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Alter Ego .

apoloj
apoloj
Niveau 7
24 février 2010 à 12:26:22

J'ai tout lu.
Quelques petites choses ça et là qui m'ont gênées. ça reste du subjectif. Je sais pas si je vais toutes les retrouver, mais :

"l’épée invincible du temps" : Je trouve la formulation pas géniale.

"je n’ai pas décollé mon cul de cette chaise" : il est toujours familier, mais je l'ai rarement vu utiliser des mots crus dans la suite du texte.

"la main façon steak haché" : ça colle pas avec les autres propos du perso.

"dans un morceau de cape "propre"" : pourquoi mettre le mot propre entre guillemets ? ça fait pas très littéraire et c'est une facilité qui t'évite d'expliquer que finalement, elle est un peu dégueulasse quand même.

"- Ouvrez la bouche et faites « haaa ».
- Haaaaaa !
- Parfait. " : Mouais. C'est pas super comme procédé narratif ^^

"Dans une candeur presque suspecte tant elle était naturelle, elle me demanda :
- Excusez-moi, jeune homme, mais n’auriez-vous pas l’heure ? " : Je sais pas pourquoi mais ça paraît surréaliste. C'et peut-être voulu. Si c'est le cas, j'ai rien a jouté, ça tranche avec le reste comme le quartier en lui-meme ou alors la vieille est bizarre. Sinon, y'a quelque chose qui cloche : tout le monde est triste, Paris est ravagé, à quelques rues y'a des morts partout et la vieille demande l'heure, tranquille, même pas peur. :-)

Voilà, ce que j'ai retrouvé, en gros. Il me semble qu'il y avait un ou deux autres passages qui m'avaient fait tiquer, mais je les ai pas retrouvés.

Mis à part ça, l'ambiance est excellente. Tu écris vraiment bien. Je ne me souviens plus des textes que tu écrivais avant, mais celui-là à quelque chose qui le rend vraiment intéressant.

Ce n'est malheureusement pas parfait : Je suis les évènements parce qu'ils sont intéressants et que j'ai envie de connaître la suite, mais le monde dans lequel on se trouve reste quand même un peu obscur et les rares explications parsemées dans le texte me laisse sur ma faim.
Le tout technologique donne lieu à quelques clichés ( la vue du héros, ... ) mais on finit par entrer dans le jeu.
La fin est un peu brouillonne. On sait pas vraiment qui est Carier. J'ai du aller rechercher dans le texte pour m'en souvenir. Son nom est trop proche de Derbier, je pense.

En me relisant j'ai l'impression d'avoir beaucoup de négatif alors que c'est quand même le contraire que je ressors de ma lecture. J'ai tout lu d'un coup, sans vraiment m'arrêter et je suis entré dans l'histoire assez facilement. Tout ça pour dire que je lirais la suite ^^

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
24 février 2010 à 12:36:15

Bah merci apollo :-) ... J'ai rien à redire sur les vues narratives, il y a effectivement des petits trucs, qui, à la relecture, me paraissent pas top. J'y remédie dès que possible.

Concernant la vieille c'est voulu. L'ambiance glauque et pauvre en informations évoluera par la suite, tout comme la mentalité du protagoniste, volontairement forci.

Mais merci de ces relevés. C'est toujours utiles :-) .

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
09 mars 2010 à 17:07:50

J'ai horreur de le faire, mais bon :

:up:

-Achene-
-Achene-
Niveau 10
10 mars 2010 à 20:30:09

Yop !
J'ai tout lu !
Bon allons y franchement : c'est pas trop mon genre d'histoire. Les environnements sales et ternes, et puis surtout les guerres modernes/futuristes, je laisse vite tomber en général.
Mais, ici, ça se lit très bien, et grâce au style fluide on entre dans l'histoire sans trop de soucis. Donc, au final, j'aime bien :-p

Quelques trucs qui m'ont (un peu) gênés :

au début, la tête du gars explose comme une pastèque, et après tu parles de l'expression de son visage. Au final on comprend bien qu'il n'y a qu'une partie qui saute, mais tu pourrais l'expliquer ?

Ensuite, quand il téléphone au général, ça m'a un peu dérangé qu'il connaisse personnellement le héros et son pote...doit y avoir quand même pas mal de troufions dans ces ruines.

Enfin, le coup de l'IA qui prend le relai sur l'humain me semble un peu trop facile. Si un tel truc existe et est performant, et qu'on peut facilement s'en procurer au marché noir, c'est que le gouvernement a la technologie requise pour en fabriquer aussi. (et en plus on lui offre, donc ça veut dire que c'est vraiment pas cher...) Alors pourquoi ne pas se débarrasser de la main d'oeuvre humaine et créer une armée de robots !

Après, à mon humble avis, le point noir c'est qu'il n'y a pour l'instant pas vraiment d'éléments qui me poussent à lire. Tu poses une ambiance fort convaincante, mais ça manque de truc qui attirent l'attention, qui permettent de dire que l'histoire va être intéressante. Bon, c'est mon opinion, et elle est totalement subjective, donc d'autres le ressentiraient peut être autrement.

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
10 mars 2010 à 21:18:10

Merci beaucoup de ta lecture attentive Achene :-) . J'avoue qu'il y a quelques bourdes sur l'intrigue qui font un peu "tâche", surtout comparé au reste du récit.

Sinon, j'ai bien entamé Histoire au clair de lune, et j'espère pondre un avis assez rapidement ...

-Achene-
-Achene-
Niveau 10
10 mars 2010 à 22:58:57

Je lirai la suite bien sûr. Bonne lecture d'histoire au clair de lune ! (même si j'évite à l'enlever, parce que le style est bien moins bon que Le chevalier Lapin, à mon avis. C'est fou ce qu'on progresse en une nouvelle, surtout si c'est sa première.)

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
10 mars 2010 à 23:12:04

Merci :-), et bon courage à toi aussi .

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
16 mars 2010 à 20:36:53

III. Sonnent l’heure.

Lorsqu’enfin l’air de l’extérieur s’engouffra dans mes poumons, je savais que je ne pouvais plus faire demi-tour. Mon cœur cognait contre ma poitrine. Sortir avant l’heure prévue. Frapper mon corps de cette force instinctive, brute et pure. Je le sentais qui scandait son hymne à la vie malgré la mort qui déjà brûlait l’acier de ma chair. Lui le savait. Pas moi. Moi, j’ai joué à faire comme d’habitude, à scruter la rue comme un jour ordinaire. La neige, elle ne tombait plus. Mais le vent était glacial.
Petite impression de lassitude, et rien d’anormal. Tout était triste comme l’hiver, tout était sale comme le sang qui avait giclé sur les murs quelques heures auparavant. La neige s’était transformée en une substance étrange au contact de ceux-ci, et par endroits, elle avait fondu sous la chaleur des corps meurtris. Des hommes et des femmes qui s'étaient tenus ici, il ne restait rien. Enfin, rien d’humainement identifiable, à part des morceaux de corps. Je scrutais la scène d’un œil froid, mécanique, et la seule émotion qui s’imprimait en moi, c’était l’ironie. Pas de bol pour les pauvres malheureux qui se sont fait coincer au mauvais endroit, au mauvais moment. Une vie qui passe, se lasse, et s’étiole soudain dans le feu d’un crime. Un crime sans visage. Un assassin déjà mort. Et dix-sept cadavres au bout de la dépêche Agence France-Presse. Sanglant.
Un type s’approcha, et se planta à côté de moi. Regard vide, cheveux noirs, treillis bouffé par l’humidité. Un air sec dans son attitude, le mouvement rapide des mains, et enfin, il brisa le silence avec une vulgarité insolente.
— ‘Les ont pas loupés, hum.
Sa voix trop claire se brisa à l’orée du champ de sang. Une mèche de cheveux voulait s’envoler au vent, mais la substance grasse la collait par quelques filaments, rendant sa tentative pitoyable. « Ce que j’ai vu, c’est l’horreur à l’état pur. C’était si fort et si terrible, si puissant et si effrayant, que même moi, le reliquat de cette femme explosée, je veux m’en aller. Mais même moi, je n’en ai plus la force. A quoi bon fuir, quand un autre meurtrier t’attend... ». Qui était la propriétaire ? Un morceau de jambe, un tronc éventré et pilonné par des dizaines de clous rouillés, déformés par le souffle chaud du nitrite de sodium. A la place de son crâne, une tache inconsistante, vaguement ovale, rouge, blanche, grise, dans un mélange approximatif de ce que fut ce visage.
— J’espère qu’ils vont nettoyer ça vite fait, lui dis-je sur un ton détaché.
— La pluie fera le reste.
Dix-sept corps. Place Joachim du Bellay. Juste en face de la fontaine néoclassique. Les vitres avaient toutes été soufflées dans un rayon de cent mètres. Un cratère large, peut-être quinze mètres de diamètre, mais incroyablement plat. Pas plus de vingt centimètres à l’épicentre. Surement une bombe sodique, balancée dans un sac sous la neige, attendant patiemment la petite goutte d’eau pour exploser. De toute évidence, le plus meurtrier attentat sur Paris depuis au moins un an.
Un dernier pas de danse auprès des cadavres. Ici, c’était déjà trop tard.

L’activité frénétique qui s’était emparée du quartier des Halles n’était pas habituelle. Derbier, débordé, avait presque fini par lâcher le morceau. Mais, trop fier, il s’accrochait pour ne pas perdre la face contre son subordonné. Léon, le sergent qui lui avait tenu tête ce matin, gérait avec un sang froid exemplaire les hommes du PC. Toutes les unités s’étaient déployées en un temps record pour sécuriser le périmètre.
Mais cette tension, aussi forte fût-elle, ne m’atteignait pas. La tournure que prenaient les événements me forçait à devenir cet homme insensible, observant des situations tragiques aussi froidement que le ferait une caméra. Cette distance restait ma plus grande protection mentale.
— Dernaz, qu’est-ce que vous foutez, merde ! Cria Carand.
Je le regardai, avant de comprendre que je devenais stupide à ainsi.
La réalité me percuta, rapide mais indolore, comme si je retrouvais soudain une place que je n’aurais pas dû quitter.
— Vos ordres, major ? Demanda-t-il d’un ton plus calme.
— Vous assurez un cordon sanitaire avec votre unité, Carand. Vous filtrez les quatre carrefours des Halles, je ne veux pas une seule arme dans ce périmètre.
— Bien, major.
Il s’éloigna, j’activai mon intercom.
— À toutes les unités du PC, vigilance maximum, je répète, vigilance maximum. Vous êtes autorisés à ouvrir le feu si refus d’obtempérer.
Plusieurs canaux grésillèrent, quelques voix tendues par une peur à peine contenue résonnèrent dans mes oreilles.
Si les salauds qui avaient posé cette bombe devaient s’en sortir, je ne me le pardonnerais pas.

Certaines fins d’après-midi sentaient bon le chocolat, le beurre fondu et les vapeurs de cannelle. Celle-là, âcre, s’embrumait de notes bien plus amères et crues.
Un attentat. L’acte était affreux, et pourtant, il fallait s’y faire. La nouvelle avait déjà dû commencer à se répandre dans les rues et dans les cœurs, mêlant colère et effroi dans les yeux de quelques citoyens. La plupart auront dans un premier temps le réflexe puéril de s’attarder sur le caractère tragique de la chose, reprenant ensuite bien vite leurs activités pour oublier l’horreur de la guerre civile.
Parfois, il en était de même avec les officiers supérieurs.
Le hasard, aidé d’une discussion mielleuse avec Derbier, m’avait donné la délicate mission de faire un rapport détaillé de la situation à l’état-major. Rapidement, quelques mots avaient défilé dans mon champ de vison, avant de se fixer sur un coin déserté où ils se mirent à former quelques notes. Le ton était rigide, désossé de tout propos un tant soit peu humanisant.
Le fond d’une courette crasseuse me servirait à défaut de cocon de calme au milieu de la panique diffuse qui commençait à retomber sur les halles.
La procédure d’identification, ce mur antérograde de codage et de barrières virtuels sauta aussi rapidement qu’à la Saharienne. À peine quelques secondes, et l’I.A. avaient fini par me reconnaitre et accepter ma requête. L’heure, plus correcte que la veille, m’assurait un contact dans une ou deux minutes au plus tard.
Mon champ de vison scintilla d’une aura argentée, avant de se stabiliser sur l’holo d’un homme que je n’avais jamais vu. Des informations surgirent du néant, d’un coup d’un seul : Colonel Julien Prancard, commandant en chef des cinquième et sixième bataillons d’infanterie. Je supposai qu’il avait dû recevoir de son côté la même chose me concernant.
— Major Dernaz, mon colonel.
— Repos, major, répondit-il.
De grosses rides saignaient son front, enfermant deux yeux dans de sombres puits d’où émergeait un bleu lumineux, trahis par la retransmission pastel de mon visuel. Une moue à peine visible imprégnait des lèvres fades, entrecoupées de fines cicatrices, ombragées d’un nez pyramidal et bosselé. Des pommettes hautes, une calvitie prononcée que venait amender une couronne de cheveux grisonnants et raides, le tout baignant dans cette aura propre aux véritables chefs de guerre. Dès la première seconde, Prancard imposait sa prestance.
— Je suis au rapport, mon colonel.
— Continuez.
Voix claire, mais abimée, qui collait totalement à l’aspect raide du personnage.
— Une bombe de catégorie delta a explosé sur le secteur du Chatelet, mon colonel. À l’heure actuelle, on note la mort de quinze civils. Il y aussi trente personnes dans un état critique et de quarante autres dans un état allant du pronostic engagé à moyen terme jusqu’aux plus légères contusions. Le vecteur d’explosion a été identifié comme étant du nitrate. On estime l’heure de l’explosion à quinze heures et une minute.
Son regard s’assombrit définitivement.
— Major, je pense que vous avez conscience de la situation.
— Oui, colonel.
— L’affaire est grave, et elle se répand déjà comme une trainée de poudre. Nous allons devoir agir en conséquence major, mais je ne peux prendre de décisions importantes seul. Trop de doutes subsistent encore.
— Oui, je comprends mon colonel.
Je laissai un court silence, espérant qu’il continuerait. Mais il resta silencieux.
— Quels sont vos ordres, mon colonel ?
— Vous sécurisez votre secteur. Le moindre suspect doit être mis à l’écart et sera interrogé par la suite. Et autorisation de tirer à vue en cas de non-compliance.
— Bien, mon colonel.
—Terminé, major.
—Terminé.
L’image s’effaça aussi vite qu’elle était apparue, me laissant seul dans cette cour aux allures de taudis. Des monceaux de détritus divers s’y accumulaient, parfois recouverts de givre ou de neige fraîche. Mais la saleté m’importait bien peu.
L’affaire ne resterait pas sans suite. Et j’allais devoir faire partie de cette suite, sans aucun doute.

Carand était un fumeur invétéré. C’était peut-être le seul élément que j’aurais pu lui reprocher en étant son supérieur hiérarchique, mais je n’aurais jamais été crédible. Lorsque la nuit tomba et qu’il me tendit la petite boite écaillée où il conservait précieusement son tabac, je le partageai avec plaisir.
— Alors vous étiez sergent jusqu’à hier, major ...
Il recracha une longue bouffée, qui s’accrocha autour de lui en un nuage sublimé par l’éclat blanc d’un lampadaire.
— Oui, Carand.
— Et est-ce indiscret de vous demander pourquoi ?
À mon tour, je soufflai un peu de cette nicotine. Je tendis mon regard vers le ciel, sentant chacun des pistons et des mécanismes de mon cou coulisser en bruissant à peine.
— Non, Léon. Ce n’est pas indiscret, même si je n’avais jamais souhaité que cela ne se passe ainsi.
— Des morts ?
— Un ami mort. Un autre sergent, Armestri, si cela vous dit quelque chose.
Il secoua la tête de gauche à droite.
— Un homme au grand cœur, continuai-je, il ne méritait pas cela ... Comme aucun des types morts et que j’estimais.
— Ah ... Fit-il, gêné.
La discussion s’étiolait. Nous étions deux parfaits inconnus l’un pour l’autre, et même si je ressentais une réelle sympathie pour ce sergent très professionnel dans son exercice, je doutais de pouvoir nouer un jour des relations aussi fortes que celles de mon ancienne unité. D’ailleurs, que faisaient-ils ? S’inquiétaient-ils de moi, étaient-ils au courant de l’attentat ? Sûrement.
Mon visuel s’anima de teintes orangées. Un appel holo attendait mon autorisation pour démarrer. D’une simple pensée, je débloquai le système de sécurité, et l’image de Prancard surgit.
— Colonel Prancard
— Major Dernaz. Mes respects, colonel.
Prancard détourna un instant son regard. Son expression gardait la même tension depuis l’autre conversation.
— Major, ce qui va suivre est strictement confidentiel. Assurez-vous que personne ne soit à vos côtés.
J’obéis. Je fis signe à Carand qu’il s’agissait d’un appel important, et lui demandai de me laisser seul quelques minutes.
— Je suis seul, mon colonel.
— Nous avons étudié les clichés pris par notre satellite et par le système de surveillance vidéo du Châtelet quelques minutes avant l’attentat. Nous pensons avoir identifié les poseurs comme étant ces personnes.
Nouveaux visages, blancs et noirs. Deux hommes d’une vingtaine d’années, crâne rasé et regard orgueilleux.
— Deux individus masculins, de toute évidence ralliés à un groupuscule de type paramilitaire sans appui. L’itinéraire de fuite se déplace vers le nord de la zone interdite numéro trois, au-delà de l’ancien périphérique. La qualité du matériel nécessaire à cet attentat révèle une maitrise des explosifs instables. Une maitrise que l’on ne retrouve habituellement que chez les artificiers.
— Des déserteurs, mon colonel ?
— Des traitres, oui ! Je veux que vous mettiez la main dessus et que vous me les liquidiez. Aucun survivant possible.
— Bien mon colonel.
— Vous engagerez trois unités de dix hommes. Nous vous livrerons des fournitures sous trente minutes. Vos hommes devront être préparés et conditionnés avant vingt-deux heures, pour un départ vers vingt-deux heures trente. Quant à vous major, vous resterez sur le PC, pour faire la liaison entre mes services stratégiques et vos unités.
Ma gorge se serra à l’idée de ne pas les accompagner.
— Oui, mon colonel.
— Eh bien dans ce cas, bonne chance major.
— Merci mon colonel.
— Terminé.
— Terminé.
Je soupirai en refermant l’interface de communication, laissant les ténèbres nocturnes m’envahir à nouveau. La rue était déserte, hormis Carand qui se tenait une centaine de mètres plus loin. Nous avions pris la décision de boucler la place Joachim du Bellay, en attendant les équipes de nettoyage. Le calme qui y régnait était mortifiant, mais je m’en moquais. J’avais peur d’autre chose que de la Mort à ce moment.
Je me relevai du banc où je m’étais installé. Carand avait dû le remarquer, il se dirigeait vers moi.
— Alors ? Demanda-t-il quand j’arrivai à sa hauteur.
— Expédition punitive, lâchai-je. Ils veulent la peau de ceux qui ont fait ça. Faut que je choisisse trois unités pour faire ... ça.
Pas de réponse.
— Dès ce soir ?
— On a trois heures pour être opérationnels. À peine le temps de rappeler tout le monde et de remettre sur pied les équipements.
— Trois heures ... Répéta le sergent.
Il ne répondit pas. Sans mot dire, il fit demi-tour, en direction du QG. Ses épaules massives dominèrent un instant la rue sombre, après quoi, il ne resta de lui que son souvenir.
La nuit s’annonçait longue.

apoloj
apoloj
Niveau 7
17 mars 2010 à 09:02:22

"Sonnent l’heure. " --> ? Sonne l'heure ? A moins que quelque chose m'échappe. C'est possible étant donné que je viens de me lever :-)

"aussi forte fût-elle" ; "je n’aurais pas dû quitter" ; "avait déjà dû commencer" ; "qu’il avait dû recevoir" --> A vérifier, notamment avec Sule, mais je pense que tu peux enlever les ^ au-dessus des u. Il me semble que c'est réservé à l'imparfait du subjonctif, mais j'en mettrais pas ma main à couper.

"Je le regardai, avant de comprendre que je devenais stupide à ainsi. " --> Doit manquer un mot.

"m’assurait un contact dans une ou deux minutes au plus tard. " --> ça fait pas très français. Si tu enlèves "dans", ça passe mieux je trouve.

"Il secoua la tête de gauche à droite. " --> S'il secoue la tête, c'est forcément de gauche à droite. C'est comme monter en haut, ou hocher la tête de bas en haut ^^

Sinon :
Au niveau de la forme, j'ai trouvé ça encore plus agréable que le début. Certains paragraphes sont vraiment bien écrits et sonnent super bien. ça me donne envie de les relire. C'est pas encore maitrisé de bout en bout, mais ça arrive petit à petit. J'ai l'impression que certains paragraphes ont été écrits parce qu'il faut les écrire mais que tu as buté dessus alors que d'autres sont venus tout seul.
Au niveau de l'histoire, bah... j'attends la suite. :-)
C'est assez prenant même si parfois un peu clichouille. ça me paraît assumé et puis ça colle avec l'ambiance général, en fait. Donc je lis toujours avec plaisir.

Allé, au boulot, écris-moi cette suite !

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
17 mars 2010 à 09:58:57

Bah merci encore de ta lecture, Apolo. J'en ai profité pour corriger les deux-trois petits points que tu as pointé :-) .

J'enverrais une suite sous peu, vu que le texte est bouclé :p) .

apoloj
apoloj
Niveau 7
17 mars 2010 à 10:17:15

Si c'est déjà bouclé, je reste à l'affût !
Je viens de relire ton premier post, et tu le dis clairement. Désolé pour ce manque d'attention :-)

J'en profite donc pour te féliciter d'avoir terminé une fic complète. J'en suis, pour le moment, incapable malgré mes efforts répétés. Pour ça, je te vénère. :o))

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
17 mars 2010 à 10:35:32

Arrête je vais devenir tour rouge :fou: !

Le seul "hic", c'est que je suis en train de relire, et que sans l'aide de Suledhel, je suis un peu à la ramasse. Donc mes excuses encore pour toutes ces fautes très moches qui piquent les yeux.
Bon sinon, un post ce soir, ça t'irait :-) ?

Suledhel
Suledhel
Niveau 10
17 mars 2010 à 10:46:48

""aussi forte fût-elle" ; "je n’aurais pas dû quitter" ; "avait déjà dû commencer" ; "qu’il avait dû recevoir" --> A vérifier, notamment avec Sule, mais je pense que tu peux enlever les ^ au-dessus des u. Il me semble que c'est réservé à l'imparfait du subjonctif, mais j'en mettrais pas ma main à couper."

Pour le participe passé du verbe "devoir", il faut toujours un accent circonflexe, pour éviter la confusion avec l'article partitif "du". Pour le reste, c'est en effet réservé au subjonctif imparfait, mais dans "aussi forte fût-elle", c'est bien de cela qu'il s'agit :p)

apoloj
apoloj
Niveau 7
17 mars 2010 à 10:49:00

Bah le forum est fait pour ça :-)
On est là pour s'entraider, c'est pas toujours facile de retrouver les erreurs quand on à le nez dessus en relisant 10 fois. Même les erreurs les plus horribles, ça m'arrive de les louper alors que je relis mes textes en moyenne une centaine de fois.

Et le post ce soir, oui, je lirai, évidemment.

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
17 mars 2010 à 10:56:47

Bon bah après mon taff je vous enverrais ça :-)
Et merci Sule de tes (précieux) éclairages sur ces méchants circonflexes :gni: !

apoloj
apoloj
Niveau 7
17 mars 2010 à 11:03:40

Sule --> J'aime pas les accents circonflexes, t'façon. :nah: ( Mais merci pour ces précisions. )

Suledhel
Suledhel
Niveau 10
17 mars 2010 à 11:11:18

Je t'en prie ^^ ( :o)) )

apoloj
apoloj
Niveau 7
26 mars 2010 à 16:15:17

J'avais pas vu que tu avais posté la suite. Mille excuses !
--------------

"Deux fines billes couleur de miel sombre" --> "Couleur miel sombre" ou "à la couleur du miel sombre", ça passerait mieux je trouve.

"qui ma recontacté" --> m'a

"les brisants à une vitesse" --> brisant

Je n'ai pas trouvé d'autres fautes, mais je suis pas un spécialiste ^^

Toujours aussi prenant. J'ai lu d'une traite les deux postes. C'est beaucoup moins hésitant qu'au début du récit. ça coule tout seul. Bref, j'aime cette histoire. Le côté technologique prend une autre dimension et même si on flirte toujours avec le cliché, tu traites ça de manière originale et ça me plait.
Bref, j'attends la suite. :-)

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
26 mars 2010 à 22:02:12

Merci apollo de cette lecture :-)

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
28 mars 2010 à 09:41:30

bah écoute merci. Je note.

Idem Apolo, je suis passé en coup de vent l'autre jour, mais bien entendu, toutes les corrections ont été appliqués :-) .

Ravi de voir que ça vous intéresse toujours :p)

Sujet fermé pour la raison suivante : Topic verrouillé.
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