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Liste des sujets

Textes

redsissi
redsissi
Niveau 10
01 juin 2005 à 05:17:04

Arf désolée j´avais pas vue ce topic... je me rends compte que certains de mes écrits auraient dù se retrouver ici... :(
ouin...

redsissi
redsissi
Niveau 10
01 juin 2005 à 15:45:55

En mal de vivre

Marre de la vie par moments... parfois j´aurai envie de tout détruire autour de moi, mais est-ce que ça servirait à quelque chose cette révolte? On dirait que plus rien ne peut changer maintenant. J´ai fait du travail sur moi-même pour essayer de me retrouver mais je suis perdue... qui suis-je réellement? J´en sais plus trop rien, mais je me sens tellement inutile à certaines occasions, alors qu´à d´autres j´ai la furie au coeur, je ferai tout pour me défouler, pour crier mon amertume et ma haine de moi-même au monde entier... Je suis toute en contradiction, un ange, un démon, l´amour, la haine, le bon, le mauvais...

Cette impression de voile sur ma vie est omniprésente depuis des années... trop... et toutes mes tentatives de lever le voile se sont avérées infructueuses... Peut-être n´ai-je pas cherché dans la bonne direction! Histoire de ma vie ça aussi!! Toujours à chercher au mauvais endroit au mauvais moment et paf! un travail de perdu! il aurait peut-être convenu celui-là mais encore une fois il était pas pour moi... Mais qu´est-ce qui est pour moi? De quoi mon avenir sera-t-il fait? Ai-je encore un avenir? Et oui j´ai un bout de chemin de fait, je m´en suis pas sortie si mal avec tous ces boulots, la famille et tout... Les enfants sont ma plus belle réussite ( ma seule d´ailleurs!) Sans eux je crois pas que j´arriverai encore à vivre... je leur dis pas assez souvent pourtant que je les aime, que dis-je! je les adore!!! Ils sont devenus de beaux grands enfants... Vont-ils mieux réussir dans la vie que moi? Je le souhaite pour eux mais je ne saurai le dire et j´ai pas envie de leur mettre la pression, déjà qu´aujourd´hui c´est assez difficile de bien vivre en restant soi-même...

Je sais même pas si d´écrire ça va me soulager... mais au moins ça a le mérite d´occuper mon temps. J´ai plus l´impression de valoir grand chose et me vendre auprès des employeurs devient de plus en plus difficile parce que je crois plus en moi. Il m´est difficile d´avouer cela mais force est de constater que c´est de plus en plus vrai.

Je pense que les gens ne se rendent pas assez compte du mal qu´ils font en nous fermant continuellement les portes... On en vient à se déprécier, à penser qu´on ne vaut vraiment plus grand chose puisqu´on arrive même pas à obtenir une entrevue et si par bonheur on finit par en obtenir une, elle s´avère finalement souvent infructueuse pour trouver un travail. Et alors la quête recommence, inévitablement, invariablement et ça finit par tuer tous les espoirs d´une vie normale. Mais il faut pas se décourager... sauf que... j´en ai bien envie... c´est pas mon genre de baisser les bras, normalement je suis une battante mais là... Disons que quand t´as l´impression d´être Don Quichotte contre les moulins à vents... bin le moulin est encore le plus solide...

Mais où est parti ma force? Cette force de caractère que j´avais et que j´ai perdue dans toutes ces quêtes inutiles, cherchant à sortir du lot, à me faire valoir et que finalement tout ce que j´ai récolté pour mes efforts ce n´est rien... Bon ok j´ai bien appris quand même quelque chose c´est que sur le marché du travail passé 45 ans on vaut à peu près rien... On a de l´expérience mais on coûte trop cher, on a nos façons de faire mais elles sont pas toujours efficaces et c´est difficile d´en changer quand l´habitude est créée... vaut mieux prendre une petite jeunette qui sort des études et la mettre tout de suite à notre main... Ouais c´est ma gueulante du jour... je sais même pas si elle va me libérer mais elle aura tout de même le mérite de m´avoir fait faire quelque chose de ce temps indéfinissable que j´ai, que je pourrai utiliser à meilleur escient sans aucun doute mais dont j´ai plus trop envie de me servir... Peut-être quelqu´un finira-t-il par rallumer ma flamme... mais pour le moment elle est en train de s´éteindre doucement...

Autres temps autres moeurs...

Désolée si je vous fous le cafard avec mon texte c´était pas mon intention, je voulais juste me libérer un peu de mon trop plein d´écoeurement ces temps-ci...

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
01 juin 2005 à 20:07:57

" il n’était pas digne d’être porté par un homme de sang noble."

Depuis quand les chevaux sont portés par leurs cavaliers?^^
Mici pour la référence! ^___________^

Très sympa, un style léger et agréable, des pointes d´humour bien senties et un scénar´ qui met tout de suite dans l´ambiance. ya moyen que tu nous fasses un très bon truc je pense! :ok:

ClarenceSeedorf
ClarenceSeedorf
Niveau 10
02 juin 2005 à 17:06:48

Lol la coquille, finalement elle est pas mal :) Merci pour ton comm´ et tes avis qui sont toujours précieux, Une petite suite est en cours :)

elfy_grabbes
elfy_grabbes
Niveau 10
20 juin 2005 à 19:12:18

Une histoire vécue:

Nous sommes le mercredi 4 février 2004.
Ma soeur et son mari passent la semaine chez nous, ils dorment dans la chambre au fond du couloir.

0h35. . ..

Branle-bas de combat. . . Toute la maisonnée est réveillée.

Ma sœur, allongée sur le coté, gémit de douleur... Je n´ai jamais vu quelqu´un souffrir autant !

Son mari debout à coté d´elle essaie de convaincre le médecin du SAMU qu´il faut une ambulance de toute urgence.

Mais pour le médecin, c´est pas grave. . . Il suffit de descendre aux urgences.
Mais comment faire 20 km avec quelqu´un qui ne peut plus esquisser le moindre mouvement ?

3 min au téléphone.... rien

Toute la maison est sous le choc. Complètement paniquée.

4 min et toujours pas la moindre chance d´avoir une ambulance. . . Mon beau frère perd patience

ma soeur est en larme. . .

Je sais plus quoi faire !

5 minutes . .. ça y est . .. les médecins ont enfin compris que c’est vital . .. mais il sera trop tard ! Ils n’arriveront pas à temps !

Pendant ce temps et dans un dernier recours, les parents essaient tant bien que mal de joindre notre médecin de famille.
Il n’habite pas loin 3 min en voiture à peine.

Peut être pourrait-il arriver à tant.
Peut être pourra t-il faire qqch pour ma soeur.

Mais pas facile de chercher un numéro de téléphone quand on est pris de la plus grande panique jamais éprouvée. . .
Pas facile non plus de composer le numéro.
Et quant est-il de l´explication de la situation ?
On sait plus quoi dire. . . On panique. . On oublie l´essentiel !

" Cyrille vite . . . Dépêche toi . . . ça va pas . . . Hélène ne va pas bien ! Nicolas n’arrive pas à s´arranger avec le SAMU. Fais vite ! ! "

Et on raccroche. . .

Alors s´écoulent les 3 minutes les plus longues qu´il m´est jamais été donné de vivre.

Ma soeur pleur. . . Mon beau frère et ma mère la soutiennent . . . mon père est descendu attendre le médecin . .

Pitié . . . qu´il arrive . . . s´il vous plait . . faites qu´il arrive vite !

Elle ne tient plus . . . Elle va craquer ! !

VITE ! ! !!

Moi je m´isole . . . je supporte mal la situation . . . la douleur, les cris, c´est pas pour moi . . . je me mets aussi à pleurer . . . j´ai trop peur . . .
Comment faire . . . il arrivera jamais à temps ! C´est fini ! !
C´est impossible !

Jamais il pourra arriver . . . JAMAIS ! !

Elle ne pleur plus maintenant. . . Elle hurle ! !
Je tourne en rond. . . Mon coeur va exploser. . J´ai la tête qui tourne !

Même le chien se terre dans ses quartiers pour échapper aux cris, à la tension et à la peur qui règnent ici . ..

J´entend une voiture. . . Oui ! !

Un miracle. . Il est arrivé !

Vite je me précipite dans le couloir pour ouvrir les portes. . Aucune seconde à perdre ! !

Ca y est il rentre dans la chambre. il pose sa mallette . . . il rassure ma soeur en mettant son premier gant . . . elle se calme une demi seconde . . . puis est à nouveau prise de panique . . . elle ne tient plus . . .

Je suis resté derrière la porte . . . Toujours le pouls à 200 . .

j´entrouvre doucement . . puis j´ose jeter un oeil . . . pour finalement discrètement entrer . . .

C´est alors qu´il a pleuré . . .

Mon neveu . . ..

Ma soeur vient d´accoucher, en plein au milieu de la nuit . . . il est 0h50
tout juste 1 minute après l´entrée du médecin dans la pièce . . .

c´est un miracle . . .

la pression retombe . . . laisse place à la joie ! !

Vil-e-Coyote
Vil-e-Coyote
Niveau 10
20 juin 2005 à 20:00:12

Un très beau texte quis e lit très vite et qui fait bien ressortir les émotions... et assurément un merveilleux évenement ; )

Teen_Spirit
Teen_Spirit
Niveau 10
21 juin 2005 à 01:47:10

Teen_Spirit Posté le 20 juin 2005 à 01:58:06
J´ai tout mon temps, alors je vais raconter une histoire. Je sais pas combien de temps j´y passerai, je sais pas si j´y repenserai à la fin de ma petite vie. Peut-être que je me dirai que ces trois heures que j´ai passées à écrire ce texte on été bonnes, ou peut-être mauvaises, ou peut-être que je repenserai pas à ces 10 petites minutes.
Improvisation, mais ça commence.

C´était à une soirée. Une soirée chic, une soirée costumée? Une soirée alcool, une soirée normal? Je sais plus. Peu importe se dira-t-on, voyons-nous, on ne sait pas encore si ça sera important; cependant je pense pas. On attire mon attention à un moment: tu l´as vue avec sa robe? Comme elle est jolie!
Et regarde le mec habillé tout en computers, toi, tu l´as vu? Il venait de la première ville qui me vient à l´esprit; et que j´ai perdue de vue depuis. Peu importe, j´essaie de me souvenir. J´y vois beaucoup de sable, et beaucoup de métal. Peut-être même un peu de sable métallisé. Jour sur jour, il y fait nuit. Il y a pas mal d´insectes, des verts et des pas murs, et des bleus aussi. Peu d´humains, un, ou deux, ou cinq. Il y a celui qui porte des computers, il a le front et les joues bleues, et ça fait " sssss" quand il sourit. Il a les yeux verts au milieu entourés finement de rouge, et après, soit blanc, soit bleu. Ses cheveux aussi sont verts; je sais pas s´il est jeune ou vieux, mais en tout cas c´est celui qui se comprend le mieux. Appelons-le Celui Qui Porte Des Computers. Parlons ensuite de Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes. Une dune de sable nait à chaque endroit où il s´apprête à poser le pied. Ce qui implique, naturellement, qu´il ait de longues jambes. Il porte parfois des lunettes de nuit, bleues. Sa tête est bleue clair, un peu comme de la glace, un rien transparente, et Monsieur à des cheveux un peu ébourrifés, mais immobiles, comme des pics de glace. Enfin, immobiles, ce n´est qu´un mot; il n´a jamais la même coiffure d´un jour sur l´autre. Il a, en général, un petit air endormi mais joyeux. Je le revois me saluer alors qu´il avançait, à grandes enjambées, immenses enjambées, de dune en dune. Je crois qu´il est jeune. Parlons ensuite de Celle Qui A Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice-Versa. Une femme! Une mère? Je sais pas. Je la voyais, plutôt dans ce qui correspond à notre trentaine, au début. Maintenant, je sais pas, mais je préfère garder ça comme ça. Elle a donc des doigts sur la tête. Ces doigts-là ont des ongles rouges; je sais pas, en revanche, si c´est des doigts de femme ou des doigts d´homme. Ca doit dépendre des jours, peut-être, suivant son humeur. Peut-être que ses ongles deviennent bleus aussi, quand elle est un peu triste, et noirs quand ça va vraiment mal. Et moi-même ça me fait mal de dire ça, ça me fait de la peine rien que de dire qu´elle puisse avoir mal. Je l´imagine avec ses ongles noirs et j´avoue que j´ai une petite boule dans la gorge. Elle ne doit pas mériter d´aller mal. Et vice-versa, elle a des cheveux à la place des doigts. De longs cheveux. Mais ne faisons pas de confusion: Elle ne peut pas bouger les doigts qu´elle a sur la tête, mais elle peut bouger ses cheveux qu´elle a aux mains, comme des doigts. Et attention! Elle n´a pas 5 cheveux pour remplacer 5 doigts. Elle a une épaisse mèche de cheveux pour chaque doigt. Bruns, au fait, les cheveux. En fait, ça a plein d´avantages. Premièrement, c´est plus beau qu´on le pense. Ensuite, il n´y a presque jamais de noeuds dans ses doigts! Le fait qu´il puisse y en avoir dans ses cheveux n´est pas un problème, puisqu´elle a le contrôle de chacun de ses cheveux elle peut facilement les défaire. Et puis, vous le constatez très aisément, des cheveux c´est beaucoup plus souple que des doigts, elle peut les tordre dans n´importe quel sens, et ses mains ont constamment l´air emprunts d´une magie insolite. Ses yeus et ses dents sont de la même couleur que ses ongles; ça dépent des jours. Elle aime bien se promener; mais pas trop. Au fait, je sais pas si ses doigts de pied sont aussi des cheveux; mais en tout cas elle a pas de doigts de pied sur la tête. Et puis, il y a aussi Celui Qui A Du Vent Sur La Tête. Il est vraiment, bizarre, celui là. Mais marrant. Il fait toujours onduler ses doigts, comme pour dessiner des petites vagues, et ses bras aussi. Tout son corps ondule, de ses pieds à son sourire. Et ses cheveux n´arrêtent pas de tourner, de tourner... Verts, ses cheveux. Il vit complètement dans sa bulle, tout le temps à danser sur une musique de lui seul entend. Il a une petite voix aigue qu´on entend comme si on parlait sous l´eau. Il est heureux comme ça, c´est celui qui se fait le moins de souci; il a toujours un grand sourire et les yeux grands ouverts. Et enfin, Celle Qui A Plusieurs Voix et Des Instruments Dans La Gorge. Elle a les cheveux blancs, et un masque de snowboard, elle a l´air jeune. Elle aussi est plutôt joyeuse. Et elle, elle peut tout faire avec sa voix, ses voix, enfin... ce qu´elle a quoi. Rien qu´en ouvrant la bouche, elle peut vour réciter un morceau à elle toute seule, tout en même temps. Ca lui fait se bouger les lèvres bizarrement, et je pense que sa langue aussi, mais c´est joli à voir, et surtout à entendre.
Mais reprenons. L´autre est donc parti voir la fille en robe, et moi, Celui Qui Porte Des Computers est venu me voir. Sur ses dents et dans ses yeux défilaient des chiffres, des mots, des pensées; et j´ai tout de suite admiré sa pureté, sa franchise. Son haleine mystérieuse... Ses mots sentaient l´étrange, le lointain; la liberté. Il me raconta qu´il était venu ici parce qu´il s´ennuyait dans on désert; mais que comme à chaque fois, cette ville, au bout de quelques heures, l´exaspérait. Mais il me dit également qu´il serait intéressant que je vienne le voir. Il m´invitait dans sa ville de métal. Puis il partit.
Je réfléchis. Pas longtemps. Ca faisait longtemps que je voulais partir. Le désert, c´était une route que je voulais emprunter.
J´entrai donc dans la nuit qui s´étendait paresseusement au dessus de leur petite ville de métal. Je passai sous l´arche d´entrée. Bien sûr, je ne l´ai peut-être pas dit, il n´y avait pas de plafond: c´est une ville et pas une maison. D´ailleurs il n´y avait pas de maison proprement dite dans cette ville. Celui Qui Porte Des Computers m´acceuillit à l´intérieur avec un sourire. Les cinq habitants s´étaient réunis, ils m´attendaient. Ils me souhaitèrent la bienvenue. Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes se pencha de toute sa hauteur et me serra la main entre deux de ses doigts, Celle Qui A Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice Versa enroula sa main autour de mon avant bras avec un sourire; elle avait ses yeux d´un rouge clair, un peu délavé, qui signalait qu´elle était dans un bon jour. Celui Qui A Du Vent Sur La Tête me salua d´une main souple et avec sa drôle de voix; et Celle Qui A Plusieurs Voix Et Des Instruments Dans La Gorge me salua cinq fois en même temps.
Ce soir là on a tous mangé ensemble, assis sur les baskets de Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes, et on a ri. On a ri.
Les jours passaient. On était heureux tous ensemble. Et puis, un jour, une nuit, Celui Qui Porte Des Computers et moi regardions les autres s´amuser. Fatigués, on s´était retirés du jeu pour quelques minutes. Et il me demanda:
" Dis, ça fait quoi d´avoir quitté ton monde?
-Ca me rend heureux.
-Ah bon? Et ta famille?
-Je l´aimais pas.
-Oh..."
Ma réponse l´avait surpris. Je lui souris. Il me sourit en retour, mais pas d´un sourire aussi franc que d´habitude. Ce que j´avais dit l´avait troublé. Ce que j´avais dit l´avait troublé. Et puis, Celle Qui A Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice Versa nous appela. On est retournés jouer.
Et puis un jour, . . . Une nuit... On n´a plus vu Celui Qui Porte Des Computers. Il était parti. Tout le monde s´inquiéta de sa disparition; d´habitude quand il partait il prévenait. On attendit... On attendit toute une nuit. Celui Qui Porte Des Computers ne revint pas. Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes partit dans le désert à sa recherche à grandes enjambées rapides, précipitées. Celle Qui A Plusieurs Voix Et Des Instruments Dans La Gorge l´appela, l´appela de toute son âme, de tous les sons qu´elle avait en elle... Celui Qui A Du Vent Sur La Tête essaya de sentir, dans les vents, venant du Nord, de l´Est, du Sud, de l´Ouest et de partout, l´odeur de Celui Qui Porte Des Computers. Il ne souriait plus, n´ondulait même presque plus. Celle Qui A Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice Versa et moi scrutions le désert en tous sens. Elle avait des noeuds dans les mains, et n´essayait même pas de les défaire. Ses yeux, ses ongles et ses dents étaient tout noirs...
Celui Qui Porte Des Computers n´apparut pas à l´horizon, ne répondit pas à aucun appel, ne laissa aucune trace dans le vent, et demeura introuvable. Nous restions silencieux, accablés, nous ne comprenions pas, nous ne pouvions plus rien comprendre. J´essayais de défaire les noeuds des mains de Celle Qui A Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice Versa, et elle, elle... son regard tout noir transperçait ses mains sans rien voir. Celui Qui A Du Vent Sur La Tête n´ondulait plus du tout. Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes errait sans but dans la ville. Celle Qui A Plusieurs Voix Et Des Instruments Dans La Gorge tentait encore un appel de temps à autres, et passait le reste du temps à pleurer avec des dizaines et des dizaines de voix en même temps, remplissant le silence de douleur. La ville rouillait sous une pluie de tristesse.
La ville rouillait sous une pluie de tristesse.
La ville rouillait sous une pluie de tristesse.
Et un jour, on aperçut quelque chose au loin. C´était lui. Celui Qui Porte Des Computers revenait vers nous. Il marchait droit, lentement, seul dans le sable du désert. Nous l´attendions, tous les cinq alignés, lorsqu´il passa l´arche d´entrée. Heureux et en colère à la fois, nous étions tous en feu, les mains sur les hanches et un immense sourire aux lèvres...
Nous nous éteignimes tous aussitôt. Celui Qui Porte Des Computers passa entre Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes et Celle Qui A Plusieurs Voix Et Des Instruments Dans La Gorge sans s´arrêter. Presque plus rien ne défilait dans son regard, et en tout cas il n´y avait plus rien de sencé. Vouté, trainant des pieds, il continua sur sa trajectoire, tout droit, jusqu´à rencontrer un pilier de métal. Son front le heurta. Il continua cependant, dans la même posture, à marcher. Il n´avançait plus. Ses pieds glissaient dans le sable, et le pilier le bloquait. Toujours ce regard perdu. On était autour de lui, tous les cinq. On est restés là pendant plusieurs heures, peut-être même plusieurs nuits. Et on a compris que Celui Qui Porte Des Computers n´était pas revenu. Et ne reviendrait certainement jamais.
Tout repris son cours comme si ce corps n´était jamais revenu, en pire. Au fil des jours, les yeux de Celle Qui A Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice Versa devenaient gris. Et une nuit, un matin, quand je suis venu démêler ses mains, elle était couchée par terre, ses yeux étaient tout blancs. Elle était partie elle aussi. Elle était morte. Je me suis penché sur elle, et j´ai mis ma tête au creux de son cou. Et je suis resté, comme ça. . . .Comme ça.
Je suis sorti après sans doute plusieurs nuits. Personne ne parlait. Personne ne parlait. Le silence. Jusqu´au jour, à la nuit où Celle Qui A Plusieurs Voix Et Des Instruments Dans La Gorge laissa sortir tout ce qu´elle avait. Ce son horrible, cette terrible bombe détruisit le verre de son masque de snowboard... Il laboura nos entrailles pendant plusieurs minutes, et nous le laissions faire, Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes, Celui Qui A Du Vent Sur La Tête et moi. Puis le son détruisit un pilier de métal qui s´effondra sur Celle Qui A Plusieurs Voix Et Des Instruments Dans La Gorge; et elle se tut. Et elle mourrut.
A nouveau, plusieurs jours, plusieurs nuits s´écoulèrent. Dans le silence. Même le vent ne soufflait plus. A la limite de mon champ de vision, et surtout de mon champ de conscience, je vis Celui Qui A Du Vent Sur La Tête grossir, se gonfler, se gonfler, peu à peu, au fil des jours, des nuits. Et a un moment, il y eut une explosion. Celui Qui A Du Vent Sur La Tête était parti lui aussi. Il était mort.
Celui Dont Les Baskets Sont Des Dunes marchait toujours. Il tournait désormais autour de la ville, il tournait en rond, sans plus dire bonjour à personne. Il passait à intervalles réguliers sur la ligne figée que traçaient mes yeux vers l´horizon. Et puis une nuit, il s´arrêta. Il resta là, sans rien faire du tout. Il attendit des nuits entières. Et tout à coup, il se mit à courir. En un instant il fut à l´horizon, et il en disparut un tout petit peu plus tard. Alors, je me levai. Et j´allai voir Celui Qui Porte Des Computers. Il était toujours bloqué contre le pilier de métal, il s´était enfoncé dans le sable à force de le piétiner. On ne voyait plus ses genoux. Je restai là à le regarder. Au bout de douze nuits je m´assis par terre. Et une vingtaine de nuits plus tard il s´arrêta de marcher. Je me dis qu´il était mort lui aussi. Mais il recula d´un pas dans le trou qu´il avait creusé, et tourna vers moi ses yeux presque vides. Celui Qui Porte Des Computers ouvrit la bouche. Je m´approchai. Ses yeux se vidèrent complètement. Une nuit s´écoula. Et puis les lettres défilèrent verticalement, sur une seule colonne.

Q

u

i

e

s

-

t

u

c

a

p

a

b

l

e

d

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a

i

m

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r

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.

.

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Et puis il retourna la tête vers le pilier, et se remit à marcher. Son front se replaca là où il était avant, et ses pieds se remirent à piétiner le sable. Je me rassis. Il creusa son trou, au fil des dizaines de nuits qui passaient, devant mon regard mort. Il s´enterra jusqu´aux épaules, jusqu´au menton, jusqu´au nez, jusqu´aux cheveux. Il s´enterra tout entier et s´enfonça encore, jusqu´à ce que je n´entende même plus les bruit de ses pas.
J´attendis encore, et puis, à quatre pattes, m´avançai vers le trou. Je jetai un regard et ne vis rien. Alors, je m´éloignai, j´allai sur la terrasse depuis laquelle nous scrutions l´horizon, Celle Qui Avait Des Doigts A La Place Des Cheveux Et Vice Versa et moi, en attendant le retour de Celui Qui Portait Des Computers. Et je restai là.
Et je restai là des nuits, des nuits, des nuits... L´odeur de tous Ceux-Là s´estompa petit à petit. Je les revoyais ça et là... Et je restais là. Je me rappelais.
. . .
. . .

. . .

. . .

. . .

. . .

. . .

. . .
Et un jour, une nuit, quelque chose apparut à l´horizon. Il vint vers la ville. Il passa l´arche de métal, regarda autour de lui, me regarda. Il vint jusque dans mon dos.
Et il brisa le silence, il brisa la bulle de souvenirs, il dissipa les mirages...
" Je suis Celui Qui A Des Marionettes Dans Les Yeux. Et toi, comment tu t´appelles?
-...
-...
-...
-...
-... Je sais pas.
Tu sais pas? Je vais te dire comment tu t´appelles. Tu es Celui Qui A Des Serpents Dans Les Yeux, tu es Celui Qui A des Armes Dans Le Coeur, tu es Celui Dont Les Paroles Tuent."

Puis il est parti.
Et moi, j´ai attendu. Et puis, à mon tour, je suis parti.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
06 juillet 2005 à 16:21:42

C´est très nul, tout va trop vite mais j´ai envie de conclure ce " truc", donc je m´y attèle. Suite donc, mais pas encore fin, sûrement une autre partie.
Enjoy(très probablement pas...^^)(mais j´éspère quand même^^)!

Rapidement, Jared comprend, je ne sais comment vu son état, que je n’ai pas particulièrement envie de rencontrer Alana ici, ni même ailleurs, et me laisse donc me balader tranquillement dans le « Silly ». Olivia me jette un regard et me fait la moue. Je la fixe quelques secondes puis me met à rire, ce qui a pour effet de l’entraîner à son tour dans un fou rire incontrôlable qui pousse Jared à la faire s’asseoir sur un tabouret posé près du bar.
Je pars donc en vadrouille à l’intérieur du bar et après avoir salué quelques connaissances, et avant que je n’ai le temps de m’en apercevoir, une jeune et jolie personne du sexe féminin m’entraîne doucement vers un salon du « Silly », à l’abri des regards. Là, je retrouve Clay, un ami de longue date, rencontré à l’université pendant une partie de poker ( que j’avais d’ailleurs lamentablement perdu… Clay m’a appris à gagner), Nila, que j’apprends être sa petite amie, Monica, une collègue de boulot sur laquelle je « travaille » depuis plusieurs semaines sans signe concluant d’avancée, et bien sûr Amy, celle qui m’a conduit jusqu’ici.
« -Hey, Kenny, mon ami, comment vas-tu ?
-Je vais. Comme un samedi soir. Le plaisir d’être ici en ta compagnie et en celle de ces charmantes créatures en plus.
-He he, ne va pas croire que Nila est disposée à faire quoi que ce soit avec toi. Par contre, en ce qui concerne ces deux demoiselles…
-Merci Clay, je crois que je vais me débrouiller tout seul. »
Alors que je continue de discuter avec Clay, qui semble légèrement éméché/cooké/sous ecsta ( rayez la mention inutile, si mention inutile il y a) et que Nila, assise à côté de lui, en train de lui caresser la cuisse, me jette des regards aguicheurs et fait passer sa langue sur ses lèvres, je jette par moments des regards vers Monica et Amy. Elles se sont allongées sur une banquette du salon que nous occupons tous et semblent plus préoccupées par la découverte de l’anatomie de l’autre que par la conversation, Monica semblant d’ailleurs en connaître un rayon et faire la leçon à sa partenaire. Ceci explique donc cela.
Fatigué de devoir sans cesse tendre l’oreille pour comprendre et entendre ce que Clay est en train d’essayer de me dire, ainsi que par les bruits incessants que font nos deux lesbiennes de service, je me lève soudain, m’excuse, et me rend aux toilettes. J’aperçois Nila qui fait de même auprès de Clay, celui-ci n’y prêtant pas attention, plus intéressé qu’il est par le spectacle donné par Monica et Amy.
Je ralentis pour que Nila puisse me rejoindre, ce qu’elle fait, et une fois devant les portes des toilettes, elle m’entraîne à sa suite dans celles des dames et nous enferme dans une cabine.
A la vue de mon regard mi-interloqué mi-excité, elle décide de prendre les devants et me plaque contre la porte de la cabine. Elle jette ma casquette et passe sa main dans mes cheveux, comme si elle avait deviné que mon cuir chevelu était d’une redoutable sensibilité. Je réponds à ce geste par un léger gémissement de contentement qui fait apparaître un sourire lubrique sur son visage, puis j’attrape sa cuisse gauche que je relève et j’embrasse ses lèvres fines et dessinées. Ma langue pénètre sa cavité buccale et elle s’entremêle à la sienne dans des mouvements circulaires. En même temps, elle déboutonne ma chemise pendant que je desserre la ceinture de son jean’s. Celui-ci enlevé, je lui caresse les fesses lascivement puis fait descendre doucement sa culotte. Nila passe ses mains sur mon torse et quand les miennes se rapprochent de son pubis, je sens ses ongles s’enfoncer au niveau de mes côtes. Pas encore. Elle m’embrasse à nouveau, puis je fais glisser ma langue dans son cou, jusqu’à ses épaules. Elle se recule légèrement, enlève son débardeur et m’invective de me remettre à l’œuvre en soufflant au creux de mon oreille. J’effleure doucement ses tétons, masse ses seins, tout juste parfaits, et elle se met alors à me caresser les fesses, puis l’intérieur des cuisses, pour arriver à mon entrejambes. Elle passe sa main sur mon intimité qu’elle sent se durcir au fil des secondes quand soudain, la porte des toilettes s’ouvre et l’on entend Clay hurler :
« -Putain Nila, t’es où ? ! Fais chier putain… Ferme-la Scott, ferme-la ! »
La voix s’éloigne et la porte claque.
Nos mouvements stoppés par cette interruption, nous demeurons alors figés l’un contre l’autre. Puis je la regarde, mes yeux trahissant mon embarras, et elle comprend rapidement que cela n’ira pas plus loin. Je l’embrasse sur la bouche, puis sur le front, et elle sourit vaguement tandis que nous nous rhabillons.

Je ressors des toilettes seul, sans même faire attention aux regards interrogateurs qui se fixent sur moi mais qui disparaissent quand Amy sort quelques secondes après moi. La soirée n’est pas finie.

Gamebreakers-B-
Gamebreakers-B-
Niveau 10
06 juillet 2005 à 17:22:35

Merci Skysoft pour le topic qui permet d´écrire une petite histoire sans avoir besoin de créer un topic et qui ne servirait pas au forum :)
Ainsi tout le monde poste ses textes ici ce qui évite de se retrouver avec je ne sais pas combien de topics du même genre :p)

~~~>>
Armé de mon couteau, j’avançais prudemment, sans un bruit, dans une sorte de couloir qui donnait sur une cours. Je vis un garde qui me tournait le dos ; je m’approchai discrètement et lui trancha la gorge. Son corps s’effondra, légèrement, en un dernier râle mourrant telle une plainte rauque et inarticulée. Puis j’essuyai ma lame maculée du sang de ma victime et la rangeai dans son fourreau.
Ensuite, je jeta un coup d’œil plus bas et m’aperçus que j’étais au-dessus de 3 membres d’une unité rebelle. Tranquillement je visai la tête du soldat isolé par ses 2 compères puis, appuya sur la détente. Le soldat tomba tel un pantin désarticulé. Je m’occupai ensuite de mes 2 autres ennemis. Je neutralisai le premier d’une balle dans la tête quand le second, alerté par la mort se son compagnon, fit alors volte-face et dégaina son arme. A peine avait-il eu le temps de tirer une balle que ; dans un brouhaha sonore ; je venais de vider mon chargeur dans sa direction ; son corps inerte tomba également à terre et mes douilles volèrent en éclat.
Je descendis ensuite les escaliers qui menaient à cette fameuse cours. Je continuais mon petit bonhomme de chemin, enjambant les corps gisants sur le sol ; desquels s’échappait une odeur âpre. Alors que je marchais, toujours mon arme à la main prêt à faire faire feu, on me tira dessus. J’étais touché… Mais je connaissais l’emplacement du tireur. Je pris une de mes grenades, la dégoupilla et la lança vers le tireur embusqué. Elle explosa et le déchiqueta ; la couleur rouge de son sang avait repeint les murs à proximité.
Je progressai vers la sortie, heureux d’avoir échappé à la mort, c’est alors que j’entendis des bruits de pas. Je me cachai derrière un bloc de pierre et je vis une escouade ennemie qui patrouillait non loin de moi ; la pression entremêlée de peur était à son paroxysme. Je pris donc mon courage à deux mains et sortis de ma cachette en ouvrant le feu sur l’escouade. Les cinq officiers rebelles périrent ainsi… Enfin je vis la sortie, ce qui voulait dire que mon calvaire était terminé.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
06 juillet 2005 à 17:28:19

Mais derien, c´est en effet le but : regroupe des histoires qui ne valent pas un topic^^.

En ce qui concerne la tienne, c´est assez sympa, mais court. De plus, fais attention à la conjugaison et à la syntaxe. Essaie aussi de décrire les lieux, les émotions du héros, car là, tout va un peu vite. Mais c´est aussi parce que c´est court^^.
A retravailler donc si tu veux, tu peux aisément l´améliorer.

Gamebreakers-B-
Gamebreakers-B-
Niveau 10
06 juillet 2005 à 17:55:25

Merci beaucoup!
Mais enfait je jouais à Killzone et j´ai subitement eu envie d´ecrire et je n´ai pas trop cherché à décrire les sentiments du personnage, le cadre spatio temporel mais plutôt à parler de l´action :)

Gamebreakers-B-
Gamebreakers-B-
Niveau 10
06 juillet 2005 à 17:56:20

Oups, j´ai oublié..!
Merci de tes conseils, ce ne m´est même pas venu à l´idée de développer plus l´histoire :ok: !

Je vais y penser histoire de l´améliorer :)

Merci encore !

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
06 juillet 2005 à 17:59:17

De rien du tout encore, on est là pour ça^^. :ok:

HaZck
HaZck
Niveau 10
06 juillet 2005 à 18:03:16

Lol Teen ! toi, ici ^^ Avec cette histoire =) C´est cool :)

redsissi
redsissi
Niveau 10
07 juillet 2005 à 07:30:58

Ce qui me " tanne" avec ton habitude de poster loin à loin des trucs c´est que je suis obligée de tout relire ce que t´as fait avant parce que ça date trop... pis j´en lis tellement que je me souviens plus trop... bon ça fini par revenir à la relecture mais bon...
là je suis trop crevée pour relire et lire donc je repasserai... mais je fais un petit :up: pour pas oublier de la lire...

tidus88
tidus88
Niveau 7
07 juillet 2005 à 20:52:55

voila un petit texte écris ya pas si longtemps. J´espère que ca vous plaira.

Reflet

Je regardais le ciel et ses étoiles aussi brillantes qu’un feu de bois. Le vent faisait voleter ma mèche de cheveux rebelles. J’étais couché sur le banc situé sur la digue de la mer Reflet. C’était une étendue d’eau généralement calme qui, quand on la regardait, laissait apparaître devant nos yeux une copie conforme du ciel. Depuis que j’avais l’âge de huit ans, je venais chaque jour au même endroit pour admirer le même spectacle à chaque fois : je ne m’en lassais jamais. Mais cette nuit là, elle n’était pas comme toutes les autres : ce fut la plus extraordinaire de toutes. Je ne l’oublierais jamais et la raconterais tous les jours s’il le faut.
Cette nuit là, j’étais venu me détendre après une grosse dispute avec mes amis : je les avais quittés sans pardonner leurs erreurs. Mais une chose me rendit le sourire : une des étoiles que je fixais avait soudainement, comme par magie, quitté son emplacement et avait commencé un petit voyage dans le ciel noir de la nuit. Je la suivais des yeux hypnotisé par sa danse céleste. Elle laissait derrière elle, une traînée brillante qui permettait de retracer tout son chemin.
Soudainement, elle disparut de ma vision et bien que j’essayais de la retrouvé grâce à sa traînée, je ne pus la retrouver.
Me levant pour mieux la rechercher, je fit quelques pas sur le sable fin de la plage et avançai encore et encore. Sans m’en rendre compte, j’avais atteint la mer et des vagues venait se briser sur mes pieds. C’est alors que mon regard se porta sur l’horizon : une lumière étrange s’était allumée au loin. Elle me semblait presque irréaliste mais pourtant, celle ci m’attira étrangement. Alors sans hésiter, j’avançai, m’enfonçant de plus en plus dans l’eau. La lumière semblait m’appeler mais quelque chose frôla mon pied et instinctivement, je voulut regarder. C’est alors que dans l’eau noire se refléta ce qui se trouvait au-dessus de moi : Une énorme météorite ( sûrement l’étoile que j’avais observée plus tôt) flottait dans les airs et tombait à une vitesse hallucinante. Je compris alors que la lumière qui était apparue au loin n’était autre que le reflet de ce rocher céleste incandescent. Tout sembla alors se ralentir autour de moi. En courant vers la plage, la météorite toucha la surface de l’eau et une gigantesque vague se forma dans mon dos. La dernière chose que je vis en faisant face au danger, ce fut mon reflet dans ce mur d’eau qui avançait à toute vitesse.
Depuis ce jour, je raconte cette histoire à tous les passants, sachant pertinemment bien que ce que je leur racontais leurs étaient arrivé à eux aussi. Je devais sûrement trouver une certaine fierté à avoir été la première victime de cette horrible catastrophe. Pourtant beaucoup de regret pèse sur mon âme : le fait de ne pas avoir revu mes amis ce jour là me fait toujours aussi mal. Pourtant je leur pardonne leurs erreurs mais eux m’ont-ils pardonné ? ?? C’est une question à laquelle je ne trouverais pas de réponse à moins de les rencontrer. Mais là, j’espère que ce sera le plus loin possible du moment où je vous raconte cette histoire car finalement, si vous entendez cette histoire, c’est que vous avez subit le même sort que moi. Maintenant je vous dis au revoir et bon voyage. N’oubliez pas que vous pourriez regretter beaucoup de choses quand vous ne pourriez plus rien y changer.

HaZck
HaZck
Niveau 10
07 juillet 2005 à 23:36:05

J´aurais pu mettre ma nouvelle ici, mais trop tard, désolé...

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
11 juillet 2005 à 18:20:13

lol Sky vraiment intriguant comme récit et bien écrit contrairement a ce que tu dis. J´attends la suite!

Omegalpha313
Omegalpha313
Niveau 9
11 juillet 2005 à 19:19:54
    • Absurde Système***

Aujourd’hui je veux parler d’un sujet vaste
Il s’agit de notre planète , de la vie qu’on y mène
Et à quoi le système de notre pays nous amènes
Et bien je dit amen car quand j’y réfléchit ça me dévaste

C’est une mentalité qui est en train de se développée
Qui est à la source de cette croissante défaillance
De la Terre rendu cassante comme de la faïence
Et à l’avenir il faudra faire preuve d’une vaillance démesurée

Et oui la terre à une vie et en est rendue à son aurore
Et moi j’vous dit, je suis pas pessimiste mais réaliste
Et objectif malgré un texte subjectif noir comme la mort
Mais fort, dur comme de l’or je le de-acor, mais le pire est encore sur ma liste

Les affinités de l’humanité entre elle ne sont que passagères et illusoires
La vérité qui perdure dans le temps est que l’homme est un loup pour l’homme
Tu n’a qu’à étudier l’Histoire pour voir notre vraie histoire
Elle est plutôt triste et ennuyeuse…Telle que la notre le sera, pauvre pomme !

Regarder ce système magnifique dans lequel on est entraînés
Dommage que c’est un cercle vicieux marchant comme un trou noir
Qui est pour moi à l’origine du Big Bang , et du commencement
Comme le notre, la vie arrangée ( par hasard ? ) par les changements
De la matière qui nous à fait passer du singe à l’homme pour promouvoir
Une fin longue mais assurés de la vie sur Terre seule dans l’Espace et l’Infinité…

Regarder donc les infos : fatigants non…C’est vrai les fait divers
Ne sont plus vraiment divers, et si seulement il ne passaient qu’en hiver
On serai accablés, désespérés par leurs horrible surinformation
Voir des génocides en action, 3 kamikazes par jours, les flics en faction…

Mais en voir tous les jours nous abrutis ce qui fait qu’on s’habitue à tout
La preuve, on arrive à un max. de racisme et à aimer Sarkoko
Et même à faire arriver un Le Pen et son parti Le Front National fou
En concurrence aux élections, ça me fait de la peine de voir les gens barjos

Heureusement avant ils étaient guidés dans leur vie déséquilibrée
Par quelques personnes qui savent donner des plaisances
Qui montent le droit chemin et qui savaient embellir les vies attristés
Par les politiques et les stars abaissant l’importance du peuple de France

Malheureusement ces personnes font partis maintenant du passé
Et faut réaliser que d’autres gens devront se mettre en avant
Pour les succédés, car c’est ce qu’ils voulais réaliser :
Faire comprendre aux gens qu’ils sont en démocratie
et plus sous la monarchie d’Antan !

allez venez observer votre monde
admirez l’ombre de l’onde
qui se prolonge tout du long
et jusqu´au plus profond de votre de-mon
pourrissant son cœur même tel un démon
qu’elle reflète ce rayon vers la population
qu’elle héberge depuis peu de temps de sa vie
mais qui la fait vieillir et dépérir tel un cancer :
un VIRUS
et elle ne peut plus rien faire
à part se sacrifier pour le buter pis
voilà peut-être la raison de sa réaction
et des troubles catastrophiques :
la Terre est mélancolique
et nous trouve apathiques
vous me trouver sûrement pathétique
de mépriser ainsi mon espèce
mais c’est parce que je la considère pittoresque
quand je l’analyse sans sentiments et avec recul
elle fait partie de la Nature mais c’est plutôt son cul
mais si je décidait de vraiment critiquer l’Humanité
j’aurai de quoi écrire, mais ça n’irait pas avec l’Humanisme
et je passerai pour un partisan du fanatisme !

refrain :
Aboutissement d’une intoxication
la planète passe en discrimination
après une pétition avec la Nature
elle nous met en pleine pâture
aux catastrophes naturelles.
En espérant fortement,
que notre espèce charnelle
soit en avortement
avec notre univers matriciel.

Pour compléter cette liste satirique mais véridique
De description existentielle insensé qu’est notre vie
Sans sens, tu le sent maintenant, allez va s’y dit le que
Ta vie n’est qu’un trou recouvert que par les plaisirs finis

Et que si ces contentements sont ravisés ou fissurés
Vous finissez vite par tomber dans ce trou, cette réalité
Vous foutra dans la haine et la dépression
Et vous poussera dans la compréhension
De ces rappeurs aux mots rebelles qui baignent
Depuis perpète dans cette consciente merco qui te saigne
Tôt ou tard si tu sort un peu trop du troupeau
Et oui la démocratie sait faire la peau !

Au final écoute moi bien c’est pour ton bien :

Tu n’est libre que si tu suit la voit qu’on t’indique
On n’est qu’égaux que devant les bourreaux
Il est temps de te mettre la tête dans un sceau d’eau
Si tu n’est pas d’accord avec ça tu te fera buter par les flics

Aboutissement d’une intoxication
la planète passe en discrimination
après une pétition avec la Nature
elle nous met en pleine pâture
aux catastrophes naturelles.
En espérant fortement,
que notre espèce charnelle
soit en avortement
avec notre univers matriciel
BIS

__________________________________________________
________________

Ma rythmique rime avec le logarithme de ma technique
Je n’ai pas d’expérience mais je m’en balance
Car ni en l’amour ni au futur je ne crois
La vie n’est pour moi qu’un lourd poids
Ou plutôt ma foi comme un plat froid
Irrécouvrable et immangeable

Mais te leurre pas :
Profite de la vie tant qui en a

Ma silhouette d’Omega pue le caca et vous fout le fard-ca
Mais celle de l’Alpha me fait apparaître à la fois
Comme un Bouddha sans Karma et un Renégat !

  • Omegalpha313*
SkySoft
SkySoft
Niveau 10
21 juillet 2005 à 14:08:43

Petit interlude perso entre la deuxième et la troisième partie de cette nouvelle toujours sans titre...

Je craque. Je n’ai qu’une envie, c’est de me faire du mal. Me faire souffrir pour que ce qui s’insinue en moi soit remplacé par quelque chose de plus intense, de plus douloureux. Mais c’est impossible. Car rien ne peut me faire plus mal. Ce que je ressens en ce moment dépasse mon entendement, surpasse tout ce que j’avais imaginé, aussi bien en terme de douleur physique que psychologique.
Je voudrais me fracasser la tête contre un mur, me taillader le bras avec un scalpel, me lancer de tout mon poids dans une glace et que les bris de verre retombent sur mon corps pour se planter un à un, faire couler mon sang, chaud, et qu’il glisse le long de ma peau pour ne toucher le sol qu’à mon dernier souffle.
Voilà ce que je désire. Mais je ne le peux pas. Parce que je suis faible, parce que je suis peureux, parce que je souffre déjà assez comme ça ou parce que je veux rester en vie. Même si cette vie m’est insupportable. Même si je ne trouve rien de bon à y faire, même si je ne peux y aimer, même si je ne peux y être aimé, elle s’accroche à moi et me retient. Elle semble jouer avec moi comme avec une marionnette, tirer les fils de ma vie, parfois avec un sadisme qui m’exaspère. Non je ne contrôle pas mon existence. Non je ne domine pas mes sentiments. Oui ma vie n’est pas celle dont je rêvais, dont je rêve, dont je rêverai toujours car elle demeurera une illusion, l’image utopique qu’un idéaliste se fait de ce qui lui est donné de vivre.
Jamais je ne pensais en arriver là. Jamais je ne me suis dit que je souffrirai au point de ne plus vouloir souffrir. J’ai déjà vu la mort en face. Pas la mienne, mais d’assez près pour comprendre. Et même si cela m’effraie, je ne suis pas en mesure de dire si je pourrai continuer longtemps à lui faire face comme je le fais.
Il aura suffit d’un mot, d’un son, d’une parole, d’un désir pour me plonger plus bas que terre, pour m’enfermer dans les ténèbres, pour que je ne remonte jamais. Et même si je suis en mesure de l’écrire, il n’empêche que rien ne sera plus jamais comme avant.
J’imagine que je sais ce que je dois faire. Aller de l’avant, ne pas demeurer dans le passé, vivre la vie comme elle vient et profiter. Comme mon âge me le conseille. Comme ma situation l’exige. Mais ça me paraît impossible. Impossible car on ne change pas. Tout du moins on ne change pas volontairement. Alors si mon évolution vient un jour, si du passé je parviens à tracer une nouvelle route, cela se fera sans y penser. Mais si jamais cela arrive, ce dont je me permets de douter avec amertume, beaucoup de sacrifices auront très certainement été nécessaires. Des sacrifices de ma part, au niveau de ce qui m’entourera, de ceux qui m’entoureront. Et de ce qui se passera en moi, au niveau aussi bien de mon cœur, que de mon cerveau. Et ça, je n’en suis pas capable. Pas pour le moment.
Car même si je sais que j’emprunte le mauvais chemin, que j’use le mauvais raisonnement, que je ne suis pas la bonne marche à suivre, je vis dans le passe. Je vis avec le passé. C’est de lui dont je suis le plus proche, c’est lui que je parviens le mieux à appréhender. C’est lui qui me donne le moins de sueurs froides, même si c’est lui qui me fait le plus souffrir. Et c’est aussi de lui que je devrais tirer des enseignements. Que je devrais apprendre, sur la vie, sur moi, pour parvenir à ne pas réitérer les erreurs que j’ai pu commettre et prendre de nouveaux départs. Mais ça aussi, j’en suis toujours incapable. Si pour certains, le passé est une source de joie, même dans la peine, car les souvenirs leurs rappellent de bons moments, ou leur font se dire qu’ils avancent dans le bon chemin, pour moi, il ne m’amène qu’à revivre ce qui me hante. Il me donne l’occasion de revoir des scènes, de ressentir à nouveau les mêmes sensations, les mêmes sentiments. Et tout ce qui se passe en moi s’exacerbe alors pour être comme démultiplié, transformé, amplifié.
Souffrir. Voilà mon maître mot. Il est ce que je veux. Il est ce que je vis. Il est ce que j’ai vécu et ce qui ne me quitte pas.
Quand les oiseaux prennent leur envol, quand ils quittent une région pour migrer vers des contrées plus accueillantes, le font-ils uniquement pour la chaleur qu’ils y rencontreront ? Ou préfèrent-ils quitter un lieu car il est pour eux trop douloureux d’y rester plus longtemps ?

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