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Textes

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
21 février 2005 à 13:14:16

Même style que le précédent de ma part, mais aucun rapport entre les 2 niveau histoire.
Toujours une sorte d´exercice de style, mais je ne suis pas capable d´écrire autrement en ce moment, donc...

Il neige. On est pourtant pas dans une région pourtant réputée pour des précipitations de ce type, et pourtant il neige. Je voudrais rester dehors à la regarder tomber, mais il fait froid et j’ai promis à Terry et Bruce que j’allais leur payer un verre.
Après avoir déambulé quelques minutes dans une rue en pente qui me rappelle celle que je devais descendre pour aller à l’école, quand j’étais plus jeune et encore innocent, nous décidons de pénétrer dans un bar, à l’ambiance tamisée et assez austère.
Nous saluons le barman comme si nous étions des habitués et nous installons à une table.
Personne ne dit mot, si bien que je peux profiter de l’ambiance sonore particulière de l’endroit. Les enceintes installées un peu partout diffusent du R’n’B et la télévision accrochée en hauteur nous propose un match de boxe thaïlandaise. Je m’y intéresse quelques instants, voit un jeune type blond donner un violent coup de pied retourné à un grand type noir et l’étaler à terre, puis détourne mon regard de la télévision pour me pencher vers Terry.
« -J’ai froid…
-Je sais, moi aussi. Mais au moins, je n’ai pas faim.
-Et tu trouves que c’est un avantage ?
-Je n’en sais rien. »
Bruce intervient
« -Je vais aux toilettes.
-Attends, on vient avec toi. »
Terry se lève en même temps que Bruce et me prend par le bras pour m’emmener à sa suite. Au même moment, je vois le barman qui s’apprêtait à venir prendre notre commande retourner vers ses bouteilles.
Les toilettes sont installées profondément dans ce bar. Tout du moins c’est l’impression que j’en ai. Ma vue est basse, je suis désorientée et j’ai froid. Mais je n’ai pas faim.
« -Ferme la porte. lance Terry à Bruce.
-C’est fait. » Il dit en enfonçant le verrou qui se coince dans un léger cliquetis.
Terry sort une petite enveloppe de sa veste, puis un petit miroir de poche sur lequel il verse le contenu de l’enveloppe. Une poudre blanche se déverse sur celui-ci et Terry trace trois lignes de sa cocaïne avec les allumettes du bar qu’il a pris sans que je ne m’en aperçoive.
« -Vas-y Clay, je crois que tu en as plus besoin que nous !
-Non, vas-y toi, je… ça va aller.
-Tu rigoles ou quoi ? Tu es encore plus blanc que la coke ! Allez, vas-y. »
Je comprends bien dans ces mots que je n’ai pas le choix, et que même si je l’avais, je devrais le faire, parce que Terry à raison, parce qu’en me regardant dans un miroir, je me suis presque fait peur, parce que je suis crevé, parce qu’une longue soirée nous attend, et parce que je suis en manque.
Je m’approche du miroir de poche, y voit mon visage clair et mes cheveux blonds traversés par les lignes blanches, puis me penche vers la première ligne. Bruce, qui n’avait jusqu’ici fait que contempler la scène et se pisser sur la main car il tremble comme une feuille, me tend péniblement un billet de vingt dollars qu’il a sorti de sa poche. Je le prends et le roule lentement en un tube court et fin, puis me penche encore plus vers la ligne.
J’ai la tête qui tourne, si bien que je la casse.
« -Putain Clay, magne-toi !
-Du calme Bruce, c’est bon, on a le temps. Allez Clay, t’en fais pas, fais-toi la deuxième. »
J’aurais préféré qu’il m’engueule, me pousse contre la porte des toilettes ou m’injurie, mais il me regarde avec un sourire béat.
« -Ouais. Je fais. C’est bon. »
A nouveau, mon visage descend lentement vers la poudre immaculée, le billet roulé se place alors à son extrémité, mon nez comme collé au billet, et j’aspire le plus fort que je peux tout en parcourant la ligne avec le billet. Puis je relève la tête, rends son billet à Bruce et regarde Terry. Celui-ci lève la main et la passe sous mon nez pour m’enlever les quelques restes de poudre qui brillent au-dessus de ma bouche.
« -C’est très bien Clay. On va pouvoir y aller alors. »
Nous nous apprêtons à sortir des toilettes après que Bruce et Terry se soient fait chacun une des lignes restantes. Puis des gouttes de sang perlent de ma narine gauche, et je les essuie avec le revers de ma manche. Terry ne l’a pas remarqué et c’est tant mieux.
Nous sommes de nouveau dans le bar mais nous n’avons plus soif, si bien que nous décidons d’en sortir aussi sec, non sans avoir reçu un visage inquisiteur de la part du barman.
Une fois dehors, je lève à nouveau les yeux vers le ciel ; il neige toujours, et le sol est désormais recouvert d’une fine pellicule de cristaux. Je regarde Bruce et Terry qui se dirigent déjà vers la voiture pour se rendre à la boîte, le « Tricks ».
Encore une putain de longue nuit.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
22 février 2005 à 12:58:10

Un " léger tout pitit même qu´on le sent à peine passer" up pour que l´on puisse voir le " prologue non terminé" de Exbiquiou, le mini-"conte" de Vil et ma bouse...

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
02 mars 2005 à 15:57:57

Hello hello !

Ben j´ai lu les nouvelles que tu m´a filée hier sky ( d´ailleur mon opérateur ne voulait pas que je t´envoi de message :( ) Et je dis que pour des " essais" c´est franchement agréàble à lire ( si ! si ! ) Histoires sans queu ni tête mais qui se laissent facilement " pénétrer".

Ma favorite est " longue nuit" glauque mais chouette :)

( pour les pd tu t´es inspiré de qui ? . .. Skyounet ? )

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
02 mars 2005 à 17:09:13

Ton opérateur m´en veut...? Chuis trop triiiiiiiiiiiiiiiste...!!!!!^^ Bizarre en tout cas...
Merci en tout cas pour le commentaire : vrt sans queue ni tête mais j´ai du mal à écrire autre chose en ce moment... Mais c´est agréable à écrire, et ça se pond vite : 25 minutes en moyenne pour chaque a peu pres.

Lol, pour les pd... bah dans les bouquins de Bret Easton Ellis toujours^^. Tlm couche un peu avec tlm ( surtt ds " Les lois de l´attraction"!^^), donc voilà...
Je n´oserais pas nous mettre en scène Breezounet, je risquerais l´attentat à la pudeur... Grrrrrrr...

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
02 mars 2005 à 17:17:06

L´agent zéro-zéro-sexe n´aura jamais le dernier mot avec moi

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
30 mars 2005 à 18:06:22

Un matin graphiquement linéaire. Wyne Daoz sort de sa mise en veille. En se réveillant le matin à 7h, il fait une backup puis il se lève à 11h en repartant à l´état sauvegarde. Sa dernière pensée avant de sombrer dans le sommeil est " shutdown completed". Il appuie sur le mauvais bouton dans l´ascenseur et cherche le bouton CANCEL, ne le trouvant pas il s’étonne de la pauvreté de l´interface utilisateur. Il double-cliquez sur les boutons d´ascenseur.
Il prend le chemin d’accès escalier.exe et pénètre dans le système ‘’home’’. Quand il un livre, il appuie sur la barre d´espace pour tourner les pages. Le processeur surchauffe et Wyne fait ouvrir une fenêtre. Il se produit un GELURE SYTEM et quand il ferme la fenêtre, ses doigts se mettent automatiquement en position F4. Le mobilphone sonne et une I.A demande un sondage. En parlant des nombre ronds il pense à : 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, . .. 65536.

En train, il regarde le scrolling du paysage. Wyne Doaz entre en veille après un scan-disk de ses pensées. En essayant de s’endormir il pense à : sleep ( 8*3600); / * sleep for 8 hours */ -. Il rêve en 256 palettes de 256 couleurs. Un virus entre dans le compartiment et le met en tension. Il compose un numéro IP en essayant d´appeler quelqu´un au téléphone pour qu’un antivirus vienne.

Non seulement il vérifie son email plus souvent que sa boite aux lettres, mais il se rappelle plus facilement de son adresse email que de son snail-mail. Il rédige vos chèques en hexadécimal

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
14 avril 2005 à 22:13:25

Texte écrit directement dans la fenetre de mess, donc aucune idée de sa longueur, ni des fautes... Il est mauvais mais j´ai trop besoin d´écrire...

[ Fais moi sourire... ]

Il était un temps où j´avais trouvé une raison de vivre...
Il était un temps où dès que j´allais mal, une seule pensée pouvait me ramener immédiattement à la réalité et la rendre plus belle...
Il était un temps où je vivais...
Ce temps est révolu...

Toi qui me faisait me surpasser, dépasser mes limites, fais moi sourire...
Toi qui m´a fait connaitre ma plus grande joie, mon plus grand bonheur, fais moi sourire...
Toi sans qui je n´aurais pu passer certaines épreuves, fais moi sourire...

Tout peut parfois paraitre si simple. Tout peut parfois paraitre si beau. Tout peut parfois paraitre si agréable. Tout peut parfois s´effondrer si rapidement...

Toi que j´ai tant aimé et tant chérit, fais moi sourire...
Toi que j´ai dans la peau et qui me le rendait si bien, fais moi sourire...
Toi qui est mon unique véritable lien avec cette vie, fais moi sourire...
Toi qui pouvait si simplement me rendre les yeux brillants, fais moi sourire...

Toi. Ni plus, ni moins. J´ai toujours cru qu´il n´y avait que toi à importer vraiment. J´ai toujours idéaliser notre relation. J´ai toujours voulu croire que tu étais ma moitié, mon essence, ma chair, mon coeur, ma vie...

Toi qui hier me donnait tant de bonheur, fais moi sourire...
Toi qui il y a quelques temps encore me faisait penser qu´une raison d´être ici existait, fais moi sourire...
Toi qui aujourd´hui me met les larmes aux yeux, fais moi sourire...

Plus de raison d´y croire. C´est ce que je me dis. J´ai pris des coups, me suit toujours relevé, même ce soir, même quand je n´en avais pas envie. Mais je suis aujourd´hui à terre, et je ne vois aucun moyen de me remettre debout. Ni moyen, ni raison, ni envie.

Toi que je connais depuis si longtemps, fais moi sourire...
Toi qui en réjouit tant d´autres, fais moi sourire...
Toi que je voudrais n´avoir que pour moi, fais moi sourire...
Toi que je dois partager et qui me fait tant souffrir, fais moi sourire...

J´ai comme l´impression que c´est la fin. Pourtant je ne le veux pas. Aurais-je encore la force de me battre? Je ne le sais. J´ai toujours essayé de lutter, même dans l´adversité, j´ai toujours voulu prouver que je te méritais, que ma place n´était pas usurpée, mais on me met tant d´épreuves que j´ai peur d´abandonner...

Toi, le sport qui m´a aidé et auquel je dois la vie, toi le basket, ne me laisse pas tomber..
S´il te plait, fais moi sourire...

leyla-_-
leyla-_-
Niveau 3
16 avril 2005 à 14:09:55

Azerty, je pense pas que leur faire la même chose servirait à grand chose...

Mais bon la justice existe dans un contexte social mauvais, donc, elle est elle-même intrinsèquement mauvaise, quelle que soit la peine infligée. :o)) .

Jesus
Jesus
Niveau 11
13 mai 2005 à 16:29:52

Bon voilà un texte que j´ai écris, pas tres developpé, donc je vais pas en faire un topics, surtout que c´est relativement confus et bizzard:

La vie m’était belle, jusqu’à ce que mon guérisse.
J´étais un jeune homme innocent, et je vivais dans un monde magnifique, où les arbres se confondaient les uns avec les autres. Les hommes n’avaient nulle cicatrice. Une société d´harmonie, où les distinctions étaient subtiles, et le mélange constant. Les lettres, si précieuses, perdaient leurs sens avec la distance. Sentiments, paroles et soupires prenaient alors toutes leurs réalités, chaque vibration se mêlait au bruit du vent, nous étions uniques, nous étions ensemble.
L´autre ne nous faisait pas peur, les couleurs et les formes de chacun s’assemblaient naturellement avec son entourage. Le lointain laissait place à toutes les interprétations, l´intuition et l´imagination de chacun menaient à toutes les anticipations, on ressentait le monde plus qu´on ne le voyait. Les imperfections n´existait plus tout était clair, les formes étaient le fond.
Et j´écoutais toujours le monde, et les autres dialoguaient.
Mais un jour les hommes sont devenus muets, la nature seul m´accordait sa présence, nous parlions encoure et toujours, et nous nous écoutions, nous nous connaissions par coeur.
Mais le monde des hommes s´assombrissait, et il me devenait chaque jours plus dangereux de m´y aventurer, un monde hostile et silencieux auquel je devais m´adapter.

Et ils m´ont guéris ces quelques blouses blanches qui me plaignaient, ils ne comprenait pas comme j´avais pus survivre jusqu´à maintenant.
Et aujourd´hui je suis guéris, aujourd´hui tout est séparé, chacun fait bien attention à ne pas toucher son voisin, même la nature n´a plus d´harmonie, à peine une sculpture organisé selon quelques règles esthétique choisit par quelques entités hasardeuses, et les hommes ne sont plus qu´apparences. Blessés de partout, ils n´ont plus que cicatrices, rides et regards vides.

Oui aujourd´hui je vis dans un monde hostile, oui aujourd´hui je porte des lunettes.

Zech.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
13 mai 2005 à 16:43:01

C´est... très troublant et étrange en effet...
Le style est agréable, même si la lecture est heurtée car on s´y reprend souvent à deux fois pour bien comprendre ( même si on ne comprend en fait pas vraiment...lol^^). la deuxième lecture en intégralité est plus agréable, mais tout reste tout de même très énigmatique...
Pas ma de fautes d´orthographe sinon, mais ça ne gêne pas vraiment la lecture.
En gros, la forme est plaisante, mais le fond est difficile à assimiler...lol^^.

Jesus
Jesus
Niveau 11
13 mai 2005 à 16:48:55

:lol: bah oui en fait j´ai eu mes lunettes à 17ans et j´avais une vision trs mauvaise, mais ayant appris à vivre sans je ne m´en rendais pascompte, et c´est un vrai boulversement dans ma vie que le fait qu´on m´est donné dans la tête et personnellement je n´aime pas bien voir, je préfère ma vision de myope qui est tres troubl mais bien plus jolie que la réalité.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
13 mai 2005 à 16:50:26

J´imaginais bien que c´était un truc dans le genre, mais tes précisions sont les bienvenues...^^

Craquage au niveau de l´anonymat avec la signature...looooooool

Moscovitz
Moscovitz
Niveau 4
13 mai 2005 à 17:00:56

SkySoft, ton histoire sur Terry et Clay n´a ni queue ni tête ! C´est bien les trucs originaux mais il faut quand même qu´il y ait un minimum de sens ! A quand la fin ?

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
13 mai 2005 à 17:04:57

Lol, ya pas de fin, c´est des exercices de style les petits trucs que j´ai posté ici, des entrainements ( en quelque sorte) avant la plus longue nouvelle dans le meme style que j´ai posté, intitulée " Jusqu´au bout" ( quoi quoi quoi??? Qui a dit que j´fasais d´la pub???^^).
Et puis si ça a du sens... Enfin pour quelqu´un connaissant le style de BEE, ça peut en avoir...lol.
Bon ok, c´est un peu sans queue ni tête, mais j´aime écrire ça!

Moscovitz
Moscovitz
Niveau 4
13 mai 2005 à 17:10:24

:lol: toi, tu me fais marrer ! :rire:

Jesus
Jesus
Niveau 11
14 mai 2005 à 13:55:23

un petit :up:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
19 mai 2005 à 16:41:24

Absolument sans queue ni tête...(ça va pas plaire à Moscovitz ça^^) Courage à ceux qui vont lire^^, et merci surtout.
Court je crois, donc ça va...lol Enfin z´allez voir...

La bouche pâteuse, la tête comme dans un étau, une étrange sensation dans le bas-ventre, je tente de m’extirper du lit dans lequel je suis couché, tandis que j’entends un bruit d’eau qui coule en provenance de la salle de bains.
Sans chercher à savoir qui de Nina, Jill ou même Ethan ( ce qui expliquerait cette douleur que je ressens dans le bas du dos) a passé la nuit avec moi, je me lève avec difficulté, enfile un jean’s, passe une veste blanche et sans prendre la peine de me regarder dans le miroir, je sors de la chambre d’hôtel que j’occupe et je descends dans la salle du restaurant.
Je m’assois à une table, passe la main dans une poche du jean’s et trouve par miracle un paquet de cigarettes. Alors que je me rends compte que je n’ai pas de briquet, un serveur vient à ma rencontre :
« -Vous désirez ?
-Euh, ouais… Un jus d’orange, et euh… un café. Ah, et des allumettes. S’il vous plait.
-Bien monsieur. »
Le type, un grand brun, mince, très beau, parfait sosie de Keanu Reeves, repars d’où il vient et je remarque que la salle est presque vide.
Seules deux tables, en plus de la mienne, sont occupées : l’une par un couple de jeunes gens, tous deux magnifiques, elle blonde, avec des lèvres fines et dessinées, lui brun, le visage carré mais avec une expression de douceur ; l’autre par une vieille femme, habillée très chic en tailleur blanc Armani, coiffée comme si elle sortait d’un grand salon parisien.
Alors que je parcours la salle et ses occupants des yeux, je repère Helena qui descend les escaliers. Je saisis alors la carte, fourre mon visage dedans, et quand je vois qu’elle sort de l’hôtel, la mine défaite, je pousse un ouf de soulagement et reprend une posture cool.
Le serveur m’apporte mon café, mon jus d’orange et dépose les allumettes. Je le remercie d’un geste de la tête et il s’en va de nouveau, comme une machine. J’allume une cigarette, aspire doucement puis souffle la fumée lentement, comme si cela me procurait un quelconque plaisir. Je tente de m’imaginer ce que celle-ci peut représenter comme on le fait avec les nuages, puis me laisse retomber lourdement dans mon fauteuil. Je bois une gorgée de café, trop chaud, je me rafraîchis alors avec le jus d’orange qui ne fait qu’accentuer mon mal de tête… trop acide.
Après avoir fini ce petit déjeuner light et avoir fumé ma cigarette, je me lève, fait un signe de tête au couple encore en train de s’observer tendrement l’un et l’autre, ils me le rendent et, satisfait, je remonte.
Arrivé en haut, je constate que la salle de bains est libre et que personne n’est présent dans la chambre. Après m’être demandé pendant quelques instants si c’était un bien ou un mal, je me dis que je suis trop fatigué pour faire quoi que ce soit avec qui que ce soit et j’allume la télé. Je mets MTV, regarde quelques clips, parmi lesquels le nouveau « No doubt », puis je me recouche, et m’endort en quelques instants.

Après ce qu’il ma semble être une dizaine d’heures, je me réveille. Je me lève, me dirige vers la fenêtre et observe la rue sur laquelle est située l’hôtel. Des voitures, toutes plus classes, puissantes et chères les unes que les autres sont garées le long du trottoir ; sur celui-ci, des piétons, des personnes en rollers, se baladent, le visage tourné vers la mer et le ciel d’un bleu magnifique et un avion avec un message passe au beau milieu des nuages : « Devenez ce que vous êtes ».
Je reste quelques instants perplexe face à la vitre. Un groupe d’enfants qui passent me voit à la fenêtre. Ils me font des signes que je repère au bout de quelques secondes. Amusé, je souris et leur fait un salut militaire maladroit qui les fait rire et ils repartent en direction de la plage.
Je me détache de la fenêtre avec difficulté, tant une impression de sérénité et de calme se dégage de la vue que m’offre ma chambre, et retombe à l’intérieur de l’hôtel.
Reposé et détendu par ma « sieste », je décide d’aller faire un tour au club de gym de l’hôtel.
Je me change alors, enfile un survêtement, un polo, des chaussures de sport et prends mon walkman.
Après avoir erré quelques minutes, les couloirs se ressemblant tous, je me retrouve dans la salle de sport pratiquement vide de monde, mais remplie de machines : des tapis roulants, des rameurs, des haltères,…
Je m’installe sur le StairMaster 2000 dont j’ai vaguement entendu parlé. Le son des Fugees me parvenant aux oreilles, mes cuisses et mes mollets se contractent au rythme des marches artificielles que me fait grimper l’appareil. Quand je sens mes muscles durs et que l’acide lactique fait son effet, je m’arrête, m’éponge le front et les bras avec la serviette qu’un employé, blond et bronzé, m’apporte puis retourne dans ma chambre.
Je me déshabille, prend une longue douche chaude et revigorante, me sèche dans un peignoir de l’hôtel puis m’habille.
Je mets une dizaine de minutes à choisir mes vêtements et finit par opter pour un costume bleu marine Gucci, une chemise blanche Ralph Lauren et des Nike Air Zoom Turbulence. Je jette à nouveau un coup d’œil par la fenêtre, comme pour m’imprégner du calme qui se dégage de la rue, laisse un mot pour que la femme de ménage ne fasse pas le lit puis sors de la chambre.
J’emprunte les escaliers que je descends lentement, me rends à la réception où une jeune femme brune, la mine renfrognée mais néanmoins jolie, les yeux noirs se perdant dans le vague du hall, m’apprend que je n’ai pas de messages puis me dirige vers la sortie.
Je passe la porte tournante en verre, salue les portiers qui me souhaitent une bonne journée et je traverse la rue. Une fois de l’autre côté, je regarde la mer, paisible, seulement troublée par quelques vagues arrogantes qui viennent se dresser face à sa majesté, puis je me remets à marcher.
Soudain, un bruit énorme et strident retentit derrière moi. Je me retourne et voit le rez-de-chaussée de l’hôtel ainsi que ses premiers étages en feu, les vitres brisées, de la fumée noire, épaisse s’échappant du hall et des fenêtres.
Les passants crient, s’écartent en courant de la scène tandis que d’autres curieux s’en approchent pour tenter de voir et de comprendre ce qu’il s’est passé.
Le regard vide, j’observe la scène, sans sourciller. Mon portable sonne, je décroche. Après quelques secondes à écouter mon interlocuteur, c’est à moi de parler. Détournant mon regard de l’hôtel et reprenant ma marche, je dis :
« -Ouais. En effet, ça devait arriver. »

Drintedk
Drintedk
Niveau 1
19 mai 2005 à 17:40:13

Bon, ce texte m´a été disons " inspiré" de mon cours de géo de ce matin. En fait j´écrivais quelques mots de la prof par-ci par-là ce qui a donné ça :

" Passages vers la mère, vers les lacunes...
Enfoncement vers Venise, Venise, Venise... Le soleil brillant de l´Italie, la mer, la mère, la vie... Chimie des corps, des cellules... La vie, la vie, la vie, la vie encore. Qui hante, qui ronge... la vie.
Au nord-ouest, la façade méditerranéenne, le rappel, un souvenir. Lourd, mais lointain. Washington, Vancouvert, la frontière. Souvenirs, souvenirs. Et ce ventre qui grossit. Asie orientale, Inde, Pakistan, encore là. Ils continuent tous à vivre, à bouffer, à s´aimer, à souffrir, à mourir. La vie tout simplement, cette putain de vie qui continue tandis que ce ventre grossit. C´est pas normal tout ça, c´est injuste, cruel, horrible. C´est horrible d´espèrer l´attention quand on n´attire que la pitié, quand tout ce qu´on mérite c´est crever seul dans son coin.
C´était très attractif tout ça, la mutation, très excitant. C´est presque évident, automatique, de les jalouser ces femmes enceintes jusqu´aux pieds, épanouies. La croissance, les rires, les enfants. La vie, encore et toujours, tout simplement. La vie qui pousse, qui s´épanouit. A quoi bon? Elle roule la vie, elle glisse, elle attend rien, elle demande rien. Elle creuse peu à peu. Elle bouffe. De la peau jusqu´aux entrailles. Elle enfle. Elle enfle si bien qu´on croirait une bosse, une grosse boule de pourriture logée en plein ventre, et qui n´en finit pasde grossir. Si bien qu´elle finit par exploser.
Mais l´explosion, plus que libératrice est ravageuse. Parce que même si physiquement on a plus rien à assumer, on vous accuse d´être inhumain de ne pas vous occuper de cette bactérie repoussante qu´on a cultivé. Et on ne le pardonne pas. "

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
31 mai 2005 à 19:42:34

Un up pour ce qui a été écrit avant et qui n´a semble-t-il pas été vu ( ^^) et en même temps, un autre petit truc, enfin seulement la première partie...^^

Je sors de la boîte, jette un rapide coup d’œil derrière moi pour voir si Alana me suit mais elle ne semble pas daigner terminer la soirée avec moi. Léger soupir teinté de soulagement et je reprends la voiture, direction le centre-ville.
Sur la route, j’allume la radio, cherche une station qui diffuse quelque chose susceptible de m’empêcher de m’endormir et tombe sur « Rape me » de Nirvana. Aussitôt, le souvenir de cette soirée atroce de décembre dernier passée avec Tony et Gilian me revient à l’esprit non sans dégoût, et je tente de chasser ces images de ma tête en la secouant de gauche à droite. Mais la vision de Gilian, le visage marqué par la peur et la douleur, criant de toutes ses forces à chacune de mes pénétrations ou de celles de Tony, nous implorant d’arrêter, nous promettant qu’elle ferait ce que l‘on voudrait m’obsède et je dois m’arrêter sur le bas-côté pour chasser ces images de mon esprit. Je prends un Valium dans la boîte à gants, me masse la nuque quelques secondes puis repart.
La nuit est sombre, la route seulement éclairée par les phares de la voiture et par quelques étoiles qui se sont rassemblées pour entourer la lune ressemble à un couloir noir dont on ne s’échappera jamais. Après quelques minutes, j’arrive en ville, un léger début de mal de crâne me conseillant d’aller finir la soirée dans mon lit. Je me gare sur un parking privé près d’un immeuble chic situé à quelques dizaines de mètres de chez moi.
Je monte dans mon appart’, bois une bière chaude prise dans le frigo que j’avais étrangement laissé ouvert et décide de me changer. Je prends une rapide douche puis, après quelques minutes passées devant mon armoire, j’opte finalement pour une chemise blanche Ralph Lauren, un pantalon et des mocassins Gucci et me met sur la tête une espèce de casquette de base-ball aux couleurs des New York Yankees. Le mélange chic/décontracté est très tendance paraît-il.
Je passe quelques minutes de plus à errer dans mon appartement, recherchant des CD que je n’ai jamais achetés, des cassettes vidéo de films que je n’ai pas enregistré, puis je me décide à redescendre pour me rendre au « Silly ». Je prends les escaliers pour redescendre, y croise un homme, grand, épaules larges, que je n’ai jamais vu, portant une espèce de petit carton dans les mains. Je le salue, il me fait un signe de tête et je sors de l’immeuble.
Devant celui-ci, j’appelle Jared pour qu’il vienne me chercher et me conduise au « Silly ». Après deux sonneries, il répond et m’assure qu’il sera là dans une minute.
Cinq minutes plus tard, l’attendant toujours, je m’apprête à remonter chez moi pour passer prendre une invitation à un concert que je dois donner à Olivia, la copine de Jared, mais je l’aperçois débarquer à l’autre bout de la rue et décide donc de l’attendre et de laisser l’invitation là où elle est.
Jared se gare devant moi, je monte dans la voiture, derrière Olivia, il s’excuse pour le retard et j’omets de leur dire que j’ai oublié l’invitation. Visiblement éméchée, Olivia dodeline de la tête et Jared parle si fort que j’ai l’impression qu’il utilise un mégaphone. Il me dit qu’Alana l’a appelé après qu’elle ait passé une demi-heure à me chercher dans la boîte, en vain évidemment, et qu’elle sera au « Silly » tout à l’heure, mais qu’elle ne m’en veut pas, ce qui me fait une belle jambe. Je lui réponds que c’est cool et il me sourit comme si je venais de lui annoncer que j’allais être papa.
Le voyage se passe dans une ambiance calme et apaisante, même si l’odeur de whisky qui domine me prend à la tête, Olivia toujours aussi silencieuse et dans les vappes, Jared tentant de ne pas griller les feux rouges que son excitation le laisse encore voir. Après dix minutes, plus cinq à tourner près du bar pour trouver une place, et s’être finalement garé en double file, nous sortons tous les trois de la voiture, Olivia ayant miraculeusement repris ses esprits.
Je jette un coup d’œil autour du « Silly » : quelques bandes de jeunes qui traînent, un clochard assis sur les marches du perron d’un immeuble et les habituelles prostituées du coin.
Jared prend la main d’Olivia, elle lève la tête, lui sourit. Ils s’embrassent puis nous nous postons devant le videur, un grand type blond, baraqué, l’air pas commode, accompagné d’un berger allemand. Il regarde sa liste après que nous lui ayons donné nos noms, jette un coup d’œil accusateur vers Olivia qui ne s’en rend même pas compte, pas plus que du fait que sa main est léchée par le chien, puis il nous laisse entrer.
Quelques pas à l’intérieur me suffisent pour cerner l’ambiance de la soirée : musique électronique à vous en faire péter les tympans et shit pour tout le monde. C’est parti.

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
01 juin 2005 à 03:48:15

J´ai sincèrement ( on nous accuse d´hypocrisie ici, alors je prends mes précautions :) ) très très envie de lire la suite. L´atmosphère est bien là, comme dans tous tes textes d´ailleurs. Toujours ton style simple, efficace, et qui coule très bien.

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