Oulà je suis quelque peu sous le choc d´avoir lu ton textes Sky c´est... enfin tu peux voir mes propos. Oufffff !
C´est sadique et plus même, enfin cette drogue que ton personnage utilise existe bel et bien, l´ordre des assassin (une secte musulmane) l´a utilisé pendant des siècles. Enfin l´existence de cette drogue est quelque peu contesté parfois mais je suppose que ça surprend d´apprendre que cela est réel. Et pourquoi je déblatère là-dessus moi... ça vous intéresse pas tout ça.^^
Enfin pas mal, mais pas dans mon style préféré, alors j´espère que d´autres apprécieront plus.
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Quand la nuit tombe et que les lumières de la ville s’allument automatiquement, c’est comme une deuxième journée qui commence. On voit des gens qu’on avait même jamais aperçu pendant le jour, des visages qui ne nous disent absolument rien. Et on se laisse happer par cette indifférence. Qu’est-ce qu’on pourrait bien faire d’autre ?
Vingt-deux heures. Je sors pour, en principe, aller rejoindre un ami dans un bar. Sur le chemin, je croise des couples qui se baladent, main dans la main. Je connais ces personnes, pas seulement de vue. Je sais qui elles sont au plus profond de leur âme, ce qu’elles pensent, où elles vont. Cette idée me trouble l’espace d’un instant, et quand je réalise que je connais mieux ces gens que moi-même, je cesse d’y penser. Mais l’image d’un futur que j’imagine trop bien reste ancrée dans un coin de ma tête, comme un caillou, douloureux, dans une chaussure, qui nous gênerait sans qu’on parvienne à le chasser.
J’arrive finalement au bar et tente de repérer mon ami dans le pub bondé. La fumée de cigarette qui emplit l’endroit me pique rapidement les yeux, mais je parcours rapidement la grande salle du regard, vainement. Je m’apprête à monter à l’étage, et quand j’aperçois deux filles avec qui j’ai toujours rêvé de sortir, je me dis que ça craint trop et rentre chez moi prendre une douche.
Après avoir passé une bonne heure dans ma salle de bains, je me rhabille enfin et entreprends de ressortir. Je me regarde dans le miroir, tente de me coiffer, mais je n’arrive à rien, si bien que je secoue rapidement la tête et laisse tomber. J’attrape ma veste et sors de mon appartement en vitesse.
J’essaie de passer quelques coups de fil à des amis, des connaissances, des gens dont je ne connais même pas le vrai prénom (Easy… ? Est-ce un pseudonyme ?? ?), et quand je parviens enfin à trouver quelqu’un que je considère comme digne d’intérêt, en l’occurrence une dénommée Sylvia (c’est en fait la seule personne avec laquelle je suis à peu près sûr de ne pas finir la soirée au lit), je me mets en route vers un bar. Encore un.
Quelques minutes avant d’y arriver, je reçois un message d’un numéro que je ne connais pas. Il n’est pas très explicite. Je parviens juste à comprendre que quelqu’un va tenter de se suicider si je ne rapplique pas. Je me concentre quelques secondes sur le numéro, puis quand je suis à peu près certain de ne pas le connaître (ce qui ne veut pas dire que je ne connais pas la personne qui me l’a envoyé), j’efface le message.
Devant le bar, je m’apprête à appeler Sylvia, mais elle vient à ma rencontre. Nous discutons quelques secondes, elle m’apprend qu’elle vient de voir son ex rentrer dans le bar et qu’elle préférerait que l’on aille ailleurs. Je lui réponds que c’est okay, et je l’attends pendant qu’elle va chercher ses affaires et prévenir ses « amis », qui nous accompagneront peut-être ou peut-être pas. Quand Sylvia revient, elle est suivie d’une fille que je connais de vue (avec qui je suis peut-être – sûrement - déjà sorti) et d’une autre dont le visage est masqué par un foulard ne laissant apparaître que ses yeux. « Eczéma, ou une connerie dans le genre. Peut-être même la religion. » me prévient Sylvia, et je ne pose pas d’autre question.
Nous nous dirigeons tous les quatre vers l’appartement de Sylvia. Sur le chemin, que nous faisons à pied, je discute avec la fille que je crois reconnaître. Elle s’appelle Martha. Aucun souvenir d’une Martha, ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas couché ensemble. Elle m’apprend qu’elle est en première année de psycho. Que c’est vraiment le pied, même si ses profs sont tous « complètement fluidifiés » et quand je regarde ses yeux, je n’ai plus envie de lui demander ce que ça signifie. Arrivés au pied de l’immeuble de Sylvia, je me demande ce que je fiche ici. Je regarde rapidement la fille voilée, dont les yeux se plissent comme dans un sourire quand je me tourne vers elle, et décide qu’il vaut mieux que je rentre. Je m’excuse auprès de tout le monde et reprend le chemin de mon appartement. Quand j’y suis, je prends une nouvelle douche, avale un ou deux Valium et me couche. Comme mort. Mais de quoi ?
Trop long pour "Inspiridéescription", alors je poste ici^^.
D´après un conseil de Yohan, qui était de prendre une phrase au hasard et d´écrire à partir de celle-ci.
Ici, la première phrase est donc tirée des "Lois de l´attraction" de Bret Easton Ellis.
Enjoy (I hope so, but not sure...)
Quand je lui demande où est Victor, elle me répond « Mort. ».
J’avais toujours plus ou moins su que ça finirait comme ça. Comme ça où avec une balle dans la tête pour elle et moi.
Sortir avec une schizophrène bourrée de coke la moitié du temps, passant le reste de ses journées à regarder des films pornos en hindou n’avait sans doute pas été la meilleure idée que j’avais eu. Mais en fait, c’était la seule depuis un bon paquet d’année. Je n’avais donc pas l’intention de la laisser tomber.
Sue se lève du lit sur lequel elle était couchée depuis une heure (une journée ?) et commence à marcher vers la porte.
« -Tu vas où ? » je lui demande. Je ne reçois pour toute réponse qu’une infime quantité de sa salive que j’évite par précaution – on ne sait jamais - en m’écartant de son jet. Elle lève les yeux vers moi, me sourit béatement et sort de mon appartement.
Je reste de longues minutes debout, à contempler son crachat presque immaculé – de légères traces de sang y demeurent – avant de me décider à sortir à mon tour.
Dans la rue, je suis d’abord ébloui par le soleil du mois de juin qui brille haut dans le ciel. Après avoir passé trois jours enfermé dans mon appartement, mes yeux ont besoin de plusieurs minutes pour s’habituer à la violence des rayons de l’astre solaire. Quand j’ai enfin repris mes esprits, je me dirige dans un bar où j’ai donné rendez-vous à Clay pour discuter. De choses et d’autres.
J’attends trois quart d’heure, et quand je comprends que Clay ne viendra pas – peut-être ne l’ai-je en fait même pas invité – je me lève, paie mon Perrier et me retrouve dans la foule. Il est près de seize heures, et je me dis que je devrais peut-être aller voir comment vont mes affaires. Je hèle un taxi qui m’emmène en quelques minutes au restaurant qui couvre mes affaires. Dans l’arrière-cuisine, je trouve Cylia, ma petite sœur, en train de jouer avec un rasoir, Trey, son petit ami et accessoirement mon bras droit, qui compte des liasses de billets. Mais pas de trace de Sue. Je leur demande s’ils auraient entendu quelque chose à son sujet. Cylia lève à peine les yeux pour me signifier que non, et qu’elle n’a de toute façon rien à foutre de cette connasse – je sais qu’elle aurait dit ça si elle pouvait encore parler – et Trey se lève, me prend par les épaules et m’emmène vers une salle située plus au fond encore du restaurant.
Je ne dis rien, me contente de me laisser faire, et je m’assois sur la chaise qu’il me désigne.
« -Ecoute Allan, Sue a trop déconné ces derniers temps…
-Victor était une petite enflure. Un connard. Un fouille-merde. Elle a eu raison.
-Je sais, je sais. C’est pas de ça que je veux te parler. »
Je me repositionne sur ma chaise, croise les jambes, prends un air inquisiteur et l’écoute à nouveau.
« -Depuis quelques temps, Cylia et moi avons demandé à Nils de suivre Sue…
-Et depuis quand tu prends des décisions sans m’en demander la permission ? »
Je dis ça avec tellement de détachement que Trey ne prend même pas la peine de s’expliquer.
« -Et il a découvert qu’elle passait pas mal de temps dans une salle de jeu, dans les quartiers Est de la ville. Une salle qui ne nous appartient pas. Une salle qui est aux mains…
-… des Nines, merci, je connais la situation de cette putain de ville. Et alors quoi ? Elle achète sa coke chez eux ? Tant mieux, ça lui évitera de nous sniffer notre marchandise.
-Je crois que tu ne saisis pas bien ce qu’il se passe Allan.
-J’ai très bien compris. Ce qu’il se passe, c’est que ma petite sœur et son enfoiré de petit copain me prennent pour un truffon, et que j’aime pas trop ça. »
Je me lève alors, retourne dans l’autre salle, arrache le rasoir des mains de Cylia et me tire sans autre explication.
Je rentre à pied à mon appartement, prend une douche, me couche pendant quelques heures. Quand je me réveille, Sue est couchée à mes côtés. Une flaque de sang séché tâche les draps. Je m’assois sur le bord du lit, et la regarde dormir. Quand elle se réveille, elle se frotte le nez, balance un « Putain… » désinvolte et me repère enfin. Je lui adresse un sourire qu’elle me rend, puis je sors le flingue que je cachais entre mes jambes, le lui carre entre les deux yeux et tire. Deux fois. Les détonations résonnent quelques secondes dans la chambre, et visiblement dans tout l’immeuble, à en croire les cris affolés de mes voisins. Je vais devoir reprendre une douche.
Et avoir une autre idée…
inspiré de "Fatal attraction"??? ![]()
Euh, c´est quoi "Fatal Attraction" redinette...?^^
Non donc. =)
un vieux film de ma jeunesse Softy avec Meryl Streep et Michael Douglas
http://www.couleurnewyorkrk.com/films/Liaisonfatale.htm
court mais efficace en tout cas ton texte c´est le moins qu´on puisse dire!! ![]()
non je me suis emmêlée les pinceaux c´était Glenn Close et pas Meryl Streep (j´ai toujours confondu ces deux actrices qui ont je trouve beaucoup de similitudes)
"Liaison Fatale" sonne plus dans ma petite tête de "jeune vieux"^^, je vois...
Merci d´avoir lu =)!!
De rien Softy ![]()
Ouais mais nous la promiscuité avec les américains fait qu´on a souvent le titre de la version originale anglaise en tête ![]()
Hop hop!
Juste parce que l´idée me trottait dans la tête depuis un moment...^^
The Cloud Ripper
Quand on est enfant, on s’émerveille de tout. Les tournesols qui se penchent vers le soleil, les bougies d’anniversaires qui refusent de s’éteindre, les mauvaises notes qu’on récolte quand on a pas travaillé pour un devoir,… Tout paraît nouveau, tout porte à s’extasier et à lâcher de grands et innocents « Wouaaaah… » d’admiration.
Moi-même, quand j’étais plus jeune, je passais mon temps à demander à mes parents et à mes frères le pourquoi du comment de tout ce qui m’apparaissait comme bizarre, surnaturel ou magique.
Un jour alors que je devais avoir cinq ou six ans, j’observais le ciel et les nuages, et ceux-ci semblaient prendre des formes toutes plus majestueuses les unes que les autres. J’y voyais un immense dragon, puis un sphinx, un éléphant et bien d’autres choses. Quand je demandai à mon père de m’expliquer d’où provenait ce qui me paraissait être des hallucinations, voilà l’histoire qu’il me raconta.
Dans les temps immémoriaux, au cœur d’une civilisation ressemblant sur certains points étrangement à la nôtre, des phénomènes surnaturels survenaient régulièrement et ce depuis, semblait-il, les origines. Apparaissant soudainement et accompagnés d’un bruit perçant, des monstres déchiraient l’horizon, assombrissant le ciel sur leur passage. Ceux-ci s’attaquaient inévitablement aux habitants de ce monde et rien ne semblait pouvoir les arrêter.
On avait bien tenté de leur offrir des sacrifices, en commençant par des victuailles et en allant jusqu’aux jeunes filles vierges, en passant par du bétail et des objets précieux, mais rien n’y faisait. Les attaques se répétaient et se faisaient même de plus en plus violentes.
Puis, un jour où le ciel était si clair que l’on avait l’impression que la nuit ne viendrait jamais, où il était si bleu que l’on ne pouvait imaginer revoir un nuage le tâcher naquit un petit garçon. En apparence rien ne semblait le différencier des autres, et ce fut le cas durant de longues années. Pendant ce temps, les attaques se poursuivaient et les monstres venus d’on ne savait où continuaient à tuer des habitants de ce monde.
Le garçon grandissait au sein de sa famille qui vivait dans la crainte de se voir agressé par les créatures mystérieuses. Lui aussi avait peur, mais celle-ci était mêlée à de la curiosité. Car personne, jamais, n’avait été en mesure de lui expliquer pourquoi ni comment les monstres apparaissaient. Tout ce qu’il lui avait été dit, c’était que les créatures étaient malfaisantes.
Alors il décida de tenter d’en savoir plus par lui-même. Il demanda l’avis de théologiens, de scientifiques, et surtout se plongea dans la lecture de livres anciens. Et si ce qu’il découvrit ne répondit pas à toutes ses questions, il apprit tout de même comment combattre ces étranges créatures.
Il suivit à la lettre les instructions décrites dans le manuscrit poussiéreux qu’il avait retrouvé, s’astreignant à de longues séances de méditation, à l’apprentissage de formules magiques alambiquées, et demandant à un oncle forgeron de lui fabriquer une épée en cuivre.
Puis un jour, au sortir d’une de ses séances qui faisaient tant s’inquiéter sa mère, le jeune garçon devenu jeune homme comprit qu’il était prêt. Il expliqua alors ce qu’il comptait faire à ses parents qui le supplièrent de renoncer. Mais il était déterminé et ne supportait plus de voir des gens mourir sans pouvoir riposter.
Il attendit donc que le bruit caractéristique de l’arrivée d’un monstre retentisse pour réciter une incantation maintes fois répétée pour le jour J. Saisissant alors son épée de cuivre, il commença à s’élever dans les airs sous les yeux ébahis de ses parents, puis bientôt de tout son village qui le voyait désormais évoluer en compagnie du monstre qui aujourd’hui avait pris l’apparence d’une gigantesque raie manta.
La créature ne prêta d’abord pas attention au jeune homme qui lui tournait autour, puis elle le remarqua finalement et il lui fit face. Soudain, le jeune homme accéléra sa vitesse de vol et fonça vers le monstre qui l’évita aisément, paraissant même amusé du spectacle que son assaillant lui procurait. Le jeune garçon sembla surpris de la vitesse de la bête mais ne se découragea pas pour autant. Il se remit à tourner autour d’elle tandis que celle-ci restait immobile, comme un matador attendant la charge du taureau pour finalement l’éviter. Et c’est ce qui se produisit une nouvelle fois. Le jeune homme avait à nouveau raté sa cible et la créature semblait cette fois en avoir assez. Elle accéléra à son tour mais en fondant sur le village. Le jeune homme comprit qu’il devait réagir et il lui fit à nouveau face. Il n’en fallut pas plus pour déclencher la colère du monstre qui tenta d’avaler ce petit impertinent. Mais il réussit à échapper à la gueule béante de la raie manta et se réfugia plus haut dans les airs.
La créature fit volte-face, prête à réattaquer. Mais le jeune homme était en train de terminer de réciter une nouvelle incantation. Quand elle l’aperçut, la bête s’élança. Mais l’épée de ce qui allait être le héros de cette histoire se mit soudainement à briller et il fonça à son tour sur la créature. Les deux assaillants se rencontrèrent aussitôt et dans un flash lumineux aveuglant, le jeune homme déchira le monstre en deux d’un seul coup de lame. La créature perdit alors sa forme matérielle pour se transformer en un nuage en forme de gigantesque raie manta.
Dans tout le village, des hourras retentirent. Le jeune homme redescendit alors, épuisé de son exploit, mais heureux d’avoir vaincu. Mais son pouvoir était également une responsabilité. Il dut combattre sans relâche les monstres qui ne cessèrent jamais d’apparaître. Sa légende était pourtant faite. On le surnomma « The Cloud Ripper ».
Affichant un grand sourire et paraissant extrêmement fier de son histoire, mon père me regardait, alors que j’affichais moi mon incrédulité.
« -N’importe quoi ! De toute façon, ça existe pas les monstres !
-Hahaha !! !
-On le saurait ! Ils les montreraient à la télé !
-Si tu le dis fils… »
Son sourire était toujours aussi large. Et le mien apparaissait également.
Même si je n’ai jamais vraiment cru à cette histoire, j’aime à me dire que dans ce qui pourrait être un autre monde, dans une autre dimension, il existe un jeune homme armé de son épée de cuivre qui parcourt le ciel en déchirant des monstres, et que l’on surnomme « The Cloud Ripper ».
oh une histoire magique!!! comme on aime tous s´en faire raconter quand on est gosse!!
Superbe Softy! J´adore!! comme toujours...
+2 my lady. L´ambiance onirique et rêveuse des contes pour enfant est trés bien retranscrit, et l´idée est originale. Ca prouve ton imagination superbe, Skysoft. Bravo ![]()
Redinette!!!
Merciiiii!!! =)
Neg>Merciiiii!!! (quoi je me répète?!) ça me fait plaisir venant de toi!=)
Content que ça vous ait plu!
“I don’t know why I told you this story I had tried to forget. But now, and since two years ago, I’m in bed with Amy. And it’s unbelievable.”
He guesses the death’s shadow, his and he feels it prowling around him, perhaps!
Quelle santé cette Amy! Elle distribue ses largesses mais apparemment c’est loin d’être gratuit. Il y a comme un léger arrière-goût de Basic Instinct dans tout ça…
Je n’ai pas vraiment regardé les fautes (j’en fais pas mal moi-même, donc^^) mais ça m’a l’air bien au final. On cerne assez bien l’atmosphère et l’entourage qui gravite autour du personnage.
“Anyway, I let her enter and when she jumped over me and began to undress me “I understood that she too hadn’t such a crush on the way life appeared on Mother Earth”.”
==> Ca m’a fait sourire
Bref, petit texte sympathique mais je crois que je préfère « the Cloud Ripper ». Je l’ai lu juste avant et je partage l’avis de ladyinred et de Negatum. J’ai accroché de suite. Le côté « conte pour enfants » a juste ce qu’il faut pour nous plonger dans l’univers sans pour autant tomber dans l’excessif. Et le thème est bien trouvé. Pour résumer, j'ai aimé. ![]()
Merciiiii d'avoir lu et commenté!!! Content de voir sur le forum aussi! =)
J'ai rapidement écrit le texte en anglais, il mérite d'être retravaillé mais c'était juste un essai...
Content que "The Cloud Ripper" t'ait plu!!! J'pensais pas qu'il allait autant plaire, jsuis content!=)
Bref, j'ai dit "content" trop de fois dans ce message...
J'avais ça sous la main et comme c'était court je pensais le voir sombrer dans les méandres de mon vide-ordure, heureusement une âme bienfaisante à créer ce topic
(je suis parfaitement saine d'esprit hein)
Jouer avec un couteau… Une dague étincelante et tranchante… La faire glisser lentement et délicatement sur la peau… Le long de la joue… Suivre la jugulaire jusque dans le creux de la gorge… Percevoir les veines tressaillir lorsque la lame les frôle… Sentir le rythme cardiaque accélérer… Augmenter la pression… Et jouir de sa propre démence…
Comme une musique torturée et insupportable qu’on ne peut s’empêcher d’écouter encore et encore… Frissonner… Et se laisser envahir par la violence et les pulsions destructrices…
Premier coup… Surprise… Deuxième coup… Interrogation… Troisième coup… Chercher à se protéger… Quatrième coup… Crier…
Hurler intérieurement… Serrer les dents toujours plus fort… Serrer les poings jusqu’à sentir les ongles pénétrer dans la chair… Serrer encore… Attendre que la douleur soit insoutenable… Serrer encore…
S’injecter sa propre déchéance… La laisser tout infecter à l’intérieur comme à l’extérieur… Tourner en rond… Encore et encore… De plus en plus vite… Jusqu’à ce que l’on ait l’impression d’être sur le point d’imploser… Et savourer son agonie…
Tout ressentir de façon décuplée… Haïr tout ce que l’on connaît… Maudire tout ce qui existe… Ne plus supporter de se sentir prisonnier… S’enfoncer dans les abîmes insondés de sa névrose… Foutre le feu à son âme… Laisser les ténèbres glisser en dehors de ses entrailles… Se damner pour l’éternité… Et pourrir…
Bien sûr que tu es saine d'esprit, je suis une âme bienfaisante. =)
Sympa comme texte.^^ Enfin, sympa dans le sens sympa à lire!
Au début, les points de suspensions ne gênent pas et apporte même au texte, mais ça devient un peu lourd au fil de la lecture...
Sinon, c'est court, donc difficile de vraiment juger, mais c'est le principe du topic^^.
On dirait de la poésie en prose en fait...^^
"je suis parfaitement saine d'esprit hein"
oui, oui; tiens hier j'ai dîner avec Sharon stone...
Sinon c'est un concentré de colère et de folie sans fil conducteur et sans souci de cohérence, ça me plait et tu me fais peur.
On dirait vraiment moi à ton âge
(nonobstant le fait que t'écris mieux, bien fûr)
Donc, comme moi à cet âge, tu fais peur. ![]()
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
Sonnerie du réveil. Douche. Choix de vêtements. Descente d’escaliers.
Après une courte nuit de sommeil, je suis dehors, en route pour le centre-ville. Le soleil commence à poindre derrière les nuages blancs qui semblent enfin daigner le laisser nous irradier. Malgré tout, je ne porte qu’une chemise blanche légère et je frissonne légèrement.
Je croise des dizaines d’inconnus, des visages que j’imprime un instant et que j’oublie dans la seconde suivante. Jusqu’à ce que je distingue Alan parmi la foule. Je me dirige vers lui. Il ne m’a toujours pas reconnu. J’esquisse un sourire quand je lui lance un « Hey ! » enjoué, mais l’expression de son visage reste figée et il me dépasse sans même me jeter un regard. Stupéfait, je fais demi-tour pour le rattraper, et quand je l’appelle, il ne se retourne pas. Connaissant Alan et ses sautes d’humeur, je ne prends pas ça personnellement et je poursuis ma route.
Arrivé au centre-ville, j’entre dans un café pour y prendre mon petit déjeuner. Je m’installe dans un box et observe autour de moi. L’endroit est presque désert. Seule une jeune femme est assise au comptoir en train de boire un jus d’orange, le regard dans le vague. Un homme est assis à ses côtés, en train de discuter avec une des serveuses au regard vide, visiblement passionnée par ce que lui raconte le client. J’attends quelques minutes qu’on vienne prendre ma commande. Puis je me mets à appeler une serveuse qui passe près de mon box. Aucune réaction. Quand il devient évident que personne ne se déplacera, je me lève pour aller moi-même demander mon café. J’essaie d’attirer l’attention d’une serveuse mais en vain. Je m’adresse alors à la jeune femme.
« -Dites-moi, comment avez-vous fait pour vous faire servir quelque chose ? »
Elle m’observe quelques secondes, puis son regard se reporte vers la fenêtre. Je décide que je n’ai finalement pas tellement envie d’un café.
Une fois dehors, je suis ébloui par le soleil. Même en mettant ma main devant mes yeux, il me faut quelques secondes pour m’habituer à la lueur de l’astre. Je me dirige alors vers le centre commercial.
Arrivé à l’entrée, je me dirige vers les portes automatiques. Je m’apprête à les franchir quand celles-ci refusent de s’ouvrir, m’amenant à les percuter. Je recule, hébété, et suis la personne qui passe à mes côtés pour entrer.
Je parcours les allées en cherchant le chemin d’un magasin, et quand il m’apparaît qu’il se trouve peut-être dans un autre centre commercial à l’autre bout de la ville, je décide de rebrousser chemin. Me voilà de nouveau face à ces portes électriques récalcitrantes. Je les approche plus lentement, et quand je suis à environ un mètre d’elles, je suis dépassé par une jeune femme et les portes s’ouvrent pour nous laisser sortir. Je n’ai plus envie de marcher. Direction le métro.
Devant les bornes servant à valider ma carte de transport, impossible de la faire fonctionner. Pas de contrôleurs en vue. Je passe sans me poser de questions.
Une fois dans la rame, Je me sens oppressé. Il y a trop de monde. Ils sont trop près de moi.
Je dois sortir à la première station, non sans mal, les autres passagers n’étant pas décidés à s’écarter pour m’ouvrir la voie.
Désireux de respirer de l’air frais, je me dirige vers les ascenseurs menant directement à la surface. J’appuie sur le bouton et attends quelques secondes, qui se transforment en une minute, puis deux, et quand je n’en peux plus de patienter je m’élance dans les escaliers en courant.
Une fois dehors, je tente de respirer à pleins poumons, mais j’ai encore un léger mal au cœur, alors je me dépêche de rentrer chez moi. Je monte les marches deux à deux, je pénètre dans mon appartement, me dirige vers ma chambre et quand j’y suis, je la vois et je comprends tout. J’avais oublié mon âme.