Tadaaaam!
Voilà donc mon second texte de "remise à niveau". J'en suis bien plus content que du précédent, mais ça peut être illusoire alors évidemment, c'est à votre jugement que je m'en remets. ![]()
N'empêche que ça faisait longtemps que j'avais pas écrit trente mille caractères en une soirée \o/
Ah oui, c'est un pavé cette fois (j'ai pas mal dévié de mon idée de départ, d'ailleurs). Du coup j'hésite encore entre tout poster et couper en deux... mais je pense que je vais poster le pavay, en fait. De toute façon, mes lecteurs les aiment d'habitude mes pavounets
.
Bref, v'là l'texte :
Choc impie
Le sombre colosse avançait lentement, d’un pas arrogant et sûr. Krythâr était l’un des seigneurs les plus puissants à avoir jamais marché sur ce monde, et il ne comptait pas s’arrêter là : plus loin, d’autres continents l’attendaient sûrement, peut-être même pourrait-il un jour rivaliser avec les seigneurs démoniaques et s’emparer d’un trône bien mérité ? Haut comme un homme et demi, il dominait les champs de bataille de toute sa hauteur, et son armure noire comme l’ébène -personne ne savait de quoi elle était faite ici-bas - inspirait suffisamment de terreur pour que nombre de combats soient gagnés avant même de commencer. Si l’adversaire était coriace, sa horde de minions se chargeait de leur faire regretter d’exister, puis leurs corps privés d’âme se relevaient et rejoignaient son horrible armée. Le plus terrifiant chez cet être n’était ni son absence totale de compassion ou de sentiments, ni même son armée impie. C’était son épée, une gigantesque lame brillant d’un feu noir qui suffisait à terroriser presque n’importe quel être vivant.
Krythâr était un homme, avant. Avant tout cela. Il ne se souvenait plus vraiment de qui il avait été, mais probablement était-il fils de paysan amené à le devenir, asservi à un « noble » ne pensant qu’à ses plaisirs personnels et à sa fortune. Il avait toujours détesté cette situation, et se jurait chaque jour de changer cela, à tout prix. A tout prix. Et lorsqu’on lui offrit la possibilité de prendre le pouvoir, il paya le prix le plus fort sans s’en rendre compte : son âme. Un puissant Démon voulant s’amuser avec le monde mortel lui offrit une épée damnée, un cadeau maudit qu’il accepta pour satisfaire son désir de puissance. Il versa le premier sang en tuant ses parents, puis ses maîtres, puis son village, puis sa contrée. Chaque être tué de sa main se relevait privé de son âme et le rejoignait pour l’éternité. A chaque bataille, son armée grossissait, car aucun de ses soldats morts-vivants ne pouvait être vaincu par un être normal. Il n'était sûrement pas le meilleur général à fouler ces terres, mais il n'avait besoin d'aucun talent pour remporter ses victoires : ses troupes infaillibles et son arme maudite suffisaient.
Ce jour-là était comme les autres. Il menait sa horde vers une victoire certaine, une de plus. Après avoir perdu des centaines d’hommes, l’Empereur s’était décidé à envoyer une gigantesque armée pour le vaincre. Une défaite ici signerait la fin de l’Empire. Des messages avaient été envoyés aux royaumes voisins –même les peuples avec lesquels l’Empire avait toujours refusé de discuter-, mais tout le monde savait qu’ils n’arriveraient jamais à temps.
Ce jour-là était différent, mais Krythâr ne pouvait le savoir. S’il avait eu une âme, il se serait extasié devant le paysage : une lande désolée, parsemée de quelques arbres morts, signes du massacre qui se préparait. S’il avait pu oublier sa soif de pouvoir pendant un instant, il aurait fait attention au ciel. De monstrueux nuages noirs le suivaient depuis toujours, et leur sombre présence ajoutait encore à la peur que ressentaient les adversaires du seigneur maudit. C’étaient des nuages d’orage, mais nul éclair ne venait, nulle lumière ne devait montrer à tous les horreurs de ces combats. Ce jour-là cependant, la bataille se déroulerait sous une certaine lumière, la lumière blafarde de la tempête qui se préparait là-haut, et qui éclaterait sûrement au moment même où les épées s’entrechoqueraient.
S’il s’était souvenu de la moindre notion de tactique enfin, il aurait aperçu la frêle silhouette seule sur une colline au loin, et il aurait envoyé un zombie la tuer promptement. Mais sa vision était obscurcie par le pouvoir et le sang, et il ne pensait qu’aux hommes en train de frapper les tambours, qu’il étriperait bientôt.
Le Démon l'avait remarqué aussi, et s'en délectait. Il ne préférait rien plus que les longues mises à mort, surtout lorsqu'il s'agissait d'êtres très puissants et craints dans tous les mondes. L'attaque électrique l'avait légèrement hébété, mais il repartit à l'assaut de plus belle, redoublant de force.
Le Seigneur restait très prudent. Au moins il avait fait fuir les esprits, pour l'instant. Il savait qu'il lui fallait assurer sa défense à tout prix. Il érigea une barrière magique constituée de pierre autour de son corps, afin d'éviter à la lame de pénétrer trop profondément dans son âme. Il utilisait ses bras pour bloquer et donner quelques coups de poing, mais il était bien moins agile que son adversaire. Il se rendit compte que son existence dans les Ténèbres l'avait affaibli bien plus qu'il ne le pensait : refuser les sacrifices sanglants des sectes mortelles avait un coût, qu'il payait en ce jour.
Il para une estocade de son bras puissant, repoussant l'arme de son adversaire vers le bas. La roche ne fit étrangement aucun bruit en frappant l'acier… et il sentit une immense douleur dans son dos. Se retournant, il aperçut Krythâr, un sourire vorace sur les lèvres. Il avait sûrement affronté une illusion et s'était laissé berner. Son bouclier de pierre n'avait pas tenu, voire n'avait servi à rien. La puissance de la lame était incomparable. Il avait mis énormément d'énergie dans ce bouclier… et il s'était évanoui en un instant. Il aurait dû ressentir de la fureur, de la colère… mais il avait besoin de l'aspect du Feu pour cela. Sans lui, il sentait lentement la résignation le gagner. Il frappa le sol de ses pieds gigantesques pour invoquer un séisme et se rendit compte que l'aspect de la Terre l'avait également abandonné. A ses côtés, les vents s'étaient également tus, et il ne restait plus que quelques vagues éclairs pour témoigner de la présence de l'aspect de l'Air. Ceux-ci ne tarderaient pas à disparaître également, à la prochaine blessure qu'il subirait. Ne resterait alors plus qu'un seul aspect, celui qu'il ne voulait pas utiliser –pas sur ce monde-. L'aspect de la Mort.
Krythâr exultait en voyant l'apparence décharnée et désespérée de son ennemi. Le Seigneur Élémentaire n'était plus, et les mortels ne vivraient pas assez longtemps pour invoquer un autre ennemi de cet acabit. Il n'avait en face de lui qu'un vieillard, un cadavre qui n'avait même plus de peau à certains endroits. Il avait rapetissé jusqu'à ne mesurer que cinq petits pieds de haut, et était plus maigre qu'un mortel. Il se tenait le dos voûté, comme s'il portait le poids de toutes les âmes sur lui.
Avec un soupir de satisfaction, le Démon lança sa dernière attaque. La lame étincela dans la nuit et décrivit une courbe parfaite pour venir trancher la gorge nue de son adversaire, qui ne cilla pas. L'acier tinta, mais ne coupa rien. Abasourdi, Krythâr observait le Seigneur qui n'avait toujours pas fait un seul geste. Ses yeux étaient plein de toute la démence des âmes damnées. Tous ceux qui n'avaient pu trouver le repos le regardaient à travers ces prunelles noires. Un sourire se dessina sur les lèvres mortes, et un bout de peau en putréfaction tomba sur le sol. L'apparition morbide leva un doigt squelettique, comme pour intimer le silence. Le Démon obéit malgré lui, et un sentiment étrange commença à faire son chemin dans son esprit : la peur.
— Je t'ai laissé une chance, dit une voix d'outre-tombe. Une voix stridente, qui donnait l'impression que mille aiguilles venaient de s'enfoncer au plus profond de vous. Tu t'es entêté, pauvre être insignifiant. Contrairement à ce que vous autres Ténébreux pouvez penser, vous êtes aussi mortels que les hommes avec lesquels vous jouez. Vous faites partie de ce monde, et êtes soumis à ses lois. Je suis une de ces lois. Tout être arpentant ces terres doit mourir. En acceptant de venir, tu as accepté ce fait. Je n'ai cure de tes désirs de pouvoir ou de domination ; les mortels ont les mêmes. Mais jamais quelqu'un n'empêchera les âmes défuntes de venir auprès de moi. Jamais.
La terreur envahissait le Démon. Il comprit que ce n'était plus le Seigneur Élémentaire qui lui parlait, mais l'aspect de la Mort lui-même. Une composante essentielle du monde. Il se retourna et se mit à courir, aussi vite qu'il le pouvait. La lame gorgée de sang et de puissance magique lui donnait la force de courir à travers la plaine désolée, plus vite qu'aucun être vivant. Soudain il s'effondra, une faux plantée dans le dos. La douleur était insoutenable. Il n'avait rien ressenti de tel depuis des siècles… il se retourna pour faire face à l'être chétif qui le toisait. Sa crainte grandit encore plus lorsque l'aspect de la Mort planta son regard dans le sien. Il y vit tout ce qu'il avait fait. Il n'éprouvait pas le moindre remord –au contraire, il s'était délecté de chaque meurtre, chaque asservissement-, mais il fut tout de même pris d'une horreur sans nom à cette vue. Le sourire carnassier de son bourreau était peut-être encore pire que ses yeux. Le vieillard reprit la parole, confirmant les pires peurs de Krythâr.
— Je n'avais pas fini. Tu as vu toutes ces âmes… elles sont damnées par ta faute. Elles ont subi les effets de ton arme maudite et ne peuvent pas me rejoindre. Pas pour l'instant. Elles ont besoin de se venger. Tu ne connaîtras pas le repos tant que tu n'auras pas subi à ton tour ce que tu as fait à chacun d'entre eux. Oui, cela va prendre longtemps, très longtemps… ainsi, tu seras puni à la hauteur de ton crime.
Krythâr hurla de terreur lorsque l'aspect de la Mort l'emporta. Il partait pour un voyage sans retour, dans un lieu que nul n'avait foulé depuis des millénaires. Ce lieu ne portait pas de nom. On aurait pu l'appeler "l'antichambre du monde", car il se trouvait tout près de son cœur. Krythâr se trouvait dans une vaste salle vide de toute décoration. Il n'y avait que quatre murs en pierre. Enfin, ils semblaient être faits de pierre, mais il s'agissait sûrement d'autre chose. Une matière dont seuls les dieux avaient le secret. Puis il entendit les cris désincarnés des esprits relâchés par l'aspect de la Mort, et sa terreur grandit encore d'un cran. Ils lui tournaient autour, et cela simplement suffisait à le martyriser. Il ressentait leur douleur au plus profond de lui, même s'il voulait mettre une barrière mentale entre lui et ses bourreaux. La pression était trop forte. Il jeta un dernier regard au vieillard qui l'avait amené. Dans ses yeux brillaient des larmes.
— Et oui, je t'avais prévenu que tu étais comme un mortel… n'hésite pas à pleurer tant que tu le peux. Tes yeux seront bientôt secs, et ce n'est pas pour autant que les esprits relâcheront leur étreinte, bien au contraire…
Une fois seul, le Seigneur Élémentaire retourna dans le monde mortel, observer ce qu'il se passerait. Il luttait contre l'influence de l'aspect de la Mort. Contrairement à ce qu'il avait craint, la lame n'avait pas détruit les autres aspects. Il ressentait à nouveau toute la palette d'émotions qui faisaient de lui un véritable Seigneur Élémentaire. Cependant, faire appel à cet aspect avait réveillé un instinct meurtrier. En contemplant les mortels, il était pris d'une irrépressible envie de tous les tuer. Non pas pour les damner comme un Démon, mais pour que ce monde connaisse la paix. Des êtres aussi vils et méprisables méritaient-ils réellement de vivre? Il n'en était pas sûr. Cependant, lorsqu'il se décidait pour aller exécuter sa sentence, les trois autres aspects se liguaient pour lui rappeler le souvenir du jeune mage qui l'avait invoqué. Celui qui avait bravé toutes les interdictions pour sauver un peuple qui risquait de le mépriser en retour. Malgré l'influence de l'aspect de la Mort, le Seigneur Élémentaire savait qu'il ne pouvait pas honnêtement mettre fin au règne des mortels. Il décida d'attendre la réaction de ces petits êtres pour agir.
Ashto se réveilla sur la colline où il s'était évanoui. Le soleil éclairait la plaine désolée. Il n'y avait nulle trace de cadavres, et il ne voyait pas le géant en armure noire qui terrorisait les royaumes mortels depuis si longtemps. Puis il prit conscience des regards posés sur lui. L'Empereur lui-même était là, accompagné de sa garde personnelle et d'une foule de nobles. Il ne pouvait discerner la lueur présente dans leurs yeux. Puis l'Empereur prit la parole :
— Tu as désobéi à toutes nos lois, mage Ashto. Ou plutôt devrais-je dire traître Ashto.
Terrifié, celui-ci vit les soldats le ligoter sans ménagements. Il savait qu'il serait pendu dès son retour en ville. Sa bouche était toujours pâteuse, et il ne pouvait pas s'en servir. Envoyer des images mentales ne serait pas non plus très utile : il serait accusé de "magie noire" et exécuté encore plus rapidement. Il était condamné. Il l'avait su dès qu'il avait accepté d'avoir recours aux Ténèbres.
— Tu ne nies pas ta traîtrise, Démon?
Ses yeux s'écarquillèrent à la mention du terme maudit. Il pouvait accepter toutes les insultes, mais pas celle-là! Il pria intérieurement le Seigneur Élémentaire de revenir. Même sans Krythâr, comprit-il, le monde était corrompu. Les dieux vaniteux avaient bien fait leur travail, et leurs cultes séculaires avaient détruit les moindres traces de vérité dans les livres d'histoire. Quelqu'un devait mettre fin à ce règne pour que les royaumes mortels puissent enfin avancer. A quoi cela lui avait-il servi de se sacrifier pour faire disparaître un Démon si c'était pour se rendre compte que son peuple tout entier semblait suivre la même voie? Il ferma les yeux et pleura silencieusement.
Les soldats le mirent violemment debout et le poussèrent. Il était exténué, mais il tenta tout de même de ne pas trébuché. Ils le forcèrent à lever la tête pour observer l'Empereur. Ses yeux flous ne distinguaient pas grand-chose à part la lueur mauvaise dans son regard. Corrompu par les cultes, jusqu'à son âme. Avec désespoir, Ashto songea qu'en "damnant" son âme, il l'avait en réalité libérée. Quelle cruelle ironie.
Euh, c'est pas pour faire mon chieur, mais ça fait un peu long pour faire un commentaire détaillé du tout...
Enfin, je verrai demain, quitte à analyser en plusieurs fois. =)
T'es pas obligé de décortiquer non plus, hein.
Déjà si quelqu'un litpour moi c'est pas si mal. \o/ (parce qu'avant on me disait que mes pavés se lisaient super facilement alors ça gênait pas, et donc là j'aimerais savoir si mon style est encore assez fluide pour se lire sur 35 000 caractères)
Personnellement le pavé ne me dérange pas, bien que ça dépende des textes, m'enfin... Là faut que je me remette à mes fondements historiques, mais je lirai ça demain après mon examen et après avoir récupéré un minimum de la nuit blanche que je vais passer ^^
Là je te reconnais plus. On a des dieux obscurs, un démon, un sacrifice de sang (assez gore, mais on sentait facilement la douleur du mec), des armées impériales, des morts-vivants. Toute bonne recette d'un conte à la Az'.
J'ai fini ma lecture, j'ai pas vraiment relevé d'incohérence majeure (surtout qu'ici il est 1:47 du matin, ben tiens) dans l'histoire. Le récit était nettement mieux structuré cette fois-ci, tu as dû t'en rendre compte toi-même en relisant. Ma lecture s'est faite plus rapide que l'autre, et j'ai à peine vu le temps passer. Encore une fois, tu nous place dans un monde à peu près sans nom (à moins que je l'aie oublié, mais vu l'heure...) où un mec décide de buter l'univers entier avec son épée qui suce (bêrk) goulement des âmes. J'aime bien la façon concise dont tu nous résume le personnage. C'est simple, clair mais ça enlève de la profondeur au personnage. Mais on s'en branle après tout, c't'un méssan. On sent bien le one-shot ici.
Pour la bataille, rien à reprocher. C'est dans les règles, les descriptions sont bonnes et l'atmosphère "monde sans vie" du champ de bataille est délectable. L'Empire est peut-être pas assez défini, plus comme étant simplement une gigantesque armée sur le point de se faire tailler en pièces. Peut-être présenter quelques forces de l'Empire, ou mieux représenter leur situation désespérée (impossible, plutôt) aurait rajouté un peu plus de tension dans l'histoire. Présenter un peu plus de généraux, ou de sous-factions de l'Empire aurait été cool également, mais 'faut pas non plus surcharger le lecteur avec tous ces trucs (moi j'aime ça, mais y'a quand même pas mal de larves sur le forum après tout).
Et pour la fin, j'ai tout simplement a-do-ré l'apparition de la divinité qui bute tous les prêtres d'un coup. Quelle ironie! Je suis resté sur ma chaise, mort de rire pendant au moins cinq bonnes minutes. Belle chute bien marrante, quoi. On souhaiterait presque que ça arrive à tous les enfoirés "scatholiques" du Vat' (du moins ceux qui méritent un tel sort). Je trouve l'idée d'un renouveau du monde (partir à zéro en éliminant comme ça qui le dieu juge qu'est un con, par exemple) assez intéressante, idéaliste soit, mais quand même très tentante pour un écrivain. On a trop tendance à se baser sur ce qu'on connaît déjà, c-a-d la misère, la souffrance, la peur, et ces autres cochonneries sentimentales. Refaire naître l'espoir de façon aussi décisive dans un de tes récits (dans un bain de sang, lulz), c'est peut-être quelque chose de rare que j'ai vu dans tes textes. C'est une vision légèrement plus profonde (ou riche en complexité, devrais-je dire) que l'habituelle vision abyssale à laquelle tu nous a habitué. Moi, ça m'a plu, tiens. Le changement tue pas, quoi.
Le titre, quant à lui, bof... J'ai lu en voyant ton nom, mais le titre me disait que dalle, quoi. En résumé, tu m'as encore une fois pas déçu. Quantité pavay-lord et qualité par-dessus le marché, je crois que c'est une combinaison gagnante. Alors, encore une fois, bravo pour cette belle amélioration.
Ce fut une joie de te relire. Voilà.
Bien ! J'ai enfin lu.
Et je suis content...
Enfin, je vais commencer pour les fautes que j'ai relevées.
"Haut comme un homme et demi, il dominait les champs de bataille de toute sa hauteur, "
=> Même radical, ça sonne bizarre je trouve.
"C’était son épée, une gigantesque lame brillant d’un feu noir qui suffisait à terroriser presque n’importe quel être vivant. "
=> Peut-être décrire un petit peu plus la forme de la lame, car là on imagine juste une grosse épée bâtarde rectiligne et noire
"Krythâr" => J'aime pas le "^" sur le "a", ça fait surfait le trouve.
"Krythâr était un homme, avant."
=> J'aurais mis "avait été un homme auparavant" même si je comprends la reprise avec avant.
"Il versa le premier sang" => On dirait qu'il se sert avec un pichet...
"en tuant ses parents, puis ses maîtres, puis son village, puis sa contrée. Chaque être tué de sa main se"
=> Répétition de tuer.
la fin de l’Empire. Des messages avaient été envoyés aux royaumes voisins –même les peuples avec lesquels l’Empire
=> Répétition de Empire.
"Le tonnerre se fit entendre, et les armes s’entrechoquèrent violemment"
=> Ce n'est pas la phrase en elle-même qui me gène, mais le fait que tu l'annonces avant :
"qui éclaterait sûrement au moment même où les épées s’entrechoqueraient. "
Je trouve alors ça trop rigide, tu aurais peut-être pu varier ?
"une poussière qui vous aveuglait en tourbillonnant "
=> De la poussière sonnerait mieux je trouve.
"Puis le vent se leva, faisant tourbillonner la poussière ocre qui tapissait le sol"
=> Tu répètes la même image deux fois, j'pense que, sans en ôter le sens, tu pourrais varier.
"s'il survivait, il n'aurait pas à subir une éternité sous la croupe d'un quelconque tyran cruel. Malgré le serment"
=> Ici je mettrais en "car", encadré de deux virgules, pour faire la jonction entre tes deux phrases.
"Ses yeux étaient plein" => Pleins
"mais il tenta tout de même de ne pas trébuché"
=> trébucher
"jusqu'à son âme. Avec désespoir, Ashto songea qu'en "damnant" son âme"
=> Répétition de âme.
"pour désigner moi" => Pour me désigner moi.
A tout cela je rajouterai le fait qu'il y a trop de "mais", même si je sais que tu dois l'employer inconsciemment, et que je fais pareil ^^
Par contre, cela ne tient qu'à moi, mais je trouve que c'est un tout petit peu trop "pavé".
Pas que je n'aime pas, au contraire, mais il y a certains passages qui, je trouve, auraient gagné en puissance à être mis à la ligne, et pas dans la continuité de ton texte.
Maintenant que c'est dit, commentons.
On se retrouve donc avec un homme déchu, doté d'un pouvoir ahurissant.
C'est dommage que tu ne le décrives pas spécialement, qu'il n'ait pas de cicatrices ou de mutilations visibles.
Mais après tout, cela passe quand même, on se rend bien compte de ce à quoi il pourrait ressembler de par sa manière d'agir.
Ah oui, autre petit bémol, son épée.
J'ai été un peu déçu que tu ne la décrives pas, qu'elle n'ait pas de forme particulière sinon celle d'une lame de bourrin avec des flammes, mais bref.
Le contexte apocalyptique de fin du monde et toussa, je passerai dessus, c'est un choix qui amène à l'appel du seigneur élémentaire.
A vrai dire, le rituel, j'ai grave aimé.
Bien trash, saignant, un peu gore mais pas trop : nickel je trouve.
Il manquait juste un peu de souffrance quand Ashto se coupe les doigts ^^
Ensuite, le Seigneur.
Eh bien, c'est celui qui m'a le plus déçu.
Même s'il est rouillé (comme toi ? ^^), je le trouve faible pour quelqu'un (ou quelque chose) qui réunit quatre aspect de ce monde, vraiment.
Certes, la lame maudite doit être puissante, mais ne pas être capable d'égaler un simple démon "humain", j'ai trouvé ça dommage.
Or, ce n'est pas ça le plus dérangeant je trouve.
Ce qui m'a le plus fait chier, c'est sa manière de parler.
C'est pas assez théâtral, divin, supérieur.
Ton seigneur est trop terre à terre, il a pas ce côté sublime des puissances déchues.
J'ai trouvé ça dommage, il lui manque un petit quelque chose, dans sa manière d'agir et de parler, pour le rendre plus convainquant.
Ensuite, je n'épiloguerai pas sur les Dieux et toussa, ni sur la fille de l'empereur, que je trouve bien sainte n'y touche ^^
Bref, je pense surtout que tu t'es restreint.
Notamment sur la fin, que je trouve un peu bâclée.
Mais je vais te l'avouer franchement, tu te dérouilles.
C'est beaucoup mieux qu'avant, bien que tu aies voulu taper dans du combat épique et que tu pêches encore un peu là dedans.
Malgré tout, ton texte est fluide et se lit bien, il a des petits moments d'apothéose qui malheureusement ne durent pas, mais qui ne laissent à présager que du bon.
J'ai aimé donc, parce que je sens qu'il y a un petit coup de patte pas innocent qui fait qu'on pourrait avoir de très bons textes sous peu.
Hésite pas à te mettre dans la peau de tes personnages, tu verras à quel point ton Seigneur élémentaire peut alors paraître banal je dirais.
Et mets de la musique, des fois ça aide à trouver un bon rythme pour les combats, ou à se mettre en condition pour les longs discours majestueux.
Allez, j'en veux encore ! ![]()
Merci n'a vous deux.
(et là j'me dis que ça y est, j'ai trois lecteurs et j'en aurai pas plus, mais c'est pas si mal \o/ )
@Charly : Content que t'aies aimé. Pour l'Empire et tout, ouais généralement je suis assez concis là-dessus, alors pour un one-shot qui devait même pas avoir de scénario à la base... ![]()
Pour la fin, j'avouerai que je la connaissais pas avant de l'écrire.
Sur l'coup j'ai trouvé ça bien, à priorio ch'uis pas l'seul. ^^ Faut dire qu'avec les bouquins que j'ai lus récemment (Trône de Fer, Ange du Chaos), j'ai moins envie d'écrire du glauque qu'avant. Ca veut pas dire que j'vais faire de la fantasy kikoolol, rassurez-vous.
@N'aki : Y'a plus de fautes qu'avant
Et en plus j'en avais déjà enlevé plein pendant l'écriture (genre "trébuché"
)... m'enfin faudra j'fasse plus attention. Au fond, j'ai quand même l'impression que t'en as pas relevé plus que dans l'autre, alors que le texte est deux fois plus grand. C'est positif.^^
Je sais que j'utilise trop de "mais", mais (
) je peux pas faire sans. J'essayerai d'en enlever quelques-uns mais il en restera sûrement toujours "trop".
Comment pourrait-il avoir des cicatrices alors qu'il est invincible?
Quant à la lame, c'est vrai qu'elle fait un peu trop banale... je pourrais dire que je revendique le droit d'avoir une arme divine qui ne soit pas spectaculaire, mais je pense que ça se verrait que c'est un prétexte bidon. XD
Le rituel est aussi une partie que j'ai aimée écrire, et en fait à la base -comme je l'ai dit, le texte m'a "échappé", ce qui est une bonne chose car ça veut dire que j'ai retrouvé l'inspi'- c'était un peu une partie centrale, celle qui explique le titre : j'aime pas l'idée qu'il y ait une magie "blanche" et une magie "noire", je voulais donc se faire affronter deux magies dites "noires", avec un prix à payer.
J'me doutais que quelqu'un dirait ça pour le Seigneur. J'peux pas contredire, d'ailleurs. D'un autre côté, malgré son côté théâtral, sa puissance est semblable à celle du Démon. D'ailleurs, je l'ai sous-entendu peut-être pas assez clairement : quand Krythâr parle, ce n'est pas lui-même mais bel et bien le Démon. Krythâr lui-même n'en est probablement plus capable.
Pour la manière de parler, mea culpa. Les dialogues ont toujours été mon point faible... t'pourrais réécrire une ou deux répliques pour me montrer comment tu l'aurais vu?
Pour la fille, bizarre je la voyais pas comme ça. Juste comme une fille qui s'est frottée à la réalité que son père méprise, et qui en a été un peu choquée. Sa réplique est juste là pour pas pour éviter toute supposition de fin type conte de fées.
Content qu't'aies aimé. Quant à la musique, euh... http://www.lastfm.fr/user/Wendek Tu verras le nombre de morceaux qui sont passés hier. (enfin, dans la journée j'écrivais pas, c'est vers 21h que c'était pour l'écriture)
N'empêche, j'ai que deux commentaires, mais ce sont deux superbe ones. ![]()
Pour te donner un exemple, juste sur cette réplique, lorsque le Seigneur revient sauver le mage :
"— Vous êtes misérables. Il n'y a pas si longtemps, je me demandais si je devais tous vous exécuter (les visages blêmirent). Puis je me suis souvenu de ce jeune mage, qui a tout sacrifié pour vous sauver, alors qu'il savait ce que ça lui coûterait. Il n'a pas écouté vos prêtres et leurs mensonges, mais son cœur. Il a failli mourir en m'appelant, car tel est le prix de la magie antique que vous croyiez avoir bannie. "
Ce qui me choque, c'est le vouvoiement pour commencer, (bien qu'il soit de mise pour la suite) puis le "il n'y a pas si longtemps" qui sort trop du parler de tous les jours, à mon goût.
Bon, je suis pas un chef niveau dialogues non plus, mais j'aurais probablement un truc genre.
_ Misérables ! Tonna le Seigneur de sa voix millénaire, tout en marquant une pause. Un éclair déchira les cieux tandis qu'il reprenait :
_ Vous n'êtes pas dignes de vivre, je devrais vous anéantir sur le champ.
L'assemblée blêmit.
_ Votre comportement n'est que le reflet de votre ignorance. Comment daignez-vous lever la main sur celui qui vient, au prix d'un lourd sacrifice, de vous sauver ?
Les flammes jaillissaient de sa bouche décharnée.
_ C'est cette magie que vous abhorrez, perfides prêtres dispensateurs de mensonges, qui est le synonyme de votre salut.
et là tu reprends avec le prêtre qui tente de lui couper la parole.
Bon, c'est pas tip top, mais en prenant une voix grave et lente, cela ne rend pas si mal que ça.
J'espère que ça t'aide en tout cas ^^
Par contre, je t'avouerai franchement que je n'avais pas compris que c'était le démon lui-même qui avait pris la place du possédé, mais c'est peut-être aussi parce que je n'ai pas été assez attentif.
Quant au duel de deux magies noires, il change de d'habitude, et je préfère ça à du manichéisme pur, largement même =)
Pour ce qui est de l'épée, on est d'accord alors ^^
Et pour ce qui est de la fille de l'empereur, je l'ai trouvée trop crue, mais si on suppose qu'elle est mise en confiance par le Seigneur, son discours peut tenir la route.
Voilà, encore une fois, ce ne sont que des petits plus, en espérant qu'ils te permettront de progresser encore =)
Euh en effet, ta version a vachement plus de classe.
Je crois que je comprends, puis y'a aussi tous les "effets" que je tends à oublier.
Mon problème je crois, c'est qu'en effet quand je fais "parler" mes personnages, c'est plus moi que eux, et ça se ressent dans le fait qu'ils se ressemblent tous à ce niveau.
Quant à la magie noire... j'ai remarqué qu'elle n'avait que trop peu souvent son mot à dire en fantasy. Soit elle n'existe tout simplement pas, soit elle est réservée aux méchants. C'est dommage. Même dans les "Chroniques du Nécromancien" que je viens d'acheter, ce n'est pas vraiment de la nécromancie. ![]()
En gros, faut s'attendre à voir des magies généralement proscrites assez souvent chez moi. Ca veut aussi dire d'autres rituels sanglants, et d'autres sacrifices.
Mais pas pour tout de suite, puisque je pense que je vais commencer par terminer good ol' Equilibre.
Et en exclu totale (oopa, le forum est public \o/ ), je peux déjà annoncer le sujet de mon prochain texte : ce que je sais pas écrire.
Des descriptions et des dialogues, en somme. Ecrit ce soir j'espère.
Au pire, on est là pour t'aider à progresser.
Je sais pas si tu as déjà fait du théâtre, mais je pense qu'essayer de lire tes tirades pourrait t'aider à t'améliorer.
J'attends donc le prochain pour tenter de t'aider à progresser =)
Ahhhh, le (N)'Az (drôle
?) nouveau est arrivé !
Bon, c'est avec un grand plaisir que je t'ai lu. Même après ta désertion cruelle (et sadique), même après que j'ai failli me jeter de la roche Tarpeïenne (réviser vos cours de latin), même après avoir tenté (sans succés) de me gaver au cyanure, je suis heureux de te revoir ici
Donc, sans surprise, on te retrouve sur le domaine ô combien épprouvé de la fantasy. Malgré le temps de latence, la qualité est au rendez-vous.
Coté scénario, j'ai pas grand chose à dire si ce n'est que c'est du très bon. Bon, parfois, pour paraitre moins parfait, t'as cru de bon gout d'ajouter quelques incohérences ou rapidité (le coup des armées, la bataille aurait surement gagné à être plus détaillée), ou le coup de machin (j'ai oublié son nom) qui file direction la case Enfer sans qu'on apprenne quoique ce soit sur la nature du chatiment. Pas grand chose d'autre sinon, c'est bien mené pour un texte relativement court (enfin je trouve), on peut difficilement faire mieux.
Le style. Bon, là par contre, je suis moins content. J'avais souvenir d'un petit quelque chose beaucoup plus baroque (ce que j'adore) et je lis quelque chose de plus classique, presque terne et convenu. Attention, ce n'est pas mauvais, mais ça reste assez plat. Des petites figures de styles, enfin un texte plus dense aurait surement renforcé le coté mystique et légendaire du texte.
Orthographe : je suis nul donc j'ai pas relevé de truc choquant, mis à part quelques construction de phrases chelou (surtout au début).
So : Moi j'aime bien, mais on sent que tu te remets en route. La prochaine fois, c'est la bon
!
Merfi ![]()
Dingue que tu dises que le scénario est bon alors qu'à la base il était censé être en mousse
(mais j'ai étoffé plus que ce que j'aurais cru)
Bref. Texte suivant tout-à-l'heure ou demain, je l'espère. Et après... PAVAY! ![]()
Lu aussi.
« Krythâr était l’un des seigneurs les plus puissants à avoir jamais marché sur ce monde, et il ne comptait pas s’arrêter là : plus loin, d’autres continents l’attendaient sûrement, peut-être même pourrait-il un jour rivaliser avec les seigneurs démoniaques et s’emparer d’un trône bien mérité ? » J’vais faire ma chieuse d’emblée, mais je trouve ça bizarre « marché sur ce monde ». L’image mentale qui me vient à l’esprit en lisant ça, c’est un colosse qui marche sur un monde bien plus petit que lui et qu’il écrase… « foulé ce monde » ? Répétition de « seigneurs », sinon.
« Haut comme un homme et demi, il dominait les champs de bataille de toute sa hauteur, et son armure noire comme l’ébène -personne ne savait de quoi elle était faite ici-bas - inspirait suffisamment de terreur pour que nombre de combats soient gagnés avant même de commencer. » Répétition de haut/hauteur.
« Si l’adversaire était coriace, sa horde de minions se chargeait de leur faire regretter d’exister, puis leurs corps privés d’âme se relevaient et rejoignaient son horrible armée. » Tu passe d’un adversaire au singulier, à « leur » faire regretter d’exister, puis leurs corps, etc. au pluriel
« […]puis leurs corps privés d’âme se relevaient et rejoignaient son horrible armée. Le plus terrifiant chez cet être n’était ni son absence totale de compassion ou de sentiments, ni même son armée impie. » Répétition de armée.
« Avant tout cela. Il ne se souvenait plus vraiment de qui il avait été, mais probablement était-il fils de paysan amené à le devenir, asservi à un « noble » ne pensant qu’à ses plaisirs personnels et à sa fortune. » Tu avais bien mis « il avait été », pourquoi changer pour « était-il » ensuite ? C’est antérieur donc le p-q-p est toujours de mise ^^ Tiens d’ailleurs, ça vaut pour le reste du paragraphe aussi. Quoique. A partir de « Chaque être tué de sa main se relevait privé de son âme et le rejoignait pour l’éternité. » pas besoin de p-q-p parce que sont des « vérités générales » qui traversent le temps, mais avant bien.
« A ses côtés, ses minions n’éprouvaient pas plus de difficulté : ils avaient reçu la puissance nécessaire pour atteindre directement le cœur d’un homme et lui retirer son âme d’un simple coup. C’était légèrement plus difficile car les corps pourrissants avaient parfois du mal à manier leurs armes, mais le résultat était toujours le même : tout homme tombant au combat lors de cette journée maudite se relèverait pour servir à jamais le seigneur sans âme. » Répétitions de difficulté/difficile, et d’âme
« La lame pénétra dans la chair avec un immonde bruit et sembla se nourrir du sang de sa proie. » bruit immonde sonne mieux, je trouve
« Ecoutez-moi, et venez débarrasser ce monde du Démon qui le corrompt. Je m'en remets à vous pour le salut de ce monde, qui est désormais le vôtre autant que le mien. » répétition de monde
« Cependant, la nature fondamentalement instable des Seigneurs Élémentaires voulait aussi dire que le jeune mage aurait à la convaincre de se battre contre le Démon qui arpentait le champ de bataille. » le convaincre
« Le Démon qu'il était désormais incapable de voir dansait autour de lui, le harcelant de coups faibles qui n'auraient pas été dangereux sans les enchantements infernaux présents sur l'arme. » Je mettrais la proposition « qu’il était désormais incapable de voir » entre virgules, ça serait plus clair, puis au niveau des sens normalement il en faut
« Il frappa le sol de ses pieds gigantesques pour invoquer un séisme et se rendit compte que l'aspect de la Terre l'avait également abandonné. A ses côtés, les vents s'étaient également tus » Répétition de également.
« Ses yeux étaient plein de toute la démence des âmes damnées. » pleins
« Une voix stridente, qui donnait l'impression que mille aiguilles venaient de s'enfoncer au plus profond de vous. » Ca n’engage que moi, mais je trouve que « un millier d’aiguilles venait » sonnerait mieux dans cette phrase
« Contrairement à ce que vous autres Ténébreux pouvez penser, vous êtes aussi mortels que les hommes avec lesquels vous jouez. » Hmmm, c’est pas l’Elementaire qui cause, là ? Fin l’aspect de la Mort par son intermédiaire, m’enfin, il m’avait semblé comprendre que c’était le Seigneur Elementaire justement qui venait des Ténèbres, et pas le Démon…
« Ils lui tournaient autour, et cela simplement suffisait à le martyriser. » Le « simplement » rend pas trop bien. Le mieux serait « et cela seul », mais y’a un « seuls » qui se balade un peu plus haut… « et ce simple fait » ?
« Et oui, je t'avais prévenu que tu étais comme un mortel… » Eh oui
« Les soldats le mirent violemment debout et le poussèrent. Il était exténué, mais il tenta tout de même de ne pas trébuché. » trébucher
« Corrompu par les cultes, jusqu'à son âme. Avec désespoir, Ashto songea qu'en "damnant" son âme, il l'avait en réalité libérée. » Répétition de âme
« La poussière ocre de la colline se souleva à nouveau, créant une véritable tempête. Cela dura de longues secondes, pendant lesquelles la panique prit possession de la colline. » Répétition de colline.
« Si l'un d'entre vous prononce le terme "Démon", que ce soit pour désigner moi ou ce jeune homme, je vous tue tous » J’ajouterais un « me » avant « désigner », là il manque quelque chose.
« Elle est mauvaise, ça oui… mais il est des circonstances où on en a besoin, comme tu le sais désormais. » Le « où on en a besoin » dénote un peu avec le reste de la phrase, et ça le fait pas trop dans la bouche d’un Seigneur Elementaire. « où elle est nécessaire » ?
« Il pourrait toujours revenir si tout cela tournait trop mal. Mais il espérait ne pas avoir à en venir là avant longtemps. » Répétition de revenir/venir
Voilà pour les fautes/coquilles/maladresses/trucs qu'il y a que moi que ça fait tiquer mais que je dis quand même.
J'en ai trouvé moins que dans ton texte précédent, surtout par rapport au volume de celui-ci ^^ Une remarque générale pour les répétitions : comme dans ton précédent texte, elles sont surtout concentrées sur certains mots, genre ici : "âme". Ca paraît logique que l'idée d'âme revienne, évidemment, vu le texte, et je t'accorde qu'il n'y a pas beaucoup de synonymes qui conservent la bonne nuance à faire passer, voire pas beaucoup de synonymes tout court, m'enfin un qui est pas mal, surtout dans ce contexte-ci : "mânes", les âmes des morts.
Ton style commence indéniablement à se dérouiller, en tous cas, ça c'est certain, du coup j'ai hâte de voir ce que ça va donner pour tes textes suivants. Le combat entre le Démon et le Seigneur Elementaire est pas mal du tout, ça m'a rappelé la Salle des Duels au Héros Inventés et les combats que tu avais l'habitude d'y poster, même si celui-ci n'en égale pas certains, mais s'en rapproche. Je trouve juste qu'il y a quelques longueurs pendant un petit moment lorsque le Démon l'entaille à plusieurs reprises, c'est genre : le Démon attaque, l'Elementaire pare, mais il se fait couper quand même et il souffre, puis nouveau coup, nouvelle (tentative de) parade, et nouvelle blessure dans son âme. M'enfin à part ça, joli combat.
En ce qui concerne le Seigneur Elementaire, je suis assez d'accord avec Ys/Nanaki pour la remarque sur les dialogues...ça fait pas assez grandiose à mon goût, ok il faut pas tomber dans un style trop pompeux sinon c'est pompant (
) , mais bon, y'a moyen d'utiliser un vocabulaire et des formules un peu plus soutenus quand c'est lui, ou l'aspect de la Mort qui parlent.
Le rituel est bien mené, gore mais pas trop - c'est pas montrer du sang juste pour le plaisir de montrer du sang -, et la souffrance du mage est relativement bien rendue, même si je pense qu'elle aurait pu l'être encore un peu plus. Par exemple lorsqu'il se tranche les doigts, insister sur sa panique, son désespoir, etc. , lorsqu'il vient de se trancher un doigt, en voyant ceux qui restent et en se disant qu'il doit encore faire ça x fois, qu'il se dise qu'il peut pas faire ça, pas encore, en sachant la douleur que ça représente. En fait, le début de ta description du moment où il accomplit le rituel m’apparaît un peu « froid », trop détaché. Tu dis qu’il se coupe le pouce, et qu’il se retient de ne pas hurler, « mais sa douleur renforcerait le rituel ». Je trouve que tu passes trop vite du « il a super mal » à « mais ça renforcerait le rituel », d’accord il est peut-être déterminé, mais à mon avis il aurait dû hésiter et surtout se plaindre et souffrir un peu plus, et puis finalement, se résigner et se dire que ça n’en ferait que renforcer le rituel. Alors ensuite, quand tu dis « et il fit de même avec chacun de ses doigts puis les plaça en étoile, etc. » , ça donne presque l’impression que c’est une simple formalité, que c’est banal comme tout de se couper tous les doigts de la main. La phrase apparaît presque clinique, technique. Puis avec « Malgré la souffrance indicible qui l'assaillait, il se força à trancher le poignet. » Et hop, un poignet en plus qui dit mieux ? Alors certes, tu dis « malgré la souffrance indicible qui l’assaillait », mais je sais pas, en lisant ça sa douleur ne m’apparaît pas vraiment réelle, j’ai du mal à la sentir, à la percevoir, à l’imaginer, c’est trop impersonnel. Après, c’est mieux, parce que tu mentionnes ses larmes, son œil rendu fou par le supplice, et sa souffrance apparaît déjà plus tangible. Sinon là ça me fait un effet – en caricaturant à l’extrême, hein – genre : « Ashto se tranche un doigt. Il a très mal. Puis il se tranche tous les autres doigts et il les place en étoile sur l’autel selon un angle exact de trente degrés entre chaque doigt selon une symétrie centrale de centre placé au milieu de l’autel. Puis il se tranche le poignet. Il a encore plus mal. », j’ai du mal à y croire… Quitte à introduire une scène sanglante telle que celle-ci, autant mentionner un peu plus de détails, histoire qu’on rentre un peu plus dedans et qu’on puisse mieux imaginer la douleur du mage… Par contre l’idée du rituel en elle-même, le fait d’avoir incorporé au récit cette magie du sang, histoire de rompre avec l’opposition clichéesque et manichéenne au possible magie blanche vs magie noire, je trouve ça pas mal du tout et j’approuve ^^
Bon alors, sinon, la fin. Elle me laisse avec des sentiments un peu mitigés, je dois dire. Déjà, un happy end, c’est pas commun, chez toi
M’enfin bon, d’une part je trouve ça bien que tu n’aies pas terminé par un massacre en règle de l’humanité toute entière, type : « L’Elémentaire se rend compte que les hommes sont trèèèès mauvais, vilains et égoïstes, alors il les tue tous. ». Remarque, je pense que ça aurait pu donner quelque chose, si c’est pas écrit par un kikoolol/émo qui veut juste faire genre « l’humanité est toute pourrie », mais bon je trouve ce genre de fin un peu trop facile, presque, si c’est pas bien amené. Cela dit c’est pas la question ici. D’autre part ta fin me paraît…pas vraiment tirée par les cheveux, mais un peu. On voit, je trouve, que le scénario était pas prévu d’avance, j’ai le même problème vu que je suis incapable de faire un plan quelconque quand j’écris, du coup quand ça part d’une façon que j’aurais pas imaginée au début, ça se voit et ça dénote par rapport au reste, surtout au début, du texte. C’est un peu l’impression que j’ai eue en te lisant. C’est pas non plus une fin genre conte de fées où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, mais c’est un peu trop optimiste à mon goût, presque un peu utopique c’est pour ça que je trouve ça un peu tiré par les cheveux : l’Elémentaire à la base, pour lui les humains sont insignifiants, surtout ceux-là qui adorent des dieux-Démons, mais nn, il est super patient et tout, il prend le temps de mettre sur les rails un « nouveau monde » sans prêtres, malgré sa rage contre les hommes. Idem pour Ashto, il vient de se trancher une main, de se percer un œil, il a mariné pendant je ne sais combien de temps dans une mare de son propre sang, il est retrouvé, condamné à mort, et supposé de toute façon être asservi à l’Elémentaire, son âme étant damnée, MAIS malgré tout ça, c’est le gentil héros qui s’est sacrifié, alors on peut pas le faire mourir, il faut qu’il survive et que l’Elementaire le laisse partir, et l’aide, même, à construire une nouvelle société sans mensonges… J’exagère un peu, mais voilà, le côté idéaliste m’a semblé un peu too much.
Voilà, malgré ça j’ai beaucoup aimé, la rouille disparaît peu à peu et ce qu’il y a en-dessous est pas mal du tout. J’attends ton prochain texte ![]()
Depuis quand il faut entrer un code de confirmation parce qu'un message est long ? O_o 'Savent plus quoi inventer, sur jv...
(ah, tiens, je plussoie Suledhel pour le rituel, j'ai oublié d'en parler et nos sentiments à ce sujet concordent exactement ^^)
Oh putain le PAVAY!
J'en ai de la chance d'avoir des lecteurs comme vous tous. ![]()
Coquilles notées... c'est étrange parce que y'en a certaines que j'étais sûr d'avoir corrigées Oo P'têt que j'ai buggé et que j'ai posté avant... ><
Merci pour le synonyme de "âmes", en effet je trouvais pas... et "esprit" n'a pas forcément le même sens (dépend de l'univers dans lequel on se place, en fait).
J'ai noté aussi les répétitions dans le combat... faudra encore un peu bosser là-dessus.
Faut dire j'ai une sale tendance à ne faire que des combats épiques (pas un simple combat entre des gardes et des brigands, par exemple), c'est difficile de s'entraîner là-dessus parce que ça prend souvent plusieurs pages.
Pour le rituel... merci de la tranche de rigolade grâce à ton "résumé"
Mais ouais je comprends ce que tu veux dire, je ferai gaffe.
Tant mieux si t'aimes bien la magie du sang, on risque d'en voir à nouveau dans d'autres textes -et pas forcément des one-shot-, par contre j'me défends d'avoir eu une idée originale : ce type de magie est présent dans presque tous les bouquins que j'ai lus, et même dans le jeu vidéo Dragon Age. Par contre, souvent les auteurs en font l'apanage des "mchants pas beaux vilains qui veulent tuer tout le monde" et ça, évidemment, je refuse.
En fait la fin est optimiste parce que ouais, j'avais pas envie de tout foutre en l'air étrangement. Mais y'a certaines de tes conclusions sur lesquelles je suis pas d'accord :
-Pour l'Elementaire, les mortels -pas forcément humains d'ailleurs- ont été trompés. Alors oui ce sont des êtres un peu insignifiants, mais il considère quand même qu'ils donnent leur intérêt au monde. Tous les tuer servirait à quoi... régner sur des chevaux et des vaches?
-Pour le "damnée" il faut pas le prendre au sens propre. Ca veut juste dire qu'il a renié ses dieux et que ceux-là ne lui accorderont pas le repos. Il se rend compte après coup que ça ne veut pas dire qu'il a perdu son âme ou quoi que ce soit. Et il n'est PAS censé être asservi, je crois que j'insiste là-dessus à un moment : les Elémentaires méprisent la servitude et encore plus l'esclavage. C'est d'ailleurs lorsqu'il se rend compte que c'est un Elémentaire qui a répondu à son appel et pas autre chose qu'il reprend un peu espoir.
-De même, les Elémentaires respectent ceux qui se sacrifient -je parle de véritable sacrifice bien sûr, les Elémentaires sont du genre à châtier les prêtres qui vont dans les taudis pour sacrifier les enfants du bas peuple, parce qu'ils n'osent rien perdre qui leur soit cher-, c'est pour cela qu'il considère qu'Ashto devrait rester en vie. Il lui fait plus confiance qu'aux autres mortels parce qu'il a prouvé sa valeur. Vois ça comme ça : pour prouver ce que tu vaux à un combattant, faudrait le vaincre en duel. Pour prouver ce que tu vaux à un Seigneur Elémentaire, faut faire don de ton sang, de ta souffrance et d'une partie de tes membres -et de ceux qui ne peuvent être remplacés- .
-Et puis aussi, je sous-entends qu'il a vu des images positives dans le futur PROCHE, je ne dis rien sur ce qu'il se passera quelques temps après... disons, quand Ashto et tous els autres témoins de la scène seront morts, par exemple.
'fin voilà. Prochain texte tard dans la nuit si j'arrive à le finir, demain sinon.
Et merci encore d'avoir lu. ![]()
Au temps pour moi, j'ai dû zapper avoir lu que l'Elémentaire méprisait l'esclavage et ne voulait pas asservir Ashto - pourtant oui, c'est assez clair ê_é Du coup ce que je disais à propos d'Ashto "miraculeusement sauvé" malgré tout ce qui lui arrivait ne tient plus la route non plus, tu as raison.
Et c'est vrai qu'en y réfléchissant, rien ne garantit que tout va bien se passer dans le futur, et rien ne l'indique dans ton texte, c'est plutôt une impression que j'ai eue ^^
Tant mieux sur mon "résumé" t'a fait rire ![]()
si* ![]()
"j'vais être franc, y'a des scènes (principalement dans le Trône de Fer) où je me suis demandé "Comment l'auteur a pu écrire cette scène?", et faut croire que j'ai pas la même force que l'auteur en question.
"
Ah, les tome "les Noces Pourpres" (version fr) surpasse tout le reste niveau extermination de persos.
Sinon, je me suis mal exprimé : ça aurait rajouté plus qu'une note intéressante. Une note très "trône de fer", en fait, une note violente, injuste, et qui laisse le lecteur bouche bée.