Non ça doit etre moi. Je croyais que tu avais parlé de 2 romans, pourtant.
Ah, de celui que je suis en train d'écrire sans doute
.
Et qui est la suite directe de celui-ci.
Ah, ok. Si j'ai le temps, je lirai ton histoire.
Merci
... De même si tu as un truc à me faire lire.
Ok...
Seconde Parabole
7 juin 2030 – 16 juin 2030
E-Paris, Lyon, ailleurs.
VI.
7 juin 2070, 10h18
Ancienne autoroute A6, secteur de Fresnes.
Le soleil inondait le bitume gris. Difficile d'imaginer que quatre ans avant, les embouteillages étaient permanents. De l'ancien viaduc qui courait sur l'antique autoroute, il ne restait par endroits que des plaques et des piles, quasiment tous à terre. C'était un enfer pour avancer, et par malheur, la chaleur était insupportable. J'attendais.
- Regalium Kris ?
Constant se tenait à côté de moi. S’infiltrer à une telle heure de la journée relevait d’une insolence détestable, mais nous avions la technologie de notre côté. Pour tous, nous n’étions que de vagues moiteurs, tourbillons d’air surchauffés par l’été naissant. En dépit de cela, rendre cinq hommes aussi discrets que la nuit n’était pas une mince affaire.
La procédure était tout à fait normale dans le milieu. Jouer au chat et à la souris avec ces « amis » d’un jour restait une tradition tenace, alors que les différences avaient entrainé un divorce, accepté depuis longtemps. Le temps lointain où tous ne formaient qu’une seule entité était une autre époque.
- Oui, j’ai vu, répondis-je.
La scène prenait un aspect surnaturel à mesure que nous remontions l’ancienne chaussée. Le sable devenait plus épais, formant rapidement des cordons dunaires hauts de quelques mètres qui venaient lécher les anciennes structures de béton.
La solitude mentale n’était qu’un leurre, et nous le savions parfaitement. Car quelques centaines de mètres plus loin, un officier se tenait bien raide. Il attendait notre venue, comme ses supérieurs l’exigeaient. Malgré la surprise qu’il avait dû éprouver en voyant débarquer sept cyborgs en tenues militaires impeccables, il se contenta de nous saluer. Je lui rendis sa politesse, et il cessa de braquer vers nous un regard terrifiant de neutralité. Après tout, nous étions chez eux. D’anciens ennemis n’oublient pas si facilement de mauvaises habitudes. Moi-même, dans mon empressement d’obéir au Magister en devenant, pour un jour, le chef de cette délégation diplomatique envoyée courtoisement visiter le « Black Libra », je n’avais pas oublié ma lame. Pendue sur une hanche aussi métallique que son tranchant, elle tintait au rythme de mes pas.
Le pseudo-désert français fit rapidement place à des rues silencieuses, à peine troublées par les murmures d’un sirocco abrasif qui faisait crisser sur l’acier un sable de quartz. Quelques maisons aux crépis écaillés se tenaient de chaque côté de nous, calmes géants qui balisaient une allée sacrée. De l’autre côté se dressait le QG du Black Libra. Bien qu’il fût plus grand et moins abimé que la Forteresse, je ne retrouvais pas l’atmosphère particulière qui marquait l’âme des guerriers d’une trace inaltérable. Ce n’était qu’un vieil immeuble du dix-neuvième siècle, le moins miteux du secteur. Aucun système de surveillance digne de ce nom, à peine une paire de soldats pour garder l’entrée. En passant à côté d’eux, je remarquai immédiatement que ce n’était que de la bleusaille. Je leur lançai un regard qui se voulait terrifiant, et je sentis leur semblant d’assurance se réduire tandis que leurs têtes plongeaient vers le sol. Moi, j’avais tué. Pas eux. Et ils le percevaient.
Sans répondre aux saluts qui se figeaient devant nous, nous avancions. Je fixais la nuque de l’officier qui nous menait vers le maître des lieux, mais j’avais parfaitement conscience que mes cinq soldats et mon sergent notaient tout. La configuration du lieu, le nombre et le type de soldats en poste, les systèmes d’alimentation électrique, les réseaux de communication, les armements présents, et tout ce qui pouvait être en mesure de nous nuire. Scanner un tel bâtiment tout en faisant mine de rien devait être un exercice ardu. Mais Constant le maîtrisait à la perfection. Si je n’avais pas su ce qu’il manigançait, je ne me serais aperçu de rien d’anormal.
Nous n’avions pas le droit à l’échec. Et, de toutes les manières, nous ne pouvions pas. Même pour un cyborg, la mort est loin d’être attirante quand elle touche à soi-même. Même lorsque l’on se persuade de n’être qu’un outil qui prend conscience du monde.
Ce genre de pensée m’énervait, et je la laissai de côté tandis que nous franchissions une enfilade de portes blanchies par le soleil.
La salle ne possédait aucun attrait. Pire encore, dans sa conception, elle reflétait des défauts flagrants. Des fenêtres nullement protégées ou renforcées contre des impacts de balles s’ouvraient vers l’extérieur, laissant la chaleur pénétrer sans restriction. Le système électrique menaçait de claquer à tout moment tant il était vieux. Le plafond, relativement bas, avait perdu ses couleurs d’origine, et quelques rares écailles pendantes signaient l’existence d’un décor autrefois raffiné. La luxure que l’on attribuait à cette « association de libre-penseur armés » se révélait bien décevante. Au final, il ne leur restait que le mensonge pour surnager encore un peu.
Face à cette déchéance, je ne pouvais qu’être davantage renforcé dans mon sentiment d’agir dans le bon sens. La chienlit du peuple ne devrait pas disposer de tant de moyens. A peine naissante, elle aurait dû être décapitée.
Une table en verre, longue d’une dizaine de mètres et large d’à peine un, occupait le centre de la pièce. A l’une des extrémités se tenait un homme bien en chair, et dont la barbe fleurie s’étalait avec indécence. Négligence, qu’un sourire faussement naïf ne parvint pas à effacer.
Zaïdar Lo-Pujhol devenait le faux-ami d’un jour. Pour moi, il n’y avait qu’un porc à égorger. Un porc certes vautré dans un raffinement décadent, mais il n’en restait pas moins repoussant.
- Mes amis, commença-t-il. Je suis si heureux de vous recevoir.
Main tendue. Je l’agrippai, l’envie terrible de l’arracher me brûlant les doigts.
- Nous venons de la part du Magister Mark. Nous représenterons l’Ordo Humanis durant la durée des pourparlers, déclarai-je sans joie.
- Très bien, très bien.
Un petit rire joyeux s’échappa de ses lèvres. Le rétro-contrôle émotionnel s’activa aussitôt, m’empêchant de commettre un acte désobligé. Je n’étais qu’un outil, l’heure de sa mort ne frappait pas encore à la porte.
- Dans ce cas, commençons ...
« Oui, commençons ton testament », pensai-je.
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Je vais essayer de lire ce texte dans les prochains jours, il m'a l'air vraiment travaillé. Le seul problème c'est que j'espere que je ne serai pas trop perdu parce que les recits fantastiques et technologiques je pige souvent rien...
...
En fait je voulais parler des histoires de science fiction, pour etre plus clair...
Pas de soucis.
Si ça te rebutes, je peux parfaitement comprendre.
toujours sur les forum
...
Et alors ?
Par contre, toi
...
Depuis que je ne continue plus ma fic plus trop intérêt a revenir quoi
... Parcontre toi bravo! Jolie persévérance.
Bwoarf ... Le dernier chapitre posté date.
Et j'ai grave la flemme de poster tout le texte ici vu le nombre quasi nul de lecteurs ...
J'adore ton Texte;c'est vraiment un plaisir à lire. Continue ! ![]()
Ah, merci Bacon
...
Salut, j'avais dit que je répondrait sur le 15-18 mais comme t’ont texte est aussi ici...
Bref,tout sa pour dire deux, trois choses:
le contexte (je trouve pas d'autre mots) me fais penser a deus ex (cyborg militaire) mais aussi au nouvelles d’Asimov (l'homme bicentenaire entre autre) dans la "robotisation" des humains (Asimov parle surtout de l'humanisation des robots mais comme c'est en gros la même chose...) tu t'en est inspiré ou tu a d'autre sources (si sources il y a)?
Sinon j'aime beaucoup même si j'ai deux critiques:
-c'est un peu trop cliché pour moi et donc je ne suis pas très étonné par la suite de certaine scènes (dans les grandes lignes de l'histoire, après la tournure reste surprenante).
-j'ai l'impression que le caractère de Christophe (je crois?) a changé du tout au tout et que maintenant il se "lache" pour ainsi dire, si oui, j'aurais qu'une question, pourquoi?
Enfin bref, j'espère que tu continuera l'histoire, surtout que j'adore les cyborgs!
Merci de ta lecture bluelab, je suis content que tu es questions et doutes à émettre( ça revalorise mon boulot d'auteur
).
Concernant les sources, je crois pas en avoir pris quelques une en particuliers. N'ayant jamais lu Asimov, c'est pas de coté là que j'ai pu / dû chopper les idées directrices du texte. Idem pour Deus Ex, puisque cette partie du texte date de 2008-2009. Le mystère demeure entier ...
Pour le changement de comportement du héros (Christian / Kristian / Kris), je mettrais ça davantage sur le compte du bouleversement de l'intrigue par son changement de camp, les quelques révélations qui lui sont faites, ainsi que que par la présence d'une IA avec laquelle il se retrouve en contact étroit (voir intime ?). Le coté caricatural de la première partie étant plus à voir comme une espèce de "carapace émotionnelle", de mise en place d'une situation classique parce que commune à beaucoup de soldats (me semble-t-il).
Je posterais la suite, of course. D'ailleurs, je vais le faire maintenant tiens
...
J'aime toujours, même si j’aurai préféré 2,3 éclaircissement de plus sur Dernaz et sa mission.
Sinon tu la imaginé pendant combien de temps cette histoire avant de l'écrire (par curiosité)?