elle se leva, sans prendre appui sur le verre de la capsule, et se tourna vers la première silhouette. Elle pencha la tête sur le côté, avant d'entrouvrir les lèvres, d'où une voix féminine s'échappa.
« Quand pensez-vous qu'elles se réveilleront ?
D'ici quelques minutes à une heure, répondit une voix masculine. Vous comptez les attendre à leur chevet ?
Non, fit-elle, je reviendrais tout à l'heure... »
La jeune fille aux yeux bleus sortit de la salle, jetant un regard à la première capsule. Elle fut bientôt suivie pat l'homme qui emporta avec lui quelques documents. Le silence redevint infernal, l'obscurité totale.
Quelques instants plus tard, Céleste ouvrit les yeux.
Elle resta muette. Lentement, ses mains se mirent à caresser le matelas sur lequel elle était couchée. Puis elles se mirent à chercher des draps qui n'existaient pas. Ses yeux verts s'agitèrent dans l'obscurité. Elle tenta de se relever, mais sa tête heurta violemment une paroi vitrée... La jeune fille à la Rose poussa un cri de douleur. Son crâne retomba sur le matelas. Se tenant la tête d'une main, elle frappait le couvercle de l'autre, criant à l'aide. Où était-elle ? Elle ne se souvenait pas de grand-chose... Un grondement dans la montagne... Le froid intense... Puis plus rien. Plus rien jusqu'ici. Elle continuait, elle criait, mais le verre étouffait totalement ses appels. Une porte s'ouvrit. Deux yeux bleus étincelants percèrent les ténèbres nocturnes. La jeune fille à la Rose retint sa respiration. La paire d'yeux, lentement, s'approcha. Les bruits de pas, graves, menaçants, alourdissaient encore un peu l'atmosphère déjà glauque. Malgré elle, son souffle s'intensifia. Les yeux, qui détaillaient la table de chevet, se tournèrent vers Céleste. Celle-ci étouffa un cri de surprise. Les flammes bleues qui observaient la jeune fille se rapprochèrent encore, n'étant plus qu'à quelques centimètres du couvercle de verre... Couvercle adoré... Une forme noire s'approcha, et percuta le verre par trois fois... Céleste ferma les yeux et cria. Ses jambes se tendirent, ses poings se serrèrent, contractés par la peur. Ses dents pincèrent violemment sa lèvre inférieure, manquant de la couleur. La forme s'éloigna du verre. Rien ne bougea l'espace de quelques instants... Céleste ouvrit les yeux... Un doux rayon de lumière traversa le verre. Quelques écrits devinrent visibles. Elle les lut à voix basse...
« Bienvenue à Long Mirage... »
La lumière s'éteignit, et les yeux bleus refirent leur apparition. A nouveau, le cœur de Céleste s'emballa. Elle tourna la tête et ferma les yeux. La forme noire passa devant le couvercle et attrapa quelque chose, avant de le tirer. Un « pschitt » se fit entendre, et le couvercle de verre glissa sur le côté, pour disparaître dans le socle. La jeune fille tremblait comme une feuille... Elle sentit la forme, une main, s'approcher d'elle... D'un coup, Céleste tenta de sortir par la force. Elle s'écroula sur le sol froid. Les yeux bleus la suivaient... Elle recula doucement pour tenter de s'échapper... Un mur. Elle était bloquée. Aucun moyen de fuir. Les yeux n'étaient plus qu'à quelques centimètres d'elle... Elle ferma les siens à moitié... Sentant un souffle chaud sur ses lèvres... La forme s'approcha de son oreille... Elle tourna la tête...
La lumière s'alluma. Céleste tourna la tête vers les yeux... Des cheveux châtains... Un visage jeune...
Elle poussa un cri, se plaquant violemment contre le mur... De lourdes gouttes de sueur perlaient sur son front, coulant, suivant la trajectoire de ses perles de chagrin. Ses mains tâtonnaient, cherchaient vainement sur le mur quelque chose qui l'aiderait à fuir. Ses jambes tremblaient, manquant plusieurs fois de la faire tomber... Quelques gouttes de sang s'échappèrent de ses lèvres, qu'elle avait pratiquement broyées de ses incisives. Une mèche de cheveux, tombée devant son visage, jouait les balanciers, cachant alternativement les deux yeux de la jeune fille. La rose, calée derrière son oreille, tomba au sol. Les yeux chlorophylle de Céleste, apeurés, étaient plongés dans ceux de cette fille, si effrayante. Dans les yeux d'Ambre. Un fantôme. Céleste poussa un cri strident, que la jeune fille aux cheveux d'automne s'empressa d'étouffer. D'un geste nerveux, elle plaça sa main sur les lèvres de la fille à la Rose. Elle attendit quelques instants, avant de la retirer, plaçant son index sur ses propres lèvres. Elle tendit la main et tira deux chaises, proposant à Céleste de s'asseoir. Celle-ci s'exécuta, lançant quelques regards inquiets vers la porte. La jeune Ambre s'assit à son tour, jouant avec ses pouces, son regard balayant lentement le sol.
« Écoute... Je voulais juste te remercier pour avoir porté son soutien à ma sœur... »
La jeune fille à la Rose tourna lentement la tête vers Ambre, avec, dans son regard, un certain mélange de peur et d'incompréhension. Celle-ci poussa un léger soupir, avant de reprendre.
« Tu sais ! Pour le mail. Ça lui a fait vraiment plaisir, je t'assure. Et à moi aussi. Au moins, il n'y a pas que des égoïstes dans ce monde. »
Céleste attendit quelques instants, avant de forcer un sourire. Elle lâcha un petit rire nerveux, en se levant lentement de sa chaise.
« Hé hé... Bravo, vous m'avez bien eue, je suis pliée... Mais vous savez, poursuit-elle, les blagues les plus courtes sont les meilleures... Allez, retirez votre maquillage... Ca fait pas vrai... »
Ambre croisa les bras et fronça les sourcils, fixant Céleste de ses yeux bleus étincelants.
« Tu te crois drôle, peut-être ? »
La jeune blonde se mit à rire aux éclats, et s'approcha d'elle, posant ses mains sur le visage de la jeune fille aux cheveux d'automne.
« Allez ! Une blague ? C'est un canular télévisé ? Où avez-vous caché les caméras ? »
La fille à la Rose fouilla la pièce, cherchant lesdits engins avec tous le sérieux du monde. Elle ouvrit tous les tiroirs, retourna entièrement sa capsule, examina chaque recoin de la pièce. Ambre, dans un nouveau soupir, s'approcha d'elle. Elle posa ses mains sur les épaules de Céleste, et la regarda droit dans les yeux.
« Céleste... Euh... Comment te dire ça ? »
Elle la lâcha, lui tourna le dos et croisa les bras, regardant le sol.
« Tu crois avoir survécu à l'avalanche, pas vrai ? »
Céleste, qui avait déjà penché la tête sur le côté, recula d'un pas, soudainement effrayée. Elle plaça ses mains devant elle. Un pas... deux, trois... Le dos à la porte, elle tâtonna quelques instants, cherchant, en vain, la poignée. Ambre se tourna lentement vers elle, la fixant de ses yeux bleus.
« Céleste... Désolée. »
Un déclic. La porte coulissa dans le sol. Céleste, appuyée sur celle-ci, tomba dans le couloir. La lumière vive lui brûla les yeux : Elle se releva, les paupières closes, et se mit à courir en suivant le mur de la main. Bouscula-t-elle dix, douze personnes ? Elle n'en savait rien. Au bout de quelques minutes de course, elle pu ouvrir légèrement les yeux, et se diriger vers ce qui semblait être la porte.
Ambre soupira. Elle se tourna vers la seconde capsule et, à son tour, l'ouvrit. Une seconde fille y dormait. Elle ressemblait trait pour trait à Céleste : de doux cheveux blonds, un visage rassurant, des lèvres discrètes... Pourtant, ce n'était pas elle... Quelque chose de net l'en différenciait : Une aura blanche entourait son corps... Ambre s'approcha et posa sa main sur le front de la jeune fille endormie. Elle allait bientôt se réveiller. La jeune femme s'approcha de la base de la capsule, et attrapa quelques feuillets accrochés à celle-ci. Elle les lut rapidement.
« Cause du décès : Avalanche. Code antipode : XELCESTÉ. »
Elle grimaça légèrement au dernier mot.
« Xelcesté... Ils ne sont vraiment pas doués pour les prénoms... »
Elle s'assit à son chevet et lui sourit.
« J'ai une meilleure idée pour toi. Que dirais-tu de Neige ? Cela sonne mieux ? Non ? A toi de voir. »
Remettant les feuillets médicaux en place, elle attrapa son manteau et regarda une dernière fois la jeune blonde.
« Tu m'attends pour te réveiller, d'accord ? Je vais chercher Céleste ; je reviens tout à l'heure. »
Elle allait sortir de la salle, quand une petite voix chétive se fit entendre... Ambre se tourna, et s'approcha de la capsule, tendant la main à son occupante. Celle-ci la remercia, se leva, s'étira.
« Viens, Neige. On doit la ramener ici. »
Elle acquiesça, et le duo se mit en route. En prenant l'ascenseur, elles arrivèrent rapidement dans le hall de l'établissement. Neige, observant les lieux sans ralentir, se faisait guider par la jeune fille aux cheveux d'automne, qui ouvrit la porte avant de sortir de l'immeuble... Ambre poussa un cri. En un instant, elle tourna les talons, se jeta dans l'immeuble et s'appuya contre un mur, assise, les genoux contre sa poitrine, tremblante. Neige, quant à elle, s'approcha de Céleste, titubante, encore ivre de sommeil. Hésitante, elle posa sa main sur l'épaule de la jeune fille à la Rose, qui tourna lentement la tête. Quelques gouttes de pluie avaient roulé le long de ses joues... De lourdes gouttes, bouillantes de peine et de peur, qui s'étaient couchées sur les lèvres de la jeune fille. ![]()