UN PEU DE TEMPS ENCORE
Discussion entre deux hommes, assis près d'un paisible lac, perdu dans une contrée inconnue...
A - Que penses-tu de la mort ?
B - La mort ?
A - Oui, la mort.
B - Je pense que c'est la fin de la vie.
A - Alors selon toi, il n'y a rien après ?
B - Il n'y a pas d'après, puisque c'est la fin. Je ne connais
pas de fin qui ait une suite.
-------Silence
A - A mon avis, tu as tort. La fin d'une vie n'est peut-être pas
la fin ... d'une existence ?
B - Si j'existe, c'est que je vis. Si je ne vis plus, je
n'existe plus.
A - Ca n'est pas prouvé.
B - Je crois ce que je vois.
A - Si je marche jusqu'à l'horizon, tu ne me verra plus, en
conclura-tu que je n'existe plus ?
B - Non. Je n'aurais qu'à avancer pour te voir à nouveau. C'est
stupide.
--------Silence
A - Je te trouve bien trop pessimiste. On ne peux pas vivre sans
souhaiter quelque chose sous prétexte que nous n'en
n'avons pas encore connaissance.
Un homme qui n'a pas connu l'amour n'est pas certain de
son existence, mais il le désire. Quand bien même on lui en
aurait parlé, ou même ,qu'un ami très proche lui eut raconté
sa propre idylle avec passion, il n'en percevrait que peu
de choses.
B - C'est vrai, l'amour est un sentiment trop personnel pour en
avoir une connaissance entière sans l'avoir expérimenté.
Mais les hommes sont plus certains de ce sentiment que d'une
existence après la mort.
A - Moi, je ne le suis pas.
B - Alors tu es fou.
A - Je n'en suis pas si sûr ...
B - Alors tu es con.
--------Long silence
A - Que penses-tu de la vengeance ?
B - C'est une bonne chose.
A - Bonne ? Je ne sais pas.
B - Parce que tu n'as pas eu qui que ce soit à venger.
A - Et toi, ça a été le cas ?
B - Non. Mais je le conçois aisément.
A - Ne crois-tu donc pas en la Justice ?
B - Si. A celle que nous nous devons de pratiquer nous-mêmes. La
Justice dont tu parles a un défaut bien trop important.
A - Lequel ?
B - Elle est objective.
A - Mais c'est ce qui lui permet d'être juste !
B- Si demain un homme tue ton fils pour assouvir ses fantasmes,
ne ressentira-tu pas l'envie légitime de te venger ?
A - Peut-être, oui.
B - Ta Justice, celle que tu affectionne tant, te pointerait du
doigt. Elle trouverait ta sanction trop "exagérée", trop
inhumaine.
Elle avancerait que le coupable doit être soigné, que 30 ans
de prison et de soins lui permettraient de recouvrer ses
facultés, de redevenir un homme sain, et de ne plus être
un danger pour la société.
Elle estimerait implicitement que le droit qu'il s'est donné
d'accomplir un tel acte est plus pardonnable que celui que
tu t'octroierais de venger ton fils.
Et le coupable, suivant sagement son traitement médical
pendant 20 ans, se verrait accordé une remise de peine de
quelques années.
Il serait libre, et en vie, ayant payé "sa dette envers la
société".
...
Pourtant c'est envers toi qu'il a une dette.
Et tu es le seul à en connaître la réelle valeur...
...Car c'est toi qu'elle a ruiné.
------------Silence
A - Alors ... si on ne peut croire en la justice, ni même en une vie après la mort, que nous reste t-il ?
B - Rien ... Absolument rien.
Si ce n'est nous-mêmes.
Nous, et notre misère.
-------------Silence
Les deux hommes restèrent assis, le regard perdu dans le cours d'eau qui semblait s'être assagi pour écouter leur conversation.
Ils ne dirent plus un mot.
Puis ils fermèrent les yeux pour entendre le chant mélodieux des flots qui, porté par le vent, avait repris son souffle.
Pour un peu de temps encore...
J'attends vos critiques avec impatience.
Je comptais poster une nouvelle, mais il me faut la travailler encore ![]()
La première chose auquel ton texte m'a fait penser, c'est la pièce En attendant Godot de Beckett. Plusieurs éléments m'y font penser: le dialogue entre deux personnage, l'utilisation répétée des silence et ta formulation.
Concernant ton style je le trouve agréable et fluide. La seule chose qui je trouve ne va pas est la description à la fin du texte, tu parles d'abord d'un "cours d'eau" puis de "flots". Je trouve trouve le mot "flots" trop fort pour parler d'un cours d'eau je pense qu'"onde" par exemple aurait mieux convenu
Sur le plan de la réflexion tu abordes des thèmes extrêmement importants, étant donné que nous ne sommes pas sur le forum philosophie je ne jugerais pas tes opinions. Néanmoins je pense que le texte gagnerait en substance si tu développais un peu plus la réflexion.
Cependant j'aime bien ton texte, continues!
merci rafiki239.
Je suis de ton avis pour l'utilisation du mot "flots" qui est un peu inapproprié. J'ai pourtant essayé de le remplacer, mais ne trouvant pas le mot exact, j'aurais dû aller jusqu'à changer la phrase, ce que je ne tenais pas à faire.
"Néanmoins je pense que le texte gagnerait en substance si tu développais un peu plus la réflexion."
Le temps m'a manqué pour ça, et je voulais poster assez rapidement. Ceci étant dit, je te rejoints là dessus, bien entendu. Ca manque peut-être un peu de consistance.
Quant à juger mes opinions, j'aurais beaucoup apprécié que tu le fasse. Mais si ce n'est pas permis je n'ai pas pour intention d'inciter qui que ce soit à faire quoi que ce soit !
Je n'ai jamais lu "En attendant Godot", tu m'as donné envie d'y remédier ![]()
--> Concernant ton style je le trouve agréable et fluide.
Je ne suis pas d'accord avec ceci, je ne pense pas qu'on puisse dire d'une succession de dialogues qu'elle est stylisée.
Après le dialogue en lui-même me parle, forcément, puisque c'est une question que tout être humain se pose, un dialogue que j'ai déjà dû avoir. J'aime bien l'opposition entre deux personnages aux opinions divergeant, c'est sympa.
Mais bon, pour l'instant faut avouer que c'est pas intéressant. J'ai envie de dire... Pour quelle finalité ? Si la mort c'est l'ennui, ton texte est réussit
Dit sans aucune méchanceté, évidemment. Voyons la suite.
J'aime beaucoup.
Je vais pas m'éterniser en revanche, presque tout a déjà été dit. Je vais me contenter d'ajouter que A se fait trop simplement convaincre, à mon goût.
Annoncer une idée, une valeur, et être convaincu du contraire en si peu de temps, en si peu de mots... Moyen, je trouve.
Cependant, ce que t'as fait, tu l'as majoritairement bien fait.
Je ne suis pas d'accord avec ceci, je ne pense pas qu'on puisse dire d'une succession de dialogues qu'elle est stylisée.
Je pense au contraire qu'une succession de dialogues peut très bien être stylisée. D'une part grâce au registre de langue utilisées et au vocabulaire employé. D'autre part le style peut aussi se manifester dans les transitions entre les différents dialogues, que NOFX a choisi de représenter par des silences. Ce ne sont bien sur que mes considérations personnelles.
"Quant à juger mes opinions, j'aurais beaucoup apprécié que tu le fasse. "
Aucun problème mais étant donné que les thèmes que tu aborde sont important et touche le domaine religieux, qui est extrêmement personnel je ne me serais pas permis de juger tes opinions sans ton accord, ce que tu comprends parfaitement je pense.
Je suis d'accord avec ThroneOfVoid, le personnage A manque de répondant et est convaincu par B un peu trop vite.
Concernant mes opinions, je rejoins le personnage B sur la vie après la mort, je n'y crois pas non plus. Cependant je désapprouve sa réflexion sur la justice. Il est évident que 30 ans de prison ne sont rien comparé a une vie volée. Néanmoins pour maintenir l'ordre dans notre société il est obligatoire d'imposer la même justice à tous les hommes. Car si un père de famille tue l'assassin de sa fille ou de son fils, les proches de l'assassin sont en droit de tuer le père de famille, ce qui crée un cycle de meurtres sans fin. L'État est la seule chose qui dans notre société a la légitimité de faire voter des lois et de les appliquer. Sans cette autorité étatique, la société sombrerait dans l'anarchie.
Voilà mon avis sur tes opinions.
Je regrette l'utilisation du "A" et du "B", ça fait trop démonstration et on aurait très bien pu comprendre sans.
C'est peut-être pas assez nuancé, trop manichéen, du coup on ne fait que suivre le discours d'un homme naïf et d'un autre borné. La discussion est fermée et c'est un peu frustrant.
La forme est un peu déconcertante, mais ma foi pas inadaptée.
Je pige pas trop pourquoi on se pose des questions sur le style, qui est pour moi inexistant (c'est pas négatif puisqu'ici c'est tout simplement pas le but).
La narration présente au début et à la fin du texte est tout bonnement inutile, j'aurais bien vu une attaque directe, sans préambule
M'enfin...
C'est juste dommage, comme sur ton autre texte, y a de la matière, de l'idée, mais c'est pas développé, on dirait que tu n'as pas voulu aller au bout de ta réflexion.
D'où la question suivante concernant cette phrase : "Le temps m'a manqué pour ça, et je voulais poster assez rapidement"
Pourquoi ?
l'envie d'avoir une réponse immédiate, coûte que coûte ![]()
Ok, merci beaucoup pour vos avis, ça m'est très précieux. Maintenant je vais tenter de répondre à tout le monde, et dans l'ordre. Donc, l'intéressé n'aura, si il le souhaite, qu'à se rendre directement au paragraphe dans lequel je m'adresse à lui !
Yugoski
--------"Mais bon, pour l'instant faut avouer que c'est pas intéressant. J'ai envie de dire... Pour quelle finalité ? Si la mort c'est l'ennui, ton texte est réussit"
Le message, si j'ose dire, n'est pas du tout "la mort c'est l'ennui". Ce n'est pas ce que j'ai voulu exprimer.
J'éspère même que tout le monde ne l'a pas perçu comme ça, car c'est une phrase affreusement stupide.
Ca aurait plutôt été : "la vie n'est que misère, on est dans la merde, seuls, pour un peu de temps encore." ;)
Mais n'ayant pas le talent de grands auteurs, je comprends tout à fait que cela ne t'ai pas franchement touché, et que je n'ai peut-être pas réussi à rendre mon texte assez limpide ou passionnant.
En tout cas, un grand merci pour ton avis.
ThroneOfVoid
-------"Je vais me contenter d'ajouter que A se fait trop simplement convaincre, à mon goût.Annoncer une idée, une valeur, et être convaincu du contraire en si peu de temps, en si peu de mots... Moyen, je trouve."
(Je réponds à cela, mais avant tout, merci pour le "j'aime beaucoup".)
Le fait que A soit si peu persuadé de ce qu'il dit, et soit tant influençable, est volontaire. Mais j'entends bien que ça ne change rien au fait que tu trouve dommage que je me soit contenté de lui donner ce rôle secondaire.
Comme tu t'en doute, le fameux B, c'est moi. En plus désabusé.
J'ai peut-être été trop tenté de cantonner A à ce rôle d'homme peu sûr de lui, et dès le départ en possession d'idées fausses, accompagnées de bien peu d'arguments.
Cela m'a bien entendu facilité la tâche, pour défendre les miens.
Remarque constructive, merci à toi
rafiki239
-------"je ne me serais pas permis de juger tes opinions sans ton accord, ce que tu comprends parfaitement je pense."
Délicate attention, merci
-------"ce qui crée un cycle de meurtres sans fin."
C'est tout à fait recevable, le monde ne peut pas tourner comme ça.
Je pense toutefois, que si cela m'arrivait, je ne parviendrait
pas à tenir un discours si raisonnable. C'est cela que je résume dans la phrase :
" Pourtant c'est envers toi qu'il a une dette.
Et tu es le seul à en connaître la réelle valeur...
...Car c'est toi qu'elle a ruiné."
C'est cela que je ressentirais si ce genre de chose m'arrivait.
Je ne pourrais en aucun cas me dire : "Non, la Justice a raison.
Donnons à cet homme une seconde chance, celle que mon fils n'a pas eu, même en tant que victime. Mon enfant est mort, c'est fait, je suis en colère, mais je n'ai pas a estimer que sa vie vaut plus que celle du coupable."
Je pense que tu comprends mon point de vue, tout comme je reçois le tien.
Merci pour ton avis, encore une fois. J'apprécie tes commentaires
WeezyF
----"Je regrette l'utilisation du "A" et du "B", ça fait trop démonstration et on aurait très bien pu comprendre sans."
Mon intention n'était pas de provoquer qui que ce soit, en me disant que personne n'allait comprendre sans cela.
A et B illustrent simplement le fait que je met en scène deux
hommes dont on ne sait rien, dont l'identité n'importe pas.
Ca avait avant tout pour but de faire ressentir leur insignifiance. Ce ne sont que deux hommes parmi tant d'autres,
et ils ne peuvent rien changer au monde, seulement y songer.
-----------"du coup on ne fait que suivre le discours d'un homme naïf et d'un autre borné"
Naïf, oui, comme je l'ai dit plus haut. A ceci près qu'on a pas vu la naïveté au même endroit. Pour moi, il est naïf de croire ce en quoi il croit. Et non pas d'avaler sans rechigner les arguments de B.
Que tu trouve B borné, je le comprends. Cependant, c'est assez contradictoire : Comment peut-il être borné face à quelqu'un qui
est comme tu le dis, si peu impliqué dans le dialogue ? Pour être borné, n'aurait-il pas fallu que A avance de solides arguments, convaincants qui plus est, devant lesquels alors la réaction de B aurait été celle d'un homme borné ? Puis, pour le qualifier de borné, tu donne aussi raison à A, et en affirmant que B est borné, tu suggère qu'il a tort.
Je veux dire par là que ce n'est qu'une question de point de vue de la part du lecteur. Mais je le comprends : Si j'étais de l'avis de A, je me dirais "il nous pompe l'air ce B, à parler tout le temps, et à être si sûr de ce qu'il avance!"
---------"D'où la question suivante concernant cette phrase : "Le temps m'a manqué pour ça, et je voulais poster assez rapidement"
Pourquoi ? "
Excellent, je savais que tu pointerais ça du doigt
Mais t'inquiète pas, tu as tout à fait raison. C'est inutile de poster avec précipitation, et tu me l'avais d'ailleurs, me semble t-il, laissé entendre lorsque j'ai posté ma nouvelle.
J'ai voulu poster rapidement (bien que le terme soit mal choisi)
car j'avais envie de partager quelque chose d'autre. Quelque chose qui me ressemblait peut-être plus. Ce n'est je crois que dans le but de me présenter, de me dévoiler à travers ces petits écrits répétitifs.
Alors oui, c'est parce que je me sens bien sur ce forum, oui c'est parce que je fait les choses trop vite, comme un petit nouveau fraîchement débarqué dans une classe avec pour seule envie le souhait d'intégrer le groupe, mais j'apprendrais, c'est promis ![]()
Un grand merci en tout cas pour ton commentaire !
J'ai également pensé à "En attendant Godot" en lisant ce texte, amusant.
Sinon, je dois dire que j'ai été un peu déçu par la façon dont tu abordes les thèmes philosophiques. Disons que ta réflexion me paraît un peu sèche et peu approfondie par rapport à la richesse potentielle de ces deux grandes questions classiques que toute personne n'a pas pu manquer de se poser.
La réflexion sur la vie entre la mort est la plus décevante à mon avis. Déjà, elle commence d'une façon un peu bancale :
"B - Je pense que c'est la fin de la vie.
A - Alors selon toi, il n'y a rien après ? "
puis : "A - A mon avis, tu as tort. La fin d'une vie n'est peut-être pas
la fin ... d'une existence ?"
Il y a contradiction. En effet, dans le premier échange, "A" pense que le fait que la mort soit la fin de la vie signifie qu'elle est la fin de l'existence. Il se contredit après. Mais même sans cette contradiction, l'échange introductif est un peu téléphoné. La réponse de "B" pourrait bien être celle d'un agnostique s'en tenant à la définition mais sans vouloir s'avancer. Pourtant, il déclare clairement après qu'il ne croit pas qu'il y ait de suite. De la même façon, un peu plus tard, ce paradoxe continue : il dit "ne croire que ce qu'il voit". Là encore, c'est une parole de sceptique plutôt que d'incroyant. On peut ne pas croire sans pour autant réfuter. L'incertitude, en somme.
Et là, déjà, le dialogue serait plus intéressant vu qu'il s'enrichirait d'une réflexion secondaire. Actuellement, c'est "vie après la mort ou pas ?" (je schématise, même si je me doute que ça doit te faire grincer les dents). Là, on aurait un débat "croyance ou pragmatisme", déjà plus sujet à caution. Est-il moins bien de croire en quelque chose d'incertain avec ferveur plutôt que de peser tout sans connaître la valeur de rien ? C'est une question très intéressante, et très inscrite dans notre société.
Bon, en dehors de ce petit passage de philo de comptoir, je trouve l'argumentation assez faible. En fait, on n'a pas forcément besoin de longs discours, ce qui briserait l'ambiance, mais je trouve que les répliques du genre "Alors tu es con" "c'est stupide" donnent dans l'esbroufe. C'est un joli effet, assertif, qui donne une impression de profondeur... mais une impression seulement.
Quant à la question de la justice, elle est abordée d'une façon plus brute, moins jolie mais sans doute plus pertinente, avec une vraie argumentation, même si je ne suis au demeurant absolument pas d'accord avec ce que tu dis. La justice n'a absolument pas de but de vengeance. En gros, tu es entrain de louer la justice personnelle qui pousse à la démesure, aux massacres (cercle vicieux de la réplique toujours plus meurtrières) à une justice détachée des individus et de l'émotion qui cherche non à punir mais à protéger la société. Si le premier modèle n'a plus cours depuis quelques millénaires dans toutes les poches de peuplement humain important (= les villes), c'est sans doute pour une raison). Même la justice arbitraire des seigneurs faisait partie de cet élan de changement.
Bref, mes deux centimes.
"En gros, tu es entrain de louer la justice personnelle qui pousse à la démesure, aux massacres"
Tu a mal lu. Ou plutôt, tu as bien lu, mais n'étant pas de mon avis, tu t'es permis de déformer mes propos pour avoir une bonne raison de les désigner comme dignes d'un gros connard comme on en fait plus.
Je loue la justice personnelle qui pousse à la démesure, aux massacres ? Mais cite-moi, s'il te plaît, les mots qui le montrent (Ca, j'y tiens beaucoup.)
Où est la démesure ? Je parle d'un homme qui répond à un meurtre par un meurtre. Explique-moi, en quoi cela est démesuré.
Quant au mot "massacres", je crois que c'est la cerise sur le gâteau. Est-ce que B envisage de tuer à tour de bras, de pendre le chien du coupable par les testicules après l'avoir égorgé, de démembrer à mains nues le corps de ses enfants, pour se baigner dans leur sang, le tout accompagné de son armée de fanatiques dévouée corps et âme à leur maître, prêt à le suivre dans sa quête de la "justice" ?
Ta critique ne m'est en rien adressée.
J'ajoute que je n'ai pas affirmé que les pensées de B (que tu n'as pas comprises) étaient profondément raisonnables.
De plus il ne fait que songer à ce qui POURRAIT lui arriver, et à ce qu'il POURRAIT ressentir en cet instant.
Alors oui, je m'identifie à B sur ce plan là, et je n'ai aucune raison de m'en cacher. Ce dont tu m'accuses n'a aucun fondement.
Admets au moins que la démesure, tu la maîtrise mieux que moi sur ce coup là.
C'est la nature humaine que de vouloir venger un meurtre par un meurtre, A à juste demandé à B si la justice pourrait remplacer cela.
Je m'identifie également en B sur ce sujet là.
J'ai lu. Quelques fautes :
« Si je marche jusqu'à l'horizon, tu ne me verra plus, en
conclura-tu que je n'existe plus ? » verras, concluras
« On ne peux pas vivre sans
souhaiter quelque chose sous prétexte que nous n'en
n'avons pas encore connaissance. » peut
« Quand bien même on lui en
aurait parlé, ou même ,qu'un ami très proche lui eut raconté
sa propre idylle avec passion, il n'en percevrait que peu
de choses. » eût raconté
« i demain un homme tue ton fils pour assouvir ses fantasmes,
ne ressentira-tu pas l'envie légitime de te venger ? » ressentiras
« Ta Justice, celle que tu affectionne tant, te pointerait du
doigt. » affectionnes
« Et le coupable, suivant sagement son traitement médical
pendant 20 ans, se verrait accordé une remise de peine de
quelques années. » accorder
« Alors ... si on ne peut croire en la justice, ni même en une vie après la mort, que nous reste t-il ? » reste-t-il
A part ça, j'ai bien aimé, c'est fluide, ça se lit facilement et on se laisse emporter, le temps d'un dialogue. D'un côté, au niveau des idées c'est vrai que c'est dommage qu'A n'ait pas plus de répondant, pour qu'il y ait une argumentation plus approfondie... Mais d'un autre côté, ça donne un certain effet, comme ça, que j'aime bien. J'arrive pas bien à mettre le doigt sur ce qu'est cet effet que ça produit chez moi quand je le lis, mais en tous cas c'est agréable. D'autant que mes propres idées sont également celle de B, surtout sur l'absence de vie après la mort ; sur la justice personnelle aussi, en théorie, tout en sachant que si ça m'arrivait j'aurais malgré tout jamais les tripes pour appliquer ça en pratique ^^ Enfin, un petit texte assez sympa, j'ai trouvé ![]()
Salut,
(j'ai lu en attendant godot en vo et je n'y ais pas pensé un instant en lisant ton texte... comme quoi ça le fait pas à tout le monde...)
tu aurais pu faire mieux au niveau orthographe.
Par ailleurs, sur le fond, je trouve les réflexions assez caricaturales. Voilà, ce sont des idées que tout le monde a déjà eues alors ton texte n'apporte pas grand chose.
Sur le désir de vengeance, je rejoins plutôt ari, même si évidemment tout le monde aimerait se faire justice lui-même parfois, ce n'est pas une raison suffisante pour penser que la vengeance est meilleure que la vraie justice. et puis je trouve en particulier que l'exemple du gamin tué c'est beaucoup beaucoup trop facile.
Quand on parle comme ça on joue sur la peur des gens pour les manipuler, ça ressemble aux techniques politichiennes pour controler les masses. C'est la grosse solution de facilité qui marche sur les gens malléables.
Le courage c'est justement de défendre la justice et les progrès humains, qui nous permettent de vivre ensemble et libres.
Tu peux faire mieux !
Je comprends pas pourquoi ce texte vous interpelle autant. Peut-être parce qu'il est vite lu ?
tirail
A l'image d'Aristimbault, tu pars au quart de tour sans aucune raison. J'écris un texte pour le plaisir, j'y mets mes opinions, mes pensées, avec du conditionnel à tous les étages, je ne t'ai pas agressé, et tu me sort des bêtises pareilles. Je ne suis pas venu te voir en te disant "allez soumets-toi, je te manipule" comme tu dis. Je n'ai pas affirmé que tous ceux qui ne pensaient pas comme moi étaient des abrutis.
Cependant à m'exposer ton point de vue, tu me forces à te répondre.
----------"ce sont des idées que tout le monde a déjà eues alors ton texte n'apporte pas grand chose."
Il n'est pas dans mon intention d'apporter quelque chose de grand à qui que ce soit. J'aime écrire, et le fait que d'autres y aient pensé avant moi n'a pas à m'interdire d'en parler.
----------"ce n'est pas une raison suffisante pour penser que la vengeance est meilleure que la vraie justice."
Je n'ai jamais dit ça. Je parle d'un cas précis, dans lequel la "vraie" justice est condamnable. Pour tout le reste je suis à 100% pour une justice omniprésente.
----------"l'exemple du gamin tué c'est beaucoup beaucoup trop facile."
Bah, à la limite oui, je parle de ce cas comme d'une situation exceptionnelle. Tu penses à tort que j'utilise cet exemple pour condamner toute forme de justce autre que la justice personnelle. Bien, alors je t'en prie, cites-moi les passages qui le montrent.
----------"Le courage c'est justement de défendre la justice et les progrès humains, qui nous permettent de vivre ensemble et libres."
C'est ce que je défend dans mon texte. Le courage, la fraternité, le progrès, la liberté. A ceci près que nous n'en avons pas la même perception. Mais ça, je l'accepte.
Bon, sauf que moi, je ne t'agresse pas.
----------"Tu peux faire mieux !"
En ne jugeant que mes idées, tu considérerais comme un "mieux" de les renier. Ca, je crois que c'est mal barré.
Désolé si mon message t'a paru agressif, c'était pas mon intention.
le tu peux faire mieux c'est pas pour que tu renies tes idées, je pense surtout que tu peux écrire quelque chose de plus subtil... de manière à mieux défendre tes idées.
(Je ne pense pas un seul instant que tu tentes de manipuler qui que ce soit, ce serait absurde.)
Ok, pas de problème alors. Je suis heureux de t'entendre dire ça
Ce qui m'embêtes, c'est que je m'emporte face à des réactions démesurément agressives (je ne te vise plus ici), et l'on peut en venir à penser que je suis l'auteur de tout ce bordel, étant venu allumer le feu avec mon texte.
Mon prochain post sera une nouvelle. Je crois que j'ai eu ma dose avec tout ce tapage autour de mon dernier né.