C'est dommage DeadNote, d'autant que Hugo ne repassera pas tout de suite à mon avis et si tu l'as vraiment commencé, tu devrais avoir le temps de le terminer, je pense. Mais bon, à toi de voir.
Pour ma part, je n'ai pas eu trop le temps de m'y pencher aussi mais pour accompagner les participants déjà en lice et encourager les éventuels retardataires à poster, je vous livre ce petit texte. Ce n'est pas de l'inédit (quoique je doute qu'il ait été lu, là où je l'ai posté), donc libre à toi Hugo de ne pas en tenir compte pour le concours si tu le souhaites. Pas de souci
Pour la petite histoire, il est inspiré d'un poème de E Dickinson. Here it is !
A u soir l’or s’écrit vin, l’encre mise encore en vain.
D ans les rues jouées ocre noir, impasse et silence,
O rchestre ambulant, mes talons distraient ma faim.
O ù le gris du bitume patine les plaies, j’avance,
R iche d’un sol de pensées sans tain ni parfum.
J uste une œillade décochée au coin d’une venelle ;
U n désir nomade perle, s’allonge au creux d’une vague,
S’écoule sur les frontons aux yeux de verre flanelle,
T elle l’écume d’un songe en terre d’exil qui divague.
O rgue enroué, un gond râle sous le sceau de l’hôte,
P uis un mais s’engage où le vantail s’écarquille.
E t là, sous une grappe de lumières, la vie chuchote.
N oue d’embruns en bouche, elle clapote, s’éparpille,
E mbrase le teint et bien que le morose sursaute,
D odeline la chaleur, palpitent cœur et papilles.
O mbre gitane sur la craie ébréchée, je doute ;
N ue, regard à longer l’éternité sans bruit,
A l’automne d’un rire à fleur de larmes, je goûte.
S’émousse la clameur, trébuchent les lueurs,
T el le sang d’un visage que les couleurs fuient.
R estent le vide, aussi acide que la sueur,
E xalté par l’étreinte glacée de la nuit,
E t moi, l’empreinte sur l’huis enclos de pudeur,
T rame au grain d’argile lézardée sous la pluie.