Voilà le premier jet de mon premier roman, un roman initatique à l'aube d'une nouvelle ère.
(Billet 11, le 12. Octobre 1957)
[Extrait 14, tiré de "Déréliction"]
Brett marchait depuis une heure déjà, seule sur l'île de la Galamongo. Autour de lui, tout n'était plus que destruction. Tout ce que ces ancêtres avaient bâtit à la sueur de leur fronts. Les nazis avaient tous rasés avec leurs gros obus, façonnant un cratère lunaire et anachronique.
Brett s'assit sur une pierre qui appartenait sans doute à la demeure familiale, avant la grande razzia. Et, comme chaque automne, il se mit à pleurer. Son père, sa mère, son chien Spanky. Tous avait périt sous la folie du dictateur Adolf Hitler.
"Pourquoi ai-je survécu ?"
Il sécha ses larmes avec le rebord de sa manche et prit de l'air dans ses poumons et se dirigea vers le lac sucré. Il en absorba une gorgée.
Son Enfance. Son adolescence. Ses premiers émois sexuelle dans la barque, avec sa cousine italienne, la jolie Carlina. Cette barque d'ailleurs, qu'est-elle devenue ? Il y a bien une planche de bois qui flotte, mais lui appartenait-elle vraiment ?
Il revoyait toute la scène. Elle avait sept ans, lui quatorze. Une folle attraction s'était mue entre eux. Il passait sa main dans petite culotte, elle souriait. Un sourire d'ange. Mais elle est morte aussi, empalée dans du fil barbelé.
Le tonnerre grondait, plus fort que jamais. D'immenses vagues venaient exploser contre les parois rocheuse de l'île Galamongo, perdu au large de la Bretagne. L'écume lui rappelait la soupe au calamar de sa grand-mère.
Il ne devait pas rester plus longtemps. La mer montait de plus en plus, bientôt la petit île serait inondée. Et puis, sa dépression. Elle ne ferait qu'empirer.
"Mr. Brett ! Il est temps ! Les éléments se déchaînent !"
Mr. Jonas, son psychiatre. Cet homme obèse. Cet homme seul. Son ami.
"J'arrive.
- Chouette.
- Vous n'êtes pas content ?
- Si, je le suis.
- Vous n'en n'avez pourtant pas l'air.
- Quelques choses me trotte dans la tête, Brett.
- Depuis longtemps ?"
Le psychiatre confirma.
" A vrai dire, j'y pense depuis le début de notre thérapie.
- Vous êtes sur ?
- Je crains que oui.
- Je vous en prie ?
- N'avez-vous jamais rêvé d'être un oiseau ?
- Un... Un oiseau ?
- Quel type d'animal êtes-vous, Brett ?"
L'intéressé sauta dans la barque et s'installa dos au vent. Ses bottes étaient boueuses, ses mains tâchées par une vieillesse sans doute prématurée.
" Un mouton.
- Pourquoi, un mouton ?
- Parce que le mouton a chaud avec sa laine. Parce qu'il est un maillon essentiel dans la construction du textile. Difficile de s'en passer.
- Retournons à Kamalo.
- Bien."
"Les nazis avaient tous rasés avec leurs gros obus"
le "gros obus" m'a fait marré. J'aime bien, on dirait une phrase débitée par un petit bambin.
"Les gros n'obus des n'azis !"
tu es donc un rustre.
Je suis d'accord avec NOFX, j'ai éclaté de rire en voyant les "gros obus", j'ai bien aimé aussi la phrase "Son père, sa mère, son chien Spanky", on se demande ce que le chien vient faire là, il brise le léger effet tragique installé auparavant.
J'ai également apprécié le "lac sucré" et "île de la Galamongo" ainsi que Kamalo. Dans la mesure où tu ancres ton récitdans un contexte historique (après la seconde guerre mondiale)et temporel, tu ne peux pas inventer des lieux comme ça.
Mais mon passage préféré reste le souvenir des "émoi sexuelles" avec la cousine italienne (forcément les italiennes sont des grosse chaudasses) qui a 7 ans.
Tu devrais lire un peu plus (notamment des essais de Freud sur la sexualité infantile) pour t'apercevoir qu'a 7 ans les petites filles ne pensent pas à se faire tripoter par leur cousin.
J'oserai ajouter que boire l'eau d'un lac ne me semble pas un truc à faire, qu'on peut difficilement se faire empaler par du fil barbelé, et qu'effectivement le coup des ébats à sept ans c'est un peu limite.
Après si tu essayes d'écrire une parodie, pourquoi pas.
Hop hop hop Carlos je t'arrête tout de suite, il est nouveau, pas d'acharnement.
"je n'ai jamais dit que Carlina était d'accord."
Une folle attraction s'était mue entre eux
Et de un.
Il passait sa main dans petite culotte, elle souriait.
Et de deux
Plus je relis ce passage, plus je le trouve infâme.
Excuses-moi, je n'ai rien contre toi, mais affirmer avec tant de sincérité qu'une fillette de 7 ans se faisant tripoter par un mec deux fois plus âgé est un acte sain, qui plus est, ici, évocateur de doux souvenirs, ça me répugne totalement.
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"On a pas la même notion de l'art visiblement"
On est d'accord.
Il revoyait toute la scène. Elle avait sept ans, lui quatorze. Une folle attraction s'était mue entre eux. Il passait sa main dans petite culotte, elle souriait. Un sourire d'ange. Mais elle est morte aussi, empalée dans du fil barbelé.
Hmm... comment dire... en toute objectivité, je dirais que c'est provocateur. Pour foutre la merde pour rien, comme tu sais si bien le faire à chaque fois. Mais je mordrai pas à l'hameçon.
Tu apprendras bien assez tôt la vérité en ce qui concerne Carlina, ne t'excite pas...
T'es vraiment désagréable Carlos_Nova04.
pourtant j'ai voyagé hein, mais toi ...
C'est un forum si sympa ici, tout le monde accepte les critiques qu'on lui fait. De plus, celles qu'on t'adresse sont des plus légitimes.
Moi non plus je n'ai pas le talent de certains, mais je n'en veux pourtant à personne. Mon style a le mérite de ne pas être comme le tien.
Quel style ? J'accepte tes critiques, je te dis juste que par la suite tu comprendras que ce n'est pas un roman pédophile
Ton style d'écriture, le côté malsain. Je suis peut-être le seul à penser ça, et c'est vrai que ça ne concerne qu'un court passage de ton texte sur lequel je me suis trop attardé.
bref, je lirais la suite quand même. Contrairement aux histoires de petites culottes, le contexte de la seconde guerre mondiale m'a toujours passionné.
Une impression bizarre se dégage de ton texte, que je saurais pas trop t'expliquer...
D'un côté, je rejoins mes collègues critiques du dessus, concernant tout ce qui est "phrase space", et d'un autre le coup de la fille de sept ans, ça me choque pas ('fin un peu, mais pas horriblement comme je l'ai lu au-dessus).
Tu te défends en faisant souvent revenir le coup du "sois patient". Prenons le coup du chien. On sait rien du cleps avant que tu nous en parles, et le juxtaposer avec le père et la mère... Ca fait étrange.
Je pense que ça serait mieux passé avec une phrase de ce genre : "Son père, sa mère... Même son chien..."
Donner le nom du chien, ça fait naïf en fait, et je crois que c'est ça ce qui choque vraiment. Le naïf qui intervient dans le "tragique".
Mais sinon, ça va. Ya pas de prouesse verbale, mais ça a au moins le mérite d'être simple. Je serai là s'il y a une suite en tout cas.
Moi, c'est pas une impression bizarre. C'est juste que j'ai trouvé ça plat.
Pas mal de fautes, aussi. Un peu de relecture ne ferait pas de mal.
Quand j'ai vu les commentaires qui s'enflammaient, je me suis dit que ça devait valoir la lecture tout de même, mais en fait pas vraiment.
Les éléments avec la fille de 7ans ne m'ont pas choqué, tout simplement parce que ça n'a pas grand intérêt.
Y'a rien dans ce texte qui m'a fait entrer dans l'histoire.
De mon point de vue, je trouve ça assez bateau. Pour choquer, il faut qu'on ressente quelque chose, or ici ce n'est pas le cas.
On reste spectateur d'un truc qu'on comprend pas bien et en plus on a pas le temps de comprendre que c'est déjà fini.
Comme le dit ToV, le style est simple, même un peu trop.
J'ai déjà lu largement pire, mais ça valait pas tout ce tapage.
enfin quelqu'un qui ne fait pas partie du complot. Merci camarade.
Extrait de « Rencontre avant l'aube » par Dr. Williamburg Jonas.
[ Paragraphe 8, alinéa 75. ]
Mon patient, alias Brett « Butcher » Linger, n'accepte pas de Dictaphone lors de notre entretien. Il en a une peur maladive. C'est pourquoi je n'ai guère pu accompagner cette séance d'un enregistrement. Vous m'en voyez navré.
DR. JONAS : Brett. Si vous deviez vous réincarner dans un objet, quel serait-il ?
BRETT LINGER : Probablement une cuillère. Ou une machine à écrire.
DR. JONAS : Intéressant. Pourriez-vous aller plus loin ?
BRETT LINGER : Et bien... Je pense devenir une énorme louche. Un récipient même. Un récipient sur lequel on pourrait écrire.
DR. JONAS : Vous vous sentez vide, et tatoué, n'est-ce pas ?
BRETT LINGER : Ce n'est pas faux.
DR. JONAS : Parlez moi de votre chien à présent. Spanky, c'est cela ?
BRETT LINGER : Oui. Spanky était un chien de chasse. Il avait plus de flair que n'importe quel autre toutou. Son poil était si soyeux... Et sa langue, si douce...
DR. JONAS : Vous aimiez votre chien... Un peu plus que la normal, n'est-il pas ?
Mon patient sourit.
BRETT LINGER : C'est un peu cela. Lui, il n'avait pas la langue râpeuse comme Brouck, le berger allemand de ma grand-mère. Lui, il me donnait du plaisir à chaque fois.
DR. JONAS : Vous jouissiez ?
BRETT LINGER : Plusieurs fois d'affilées.
DR. JONAS : Et ou étiez-vous, le jour du bombardement ?
BRETT LINGER : J'étais au marché, c'était un dimanche matin. Les calamars furent excellent.
DR. JONAS : Quelle a été votre première réaction, à la vue des corps calcinées de vos proches ?
Les yeux de mon patient se remplissent de larme
BRETT LINGER : De... De la haine. Une immense haine, qui continue de grandir en moi comme un jeune garçon blondinet, avec le visage rond. Pourquoi me posez-vous toujours les mêmes questions, Jonas ?
DR. JONAS : Me trouvez-vous gros, Brett ?
BRETT LINGER : Vous êtes obèse, Jonas. Combien de fois va-t-il falloir vous le répéter ??
Pas assez long. Ca aide pas du tout pour l'immersion.
Essaie de faire quelque chose de plus conséquent pour la suite. J'ai pas de commentaire particulier spécial à fournir.
+ 1 ThroneOfVoid, j'avoue que c'est dur dur de s'immerger dans ton histoire, c'est trop court. Pourtant la discussion entre les deux personnages peut-être sympa à suivre.
Chapitre 1 : Les bennes de l'Ouest
En temps normal, le docteur Williamburg Jonas, expert en psychiatrie de sa profession, ne prenait pas de glaçon dans son scotch. Mais en ce jour de premier Mai, il souhaitait vraiment se faire plaisir. La dose de tranquillisant qu'il avait administré à Brett faisait son effet. Tout en sirotant son verre, il songeait à piquer son patient plusieurs fois par jour. Vivre dans l'illégalité, pour un service moindre et un salaire faramineux, c'était le rêve de ce psychiatre né de parents juifs.
Etant donné les relations de son père avec la Gestapo (c'était lui qui donnait l'adresse d'autres juifs aux SS), il n'avait pas souffert de la guerre, au contraire : Il s'était enrichi. Son cabinet s'élevait en haut de la Plaine de Lumière, dominant Kamalo comme le patron. D'ailleurs, dans la rue, on l'appelait le Patron, et à juste titre, en plus. Son carnet d'adresse ne tenait plus dans la poche de sa veste en tweed, il recevait une quinzaine de visites par jours, et pas que des patients, généralement. Des femmes désireuses s'impatientaient dans la salle d'attente. Elles repartaient généralement en marchand comme des canards, mais cela, personne n'osait le faire remarquer.
Enfin ça, c'était avant. Avant qu'on lui confie le dossier le plus épineux de sa carrière : Le Dossier Brett Linger, sociopathe et schizophrène de son état, en proie à de sévères crises de démences auteur d'environ sept meurtres confirmés et deux probables avant la guerre. Sa mère, son père, son chien Spanky, sa cousine (violée et déchiquetée à l'aide de fil barbelé) sa grand-mère... Tous ont périt sous sa lame. Jonas n'était pas du genre à se laisser intimider, ça non, mais cette rencontre lui fit prendre conscience d'une chose. Sur la terre, il existe autant d'hommes que de personnalités différentes. Mais cet homme là n'avait vraiment rien en commun avec tous les autres. Il était totalement déphasé
En le gardant dormir par là vitre teintée, whisky et cigare en main, la bedaine bien en avant, il respirait pour la première fois depuis exactement un an et trois semaines. Sa femme Siman l'avait quitté depuis quatre mois. Il se sentait plus libre. L'idée de briser la nuque de son patient et de maquiller le tout en accident lui titillait le cortex depuis deux semaines maintenant, depuis que les cachets légers avaient été remplacé par des tranquillisants pour hippopotame. Malheureusement, il était temps. Jonas frappa à la porte.
« Linger, debout, et que ça saute »
Lentement, le patient, squelettique et obsolète sous sa chemise d'hôpital, émergea lentement. Cette fois était pourtant la dernière.