Yop !
J'ai lu la suite.
C'est toujours sympa, je me perds un peu dans les personnages, mais l'ambiance est classe et prenante.
Voici quelques trucs qui m'ont interpellés dans ma lecture. pas forcément des erreurs, mais des détails qui m'ont obligés à relire pour comprendre, ou qui m'ont "choqués" (sans que je sois traumatisé non plus hein...)
...pas mal sont assez subjectifs, donc à toi d'en faire ce que tu veux. Je te dis juste ce qui a attiré mon attention pendant le lecture.
Voilà, et bon courage pour la suite !
Mon cœur cognait contre ma poitrine
=>hum... dans ?
La neige s’était transformée en une substance étrange au contact de ceux-ci
=> le ceux-ci n'est pas très clair, j'ai mis un peu de temps et il m'a fallu relire pour comprendre que tu parlais des murs.
La neige s’était transformée en une substance étrange au contact de ceux-ci
=> le présent fait un peu étrange, vu qu'il y a du passé partout.
— Je suis au rapport, mon colonel.
— Continuez.
=> "Allez y" ? Il n'a rien dit encore.
Nouveaux visages, blancs et noirs. Deux hommes d’une vingtaine d’années, crâne rasé et regard orgueilleux.
=> un blanc et un noir va mieux je trouve, sinon on est un peu perdu avec le deux hommes qui suit. En tout cas moi je pensais à un petit groupe d'une dizaine de personnes à cause du pluriel "nouveaux visages", et ça m'a fait stopper un petit instant.
pour ajuster
chaque ordre à la situation du terrain.
=> saut de ligne en trop
« Possible armement militaire ». Autrement dit, les types en face de nous pouvaient avoir le même type de flingue. [...]
— Je pense qu’ils nous attendaient, major ... On a détecté au moins deux mitrailleuses modifiées, et une trentaine d’hommes en positions.
=> le possible est de trop, vu qu'après le héros décrit précisément l'armement militaire en question.
Tous les calculs étaient exacts !
=>mouais, pour un combat, je parlerai de stimulation plutôt que de calcul, et puis qu'ils soient exacts...la plupart des problèmes complexes (météo...) prendraient plus que l'âge actuel de l'univers à résoudre avec des ordinateurs quantiques. Enfin bon, je pars un peu sur la philosophie des maths, mais c'est vraiment trop cliché et inadéquat.
— Qu’allez-vous faire, mon colonel ? Demandai-je, rempli d’espoir.
=> je trouve que le rempli d'espoir en colle pas avec le côté machine humaine du héros.
— Soldat, tu viens de te retrouver sergent.
=> d'être promu ?
Et effectivement, cela grilla
=> il grilla. Ou un synonyme ?
Hum je me suis un peu planté sur mon ctrl-c quand je parle du présent. Je voulais faire référence au seule endroit du paragraphe où il y en a
Merci de ce petit relevé Achene
!
J'ai tout lu!!
C'est dingue comment t'arrives à nous plonger dans l'ambiance. Tout est très bien décrit, avec un vocabulaire varié. L'histoire est très prenante, on s'est pris d'affection pour ton personnage, on vit l'histoire à travers lui.
Ta définition de la Vie au début du second chapitre m' a particulièrement touché, car c'est exactement tout ce que je ne veux pas vivre, et que je ne vivrais pas.
Parfois, tu as oublié de remplacer "Ali" par "Yugowski" (début du chapitre 4 par exemple...), c'est le seul défaut que j'ai pu trouver.
Bon, mon commentaire est totalement inutile, pour pas changer
, mais sache que tu as un lecteur de plus!
Merci
"il me restait plus qu’à"
=> il NE me
"tellement brisée"
=> Ce sont les déserteurs qui sont briséS
"cent-soixante-dix-neuf kilos le fassent tant travailler"
=> Pas sûr que le subjonctif soit nécessaire ici, mais vraiment pas sûr ( il est 8h40 ). Je dirais "firent"
-----
Bon, c'est en gros ce que j'ai relevé, mais pour tout t'avouer, j'ai passé une nuit de m*rde et je suis pas très frais ! ça ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture. Je me sens bien dans ton univers, dorénavant. Envie de savoir la suite !
apollo
Faut que je me remette aussi à ton texte, mais j'ai des plannings de mayrde en ce moment
...
Le Corbeau ne révéla jamais son prénom. Parfois, les interventions tournaient mal, et il connaissait pas mal ‘d’actionnaires’ retrouvés une balle dans la tête pour avoir été trop imprudent avec leurs clients. Mais le Corbeau restait un très bon organisateur. Deux heures après avoir signé ce qui ressemblait davantage à une reddition sans condition plutôt qu’à un contrat moral, trois paras vinrent me chercher, me firent monter dans une improbable aérovoiture bricolée qui pétaradait dangereusement, et nous filions dans des rues obscures. Le trajet fût interrompu une bonne dizaine de fois, pour des causes qui me restèrent inconnues. Ces salauds avaient un brouilleur intégré sur le véhicule, ce qui m’empêchait de localiser le trajet.
Je fus pris au dépourvu lorsque nous arrivâmes à destination. Mes gentils accompagnateurs ne jugèrent pas nécessaire de m’informer, et je restais une paire de minutes dans la voiture. L’un d’entre eux eut néanmoins l’intelligence de revenir. Sa réponse ne se dessina qu’en un regard noir et insistant, auquel je ne préférais pas répondre.
Mon interface aurait dû s’agiter frénétiquement dès que nous nous étions éloignés de l’aérovoiture, mais je le laissais en veille, de peur d’être détecté.
Un imposant bloc de béton écrasait le paysage, face à nous. Seule une entrée semblait avoir été ménagée dans sa base, barrée par d’imposantes structures métalliques. En nous approchant, je pus constater que le bâtiment avait dût être un immeuble d’habitation, dont on avait pris soin de murer absolument toutes les issues, et que les murs avaient été recouverts d’un béton expansé de mauvaise qualité. De toute évidence, c’était un QG paramilitaire, ou quelque chose dans le genre.
Un canon se ficha contre mon cou. Le contact désagréable du chrome poli me fit avancer, toujours accompagné de ce silence évocateur. Quelques pas, ainsi, sous la lumière trop rare d’une lune glacée dans l’hiver. Aucun lampadaire n’éclairait la route, et sans ma vision augmentée, j’aurais vraisemblablement trébuché sur le sol irrégulier.
Une forme vaguement humaine se profila dans la large ouverture au bas de l’immeuble. La forme s’anima à notre approche, dissimulée dans une pénombre collante. Quelques lueurs naissaient là où devait se trouver un œil, là ou aurait dût s’en trouver un tout au moins. Lorsque nous sommes arrivés à sa hauteur, la silhouette se révéla être un cyborg au visage dévoré par un acier rutilant. Et les diodes n’étaient que des dispositifs visuels palliant un oeil inexistant.
Nous nous dévisagions, un court instant. Tellement semblables et pourtant si différent à ce moment précis. J’étais encore l’étranger, celui à qui les rouages du système étaient totalement inconnus. Les trois paras, en treillis réglementaire, virent couper court à notre étrange rencontre. La porte, la lourde porte blindée qui enfermait le lieu comme un coffre-fort, chuinta et nous laissa pénétrer au cœur du trésor qu’elle verrouillait.
La lumière tamisée, qui descendait d’un ciel de plafond gris anthracite, semblait n’avoir qu’un but purement fonctionnel. Pourtant, à y regarder de plus près, les éclats blafards jouaient sur le dallage, béton ciré aux reflets beiges résonants sous le choc sec de nos pas pressés.
Le canon me dirigea vers le fond de ce cube de vide aux proportions écrasantes, où plusieurs portes sans aucun signe distinctif s’étalaient sur un mur tout aussi neutre. L’un des paras frappa à l’une d’elles, la seconde en en partant de la gauche. On lui ouvrit, sans rien dire. J’avais le vague pressentiment que ma venue était à moitié attendue. Ma réponse ne tarda pas arriver.
— Major Dernaz ? Demanda une voix masculine abimée par le tabac.
— Lui-même, répliquais-je sans joie.
Un homme d’une cinquantaine d’années se présenta face à moi, l’air contrit. Un fusil d’assaut en main, canon vers le bas. Il emmancha le tube d’acier, le brandissant à une telle vitesse que rien ne pourrait l’arrêter. Le coup de crosse qu’il m’administra fût puissant, mais il ne me déstabilisa pas. Il me dévisagea avec arrogance, avant de m’adresser la parole.
— Les traitres n’ont pas leur place ici.
— Je ne suis pas un traitre, ripostais-je.
— Les traitres n’ont rien à faire chez moi, continua-t-il. Pourquoi devrais-je faire une exception ?
Un des soldats s’approcha de lui, se collant à son oreille. Il lui murmura quelque chose d’apparemment efficace, car son regard changea, dérivant de la haine à l’assentiment contenu.
— Il semblerait que la vérité soit moins claire que je ne le pensais, avoua-t-il. Soit, cela ne change en rien le fond du problème.
Il me fît signe de pivoter, et m’agrippa la mâchoire d’un geste brusque.
— La blessure est profonde, enchaina-t-il. C’est même étonnant qu’elle ne soit pas plus sale que ça... Votre interface médicale est sacrément solide pour vous avoir conservé en si bon état.
Je n’osais rien répondre.
— Le Corbeau est un bien curieux menteur... Pour une plaie propre, je la trouve salement compliquée. Pas infecté, mais trop compliquée. Je ne sais pas ce qu’il vous a raconté... D’ailleurs, dites-moi, tout, major.
Son regard pétilla lorsqu’il lâcha ma peau meurtrie pour mieux m’observer.
— Une greffe, me contentais-je de répondre. Une greffe, ou un process bionique.
— Vous pouvez déjà oublier la greffe, mon brave, répondit-il. Les vaisseaux et les nerfs sont endommagés trop profondément pour que l’on puisse en tirer quelque chose.
— Alors ?
— Alors, il ne reste plus que la cybernétisation. Rapide, bien plus efficace à long terme, surtout si on ne prend pas en compte l’impact esthétique... Mais là n’est pas le principal.
Il m’examina à nouveau.
— Il me faudrait à peine une dizaine d’heures pour effectuer le travail. Votre ossature rentre dans la moyenne supérieure... Je devrais avoir le matériel ici, normalement...
Il se tut, perdu dans ses pensées, avant de se détourner vers un des paras.
— Il faudra juste un accord signé du Magister... Pour autre chose.
— Bien sûr, mon colonel répondit un des paras.
Mon sang se glaça lorsque j’entendis ce mot. ‘Colonel’. Un de ses fumiers qui m’avait fait tout quitter. Un de ses pourris allait me sauver la vie ? Non, c’était trop cruel pour être vrai.
— Major... Je ne sais pas si vous en avez conscience, mais votre état va nécessiter la mise en place d’un coma artificiel. L’intervention est trop longue pour vous laisser sous anesthésie locale... Et le coma aura l’avantage de « court-circuiter» la durée de cicatrisation.
D’instinct, je reculais d’un pas. Des fusils d’assauts se braquèrent sur moi.
— Pas de coma, lâchais-je, tendu.
— Ce n’est pas une demande, major.
Deux paires de bras vinrent me maintenir contre un mur. J’aurais pu les envoyer se fracasser de l’autre côté de la salle, mais c’était sans compter sur le nombre de soldat qui aurait aussitôt rappliqué.
— Je ne fuirais pas, grondais-je à l’adresse de mes geôliers.
— Nous le savons, major, poursuivit le colonel. Simple procédure de sécurité.
Une longue aiguille transperça ma jugulaire. Le ciel de néons tourbillonna violemment, et j’oubliais tout. Encore une fois.
V.
Notre Père
Non.
Non, car il méritait de vivre, après tout. Il avait payé bien assez cher comme cela, et ajouter un poids supplémentaire à son fardeau aurait été d’un sadisme total.
Marcus consultait des dossiers depuis une bonne heure. Les textes défilaient devant ses yeux, il n’en retenait guère plus que quelques mots, tous plus inintéressant les uns que les autres. Son attention était ailleurs.
On frappa. Il soupira tout en retirant ses pieds du bureau où ils jouaient les équilibristes, et se leva sans conviction vers la porte qui clôturait son bureau.
— Entrez !
Le battant s’entrouvrit, une tête puis un corps se faufilèrent timidement dans l’embrasure.
— Magister... Le commando « Spiritus » est revenu de mission.
— Bien. Faites venir le capitaine Keller.
Il y eut un raclement de gorge, gêné.
— Un problème, sergent ? Demanda Marcus.
— Le capitaine Keller est juste derrière moi, Magister.
— Eh bien, faites-le entrer !
Quelques pas, des regards s’échangèrent, une poignée de main fugace, pour que Marcus et Keller se retrouvent assis face à face, de chaque coté du bureau.
— Capitaine...
— Le Major Dernaz est dans nos murs, Magister, répondit Keller d’une voix neutre. Le colonel Joncourt l’a examiné, et il est actuellement placé en coma profond.
Le regard de Marcus s’assombrit.
— On l’a blessé ?
— Je n’en sais rien, Magister. Mais la partie droite de son visage est très abimée. Le colonel parlait d’implantation cybernétique.
Marcus resta silencieux. Ses mains, métalliques, vinrent se placer en douceur contre son menton, tout aussi mécanique.
— Merci capitaine.
Keller se leva, avant de réaliser un garde-à-vous impeccable et de sortir du bureau.
Une fois seul, Marcus se laissa aller sur son lourd fauteuil. Le major était un soldat de choix, et malgré le coût financier que pouvait représenter une telle intervention, rien ne devait justifier son abandon.
Dès que le Corbeau avait prévenu l’Ordo Humanis, Marcus s’était montré plus qu’intéressé par le « cas » Dernaz. Il ne savait que peu de choses sur le jeune homme, si ce n’était qu’il s’agissait d’un cyborg venant de déserter son corps d’armée, et qu’il était recherché pour haute trahison et insubordination. La possibilité qu’il ait eu un lien avec l’attentat des Halles éveilla chez Marcus un sentiment étrange mêlant culpabilité et respect. Il avait fait poser la bombe par d’autres que lui, mais c’était bien son ordre l’origine de ce chaos. Indirectement, pouvait-il avoir participé à la déchéance de Dernaz ? Probablement. Il ne serait fixé qu’après un entretien avec le major.
Il lui faudrait attendre dix jours. Dix longues journées, pour voir si le hasard avait tracé le bon chemin.
Pour la première fois depuis longtemps, je me réveillais dans un calme absolu. Les uns après les autres, mes sens me firent remonter la réalité comme une entité objective, ni douce ni violente. Autour de moi je pouvais deviner l’agitation maitrisée, silence entrecoupé de mots secs et précis. Ce coma n’avait été qu’une nuit parfaitement noire, sans aucune douleur ni sentiment possible. Le colonel ne m’avait pas menti, et lorsque mon œil intact fut assez vigoureux pour s’ouvrir, je ne me surprenais pas de croiser le regard de cet homme.
Un sourire froid mais satisfait éclaira son visage quelques instants, et il plaça une main ferme contre le métal de ma joue droite.
— Merci, glissais-je d’une voix éteinte.
— C’est moi qui vous remercie, major, enchaina le chirurgien officier. L’interface de gestion médicale a tout fait pour que l’intervention soit un succès total.
— Comment ça ?
— La cicatrisation s’est révélée plus rapide que prévu, et le matériel est parfaitement ajusté à votre morphologie. À croire que l’I.A de gestion avait tout intérêt à se conformer à nos actes...
— Je ne comprends pas, colonel...
— Jurcourt, enchaina-t-il. Colonel Jurcourt, chirurgien cybernétique en chef de l’Ordo Humanis. Ce que je veux dire, c’est que vous n’avez pas « dormi » dix jours comme je l’avais prévu initialement... Nous sommes le huit février, major. Comprenez-vous ce que je veux vous dire ?
Je secouais la tête.
— Que votre cas a fortement attiré l’attention du Magister. Que celui-ci souhaitait une entrevue en tête à tête dès votre réveil.
— Le Magister ?
— L’homme à qui vous apprendrez à tout devoir.
Je restais silencieux, totalement hermétique à ces paroles.
— Je vois que vous ne saisissez pas bien ce que je tente de vous faire comprendre, major. En ayant accepté le contrat moral du Corbeau, vous avez mis un pied dans une possible intégration au sein de l’Ordo Humanis. Votre passé militaire et les capacités exceptionnelles dont votre corps est la preuve ont définitivement fait de vous un de nos semblables. Officieusement, du moins.
Un autre homme s’approcha de moi. Ses mains s’empênaient dans des gants bourrés de composants cybernétiques. Il n’hésita pas instant. Des doigts se baladèrent le long de câbles qui me reliaient à une matrice inconnue. Je réalisais que j’étais resté debout tout ce temps, maintenu dans un filet invisible, celui de mon propre corps bloqué par plusieurs systèmes de verrouillages parfaitement bouclés.
— Suis-je si important à vos yeux ? Demandais-je, sans crier gare .
Le colonel me toisa.
— Ne soyez pas stupide, Dernaz.
Un geste discret de sa main relâcha l’étreinte mécanique que maintenait le caisson de stase sur moi. Une tension qui n’avait rien de naturel emplit soudainement mon corps, et j’esquissais quelques pas. Mon champ visuel s’anima, et plusieurs informations s’y affichèrent. Je restais dubitatif et sceptique devant quelques-unes.
— Vous avez installé un système à hémo-oxygénation ?
— Votre cœur et vos poumons étaient condamnés à moyen terme, justifia-t-il. Le choc de l’hypothermie et un début de péricardite m’ont fait agir dans ce sens. Et avant que vous ne posiez la question, nous avons aussi mis en place un relais moléculaire contre votre état délirant. Vous êtes parfaitement stabilisés sur ce plan là, rassurez-vous...
À mon tour, je portais une main contre mon visage. Le contact sans chaleur de l’acier ne m’était pas particulièrement plaisant, mais je savais pertinemment qu’il n’y avait pas d’autre choix. Compensation minime, j’y gagnais un œil plus performant que le précédent.
— Bien entendu, nous avons totalement révisé le reste de votre corps, major. Je ne sais pas qui s’occupe de vos réparations, mais il fait un très bon travail.
— Un indépendant, répondis-je en souriant légèrement.
— Il faudra nous l’amener un jour.
Je fronçais un sourcil.
— Vous comprendrez vite pourquoi, major.
Sortie du placard.
Quelques mois après........
---------------
"Le trajet fût" => fut ? ( plusieurs fois dans le texte )
"Seule une entrée semblait avoir été ménagé" => aménagée ?
"le bâtiment avait dût " => dû ?
"là ou aurait dût s’en trouver un" => dû ?
"Les trois paras, en treillis réglementaire, virent couper court " => vinrent
"la seconde en en partant de la gauche" => -en
"répliquais-je" => répliquai-je ? ( plusieurs fois pendant le dialogue, je crois. )
"Pas infecté, mais trop compliquée" => infectée.
"tous plus inintéressant les uns que les autres. " => inintéressants.
Bon voilà quelques fautes repérées. Il y en a d'autre, notamment le passé simple auquel tu ajoutes souvent un s à la première personne.
A part ça, je me suis un peu perdu, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas lu ton histoire, ça doit être pour ça. En plus tu fais des petites ellipses temporelles et parfois tu changes de point de vue narratif, donc un peu paumé pour m'y retrouver, mais j'y suis arrivé ! Tout ça pour dire que c'est vraiment intéressant. J'aime bien le psychologie du personnage principal et ton univers cybernétique ne cesse de s'enrichir. On flirte toujours un peu avec le cliché, mais au final ça passe bien. J'attends la suite ![]()
(Ah sinon crazy, avec un retard monstrueux
, maintenant que je suis tranquille, j'ai repris ma lecture/correction, je suis dans la seconde parabole.)
Je note ces précieuses info, Apolo et Sule
Sule
pas de mal ... Tu as une vie à coté, je vais pas t'en vouloir (ça serait ce foutre du monde, n'est-il pas
? ) .
Une porte. La dernière d’une longue liste. On l’ouvrit, j’avançai et passai au travers, après quoi on la referma à clef. « Drôle de manière», pensais-je, partagé entre un cynisme trop éprouvé et une angoisse retenue. J’en oubliais l’espace d’un instant l’objet de ma venue dans cette pièce sans fenêtre, étroite mais lumineuse. Le plafond était dix mètres au-dessus de moi, verrière grisonnante à laquelle se suspendait un long fil puis une ampoule nue. L’ampoule était éteinte, et de toute façon, elle n’occupait déjà plus le centre de mes préoccupations.
Je n’étais pas seul.
Un autre homme me faisait face. Assis, raide et digne sur un fauteuil chromé luisant, il tentait de faire bonne figure. La cinquantaine commençait à marquer ses traits, quelques rides se dessinaient sur son front, haut et luisant. Un sourire neutre releva des lèvres tellement blanchies qu’elles en paraissaient diaphanes, son large nez saillant aurait dût ajouter à cette attitude avenante, mais un œil artificiel, cercle parfait légèrement surélevé dans une orbite métallique, venait contredire cette expression maladroite. Hormis une partie de son menton, le côté droit de son visage et la face antérieure de son cou, rien sur cette personne ne ressemblait à quoi que ce soit d’organique. Le métal s’en était là aussi donné à cœur joie, mais je doutais que cela fût pour les mêmes raisons que moi.
— Asseyez-vous, demanda-t-il simplement.
J’avançai encore un peu, avant de trouver à hauteur du second fauteuil, et de m’exécuter.
— Major Christian Dernaz, vingt-quatre ans, ancien chef de section dans l’infanterie française, décorée à trois reprises pour actes de bravoures et d’héroïsme ?
— Oui, répondis-je.
Nous laissâmes le silence occuper l’espace quelques instants. Le magister reprit le fil de la discussion.
— Major, jouons cartes sur table, commença-t-il. J’ai demandé cette entrevue dans le seul but de vous cerner un peu mieux, même si je connais le fond de votre pensée.
— En quoi ?
— Mémoire silicé, continua le cyborg. Autant dire que cela a été un jeu d’enfant de connaitre vos intentions à partir de vos souvenirs récents. Et pour reprendre sur le vif du sujet, je pense sincèrement que nous allons pouvoir trouver une entente.
— Pourquoi m’avoir fait venir, si vous connaissez déjà mon point de vue ?
Ma question était sèche, mais pertinente. Il le savait, moi aussi, mais le magister ne se démonta pas pour autant.
— La parole garde son aspect sacré, quoi que disent les faits, répliqua-t-il. L’entendre de vive voix ne sera jamais la même chose que le « voir» sur un écran ou au travers d’yeux bioniques. Pour cela, et puis aussi car vous êtes un homme d’honneur. Et les hommes d’honneur ont une place à part ici.
Son œil artificiel passa du bleu ciel au vert émeraude. Un cliché holographique en surgit, se modélisant entre nous deux. Ironiquement, l’image s’anima, se transformant en film. Un piratage de caméra tout ce qu’il a de plus classique hormis le fait qu’elle avait enregistré une partie de l’offensive désastreuse dans la banlieue nord.
— Si vous n’aviez pas agi correctement, ils seraient tous morts en moins de quatre-vingt-dix secondes. Bien sûr, vous ne les avez pas sauvés, mais au moins avez-vous fait votre possible.
Mon cœur, du moins ce qui avait dû le remplacer, se serra douloureusement.
— Vous ne revivrez plus cela, Christian. Nos connaissons nos terrains d’actions, nous faisons peu de victimes, le minimum possible. Bien en deçà de l’armée française.
— Essayez-vous de me séduire avec de beaux arguments, magister ?
Son regard s’assombrit un court instant, avant de redevenir aussi neutre qu’avant, mais son sourire s’effaça définitivement.
— Tout n’est que point de vue, major.
— Oui, je sais cela.
— Vous le savez, mais vous ne le comprenez pas. Vous admettez que vos anciens supérieurs vous ont conduit à la pire sanction possible, vous savez que notre collaboration sera fructueuse des deux côtés, mais vous ne l’admettez pas comme quelque chose de fondamentalement bénéfique.
Il s’installa plus profondément dans le fauteuil, et coupa l’holo-transmission.
— Voilà pourquoi il fallait que je vous rencontre. Bien sûr, vous ne trahirez pas l’Ordo Humanis. Un homme d’honneur ne trahit jamais, je le sais, Christian. Mais vos questions et vos doutes, tant qu’ils ne seront pas devenus des certitudes, vous épuiseront moralement. Et je ne veux pas d’un soldat épuisé pour rien.
— Alors que voulez-vous, Magister ?
— Que vous acceptiez d’avoir changé de camp. Que la place que je vous réserve est bien plus confortable, bien plus gratifiante que ce que vous avez connu. L’apparence de nos corps joue souvent contre nous, mais nous ne sommes pas des bouchers, encore moins des machines. Mais cela, vous ne pourrez le découvrir qu’à vos dépens.
Sa main surgit de sous le bureau. Des doigts, tout aussi métalliques, mais aussi un long câble se terminant par une sorte de harpon. À y regarder de plus près, il s’agissait de micro-interface et de trodes cérébrales.
Je palissais à la vue de cet instrument, terrifiant et fascinant à la fois. Cet homme, ce magister, allait-il vraiment tenter de me faire intégrer son organisation en annihilant ma conscience ?
Devant mon attitude, il se montra plus rassurant.
— Ce n’est pas un lavage de cerveau, Christian. C’est un simple transfert de données...
— Alors, pourquoi ne pas utiliser un simple glass-disc, à ce moment ? Répliquais-je .
— Car l’information que je dois vous transmettre ne peut utiliser un tel support.
Il se leva, et s’approcha de moi.
Son corps laissait échapper cliquetis et chuintement, comme un mécanisme complexe. Il me fixa avec gravité, et fît légèrement pivoter ma tête avant que je ne puisse réagir. Sa main s’approcha, et le câble se ficha dans ma nuque.
— Vous resterez le même, Christian. Mais vous aurez de nouvelles cartes en main.
L’interface de gestion bionique affichait le taux de transfert, qui ne dura pas plus de quinze secondes. Un flot étrange parcourut ma conscience, puissant et doux à la fois. Je vis mille choses, mille visages défiler devant moi. Je ne comprenais pas, mais je sentais leur bienveillance. La solitude sans nom que j’éprouvais depuis que j’avais perdu mon corps de chair vola en éclat, remplacé par cette harmonie humaine aux voix mécaniques.
Je restais interdit. C’était bien trop beau, bien trop simple pour être la réalité. Seuls la souffrance et le désespoir pouvaient encore être le credo du Monde, mais pas la simplicité d’un bonheur partagé. Non, la foi en l’Homme n’existait pas. Elle n’existait plus. Voilà peut-être pourquoi je ne pouvais la comprendre, jusqu’alors. Sa simple présence était une vérité incontestable, un axiome moral sur lequel tout devrait graviter.
Le magister était plus malin et beaucoup plus humain qu’il ne le laissait voir. Le masque froid de l’indifférence se fendit d’un nouveau sourire, discret, mais sincère, illuminant son regard de cette joie partagée.
— La vérité ? Déclarais-je, hésitant entre joie et crainte .
— Oui, Christian. Tout cela, c’est nous. Tout cela, c’est vous aussi à présent.
— Suis-je vraiment si méritant que cela ?
— Comme n’importe lequel d’entre nous, pour peu que vous vous en donniez la peine. Juste tendre la main, et accepter cette charge que je vous remets aujourd’hui, Christian.
Oui, juste tendre la main. C’était d’une évidence. Un monde que soudain la lumière arrose, étincelant de beauté.
Juste dire oui, Chris’. Est-ce si compliqué ?
Je lui rendis son sourire, soudain renforcé par cet être protecteur.
— Bien sûr, Magister.
— Christian, je suis sûr que vous ne regretterez jamais ce choix, conclut-il me tendant une main amicale.
Lorsque le Magister en personne vous transmettait la Vérité, il était impossible de le trahir. Dès lors, être fidèle jusque dans sa disparition, faire devenir réalité la moindre de ses volontés, l’écouter comme un père dur mais aimant était les seuls pensés qui occupaient votre esprit.
Et tous, soldats, sous-officiers et officiers, nous devenions ses enfants. Vous et votre petite conscience plus ou moins individualiste se voyaient réduit à l’état de risibles concepts, pitoyables par leur aspect primaire. Cette communauté se transformait en votre vie.
Comprendre que vous ne seriez plus jamais seul, où que vous vous trouviez, cela avait un côté plus que rassurant.
D’autres yeux se posèrent sur moi, ce jour-là. Le fait d’avoir accepté la charge que me remettait le magister avait-il changé le regard qu’une dizaine d’officiers supérieurs ? Probablement.
Malgré l’acier, malgré la froideur quasi polaire qui régnait dans leurs attitudes raides et envahies par la mécanique de leur corps, je pouvais sentir une certaine fierté. Devenir l’un d’entre eux, c’était devenir leur frère, maintenant et jusqu’à mon dernier souffle.
Le Magister m’ouvrit une voie au milieu de ce cercle de guerrier effrayant de puissance. On s’écartait en courbant la tête à son passage, ivres de sa présence.
On guida mes pas vers un magnifique trône cubique, sans dossier, gravé de mille noms et d’autant de symboles dans du chrome massif. Je m’installais, découvrant par coup d’oeil cette salle où j’allais apprendre ma nouvelle vie.
Le lieu de ma renaissance se couvrait de gris, mais d’un gris camaïeu, presque lumineux sous les lueurs rougeoyantes du crépuscule. L’éclat grenant d’yeux artificiels appartenant à plusieurs des officiers ajoutait un écho particulier à cet éclat éphémère
— Qu’on apporte le Faiseur, demanda le Magister.
Il frappa des mains, pour appuyer ses paroles, et un aide de camp surgit d’un rideau clôturant un des côtés de la pièce.
Mon nouveau maître s’approcha de moi. Son regard me toucha par sa simplicité, et un bien-être nouveau m’envahit totalement.
— Nous, commença-t-il, Hommes Libres dans nos corps et nos esprits, nous avons choisi de te faire confiance, Christian. Tu connais la Vérité, tu comprends la Vérité. Ta vie se mêlera aux nôtres par ton serment.
Sans aucun mot, je savais ce que j’avais à faire. Calemement, je me levais, et m’agenouillais aussitôt face au Magister.
— Acceptes-tu la charge que Nous, Hommes Libres, remettons sur tes épaules, pour voir ce monde devenir meilleur ?
— Je l'accepte, répondis-je, et m'en remets à votre jugement.
— Serviras-tu avec loyauté notre cause ? Porteras-tu notre idéal à travers le temps et l’espace, quel qu’en soit le prix à payer, de ta vie si elle est en jeu ?
— Je les servirais, toujours, j’en serais le garant le plus fidèle
Les mots jaillissaient hors de moi comme s’il avait toujours dû en être ainsi.
— Alors soit notre égal, Christian. Car à présent, moi, Magister Mark, et tous mes fidèles commandants te reconnaissons dans ton grade. Soit avec nous, Major Regalium Kris.
Un nouveau signe de main, discret, fit parvenir le Faiseur. Une araignée mécanique qui se tortillait dans un nuage de fumée. Il l'attrapa sans ciller, elle tenta de le blesser de ses longues pattes désarticulées.
— Ton nom, celui que tes frères te donnent, conserve-le dans ce corps devenu perfection.
Le monstre mécanique siffla au contact de l’acier. Elle se déplaça si vite que je ne pouvais que la sentir. La fumée s'épaississait autour de moi, jusqu'au moment où elle cessa sa danse infernale, et qu'ils l'attrapèrent, l'éloignant de moi. Le Magister m'aida à me redresser, et leva mon bras vers le ciel.
— Maintenant et pour toujours, Kris, tu es un Homme Libre !
— Maintenant et pour toujours ! Reprit le coeur des officiers.
On remonte les épaves et on croise les doigts ...
On remonte encore
...
Déjà une bonne heure que le soleil était couché. Dehors, la neige fondue salissait tout. Lorsque la porte grinça, les trois hommes assis là, sous l'averse hivernale qui lavait les toits, ces hommes surent qu'il fallait se lever. Alors ils se levèrent. Le premier, celui qui était le plus à gauche de ce banc rouillé était aussi usé que le banc. De profonds sillons couraient sur son visage buriné par le soleil. Un œil bleu se cachait, pudique, sous un long keffieh posé sur son crâne touffu, quoique grisonnant. Son autre œil avait subi depuis longtemps les dommages d'une guerre mutilante. Crevé au couteau de cuisine, voilà bientôt quinze ans. Remplacé aussi sec par un implant de métal. Un regard noir, une expression impassible, et son souffle, profond. La confiance et la force tranquille émanaient de lui avec une telle évidence que n'importe quel mortel aurait pu l'effleurer, et aussitôt se mettre à ses pieds. Gorynovitch était son nom, Ethan, son prénom.
Son voisin était à peine moins antipathique. Le même calme militaire le protégeait de l'agitation extérieure. Mais lui avait conservé la totalité de son corps. Un regard brun, sec, qui explorait la nuit à travers la pluie, reconnaissant chaque forme, chaque son, dans un environnement qu'il ne connaissait que trop bien. Léonard Grammard était un militaire. Bien plus dangereux que son ainé.
Le troisième aurait pu être le Magister Mark en personne. Après tout, Marcus Standberg était le seul à commander officiellement l’Ordo Humanis. Les autres n'étaient que des ombres. Des reliques d'un passé trouble et troublant. Un kaléidoscope de malheur embaumait leur univers. Et quel qu'il fût, le moindre visiteur s'exposait à en subir le poids dès qu'il effleurait ce monde passé.
Il sourit, ironique. Son corps, lui non plus, ne subissait plus les assauts du temps. Comme le Magister, Comme Kris, ce n'était plus qu'un cyborg. Un boucher sanglant, qui payait au prix fort son intelligence et sa ruse. On l'avait battu, on l'avait ignoré. Mais sa jeunesse bien vite s'envola. Il ne restait guère plus de lui qu'un visage blanc et brisé, une cicatrice mobile qui déployait une énergie immense pour ne pas laisser les affres de la douleur perdre le sanctuaire de son esprit. Il se tenait droit, légèrement insolent, car sûr de sa valeur. Oui, pour sûr, Samuel Hasqueniet connaissait sa valeur.
Le pas du Magister, froid et mécanique, s'étouffait dans les trombes d'eau qui s'abattaient sur la terrasse. La porte grinça à nouveau lorsqu'il la referma. Le bruit des pas cessa. Tous les quatre se tenaient bien droits.
Marcus Standberg. Mais était-ce son véritable patronyme ? Quarante-cinq ans, une touffe de cheveux noirs mal coupés, la peau aussi laiteuse qu'il était permis à un Homme de posséder. Une expression froide couvrait son visage. Son unique œil encore vivant cligna rapidement, surpris par la pluie.
— Doit-on le garder ?
Gorynovitch tourna la tête, et soupira.
— Qui sait ce qu'il fera demain ? Il pourrait aussi bien nous massacrer que nous aider comme n'importe lequel des Regalium ... N'oublions pas d'où il vient ...
— Patience ... votre mot favori, mon cher maitre, s'amusa Hasqueniet. Et si demain, l‘Ordo se retrouve en danger, que direz-vous ?
Le quinquagénaire le regarda, blasé.
— Nous n'avions pas le choix ... Il fallait récupérer le major Dernaz. Sans cela, nous serions morts le mois prochain - il soupira - par la faute duquel d'entre nous ?
Samuel le regarda férocement.
— Messieurs, calmez-vous, intervint le Magister. Si le Regalium ne s'intègre pas à l'organisation, j'en prends la responsabilité.
— N'en faites pas une affaire personnelle, tempéra Grammard. Nous comprenons bien que le « cas » Dernaz a de quoi intriguer le cybernaute que vous êtes, mais il ne faut surtout pas vous investir plus que nécessaire.
— Et que feriez-vous à ma place, capitaine ? Ne répondez pas, vous n’en savez rien. Vous ne pouvez pas avoir senti ce qu’il s’est passé ...
— Je ne sais rien, Marcus, effectivement. Comme aucun de nous n’en saura jamais rien. Nous n’étions pas à votre place.
— Alors contentez-vous d'observer, coupa froidement le Magister.
Il les fixa, l'un après l'autre.
— Je suis ici par votre fait. Vous m’avez donné votre confiance, mais il est grand temps que je reprenne cette organisation en main.
Un lourd silence s'abattit sur le toit. La pluie tomba plus fort encore.
— Le Regalium Kris ne doit pas être tenu au secret.
— Vous voulez le perdre? S'étonna Hasqueniet.
— Nous ne le perdrons pas. Je ne le permettrai pas. Je ferai tout pour qu'il vive.
— Au risque de briser tout le processus ? Grogna Gorynovitch.
Le Magister se tut.
— N'oubliez pas les objectifs qu'Ils nous ont fixés, reprit Hasqueniet.
— Ils ne reculeront devant rien, appuyèrent Grammard.
Marcus se retourna, et agrippa de toutes ses forces la rambarde de la terrasse.
— Maudite Corporation, gronda-t-il.
Aucun ne se doutait que quelques étages en dessous, j’avais tout enregistré. Une coïncidence qui ne m’apparaissait que peu hasardeuse avait guidé mon esprit par l’interface de Yugowski multipliant mon ouïe au-delà de tout ce que je pouvais espérer.
Et tout cela, tout ce que ces quatre hommes projetaient, personne n’aurait dû le savoir. Hélas, moi, la création nouvelle venait de dépasser ses Créateurs pendant quelques instants. Le rétablissement d’un équilibre caché se faisait par à-coups, mais cela ne durerait pas.
Dans la nuit naissante, une pensée froide acheva de me faire agir au gré des sentiments. Un puits glacé, où seul l’empirisme logique et rationnel d’un ordinateur pouvait édicter ses lois. En entendant la voix du Magister, ce fut comme si mon esprit finissait de se donner totalement aux Lois des Machines. Je devenais l’extension hybride d’un enjeu beaucoup plus lourd. Un pion conscient de son importance tout en ignorant sa finalité.
Tout ce qu’ils entreprirent après ce jour fut une liberté illusoire. Mon intérêt dépersonnalisé dépouillait sans bruit l’Ordo Humanis.
Salut. J'ai lu le premier chapitre et le dernier, je découvre ton topic
Je me permets de poster parce que j'aime beaucoup.
Tu maitrises une ficelle essentielle à l'écrivain, celle de savoir manier son texte selon sa longévité. Très bonne mise en situation par la description d'un Paris futuriste et chaotique, puis un moment de calme pour présenter les personnages et toute l'action dans le dernier tier du texte.
C'est simple donc c'est une bonne idée, c'est comme une évidence mais en même temps c'est difficile à manier. (je parle de la structure)
Le scénario est juste génial, pour tout amateur de film ou de jeux vidéo sur le thème des combats militaires. Il y a des moment où je me suis vraiment laisser prendre par le suspense et j'ai eu quelques frissons. Apparemment le dernier chapitre parle d'une infiltration, enfin j'ai beaucoup de page à lire mais le premier m'a donner envie de continuer ! Bravo ![]()
J'oubliais : très bon style d'écriture, on dirait du journalisme, l'histoire est comme rapportée à la façon d'un reporter de guerre, je me trompe peut-être mais j'aime bien.
Crazymarty, le texte qui date de 2012 est une autre histoire (je doute bien que non mais 2 ans après c'est etrange)? Ou c'est le roman qui a débuté en 2010? Je n'ai encore rien lu, donc je sais pas.
Le texte date de 2008 à 2010 ... Après je ne vois pas de quel autre texte tu parles (Mais je suis fatigué, ceci peut expliquer cela
... )